Un enfant intimidé, c’est un jeune en colère !

Mon message, ce matin, est un cri du cœur pour tous les parents.  Je le fais avec amour, car je sais qu’il n’y a pas de mode d’emploi lorsqu’on devient parent et qu’on fait notre possible. La sensibilisation à l’intimidation, ça commence tôt! N’ayez pas peur de le faire avec vos enfants. 

Un témoignage de Jess Harvey, maman de Jacob, 9 ans, publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Famille

Avoir un enfant victime d’intimidation, c’est le pire cauchemar de chaque parent. À l’école, on rit de lui parce qu’il porte une tuque et des bottes pour se protéger du froid. On le traite de « looser », de « gros con », de « psychopathe » et de « débile ». 

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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La différence sur les bancs d’école

Dans une vidéo vue plus de 400 000 fois, une mère et sa fille poussent la chansonnette. L’émotion est palpable et les commentaires de parents abondent. De sa jeune voix, Marguerite chante: «J’ai pas voulu tout saboter; tout détruire, tout casser; je suis tannée de ne pas rentrer; dans des cases déterminées». 

Un texte de Delphine Caubet – Dossier Éducation


Cette chanson (écrite par Nathalie Baroud et Sonia Johnson, chantée par l’artiste pour enfants Kalimba) met en avant les différences des enfants et les valorise. Kalimba, alias Véronique, est la mère de Marguerite (10 ans) au parcours scolaire tortueux, empreinte de difficultés émotionnelles et d’estime de soi. Cette chanson intitulée Valse Kalimba est fortement inspirée de l’histoire de Marguerite.

Choc de l’éducation scolaire

Véronique présente sa fille: «Quand Marguerite était petite, tout le monde trouvait qu’elle était vive, intelligente et qu’elle avait une bonne mémoire. Mais une fois à l’école, ça a été tout le contraire. Il y avait déjà un soupçon d’angoisse, d’une mauvaise gestion des émotions. Elle est une artiste, elle a son monde imaginaire, elle explose.»

Marguerite a été diagnostiquée avec un Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). À l’école, Marguerite se retient, tente d’intérioriser son intensité et se sent sous pression. Alors, de retour à la maison, elle relâche tout, avec perte et fracas parfois. «Quand il était temps de faire les devoirs à la maison, explique Véronique, cela devenait très conflictuel. Je ne suis pas une personne violente, pourtant une fois j’ai jeté son cartable, je n’en pouvais plus.»

Aujourd’hui, Marguerite semble avoir trouvé un équilibre dans sa scolarité. Depuis septembre 2016, elle a intégré une classe d’adaptation où chaque élève travaille à son rythme. «Et elle le vit mieux, raconte Véronique. Avant, elle avait 18 devoirs à faire, mais elle ne pouvait même pas en faire un. Là, c’est deux. Ça marche mieux. Elle a une qualité de vie en classe d’adaptation.»

Dans nos écoles traditionnelles, les enfants TDAH ou ayant une autre différence auront tendance à se retrouver en difficulté scolaire. Pourtant, les personnes avec un trouble de l’apprentissage (dyslexie, etc. caractéristiques clés des personnes atteintes de TDAH) possèdent «un quotient intellectuel égal ou supérieur à la moyenne des personnes de leur âge», écrit l’orthopédagogue Marielle Potvin.

Pour aider Marguerite dans son processus d’apprentissage, sa mère l’a amenée à des séances de neurofeedback (électrodes posées sur la tête qui permettent de visualiser les moments d’attention du cerveau), en plus d’une psychothérapie. Grâce à cela, Margot apprend à maîtriser son intensité, à nommer ses émotions et à diminuer son anxiété.

Si Marguerite a plus de difficulté que d’autres à lire, son intelligence n’est pas à remettre en question pour autant. Tous les examens ont montré que son cerveau fonctionne autrement, qu’il utilise des chemins différents, ce qui a pour conséquence de l’épuiser pour des actions qui peuvent paraître banales pour les autres.

Qu’est-ce que l’intelligence?

