Un abri pour les chats abandonnés doit fermer à Montréal-Nord

No kills shelter, un abri pour les chats

Human-aux-chats, missionnaires pour les chats

Raymond Viger   Dossier Environnement

chat-abandonne-chaton-soins-chatsCTV news nous apprend que le chef inspecteur des pompiers de Montréal, M. Alain Rouleau vient de demander la fermeture du No kills shelter qui abrite 300 chats abandonnés. Tout cela parce qu’au 2e étage il n’y a pas de sortie de secours.

Le SPCA et le Berger Blanc sont pleins et ne peuvent recevoir les 300 chats.

La responsable de Human-aux-chats, Monica Campo soulignent que tous les chats sont vaccinés, stérilisés et en pleine santé. Ils doivent trouver un nouvel endroit pour loger les 300 chats en 24 heures!

Si vous avez des propositions à faire aux équipes de bénévoles de Human-aux-chats pour les aider à se relocaliser, n’hésitez pas à en faire part. Sinon, 300 chats risquent de se retrouver à la rue.

Pour ceux qui veulent adopter un chat, vous pouvez contacter Monica Campo au 514-220-0353. If you want to adopt a cat, contact Monica Campo au 514-220-0353.

Cette information sur la fermeture de l’abri pour les chats m’est parvenu grâce à l’intervention de Jose Teitelbaum. Merci Jose pour votre implication et d’avoir relayé rapidement l’information.

Je suis personnellement touché par cet événement. Je vous présente l’histoire de mes chats et vous comprendrez sûrement.

Le Journal de la Rue se situe au 2e étage, juste au-dessus du Café-Graffiti. C’est la pause. Le beau temps nous fait sortir. Le miaulement d’un chat attire notre regard. Prisonnier sur la corniche, il lance un cri de détresse.

Je monte secourir la pauvre bête. Elle me suit à l’intérieur du local et me quitte aussitôt. J’étais convaincu que l’histoire de ce chat et de son sauvetage s’arrêterait là.

Le lendemain matin, le chat revient. Danielle et Lyne décident de le nourrir. La journée suivante, on retrouve le chat dans un placard du Journal. Il vient d’accoucher de trois magnifiques chatons. Le chat était finalement une chatte!

N’ayant pas trouvé de famille d’accueil pour cette nouvelle famille, Danielle et moi avons décidé d’adopter la petite famille. Nous les ferons dégriffer et opérer pour éviter que la lignée continue de s’accroître. On accueille des jeunes de la rue. Pourquoi pas des chats de la rue?

En abandonnant des animaux ainsi, sans être opérés, combien d’autres rejetons vont errer dans nos rues? Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous?

PS: Après avoir vérifié ce que représentait de dégriffer un chat, Danielle et moi avons décidé de ne pas les faire dégriffer, nous limitant à les faire stéréliser. Dégriffer un chat c’est beaucoup plus que lui enlever les griffes. Une partie de sa patte est aussi coupé. Si le chat s’évade, comment va-t-il survivre seul sans ses griffes? En France, il n’est plus autorisé de faire dégriffer les chats.

Suite à cette adoption un peu originale de mes chats, j’ai demandé à Marie-Claude Marsolais de nous faire un reportage sur la réalité des chats abandonnés.

Missionnaires pour les chats

Reportage de Marie-Claude Marsolais  Dossier Environnement

Acte anodin pour certains, l’abandon d’un animal dans une ruelle n’est pas sans conséquence. Il entraîne rapidement une surpopulation d’animaux errants qui risquent fortement l’euthanasie. Chaque années à Montréal, plus de 50 000 chats errants terminent leurs jours euthanasiés. Ce chiffre faramineux ne signifie pas que 50 000 individus aient abandonné leur chat.

