Suicide en période de pandémie

Le processus suicidaire est la somme de plusieurs facteurs qui augmentent le stress et le désespoir. Depuis les années 1990, le taux de suicide diminue d’année en année au Québec, étant passé de 22 décès pour 100 000 habitants, à 12.4 en 2017, soit près de deux fois moins de suicides par année.

Un éditorial de Raymond Viger publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Suicide

« À quoi peut-on s’attendre pour 2020, avec la pandémie que nous traversons? En réalité, malgré tous les modèles que les chercheurs peuvent échafauder, personne ne peut le savoir. Parce qu’il y a des facteurs aggravants et d’autres qui diminuent le risque », se questionne le directeur du magazine dans son éditorial.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

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Quebec Suicide Prevention Handbook

Nouvelle publication anglophone de Colin McGregor et Raymond Viger, Quebec Suicide Prevention Handbook.

Raymond Viger | Dossier Suicide

quebec-suicide-prevention-handbookDeux auteurs; Colin McGregor et Raymond Viger. Deux tentatives de suicide chacun. Aujourd’hui, ils font de la prévention dans leur milieu respectif: Colin McGregor à la prison de Cowansville. Raymond Viger pour le Journal de la Rue et au Café Graffiti.

Depuis 1996, il existe une version francophone: L’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire. Après 6 éditions francophones, au printemps 2014, la version anglophone, Quebec Suicide Prevention Handbook, voit enfin le jour.

À l’automne dernier, Colin McGregor nous présentait le roman de cheminement LOVE in 3D, l’adaptation anglophone de L’Amour en 3 Dimensions. Pour l’automne prochain, nous travaillons pour publier le premier numéro du magazine The Social Eyes, le pendant anglophone du magazine Reflet de Société.

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens

suicide crise suicidaire livre guide référenceComment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Autant de questions que nous avons tenté de répondre dans ce guide. À partir de nos années de travail sur le terrain en intervention et en prévention du suicide, à partir de notre vécu personnel, ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
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  • Suisse: Stop Suicide
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Le suicide sur Internet et ses prédateurs

Suicide et Internet

Intervenir auprès des personnes suicidaires sur Internet

La Presse a publié une série d’articles sur le suicide sur Internet. On y présente les prédateurs qui poussent les gens à se suicider, la difficulté des personnes dépressives et suicidaires à trouver de l’aide…

Raymond Viger | Dossier Suicide

Une série d’articles qui me met en état de choc. Je suis probablement trop visionnaire, trop fonceur, pas assez à l’argent ou je ne sais trop.

En 1995, quand j’ai questionné la DPJ sur certaines problématiques et certains agissements, je suis devenu non grata et disgracié. Dix ans plus tard, Paul Arcand avec son documentaire Les voleurs d’enfance ramène les faits et on l’écoute. Si on était intervenu dix ans plus tôt au lieu de réagir et de vouloir se protéger, peut-être qu’on aurait sauvé beaucoup de souffrances à des jeunes et que Paul Arcand n’aurait pas eu à alerter l’opinion publique avec son documentaire.

Le suicide sur Internet

Le suicide sur Internet est un sujet tabou, sensible et qui montre bien le laxisme de la société québécoise.

J’interviens auprès de personnes suicidaires depuis maintenant 20 ans. Cinq ans auprès des Inuits dans le Grand Nord et maintenant cinq ans sur Internet.

Suicide Action Montréal ne veut pas toucher au suicide sur Internet

Quand j’ai débuté sur Internet, j’ai appelé Suicide Action Montréal pour leur offrir ce type d’intervention. Je trouvais que c’était bien plus leur mandat que le mien en tant que bénévole. Le directeur de l’époque n’était pas intéressé à toucher à Internet. “C’est pas notre spécialité, on ne sait pas trop comment faire…”

La demande était pourtant là. Des gens faisaient des pactes de suicide, se rencontraient sur Internet pour passer à l’acte… Personne d’autres n’était prêt à intervenir.

Du travail de rue dans la blogosphère

C’est à ce moment que j’ai décidé de m’impliquer auprès des personnes suicidaires sur Internet. Parce que si on attends d’avoir le financement pour le faire. Si on attends d’avoir la structure. Si on attends d’avoir 23 études qui coûtent la peau des fesses… On ne fera jamais rien. Et pendant ce temps-là, des gens souffrent, d’autres meurent.

Ce que La Presse fait ressortir dans ses reportages c’est, qu’en plus de l’absence de ressources, il y a des prédateurs sur Internet. Des gens qui jouissent à en voir d’autres se suicider. Internet est devenu un lieu de rencontres entre des gens sensibles et des abuseurs.

