Viols et agressions sexuelles d’une prostituée

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Prostitution

Viol et agression d’une prostituée

Britanny nous conte son histoire dans le monde de la prostitution. Une histoire qui se termine par le viol et l’agression sexuelle.

Dominic Desmarais  Dossier Sexualité, Prostitution

viol-abus-sexuel-agression-sexuelle-sexe-sexualiteLa journée de l’entrevue avait bien commencé pour Britanny. Elle était sereine à l’idée de raconter son expérience de la prostitution. Spontanée, articulée et enjouée, elle s’est ouverte sans pudeur  ni censure. Pratiques sexuelles, relations avec les clients et dépendance à l’argent, elle n’éprouve aucun regret.

Les seules fois où Britanny devenait soucieuse c’est en abordant le sujet de sa sécurité avec la police, car elle craignait d’être fichée comme prostituée et surtout avec les clients. Le stress qu’elle vivait à chaque nouvelle rencontre était au cœur de ses préoccupations. C’est ce nouveau client, potentiel agresseur, qui la poussait à consommer davantage et c’est pour éviter ces premiers contacts qu’elle consacrait beaucoup d’efforts à se créer une clientèle régulière. C’est pour éviter les hommes agressifs qu’elle préférait recevoir elle-même les appels afin d’accepter, ou non, un nouveau client.

Prostitution, agression sexuelle et viol

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostitueesDès ses débuts, sa plus grande peur était de se faire agresser. L’acte sexuel, contre rétribution, ne l’indignait pas. Elle n’a jamais culpabilisé d’avoir pratiqué la prostitution. Britanny a commencé dans la rue. Puis, elle a essayé l’agence d’escorte pour, finalement, recevoir les clients chez elle. Mais la rue, c’est le dernier sujet qu’elle a abordé. Car c’est dans la rue qu’elle a vécu le pire moment de sa vie. Un souvenir enfoui bien loin dans sa mémoire et qui, 13 ans plus tard, la chamboule encore.

C’était en août 1997. Alors âgée de 23 ans, Britanny se trouvait sur la rue Ontario. Ses annonces classées et l’agence d’escorte pour laquelle elle travaillait ne lui rapportaient pas suffisamment de clients. Ce n’était pas la première fois qu’elle vivait une accalmie, depuis ses débuts, 5 ans plus tôt et à chaque fois, elle retournait à la rue, son dernier recours.prostitution-escorte-prostituées-danseuses-nues

Prisonnier d’un prisonnier

Elle commence sa nuit de travail à 23h30. Très rapidement, un client en voiture l’aborde. «En ouvrant la portière, j’ai eu des doutes mas je n’ai pas écouté mon instinct. Il avait la fin trentaine, le regard mesquin, les bras pleins de tatouages. Je sentais qu’il avait fait de la prison mais j’avais déjà fréquenté des gars de pénitencier.»

Britanny cesse de respirer un moment. Elle revisite une scène qu’elle avait rayée de sa vie. Elle voit encore distinctement le visage de son agresseur,  revoit son viol avant même de le raconter. La jeune femme s’excuse de pleurer et reprend le fil de son histoire. «J’ai embarqué. Il a commencé à rouler. J’étais nerveuse. Ma main s’agrippait à la poignée. Quand il l’a remarqué, il s’est mis à accélérer», dit-elle la voix tremblotante.

L’homme l’emmène dans le stationnement d’un concessionnaire automobile, à l’abri des regards. Il avait accepté de payer 30 $ pour recevoir une fellation mais, une fois le véhicule immobilisé, il tend un billet de 20 $ à la jeune femme affirmant qu’elle n’aura pas un sou de plus. «Il m’a dit: tu vas faire tout ce que je veux sinon, ne pense même pas sortir vivante de mon char.» Britanny prend une autre pause. Elle s’excuse à nouveau. «Le pire, c’est qu’il m’a payée», dit-elle en sanglotant.

La panique du viol

Britanny est en état de panique. Elle a peur de mourir dans cette voiture. Elle le supplie de ne pas lui faire de mal. En état de choc, elle se plie aux exigences de son bourreau. Elle est seule, sans défense, prise au piège dans un véhicule et personne pour les remarquer. Elle avait peur de fuir et d’être battue à mort. Elle ne se sentait pas de taille à lui tenir tête. «Il était très agressif. Il n’a pas eu besoin de sortir un couteau ou une arme à feu. Il m’a empoignée par les cheveux et les tirait pour me forcer à lui faire une fellation. Sans condom. J’étais affolée. J’ai pensé le mordre. Mais j’avais trop peur qu’il se déchaîne sur moi.»