Le problème, c’est l’accouplement. Linda Robinson, du SPCA de la Montérégie, en sait quelque chose. «Si deux chats non-stérélisés s’accouplent, 20 000 chatons descendront de cette union, en cinq ans seulement, s’exclame-t-elle en ajoutant que le public ne réalise pas la quantité d’animaux que l’on doit tuer. La majorité serait très choquée de le savoir.»

La stérilisation des chats

La stérilisation des animaux est l’outil majeur pour combattre la surpopulation de chats errants. Bien que nécessaire, elle est cependant coûteuse. Quelques organismes sans but lucratif offrent toutefois des services vétérinaires à prix réduits. L’organisation Chatocat, qui est devenu Human-aux-chats, par exemple, fait affaire avec trois cliniques vétérinaires dont deux sur l’île de Montréal et une à Laval. Les bénévoles de Human-aux-chats se déplacent pour aller chercher les bêtes et les amener chez le vétérinaire pour les opérer. Monica Campo, souligne que l’organisme est contre l’euthanasie. «Nous misons beaucoup sur la promotion de la stérilisation des animaux.»

Même chose à La Fondation Bond. Dorothy Bond, la fondatrice de l’organisme qui œuvre pour le bien-être des animaux, insiste: «La stérilisation est essentielle. On rend un grand service aux animaux, mais aussi aux contribuables. À Montréal, la ville paie la SPCA pour qu’elle euthanasie les chats et chiens errants. C’est très dispendieux et surtout cruel». Par l’intermédiaire de quelques vétérinaires affiliés, la Fondation Bond offre des services de stérilisation aux personnes à revenus modestes. «Auparavant, le service était offerts à tous. Mais il y a une si grande demande que l’on a dû limiter l’accès» explique-t-elle déçue.

L’adoption ou la maison d’accueil

L’adoption et l’accueil temporaire sont d’autres moyens d’éviter l’euthanasie. La Fondation Bond est en lien avec de multiples refuges au Québec. Une visite sur le site Internet suffit pour trouver plusieurs adresses qui offrent des animaux en adoption.

Human-aux-chats coordonne pour sa part son propre système d’adoption. Le site Internet regorge de photos de chats en adoption. Ce sont les bénévoles qui prennent le portrait des bêtes et les affichent par la suite sur le site. Mme Campo ne cache pas son désarroi. «Il y a un manque flagrant de maisons d’accueil. Nous ne savons plus où mettre les chats», s’inquiète-elle en rappelant que Human-aux-chats est constamment à la recherche de personnes intéressées à héberger temporairement des petits pensionnaires à poils.

Une question de responsabilisation

L’abandon d’un animal domestique demeure un problème récurrent. Chaque année des centaines d’individus se débarrassent de leur bête. Mme Bond est catégorique: «C’est très difficile pour un animal, de se retrouver sans source de nourriture et sans refuge. Les gens ne réalisent pas le mal qu’ils font à un animal en l’abandonnant.»

Linda Robinson, de la SPCA Montérégie, veut responsabiliser les gens qui accueillent un animal. «De nos jours, les gens ont de moins en moins de temps à consacrer aux temps libres. Les animaux deviennent un fardeau rapidement, et sont plus propices à être abandonnés, raconte Mme Robinson. Il n’est pas rare de voir des animaux revenir dans nos locaux, après un mois d’adoption. Les gens ne réalisent pas l’ampleur de la charge.»

Monica Campo va dans le même sens. Elle rappelle que l’animal devient totalement dépendant de son maître. «Nous essayons de faire beaucoup de sensibilisation. On ne peut pas déresponsabiliser le citoyen.»

Pourquoi devrait-on être responsable envers les animaux? «Ils sont importants pour les humains, dit Mme Bond, en évoquant les bienfaits de la zoothérapie. Ils sont des êtres vivants au même titre que l’homme, poursuit-elle, on leur doit du respect». Pas bête comme réponse!

Reportage de CTV sur la fermeture de l’abri pour chats abandonnés.

Site Internet de la Fondation Bond.

