Les Francofolies underground

Rap, DJ, Breaker, Graffiteur

Le Hiphop à l’honneur

Pendant 5 ans, de 1998 à 2002, Le Roufou a présenté les Francofolies underground. 10 jours Hiphop intenses aux Francofolies pour permettre aux artistes Hiphop de prendre une expérience de scène et faire découvrir le talent des artistes Hiphop de Montréal.

Raymond Viger Dossiers Hip-hopGraffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

C’est avec les larmes aux yeux que je viens de découvrir ce vidéo des Francofolies underground. 15 ans après les débuts des Francofolies underground, nous pouvons reconnaître des artistes Hiphop qui font encore parti de la scène. Certains ont gagné plusieurs prix depuis. D’autres ont voyagé et sont devenus des vedettes internatioanales. Certains groupes présentés ont été dissous et ont changé d’appartenance.

Une scène pour la relève Hiphop de l’époque. 150 artistes par année qui ont performés sur la scène des Francofollies underground. Une foule enthousiaste qui a su soutenir la scène Hiphop de Montréal.

Merci à Roufou pour l’implication aux Francofolies underground. Merci pour la présentation que tu en as faites.

Artistes présentés dans ce vidéo:

Les DJ’S

DJ Mana, DJ Naes, DJ Fabulous, DJ Blast, DJ Mini Rodz, DJ Wreck.

Les Rappers

Manu Manitari, 01 l’étranjj, Attach Tatuq, Rime organisé, Le Roufou, B.U. The Knowledgist, Dramatik, Muzion, C-Drik, Le Queb, Le team complys, Egypto, R-U, Son2PT, Arakiri, Le Pensif, Dom, Casco, Dee, L’Intru, L’O.N.U., Blissa, Seckt Empire, Haikai.

Les Breakdancers

Tactical crew, Johnny Skywalker, Speedy, Trackmaster, Fyevel, Strike 3, Omegatron, Fabe.

Beat Maker

Chilly D.

Autres textes sur le Rap:

Autres textes sur Break-dance

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/musique-hiphop-rap.html

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Trackmaster: breakdance et Union des artistes

De Québec à Montréal, en passant par la Californie

Trackmaster, du break dance à l’état pur

Trackmaster, alias Carl Godin, est un jeune champion de breakdance au parcours assez inusité. Né à Limoilou, il y est demeuré jusqu’à l’âge de sept ans. Il a vécu la fin de son enfance à Beauport, puis a passé cinq ans en Californie, à Oakland, Alameda County. C’est là qu’il est devenu bilingue et a découvert la culture hip-hop en écoutant l’animateur Fab Five Freddy à Yo-MTV.

Par Martin Ouellet   Dossiers Breakdance, Hip-Hop, Culture

break-dance

En 1991, avec sa mère, il déménage à Saint-Hilaire, et présentement, il vit en appartement à Montréal! Du chemin, il en a fait durant ces années, et pas seulement en kilomètres… Trackmaster a remporté de nombreux concours de breakdance, il a souvent passé à la télévision (à l’émission de Julie Snyder, entre autres), dans des pubs (Bell mobilité), des téléséries (2 frères) et des vidéoclips. Pendant de nombreuses années, Trackmaster a enseigné sa passion à de jeunes b-boys et b-girls en herbe dans les écoles primaires et secondaires et dans les studios de danse. Il compte pas moins de 60 élèves réguliers.

Ce n’est pas tout: Trackmaster a été le premier représentant de la culture hip-hop, à titre de danseur, à faire partie de l’Union des Artistes (UDA)… Son secret: se surpasser, garder une attitude positive, ne refuser aucun défi et surtout, persévérer. Reflet de Société a voulu en découvrir un peu plus en s’entretenant avec lui :

Comment as-tu été initié au breakdance?

