Peut-on avoir un gouvernement responsable, capable de mettre ses culottes?

Journal de Montréal, 20 octobre, Michel Girard:

Les automobilistes québécois se font carrément exploiter par les pétrolières.

Photo Martin Chevalier, Journal de Montréal

On le savait. On s’en doutait. Il y a plusieurs décennies ont nous disait que les USA avaient 6 mois de réserve de pétrole et que l’offre et la demande fixait les différents prix de l’essence.

Puis un jour des intempéries font leurs ravages. Le prix de l’essence augmente.

Quelques années plus tard le prix du pétrole augmente. Non pas qu’il y ait eu un cataclysme rendant plus rare cet or noir. On pense qu’il va y avoir une catastrophes environnementales touchant le pétrole. La spéculation des pétrolières nous était confirmée.

Et que dire de la fixation des prix. Si nous étions dans un vrai marché d’offre et de demande, les prix ne serait pas à monter et descendre tous en même temps et de la même ampleur.

Aujourd’hui, le Journal de Montréal, sous la plume de son journaliste Michel Girard, nous confirme, chiffre à l’appui, que les pétrolières nous baisent officiellement, grandement, sérieusement…

Tout bon gouvernement avec ses armées de fonctionnaires pour faire sortir les chiffres devaient le savoir depuis des lustres.

Mais qu’est-ce que notre gouvernement attend pour protéger les droits et le respect de ses citoyens. Et je ne me limite pas à l’actuel gouvernement Caquiste ou les précédents Libéraux ou encore Péquistes. Tout le monde le sait que les pétrolières, les pharmaceutiques et autres grandes corporations viennent nous siphonner et profiter de nos bonnes grâces.

Peut-on avoir un gouvernement capable de mettre ses culottes et d’agir pour le bien-être du peuple?

Un gouvernement qui joue à l’autruche devant de telles extravagances financières est soit:

  • Myope et ne devrait pas être au pouvoir
  • Il fait parti de la fraude et reçoit des pots de vin
  • Complètement impuissant devant les grands profiteurs du système et incapable d’agir adéquatement.

Si vous voyez d’autres possibilités, merci de m’en faire part. Parce que dans ces hypothèses, je ne vois rien qui me donnent confiance envers nos gouvernements, peu importe la couleur de leur chemise.

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Si la lecture de ce genre de texte vous bouleverse au point de ne plus voir la lumière au bout du tunnel:

Guide d’intervention auprès d’une personne suicidaire

ressources suicide crise suicidaire vouloir se suicider mourirRessources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse:Stop Suicide

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Les premieres lecons de la crise economique

Les premières leçons de la crise économique

Lisa Melia DOSSIER Économie ET Politique

C’est dans un amphithéâtre rempli que Lionel Jospin a fait son entrée, sous les applaudissements, le 20 avril dernier à l’Université de Montréal. Lionel Jospin est une figure politique française très connue dans l’Hexagone, puisqu’il a été Premier ministre du président Jacques Chirac de 1997 à 2002. Affilié au parti socialiste, il a un temps enseigné l’économie, ce à quoi il est revenu le temps de cette conférence, organisée par le Centre d’études et de recherches internationales, sur les enseignements que les gouvernements et les institutions économiques devraient tirer de la crise économique qui secoue la planète depuis le début de l’année 2008.

Une crise d’abord financière

Lionel Jospin a d’abord souligné que la crise était avant tout financière. D’après lui, on a réalisé en 2007 que quelques établissements financiers regroupés à Wall Street pouvaient mener le système entier à la banqueroute. «Aucune zone de la planète n’est épargnée, rappelle M. Jospin. Chacun a sa part de responsabilité dans les dysfonctionnements, mais en vérité, si on va au fond des choses, c’est le système économique et financier lui-même qui est déséquilibré.»

Lionel Jospin - cerium Depuis les années 80, une industrie financière mondiale sans régulation s’est développée. Des crédits sont accordés à des familles qui n’ont pas les moyens de les rembourser. La spéculation, ce jeu qui consiste à anticiper les mouvements de la bourse, et même à les influencer, en achetant ou vendant des produits financiers, a été laissée sans contrôle.

Pourtant, plusieurs alertes auraient dû inquiéter les experts financiers. Dans la décennie 90, les crises financières se sont multipliées au Mexique, au Japon, en Argentine, en Russie. «Elles n’étaient pas tenues pour alarmantes, en dépit de leur ampleur, parce qu’elles survenaient à la périphérie du système», assène Lionel Jospin. C’est pourquoi le choc a été d’autant plus violent en 2008: cette fois, c’est le cœur du système qui était touché, dans le pays du capitalisme, que l’on croyait pourtant inébranlable.

Une crise économique et sociale

Il était pourtant inévitable que la crise financière devienne une crise économique car ces deux mondes sont intimement mêlés l’un à l’autre, ce qui mène à une augmentation des faillites et des licenciements. «La crise économique va entraîner son lot de souffrances, affirme M. Jospin. Subiront le plus ces maux ceux qui en sont le moins responsables.» Il souligne le sentiment d’injustice et de colère parmi les citoyens, qui vont devoir supporter le coût de la crise alors que les grands patrons de la finance continuent à recevoir des salaires et des primes de départ très élevés.

Les réponses gouvernementales à la crise

Les gouvernements se sont empressés de renflouer les établissements financiers, «ce qui était absolument indispensable pour éviter la banqueroute générale et un désastre économique», affirme Lionel Jospin.

Il note d’ailleurs que la crise a conduit à une véritable réhabilitation de l’Etat: ce sont les mêmes experts qui sommaient les Etats de ne pas intervenir dans l’économie qui demandent maintenant des aides pour éviter au système de sombrer. «Les dogmes libéraux ont volés en éclat!» Cependant, les milliards dépensés par les banques centrales et les gouvernements seront, à plus ou moins long terme, payés par les citoyens.

Les solutions de la crise

L’ancien Premier ministre est clair sur la question des solutions de la crise: il faut assainir le système financier global. Contrairement à la crise de 1929, qui a trouvé son origine dans les déséquilibres nés de la pemière guerre mondiale, la crise de 2009 vient du système lui-même. «Sortir de cette crise vraiment et éviter son renouvellement suppose de modifier [le système] profondément.»

Or, le G20, tenu à Londres le 2 avril dernier, est très insatisfaisant, selon Lionel Jospin. Le fait de tenir une réunion «élargie» à 20, qui inclue des pays comme la Chine et le Brésil, des acteurs économiques aujourd’hui incontournables, est un point positif. De même que le refus du protectionnisme et l’affirmation du besoin de contrôle et de régulation. Cependant, les gouvernements ne sont pas allés assez loin, estime M. Jospin.

«La crise ne doit pas nous faire oublier les défis de long terme.» L’ancien Premier ministre a en effet rappelé que d’autres problématiques telles que les ressources naturelles, les catastrophes climatiques dues au réchauffement de la planète, la famine et les problèmes de démographie étaient à prendre en compte aussi. En conclusion, «nous devons chercher un nouveau mode de développement. Il ne faut pas tourner le dos à l’idée de progrès, mais en renouveler le sens.»

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site du CERIUM

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