On y apprend aussi qu’au Québec, la police ne fait rien. C’est pourtant pas trop compliqué d’attraper ces prédateurs. Juste un peu de volonté. C’est pas trop compliqué de se donner des lois pour pouvoir intervenir. Juste un peu de colonne vertébrale de nos gouvernements.

Est-ce que les gens ont peur d’intervenir et de sortir de leur zone de confort? Ne peut-on pas faire du mieux que l’on peut, avec ce qu’on a, d’agir en bon père de famille?

Intervention passive ou pro-active?

Les centres de crise commencent à regarder comment offrir une présence Internet et offrir un service d’aide pour les personnes suicidaires qui cherchent des moyens pour s’en sortir. Cela devient une extension du téléphone. Cela peut être efficace pour la personne suicidaire qui cherche un moyen pour s’en sortir. C’est une intervention passive. J’atttends qu’une personne suicidaire décide de s’en sortir et vienne me contacter!

Mais que fait-on pour les personnes suicidaires qui cherchent des moyens pour se suicider. Il faut que nous soyons pro-actif. C’est dans ces recherches que nous devons nous retrouver pour rejoindre ceux qui veulent se suicider et qui ne veulent pas d’aide. Une intervention pointue qui nous oblige à sortir de nos zones de confort et dans les méthodes conventionnelles d’intervention.

La personne qui veut se suicider va taper dans les moteurs de recherche: moyens pour se suicider, comment se suicider sans souffrir… Il nous faut être présent dans les résultats de recherche et être capable d’intervenir avec des gens qui ne veulent pas d’aide.

C’est correct d’avoir une intervention passive et d’attendre que les personnes suicidaires veulent avoir de l’aide. Mais il faut premièrement être sur le terrain, être là où les personnes suicidaires se retrouvent pour les motiver à bien vouloir demander de l’aide.

Suicide sans frontière

Et le prochain mur que tous ces biens pensants auront à frapper: Internet est internationale, sans aucune frontière. Quand tu offres un service sur Internet, c’est tout le monde de la Francophonie qui peut y répondre. Cela veut dire que les corps policiers à travers le monde auront à se parler et collaborer ensemble. Cela veut aussi dire que les intervenants auront à s’adapter à intervenir avec des personnes en crise dans des pays où les services sociaux n’existent peut-être même pas. Cela veut aussi dire que le ministère de la Santé du Québec devra accepter de financer des équipes d’intervenants qui ne travailleront pas exclusivement avec des Québécois.

Et pendant ce temps, des chercheurs déposent des demandes de financement pour faire des belles pages Internet pour attendre les personnes suicidaires. Peut-être seront-elles en ligne dans 1 an ou 2. Cela représente combien de personnes qui vont continuer à se suicider avec Internet pendant ce temps?

Est-ce qu’on a peur de se mouiller? Est-ce qu’on a peur d’être là où l’action se trouve? Continuons de faire des tables de concertation sur le suicide sur Internet. Continuons d’organiser des colloques et des recherches qui viendront garnir les archives déjà bien remplies. Pendant ce temps, j’essaye de tenir le fort et d’aider des gens qui ont besoin de ressources et d’aide.

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Décès de Nelly Arcan, suicide et détresse d’une personnalité publique: impacts et conséquences

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Raymond Viger  | Dossier Suicidenelly-arcan-suicide-mort-décès

Les médias rapportent le suicide de Nelly Arcan. Une autre personnalité connue qui disparaît par suicide. Le suicide dérange, bouscule l’entourage qui doit faire un deuil pénible. Quand on parle d’une personne publique, cela peut aussi affecter ses fans, ceux qui lisaient ses livres, ses chroniques ou encore qui voyait Nelly Arcan à la télévision.

Impacts et conséquences du suicide de Nelly Arcan

Il ne faut pas prendre à la légère l’impact que ces suicides peuvent avoir sur la population. Consciemment ou inconsciemment, certains se diront si le suicide est envisageable pour Nelly Arcan, pourquoi ne le serait-il pas pour moi?

Programme d’aide pour les endeuillés par suicide

Quand il y a un suicide dans une école ou dans un milieu de travail, il existe des programmes de postvention où l’on aide les proches à évacuer leurs émotions et à les exprimer. C’est facile d’identifier les proches dans un milieu tel qu’une école ou une entreprise. Mais qu’en est-il d’une personne publique telle que Nelly Arcan. Le milieu d’influence de Nelly Arcan est partout. Les lecteurs de ses livres, ceux qui se sont peut-être identifiés à un personnage ou même à l’auteur. Pas facile de les retracer et de pouvoir prendre un peu de temps avec eux.