Trackmaster: J’ai découvert la culture hip-hop en Californie, quand j’y ai vécu (de 1987 à 1991), par la mode vestimentaire et la musique. Sauf que dans ces années-là, le breakdance était «out of style», (démodé), aux U.S.A. En fait, les b-boys allaient presque tous danser en Europe. C’est plutôt à Montréal, en 1996, dans un party rave que j’ai découvert le breakdance de mes propres yeux. J’ai vu performer Tactical Crew et j’ai eu un choc incroyable! Je redécouvrais le old school* à travers une nouvelle génération de danseurs et j’ai immédiatement su que je voulais m’entraîner pour devenir membre de cette équipe. Je suis passé par plusieurs groupes (Rockwell Crew à Beloeil, QC Rock Crew à Québec, etc.) et j’ai fini par atteindre mon objectif: percer dans Tactical Crew.

Qu’est-ce que le breakdance a changé à ta vie?

Trackmaster: Le breakdance m’a fait évoluer, m’a permis de créer des liens solides avec d’autres personnes, de développer ma créativité et m’a empêché de sombrer dans la délinquance, comme d’autres jeunes qui n’ont pas de passion pour s’accrocher.

J’ai toujours aimé le «beat»(rythme). Si je n’avais pas pratiqué le breakdance, j’aurais sûrement fait une autre sorte de danse. Mais la danse, ce n’est pas que physique, pour moi, c’est une discipline et une philosophie, un peu comme les arts martiaux. Sans t’enfler la tête, en restant fidèle à soi-même, tu apprends à ne pas avoir froid aux yeux, à ne pas te laisser intimider, à croire en ton potentiel. Quand tu sais ce que ça demande pour s’entraîner, tu encourages les efforts des autres. Même pendant une compétition, tu n’oses plus rire des maladresses des autres. Le respect attire le respect…

As-tu vécu beaucoup d’intensité dans ta carrière de b-boy?

Trackmaster: Ce qui a lancé ma carrière, ça été mon premier prix comme b-boy solo, en juin 1997, au K.O.X., à Montréal. C’était la toute première compétition de ma vie, je n’avais même pas encore un an d’expérience comme danseur, j’étais un inconnu total! J’ai battu Shockwave, un membre de Tactical Crew qui était pas mal meilleur que moi. Je crois que j’ai gagné parce que j’ai eu le «guts» de confronter quelqu’un que personne n’osait affronter, alors que je n’étais qu’un débutant. En tout cas, ça été un énorme «boost» de motivation et la reconnaissance a suivi. Par après, j’ai remporté plusieurs premières places, mais celle-là restera toujours unique pour moi…

Les retombées ont été positives suite à cette compétition : contrats de pubs, figuration, apparitions à la télé, etc. Quand je suis passé à l’émission de Julie Snyder, c’était le soir de la fête de Céline Dion et il y avait plus de 400 000 spectateurs! J’ai profité de cette entrevue très médiatisée pour parler de la culture hip-hop devant un large public. Mon entrée dans l’Union des Artistes a marqué un autre tournant dans ma carrière.

Ce n’est pas contradictoire d’être un danseur «underground» et d’être membre de l’UDA?

Trackmaster: Contrairement à ce que le monde hip-hop pense en général, l’Union des artistes est là pour protéger les artistes et non pour les exploiter. C’est sûr qu’il y a des frais à payer et des cotisations pour devenir membre, mais les cachets que tu reçois sont bien plus élevés, alors ça compense. Je vais te donner un exemple: l’autre jour, un bar m’a contacté pour une performance. Ils m’offraient 50 $. Je leur ai dit que j’étais membre stagiaire de l’Union des artistes et ils ont vérifié mon numéro à l’UDA. Ils m’ont rappelé et ont révisé mon cachet à 450 $! Souvent, les artistes prennent des ententes verbales avec les promoteurs et les producteurs, mais quand tu es membre de l’UDA, l’Union négocie les contrats pour toi et tu en sors toujours gagnant, car au moins il y a un plancher minimum assuré. En plus, grâce à l’Union, tu décroches davantage de contrats et ils te donnent des conseils pour ton porte-folio.

