Air Canada encore dans le rouge

Ariane Aubin                     Dossier Économie

Air Canada encore dans le rouge

Depuis sa restructuration majeure de 2004, Air Canada vivote, glânant des prêts à gauche et à droite et exigeant toujours plus de sacrifices de ses employés. Le «serrage de ceinture» semble loin d’être terminé pour les employés de l’entreprise. Ils viennent en effet d’accepter de faire certaines concessions qui devraient permettre à leur employeur d’obtenir une aide de 600 millions de dollars de la part du gouvernement et d’institutions financières. Le chroniqueur économique Jean Gagnon se pose toutefois des questions sur l’efficacité d’une stratégie de relance du transporteur aérien basée uniquement sur des investissements à répétition. Le manque actuel de liquidités d’Air Canada était prévisible, comme en témoigne cet article écrit par Jean Gagnon en novembre dernier, et ce n’est sans doute pas une aide ponctuelle qui réglera tous les problèmes financiers de l’entreprise. Air Canada deviendra-t-il un trou noir à subventions, comme General Motors?

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Défendre son emploi malgré la crise économique

Défendre son emploi malgré la crise économique

François Richard

Dossiers Économie

La Cour supérieure du Québec a accordé une injonction à l’Université du Québec à Montréal le 25 mars dernier. La mesure est dirigée contre les professeurs de l’établissement, en grève depuis deux semaines. Il leur sera interdit pour les dix prochains jours de tenir quelque manifestation que ce soit à l’intérieur de l’université, d’être plus de cinq à la fois sur les lignes de piquetage et de s’approcher à plus de cinq mètres des portes de l’UQAM lorsqu’ils manifestent.

Ces mesures sont extrêmement sévères, vu le peu d’impact de ce conflit de travail sur la société en général. De plus, le juge Jean-François de Grandpré a eu recours à un argumentaire peu crédible pour justifier sa décision, évoquant la sécurité des usagers de l’UQAM qui serait mise en péril par les professeur qui manifestent. Comme si ces derniers étaient un groupe de dangereux trouble-fêtes qui risquaient à tout moment de saccager l’université et de s’en prendre violemment aux étudiants ou aux employées de cafétéria.

Crise économique, licenciements, conflits de travail

Plus de 200 000 Canadiens ont perdu leur emploi depuis le début de la crise économique. Il est inquiétant dans ce contexte de constater que la justice se montre prête à briser un mouvement de contestation légitime au nom de considérations sécuritaires tirées par les cheveux. Avant même que la crise actuelle ne débute, les Québécois et les Canadiens des autres provinces ont été témoins d’un durcissement croissant des relations de travail et d’un effritement des droits des travailleurs au pays. Depuis une dizaine d’années, le phénomène s’aggrave et ce autant dans les entreprises privées que chez les employeurs publics, de Wal-Mart qui ferme ses succursales récemment syndiquées au gouvernement du Québec qui interdit toute forme de militantisme au employés du secteur public sur leurs lieux de travail.

S’il faut qu’en plus les tribunaux se mêlent de conflits de travail qui ne concernent pas la justice, il faut s’attendre à ce que de nombreuses entreprises profitent de la crise pour effectuer des licenciements et des réductions de salaire qui auraient été considérées inacceptables en des temps plus prospères. Pourtant, pour qu’une société soit prospère, il faut que la majorité de sa population le soit aussi. Malgré les conditions difficiles crées par la crise, les travailleurs doivent continuer de défendre leur emploi et leur qualité de vie.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

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