Regardez autour de vous et n’hésitez pas à questionner. Vous êtes un parent, vous savez que votre enfant lisait les chroniques de Nelly Arcan. Demandez à votre enfant comment il vit ce suicide, ce qu’il ressent. Que ce soit votre voisine, un collègue de travail… n’hésitez pas à entreprendre cette démarche.

Si vous avez le moindre doute, ne restez pas seul. Il y a des ressources qui peuvent vous aider et vous soutenir. Les lignes d’écoute ne sont pas que pour les personnes suicidaires et en crise. Les ressources sont aussi disponibles pour les proches qui se questionnent.

Suicide de Nelly Arcan: un deuil collectif

Il y a un deuil collectif à faire. N’hésitez pas à utiliser les moyens en place pour faire votre deuil, en parler et exprimer ce que vous ressentez.

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Le suicide au Québec

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Noa S. Genest, Québec | Dossiers Suicide, Médias et publication

Le 19 mai, sur Cyberpresse, on pouvait lire: «Un désespéré se jette en bas du traversier.» Ça s’est passé quelque part entre les rives Nord et Sud à Québec. Selon une récente étude de l’Institut national de santé publique du Québec, 1 332 Québécois nous fausseraient compagnie chaque année: 3,6 suicides par jour.

Tous ceux qui succombent à leur vague à l’âme ne font pas la une des journaux. Certains sont d’avis que présenter quotidiennement dans les médias un baromètre de la détresse sociale inspirerait et inciterait certains à passer la frontière de l’irréversible. D’autres croient qu’en parler banaliserait le geste. On en parle donc un peu, parfois, pas trop souvent, et peut-être juste assez?! Après tout, qui sait vraiment ce qu’on a le droit d’en dire?

Détenteur du plus haut taux de suicide au Canada, le Québec se classe bon premier. Quelle distinction! Et il semble que ce n’est pas demain la veille qu’il cédera sa place. Le nombre de suicides a fait marche arrière partout au pays, sauf au Québec, et ce, depuis quelques hostiles hivers déjà. Quant à l’ensemble des pays industrialisés, le Québec occuperait le troisième rang.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) est agacé par la situation. En 1992, il se donnait pour objectif de réduire de 15% le taux de suicide. De 16%, le pourcentage à l’époque, est aujourd’hui de 19%. On comprend pourquoi il est embarrassé.

Le MSSS avait alors choisi quelques stratégies «préventives», parmi lesquelles figurait: «diminuer l’accès aux «instruments» de suicide, notamment les armes à feu. Confiant, en 1998, le MSSS réitérait cette mesure dans sa Stratégie québécoise d’action face au suicide. Depuis, le nombre de suicides par pendaison et strangulation a doublé depuis les deux dernières années! Il faut tout de même reconnaître que cette mesure dite «préventive» a sauvé la vie de quelques personnes.

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  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le processus suicidaire, suicide, trucs pour réussir son suicide, vouloir mourir, se suicider

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Le processus suicidaire, suicide, vouloir mourir, trucs pour réussir son suicide, se suicider

Extrait du guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires | Dossier Suicide

La période entre le moment de l’événement déclencheur et le passage à l’acte du suicide peut différer d’un individu à un autre. Pour les adolescents, le processus suicidaire peut processus suicidaire se suicider suicide prévention intervention être très court, soit de quelques heures ou de quelques jours.

Généralement, le processus suicidaire dure de 6 à 8 semaines, et pour les suicidaires chroniques, il peut aussi être assez long; de quelques mois à plusieurs années.

Le début de la crise suicidaire

Au point de départ, la personne en crise vit une situation problématique grave et difficile. Elle n’arrive pas à trouver dans ses ressources personnelles ou communautaires une solution à son problème. Elle éprouve un besoin de fuir la douleur.

L’idée du suicide, comme solution possible, traverse l’esprit de la personne en crise.

L’idéation est momentanée et passagère; la personne y pense rarement, et de façon vague. Il n’y a pas de planification réelle ou, s’il y en a, elle est floue. Cette idée peut très bien disparaître, pour réapparaître un peu plus tard.

Si les choses ne se règlent pas, les idées suicidaires prennent de plus en plus de place; elles reviennent plus souvent, sont présentes plus longtemps, jusqu’à faire pratiquement partie du quotidien.

Quand le suicide prend toute la place

Les idées suicidaires sont alors continues, persistantes et peuvent devenir obsessionnelles. En même temps, ce questionnement intérieur fait peur. La personne se demande si elle n’est pas en train de devenir folle, ce qui augmente sa souffrance. C’est la période de rumination.