«Elle est belle, raconte Véronique. Elle est juste coincée. Mais elle va se découvrir et à un moment donné, tout le monde va la voir. Elle sera une adulte exceptionnelle, car elle aura eu tous les outils.» Ce que Véronique dit avec ces mots, c’est que Marguerite est différente, pour le meilleur et pour le pire. Notre système éducatif, trop rigide, ne reconnait pas ses forces, mais certains scientifiques veulent faire changer les choses.

Il y a 20 ans, le professeur de psychologie et de neurologie de l’Université d’Harvard, Howard Gardner, a présenté sa théorie sur les intelligences multiples: il en a identifié 8.

Dans son livre Les Intelligences multiples, il reproche à notre système de miser sur la réussite de nos jeunes en stimulant et reconnaissant essentiellement deux d’entre elles. Il dit: «Dans notre société, nous avons mis les compétences langagières et logico-mathématiques sur un piédestal. La plupart de nos tests sont fondés sur l’évaluation de ces types de compétences. Si vous êtes performants dans ces deux domaines, il est probable que vous aurez de bons résultats aux tests de QI.»

Sa quête a été de définir ce qu’est une intelligence. Est-ce un large vocabulaire? Ou est-ce être fort en calcul? À travers l’étude de nos sociétés, le professeur Gardner a tenté d’identifier «la nature plurielle de l’intellect» humain.

Il ajoute: «Le rôle de l’école devrait être de développer ces intelligences et d’aider chacun à parvenir à un métier ou à une activité appropriés à son propre éventail de facultés. (…) Tout le monde n’a pas les mêmes capacités ni les mêmes intérêts. (…) Nous n’apprenons pas tous de la même façon. (…) Je me préoccupe de ceux qui ne brillent pas aux tests standardisés et sont donc considérés comme dénués de dons.»

Gardner a toujours refusé de classifier ces intelligences en fonction des meilleures et des moins bonnes. Être différent ne signifie pas être inférieur, c’est simplement avoir des forces ailleurs. Le professeur souligne également que pour réussir, il n’est pas nécessaire d’exceller dans une de ces intelligences, mais au contraire d’avoir une complémentarité qui est nécessaire à certains besoins de notre société.

Rêves de Véronique

Bien que pragmatique sur la réalité scolaire, Véronique rêve de classes avec moins d’élèves par professeur pour lui donner plus de temps pour les découvrir. Le but de la chanson Valse Kalimba est de mettre en valeur les forces des jeunes. «C’est merveilleux quand on [leur] laisse une chance. Avec un enfant, tout est beau, ils ont juste leur petit twist.» Et des milliers de parents ont reconnu leur enfant à travers cette chanson. En commentaires, ils partagent leurs frustrations, mais également leur amour pour leur petit souvent différent.


Formes d’intelligences

Le professeur Howard Gardner a défini 8 principales formes d’intelligences. Il précise toutefois qu’elles pourraient évoluer au fil de ses recherches, voire se subdiviser.

Nous serions tous un mélange de ces intelligences, mais à des degrés différents. Un peu comme un muscle, certaines seront plus sollicitées selon notre vécu. Mais rien n’est immuable, nos forces et faiblesses évoluent avec le temps.

  • Intelligence langagière: utilisation du langage pour comprendre les autres et exprimer ce l’on pense (ex: orateurs, avocats, écrivains, etc.);
  • Intelligence logico-mathématique: capacités de logique, d’analyse, d’observation et de résolution de problèmes (ex: biologistes, informaticiens, médecins, etc.);
  • Intelligence spatiale: capacité de se faire mentalement une représentation spatiale du monde. Elle permet créer des œuvres artisanales, d’agencer harmonieusement vêtements, meubles, objets. Capacité de penser en images;
  • Intelligence musicale: capacité de penser en rythme et en mélodie, de reconnaître des modèles musicaux, de les mémoriser, de les interpréter, d’en créer, d’être sensible à la musicalité des mots et des phrases;
  • Intelligence kinesthésique: capacité à utiliser son corps ou une partie, pour communiquer, s’exprimer ou réaliser des tâches nécessitant une motricité fine;
  • Intelligence naturaliste: capacité à classifier, discriminer, reconnaître et utiliser des informations sur l’environnement;
  • Intelligence interpersonnelle: capacité à comprendre et à réagir de façon correcte avec les autres. Elle permet l’empathie, la coopération, la tolérance.
  • Intelligence intrapersonnelle: capacité d’introspection pour se comprendre et avoir une vision juste de soi.