Alors, quand j’entends des jeunes me dire: «Hey, man, t’es pas true (authentique) parce que t’es dans l’UDA!», ça me fait rire un peu. J’en connais même qui jettent les formulaires aux poubelles! Moi, je considère que ça te donne de la crédibilité et du sérieux comme artiste.

Est-ce qu’un marginal comme toi peut faire un bon pédagogue, un bon prof?

Trackmaster: Le plus important: je travaille dans le plaisir et je considère que c’est un privilège d’être payé à faire ce que tu aimes. Les jeunes reçoivent cette «drive» de bonheur et ils s’amusent en apprenant.

Je respecte le rythme personnel de chaque élève, je ne crée aucune compétition entre eux. Je suis un prof, pas un arbitre. Chaque personne est différente, a son caractère, ses faiblesses, c’est ce que je veux leur faire comprendre. Je leur répète souvent que ça sert à rien de copier mon style, ils doivent inventer le leur, rajouter leur couleur personnelle.

Finalement, je dirais que c’est valorisant d’aider quelqu’un à se dépasser, à se valoriser lui-même, en préparant un show, par exemple. Les jeunes délinquants font de très bons élèves, contrairement à ce qu’on pense. Ce sont souvent les plus rebelles qui sont créatifs. En plus, quand ils sont avec moi, je sais qu’ils sont occupés, qu’ils se disciplinent, ce qui leur évite d’être ailleurs et peut-être dans le trouble.

Quelles valeurs t’ont guidé dans ta carrière?

Trackmaster: Ne jamais abandonner, même quand c’est difficile et avoir une attitude positive, de la détermination et de la motivation. Respectez les autres et vous serez respectés. «What goes around comes around», comme on dit en anglais. Autrement dit, si t’émets des bonnes vibrations, tu vas en recevoir en retour.

Maintenant que tu es reconnu champion, comment vis-tu ta relation avec les autres b-boys?

Trackmaster: En compétition, plusieurs refusent de se mesurer à moi. Si les breakeurs se méfient de moi, c’est vraiment pas bon, ça va me rendre anxieux de danser contre eux… J’aimerais que les b-boys et les b-girls me challengent davantage pour que je garde la touche compétitive. Ils devraient voir ça comme un défi d’affronter un vétéran. Moi, c’est comme ça que j’ai appris: en défiant des danseurs plus expérimentés que moi. De toute façon, on va s’amuser comme des fous car j’ai autant à apprendre d’eux qu’eux à apprendre de moi!

Te reste-t-il des rêves, des objectifs à atteindre?

Trackmaster:Pour le moment, je ne suis pas membre à part entière de l’UDA, je suis stagiaire, en probation en quelque sorte. Pour devenir membre actif, il faut accumuler trente crédits. Je suis rendu à neuf. Donc, un de mes objectifs est d’obtenir les crédits qui me manquent en faisant des contrats. Évidemment, je veux continuer la pratique, la compétition et les cours de breakdance. D’ailleurs, après les Fêtes, je commence à offrir des cours de break au Café-Graffiti, pour les 8 ans et plus. J’invite les jeunes à venir se pratiquer, apprendre ou perfectionner leurs talents avec moi. Je vais enseigner plusieurs styles, dont le boogie, le wave, le ticking, le locking, le popping, les powermoves, le up rock, down rock, etc. Avis aux intéressés…

Comment un rebelle de la danse peut-il recevoir de l’aide dans son cheminement?