À la période de cristallisation, ou la fixation de l’idée suicidaire, la personne en crise considère le suicide comme l’ultime solution à sa souffrance.

La planification du suicide

Lorsque l’état de la personne se détériore à ce point, la planification du suicide s’est précisée; le moyen, la date, le lieu et même l’heure peuvent être fixés. Durant cette période, la personne peut sembler très calme, car elle perçoit la planification de son suicide comme un apaisement, une issue, un répit.

Plus le processus suicidaire avance, plus les autres solutions que le suicide semblent devenir caduques ou désuètes, jusqu’à ne laisser que le suicide comme unique solution pour enrayer la douleur et la souffrance.

La personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la fin. La peur de passer à l’acte subsiste jusque dans les derniers moments. Le suicide est réversible jusqu’à la dernière minute. Il n’est jamais trop tard pour intervenir.

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Ressources sur le suicide

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Intervenir sans faire une dépression

Raymond Viger | Dossier Suicide

Ce n’est pas par égoïsme, mais si je veux demeurer un adulte responsable et significatif pour les jeunes, je dois commencer par prendre soin de moi. Si je quitte le Suicide intervention suicidaire prévention pourquoi vouloir mourir se suicider travail à cause d’un épuisement professionnel, tous les jeunes que j’accompagne vont vivre le deuil de mon départ. Le travail que j’aurais accompli n’aura servi à rien et un nouvel intervenant devra tout recommencer à zéro.

Il m’arrive régulièrement d’avoir à soutenir un intervenant, épuisé, essoufflé. La langue qui traîne par terre. L’épuisement professionnel guette plusieurs de nos aidants.

Mais comment prendre soin de soi quand on travaille dans le communautaire, avec un salaire possiblement très inférieur à ce que l’entreprise privée ou la fonction publique peut offrir et que l’horaire de travail ne semble plus vouloir finir?

Quelques trucs de base

Accepter que la souffrance humaine est grande et que nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans la vie de tous ces jeunes que nous côtoyons. Nous ne sommes pas LA seule ressource que le jeune a eue dans sa vie. Il en a peut-être eu 22 avant nous. Et il y en aura sûrement encore plusieurs après nous. Quand nous accompagnons un jeune, nous lui donnons le meilleur de nous-mêmes, mais nous ne sommes pas responsable de son cheminement. C’est à lui de faire son cheminement avec les outils que nous lui offrons.

Développer un réseau de soutien personnel et professionnel autour de soi. Nous ne travaillons jamais seul sur le terrain. Nous devons être entourés par des gens de confiance qui peuvent écouter notre propre souffrance, nous aider à définir nos limites et les respecter, nous aider à nous ressourcer… Un ami de confiance, un collègue de travail ou même un intervenant du CLSC… Notre santé mentale et psychologique est importante, si on veut pouvoir continuer à être un aidant.

Mettre ses limites

Savoir mettre ses limites et prioriser nos actions. Les jeunes sont souvent en crise et à la dernière minute. Parfois, quelques instants avec le jeune pour dédramatiser la situation nous permettent de prendre rendez-vous avec lui pour le lendemain. Il faut apprendre aux jeunes que la vie n’est pas toujours instantanée. Il doit apprendre un minimum de planification. Et nos limites doivent aussi se poser vis-à-vis de nos bailleurs de fonds ou partenaires. Je me souviens d’une période où je faisais du travail de rue et que je terminais vers 5 heures du matin. Le CLSC et la régie régionale me demandaient d’assister à des rencontres à 9 heures le matin. Et je dors quand dans tout cela? Les partenaires doivent s’ajuster à notre rythme ou demander que quelqu’un d’autre nous représente à ces réunions.

Trouver des moyens pour se valoriser. Notre travail est important. Souvent, les résultats sont à long terme. Dans certains cas, nous ne les verrons même pas. Nous devons nous équiper pour vivre des satisfactions dans le devoir accompli.

Se réserver du temps, des activités pour notre créativité personnelle et notre réseau social. Un souper en tête-à-tête avec sa conjointe, une marche dans la forêt avec nos enfants, une balade en auto sans savoir où l’on va, jouer de la musique, écrire de la poésie… Faire quelque chose juste pour soi et pour les êtres que nous aimons autour de nous. Et n’oubliez pas de le mettre dans votre agenda, en rouge, soulignez 3 fois à l’encre indélébile. Si on ne peut pas respecter ces rendez-vous avec soi-même, qui va le faire?

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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