En complément à Reflet de Société +

Crédit vidéo : TEDx Talks.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Docteure Christiane Laberge, personnalité de l’année

Médecin dans ses temps libres

Christiane Laberge compare le système de santé à un pâté chinois, s’insurge que la population québécoise connaisse davantage les noms des joueurs des Canadiens que ceux des médicaments qu’elle consomme. Docteur Laberge porte tour à tour les chapeaux de médecin de famille, chroniqueuse à l’émission du matin de Paul Arcand, conférencière, formatrice et mère. Avec tous ces symptômes, Reflet de Société n’a eu d’autre choix que de poser son diagnostic: nul doute, Docteur Laberge est la personnalité de l’année 2010.

Valérie R. Carbonneau | Dossiers Communautaire, Personnalité de l’année

christiane-laberge-docteure-personnalite-de-l-anneeLes journées du Docteur Laberge sont programmées au quart de tour: debout à 5 h 30 pour  préparer son intervention dans la revue de presse au 98,5 FM, Christiane Laberge revisite son lit que vers 22 h, avec, entre les deux, à peine quelques minutes pour souffler. Fan finie de Grey’s Anatomy, Christiane Laberge se détend en regardant travailler «ses collègues américains» au petit écran avant de sombrer dans les bras de Morphée. Mais entre l’écriture de sa chronique hebdomadaire et un examen au stéthoscope, docteur Laberge a trouvé le temps de nous prescrire une bonne dose de lucidité.

Une journée avec Christiane Laberge

Au quotidien, le travail de Christiane Laberge ne ressemble cependant en rien à celui dépeint dans sa série américaine préférée. Docteur Laberge partage son temps entre son bureau en médecine familiale et le CLSC de Dorval-Lachine, où elle a contribué à mettre sur pied un programme de gestion intégrée sur le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) dans cinq écoles primaires et une secondaire.

docteure-christiane-laberge-doc Plongée dans le bain de la pédiatrie dès ses premières expériences en internat, Docteur Laberge nage maintenant dans cette spécialité comme un petit poisson. C’est d’ailleurs en compagnie de son propre médecin de famille que Christiane Laberge a appris les rudiments du métier. «Celui-là même qui a vu mes fesses en me mettant au monde», blague celle qui avait à l’époque à peine 24 ans. Malgré son jeune âge, docteur Laberge accumulait les mandats; en plus de son apprentissage avec le médecin qui l’a vue grandir, on pouvait la trouver 16 heures par semaine aux urgences pédiatriques de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et le mardi, au Cégep Maisonneuve en santé scolaire.

Les passions du Docteur Laberge

Qu’est-ce qui peut bien animer cette hyperactive? «Donner au suivant», répond Docteur Laberge sans hésiter. «J’ai toujours enseigné à mes patients à la fois leurs maladies et la façon de se prendre en main», cite docteur Laberge comme exemple. Christiane Laberge a aussi la sagesse de ne pas tenter de se battre contre des moulins à vent. «J’accepte ce que je ne peux pas changer», dit-elle humblement, même si elle admet toujours trouver difficile de refuser de nouveaux clients.

Christiane Laberge se réjouit cependant de voir des familles qui avec l’encadrement et la persévérance avancent et s’en sortent. «J’ai bien hâte de commencer à assister à la remise des diplômes de cinquième secondaire des enfants que nous suivons en clinique TDAH!», affirme celle qui devra par ailleurs bientôt assister à la collation des grades de sa propre fille de 22 ans. Sa descendante a d’ailleurs choisi un domaine connexe à celui de sa mère : l’orthophonie.