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Service Canadien de la faune, Ressources naturelles du Québec, SPCA et le Berger Blanc

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Dossier Ville de Montréal

Le mois dernier, je vous ai écrit l’histoire du rat musqué qui cohabite dans mon jardin. Le blogue se terminait avec l’installation d’une trappe dans laquelle j’espérais que le rat musqué puisse s’enfiler pour que je puisse le relocaliser ailleurs que dans mon bassin.

Les pommes de mon pommier et les raisins de mes vignes ayant été tout mangés, mon cher colocataire s’est finalement décidé à venir manger les pommes et les carottes camouflées dans la trappe.

Maintenant que j’ai un rat musqué à relocaliser, je vais tenter de vérifier avec les autorités ce que je fais avec la bestiole. Nous sommes vendredi soir. Les bureaux sont tous fermés. J’avais vu un reportage sur les agents de la faune, disponible 24 heures sur 24 pour nous aider à relocaliser, ou du moins, nous informer sur ce qu’il faut ou ne faut pas faire.

Le seul numéro de téléphone que j’ai pu trouver au Service Canadien de la Faune pour les urgences me mentionne qu’il ne peut rien faire. Il ne s’occupe que des déversements chimiques. Du côté des ressources naturelles du Québec, rien trouvé. En cherchant du côté de la Ville de Montréal dans animaux sauvages, on nous réfère au Berger Blanc. Mais ceux-ci ne touchent pas aux rats musqués. Sur le site de Ville de Montréal il y a bien un bouton pour la Société Protectrice des animaux (SPCA). Le lien nous amène sur le site de la SPCA International, section pour leur faire des dons. Pas de téléphone nulle part. Internet est un outil intéressant, mais il faut quand même qu’un Webmestre fasse un bon travail. Faire des liens c’est facile, mais il faut tout de même qu’il y ait un peu de pertinence.

Je me sers du bottin téléphonique. Vous savez, cette vieille technologie en papier pour trouver des numéros de téléphone. Parfois cette vieille technologie fonctionne mieux qu’Internet. Je trouve les coordonnés de la SPCA et je parle enfin à un humain. Un peu déçu de sa réponse, il me dit qu’il ne peut rien faire. Légalement, je n’ai même pas le droit de transporter le rat musqué pour le relocaliser.

D’un côté, je pourrais le tuer entre octobre et février, en autant que j’aie un permis pour poser des collets et l’attraper. De l’autre on me dit que c’est une race protégée qu’il faut que je le relocalise. Et maintenant on me dit que je n’ai pas le droit de le transporter dans mon véhicule! Et aucun agent de la faune disponible pour m’aider dans cet embouteillage de règlements qui, additionnés ensemble font un bouchon monstre.

Avec ma conjointe, qui a refusé que nous adoptions le rat musqué,  nous décidons que nous allons le relocaliser et que nous allons arrêter de tenter d’être des bons citoyens qui cherchent à faire tout légalement. Il y a une limite quand même. Il y a un rat musqué qui est prisonnier de ma cage de transport et l’hiver va bien finir par arriver.

Nous nous dirigeons vers la rivière des Prairies. Je laisse aller la bête.  Une rivière, un bois, plein de cachettes partout et quelques canards pour l’accueillir. Il sera sûrement bien dans son nouvel habitat.  Nous espérons juste qu’il ne sera pas assez stupide pour retourner vers la route et se faire frapper. Je n’ai pas fait tout cela pour le voir en charpie sous un véhicule.

Tristement, Danielle et moi lui faisons nos adieux. Même s’il a causé plusieurs milliers de dollars de dommage à notre beau jardin, je pense qu’on avait commencé à s’attacher à cette pauvre petite bête. Les coûts exacts des réparations ne seront connus qu’au printemps, lorsque nous aurons terminé de tout réparer.

Autres textes sur l’Environnement et commentaires du rédacteur sur l’Environnement.

Berger Blanc

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