Trackmaster: Ma mère m’a toujours encouragé, elle m’a incité à développer mon talent depuis de nombreuses années. Mon père, même s’il m’a toujours conseillé la prudence, respecte aussi mon choix et ne regrette pas de m’avoir fait confiance depuis que c’est devenu sérieux. Tupac, Eminem et Biggie ont été des modèles pour moi. Je ne voudrais surtout pas oublier de remercier les gens de la scène hip-hop locale comme Les Architeks (DJ Ray Ray, Cast, Stratège, 2saï), Tactical Crew, Red Mask, QC Roc Crew (Studio Party Time), Rockwell Crew, Vice-Verset, Shades of Culture, Catburglaz, Shaheed aka Versatile (Musique Plus), Mtl Breakers (Walken Charlot), la Structure (DJ Nerve, Simon, Louis), BU the Knowledgist, Virus, Traumaturges (Joual style), tout le south shore (DJ Shortcut), le Café-Graffiti et tous mes étudiants. Peace, yo!

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Autres textes sur Breakdance

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

video-breakdance-hip-hop-break-breaker-how-to-breakdancing Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
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Fyevel break dance et graffiti

Fyevel, break dance et graffiti

Lisa Melia……DOSSIERS Hip HopBreak-dance ET Graffiti

Tour d’horizon des arts de la rue – Chronique n°4. Cette semaine, rencontre avec le breakdancer Fyevel, qui fait aussi du graffiti.

breakdanceDesigner graphique de métier, Fyevel fait aussi, à ses heures perdues, du breakdance et accessoirement du graffiti. A 11 ans, en 1998, il entre pour la première fois dans le Café Graffiti. Aujourd’hui, à 22 ans, il continue de danser avec le breakdancer Johnny Skywalker et organise avec lui des évènements de danse tel que le Call-Out, qui a eu lieu récemment.

Les découvertes au Café-Graffiti

Fyevel, de son vrai nom Eric, a fait ses études en design graphique au Cégep de Montréal avant de travailler un an pour le Journal de Montréal. Il est depuis chez Reebok. Côté danse, c’est au Café-Graffiti qu’il a tout appris, «pas seulement le breakdance, mais beaucoup de choses de la vie aussi.» Avec les Tactical Crew, il fait ses premières armes et participe à l’organisation d’évènements tels que WAR IS WAR, des productions 3 times dope, devenu Call-Out.

Il a appris avec eux à aimer la danse et en a fait beaucoup jusqu’au jour où il s’est brisé la main gauche. Etant gaucher, c’était un véritable problème puisque ses mains sont ses outils de travail. Il lui a fallu trois mois de rééducation pour écrire de nouveau. Il veut néanmoins continuer à s’impliquer dans le breakdance: «la danse est une façon pour moi de breakdancem’extravertir et de rester en forme.»

Recommencer le graffiti

Côté graphique, il a fait du graffiti pendant quelques temps, mais n’a pas peint depuis longtemps. C’est d’ailleurs l’un de  ses projets: il veut recommencer à peindre sur toile et se remettre à la sérigraphie. Il est influencé par les réalisations d’artistes tels quel Shepard Fairey, 123 Klan, D*face, et le site Wooster collective qui rassemble les travaux de plusieurs artistes. «Je les suis religieusement!», dit-il, en précisant qu’il y a trop de personne qu’il apprécie pour pouvoir tous les nommer.

Pour l’avenir, il veut surtout continuer à participer à des évènements de breakdance. Ils lui ont apporté beaucoup: une passion, mais aussi des connaissances précieuses en organisation évènementielle. «Le break, c’est tout simplement attirant. Quand on entend la musique, on a envie de se lancer!»

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Photos de Murales et fresques urbaines.

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Johnny Skywalker, breakdancer

Johnny Skywalker, breakdancer

Lisa Melia Dossier Break-dance et Hip Hop

Tour d’horizon des arts de la rue – Chronique n°1. Aujourd’hui, le breakdancer Johnny Skywalker ouvre la danse des articles consacrés aux artistes du Café Graffiti et de la scène hip hop.