Christiane Laberge et la bureaucratie

En grattant un peu, on lui découvre enfin une bête noire : la bureaucratie. Ainsi, elle ne compte par les heures travaillées et tant pis si les consultations dépassent le temps prévu. Sa famille et ses amis bénéficient également des précieux conseils de la docteure. «Je pense qu’on peut sortir la fille de la médecine, mais jamais la médecine de la fille. Ce n’est pas une vocation de 9 à 5!», s’exclame-t-elle.

docteure-christiane-laberge Le monde des communications s’est présenté par hasard dans sa vie. Toujours motivée par le désir d’apprendre, elle a relevé ce nouveau défi sans hésiter. «Depuis le temps que j’expliquais aux gens toutes sortes de concepts!», affirme-t-elle, ajoutant que la seule différence est l’auditoire. Nullement intimidée, elle confie avoir l’impression de s’adresser qu’à un ou deux «patients». La langue de bois et le politiquement correct sont des concepts qu’elle ignore soigneusement. «Il n’y a rien de plus important que le message», renchérit celle qui ne ménage pas les exemples pour être certaine d’être comprise.

D’ailleurs, pour elle, il est inconcevable que la population connaisse par cœur les noms des joueurs des Canadiens de Montréal comme Kostitsyn et de Koivu, mais qu’elle ignore presque tout de ce qui concerne sa santé et du système qui s’en occupe. «Quand on demande aux gens le nom des médicaments qu’ils prennent, moins de 5% sont au courant», illustre-t-elle, découragée. «Les gens devront être plus responsables», tranche docteure Laberge.

Les souvenirs du Docteur Laberge

Elle raconte son pire souvenir, lorsqu’elle a réanimé un enfant de deux ans, noyé par sa mère à qui le psychiatre avait donné congé sachant qu’elle avait des idées meurtrières. «Et le patient suivant qui t’engueule, car il attend dans la cabine depuis plus d’une heure et veut faire voir son enfant de huit ans à 23 h pour des poux», se rappelle-t-elle, toujours amère. Selon elle, l’on devrait mettre en place un système de «débreffages» du même type que celui qui existe chez les policiers où les gens doivent décrire les raisons pour lesquelles ils sont à l’urgence pour que les responsables puissent les «trier» à l’entrée.

Critique, elle compare le système de santé à un pâté chinois où la viande – les travailleurs sur le terrain – de moins en moins nombreux au détriment des patates pilées – les gérants de programme – qui prennent de plus en plus de place. «Et c’est la croûte de parmesan qui coûte cher et qui décide des avenues sans vision et sans application concrète» conclut-elle, réaliste.

Heureusement cependant que des médecins comme elle existent, pour mettre un peu de ketchup à ce plat qu’est le système de santé et qui devient de plus en plus incomestible.

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guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Réussir à l’école malgré un trouble de l’apprentissage

J’ai toujours été un premier de classe. Je n’ai pas grand mérite, les études ont toujours été faciles pour moi. Ma mère m’avait déjà appris à lire, écrire et compter avant que je ne débute l’école. L’année avant mon entrée au primaire, elle m’a demandé de lui donner un coup de main: sous sa supervision, transmettre à mon jeune frère mes connaissances pour qu’il arrive aux mêmes résultats que moi.

Raymond Viger | Dossiers École alternative, École à la maison

Quand j’ai commencé mon primaire, bien maîtriser les acquis initiaux m’a permis de sauter quelques années et de devancer les programmes d’études. Grâce à l’expérience acquise avec mon frère dans la transmission de connaissances à un autre, je me suis souvent retrouvé assistant de l’enseignant. Malgré mon jeune âge comparé aux autres élèves, étant plus grand que la moyenne, je me sentais en pleine confiance pour faire la discipline auprès des fortes têtes du groupe. L’intimidation physique ne m’inquiétait pas. En devenant père de famille, je rêvais de transmettre cette tradition à mes enfants. Mon garçon a eu plus de difficultés. Il apprenait différemment et avait des résultats différents. Je réussissais tout de même à lui enseigner plus facilement que d’autres ce qu’il avait à apprendre. Mon garçon a vite reçu un diagnostic de trouble de l’apprentissage et a eu recours à des services spécialisés. En découvrant le sens de cette différence et la façon dont il apprenait, je me suis rendu compte que j’avais le même problème! Plusieurs troubles de l’apprentissage ont une forte composante génétique, c’est donc un héritage que j’ai transmis à mon garçon. Mais comment concilier un trouble de l’apprentissage et être en même temps premier de classe tout au long de son parcours d’étudiant? Comment se fait-il que je n’aie pas eu de difficultés dans mes études et que tout m’ait semblé si facile?Avoir appris à lire, écrire et compter avant de commencer mon primaire a été un héritage important de ma mère qui m’a permis de vivre différemment mon trouble de l’apprentissage. En débutant l’année scolaire, je regardais ce que nous avions à apprendre. Je faisais la liste des choses que je ne maîtrisais pas et je les apprenais seul avant qu’elles ne soient vues en classe. Quand ce jour-là arrivait, c’était une forme de révision et la matière ne m’inquiétait pas. Ce n’était pas les enseignants qui me disaient quoi étudier ou sur quoi travailler. Je faisais ma propre grille de travail.

Entrer dans la danse

Même avec un trouble de l’apprentissage, je n’ai jamais eu à vivre de «crise» liée au fait d’être limité dans mes actions par cette différence. Jusqu’au jour où j’ai débuté un cours de danse. Contrairement à ma conjointe, pour moi, prendre des cours implique des heures et des heures de pratique pour réussir. Nous nous entendons sur l’objectif d’avoir du plaisir. On fait du mieux que l’on peut et si on n’a pas le temps de se pratiquer, ce n’est pas grave. J’arrive dans un domaine complètement inconnu pour moi. Dès le premier cours, je suis dépassé. Je ne comprends rien au premier pas de base que déjà le professeur en montre un 2è! Rendu au 3è, je n’ai toujours rien compris aux 2 premiers, et là, il faut tout enchaîner. C’est la panique dans mon cerveau. Plus rien n’entre, je veux retourner chez moi, tout abandonner…Pour survivre à cette «crise», je me suis inscrit à une pratique supplémentaire et j’ai dû prendre des leçons privées pour en arriver à rester dans le groupe et persévérer. Ce cours de danse aura été une belle occasion de vivre ma différence d’apprentissage sous toutes ses formes. Cela m’a permis d’identifier ma façon d’apprendre pour éviter la crise. C’est simple: connaître la matière d’avance. J’espère que le témoignage que j’apporte ici pourra aider des parents et des jeunes qui vivent cette réalité. Si votre enfant apprend différemment et qu’il n’a pas compris le contenu d’un cours, ce n’est pas la matière passée qui est importante, mais celle à venir. Commencez par vous assurer qu’il la maîtrise avant de la voir en classe. Cela va lui permettre de vivre de petites victoires dans ses cours tout en évitant de vivre une crise, une panique totale. Quand un jeune qui apprend différemment ne veut plus aller à l’école, ce n’est pas qu’il ne veut pas apprendre. C’est qu’il ne veut pas vivre ce sentiment de panique, d’échec et de crise. Les gens avec des troubles de l’apprentissage apprennent simplement différemment.

Les troubles de l’apprentissage

Les troubles de l’apprentissage ont une origine neurologique. Ils affectent l’apprentissage chez des gens ne souffrant pas de déficience intellectuelle et n’étant pas confrontés à des contraintes sociales, culturelles ou économiques qui les empêcheraient de progresser au même rythme que les autres. Les activités affectées par les troubles de l’apprentissage sont principalement la lecture, l’écriture et le calcul. Bien que l’on ne puisse pas guérir un trouble de l’apprentissage, il existe différents moyens d’en atténuer les effets, principalement par un apprentissage adapté à la personne atteinte. Il est important pour les gens touchés par ce trouble de bien connaître et d’exprimer ses besoins afin que leur environnement scolaire ou professionnel puisse s’adapter à leur condition. Les troubles de l’apprentissage les plus connus sont la dyslexie et le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité. François Richard

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L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleRoman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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