«Je suis parti de mon pays sous une nuée de balle» raconte Johnny Skywalker. Né à Port-au-Prince, le breakdancer quitte Haïti, à cause de la situation politique du pays en 1986, à l’âge de 9 ans pour retrouver ses parents au Canada, à Montréal. C’est vers l’âge de 14 ans qu’il découvre le breakdance: un groupe d’amis plus âgés l’emmène voir un spectacle, où il découvre Dope Squad, l’un des groupes les plus renommés de Montréal. C’est la première fois qu’il assiste à un show et ce groupe fait une très forte impression sur lui, depuis la prestation sur scène jusqu’à l’habillement : «ils avaient tout ce qu’on voyait dans les films.»

breakdance Les débuts

A partir de ce moment là, le jeune Skywalker s’entraîne dans son sous-sol et, pendant un an, imite ce qu’il n’a vu qu’une seule fois. La deuxième édition du même show, l’année suivante, lui permet d’approcher les danseurs de Dope Squad et de leur demander où ils s’entraînent. Les breakdancers professionnels invitent Skywalker à danser avec eux, mais à cause de son niveau, il se fait ridiculiser. L’humiliation lui donne la volonté de se battre et de s’améliorer. Il a surtout promis au Dope Squad, lors de son humiliation, qu’un jour, il les battrait!
Il fait ensuite d’autres rencontres, et un groupe se crée: Tactical Crew. Une personnalité du show business les repère et leur fait faire une série de shows, au cours desquels les Dope Squad s’intéressent à eux. Une rivalité entre les deux groupes commence. Quatre ans plus tard, lors d’un challenge, les Tactical Crew l’emportent sur les Dope Squad.

Du breakdance à la danse

breakdance Depuis 3 ans et demi, Johnny Skywalker a quitté les Tactical Crew. La compétition lui plait, mais on n’y gagne pas sa vie. Il est alors le troisième homme à intégrer le groupe féminin Solid State, qui fait un numéro au concept seventies: Take it back. Dans ce spectacle, plusieurs styles de danse se croisent : swing, contemporain, street dance… Il y reçoit une formation dans d’autres danses et vit de nouveaux challenges.
En 2007, il se présente à l’audition du Red Bull Beat Rider, un camp d’été pour breakdancers du monde entier organisée par Rock Steady Crew, le plus gros groupe mondial de breakdance. Sur les 10 000 candidats, il est l’un des 30 à être acceptés. Il passe deux semaines au Texas, reçoit quatre cours de danse par jour, fait de l’équitation, du yoga, et profite du jacuzzi: «on était vraiment choyés! On venait de partout dans le monde, la seule langue commune, c’était la danse.» A son retour, il continue de danser avec les Solid State. Aujourd’hui, il s’attache à faire revivre le Call-out, une compétition qui a disparu il y a quelques années: ce qui l’intéresse, c’est de produire des évènements.

Influences et inspiration

Côté influences, il cite d’abord le Dope Squad, bien sûr, mais aussi des groupes comme les Rock Steady Crew et les New York City Breaker, du film Beat Street: «j’ai appris à danser avec ce film, explique-t-il, car il n’y avait pas de professeur à l’époque.» Mais ce qui l’inspire le plus, ce sont ses rêves, ce qu’il veut encore accomplir et ce qu’il aime faire, et bien sûr la musique et les nouveaux sons.

Ses projets

Quand on lui demande ce que représente le breakdance pour lui, la réponse fuse: «un apprentissage, une éducation, un moyen de définir ce que l’on veut être». Pour l’heure, Johnny Skywalker se concentre sur les études: après avoir quitté l’école à 16 ans et être allé à l’école pour adulte à 17 ans, il veut maintenant obtenir un diplôme universitaire dans la production évènementielle. Il organise aussi le Call-out, une compétition qui rassemble breakdance, hip hop, house et popping. Enfin, il s’intéresse beaucoup à l’histoire d’Haïti, et, alors qu’il n’y est jamais retourné depuis son départ à 9 ans, il s’y sent prêt maintenant pour redécouvrir sa culture.
Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique

Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.

L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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