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostituees-erotisme-danseuses-nuesÀ genoux, à se faire arracher les cheveux, Britanny se sent entre deux mondes. Sa peur prend toute la place. Elle ne réalise pas les gestes qu’elle pose tant elle est paniquée. «J’étais là mais j’étais absente», décrit-elle.

Un viol interminable

Britanny poursuit son cauchemar sans s’arrêter. Les images défilent dans sa tête. Des scènes crues, dures. Le bras de son agresseur qui passe au-dessus de sa tête pour atteindre la manette du siège pour l’abaisser et forcer ainsi la jeune femme à s’allonger. «Je savais ce qui s’en venait. Je l’ai supplié de mettre un condom. Il s’est étendu sur moi. Il m’a violé toute la nuit. Pendant 4 heures. C’était interminable», dit-elle encore ébranlée.

La jeune femme a réussi à se sauver alors que son violeur se retirait pour jouir. Elle s’est mise à courir, hystérique, au beau milieu de la rue, tout en se rhabillant. Des conducteurs, apeurés par son état, ont passé leur chemin. C’est un chauffeur de taxi qui a joué les bons samaritains. Il l’a reconduite jusqu’à sa porte gratuitement.

«Il a été très gentil. Il a essayé de me calmer. J’étais toujours en état de choc. Il m’a offert d’aller voir la police. Je ne pouvais pas. La police aurait alors su que je me prostituais. Et on m’aurait dit que rien ne serait arrivé si je n’avais pas fait la rue…»

Britanny sort de son cauchemar. La tension de ses souvenirs retombe. Elle se laisse aller à pleurer. Elle s’allume une rare cigarette pour se calmer. Puis elle replonge 13 ans en arrière.

L’après-viol

«J’ai pris des douches et des bains. Je me suis lavée, lavée. Pour enlever toute cette crasse. J’ai passé des tests pour savoir s’il m’avait refilé une maladie.» Les tests se révèlent négatifs. Mais l’attente de ces résultats s’ajoute au traumatisme d’avoir été sauvagement violée.

«J’ai été traumatisée pendant des mois. J’en faisais des cauchemars. Pendant au moins deux mois, peut-être plus, je ne me souviens plus, je ne recevais que mes clients réguliers. J’avais trop peur. Mais je devais payer mes comptes et mes habitués ne viennent pas me voir toutes les semaines», dit-elle d’une voix résignée.

Britanny ne voit pas d’autre solution. Elle retourne à la rue. «Je ne songeais pas à me trouver une autre occupation,  je ne pensais qu’à survivre.» Sur la rue, elle analyse sans cesse les clients potentiels qui l’abordent.  «J’avais peur des hommes. Même de mes clients réguliers. Je revivais mon viol avec eux. Dès qu’un client me prenait un peu vigoureusement, je l’arrêtais.»

Treize ans après le viol, Britanny reconnaîtrait facilement son agresseur. Mais avec le temps, ce visage ne revient plus la hanter. Elle est parvenue à l’oublier, à l’enfouir très loin. Pas complètement, mais assez pour vivre normalement. Sauf aujourd’hui. Le souvenir est frais. Comme si elle l’avait vécu hier. «Je ne veux plus y penser. C’était d’ailleurs mon dilemme, quand c’est arrivé. J’en parlais pour le faire sortir, mais ça me faisais trop mal car je le revivais.»

La journée de Britanny avait bien commencé. Mais son cauchemar a tout changé. Elle ira travailler dans quelques heures, un emploi légal, avec ces images sur le cœur. Puis, elle remisera ce visage au plus profond de sa mémoire. Jusqu’à la prochaine fois.

L’histoire de Britanny, 1ere partie: Une escorte se raconte

2e partie Agence d’escorte à domicile

3e partie Agence d’escorte et prostitution à domicile

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Illustration Marie-Gabrielle Dion et Zek

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Agence d’escorte à domicile

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Agence d’escorte à la maison

Pour se faire de l’argent, Britanny a tâté de tout, dans le monde de la prostitution: la rue, l’agence d’escorte et le service à domicile.

Dominic Desmarais Dossier Prostitution

prostitution-domicile-agence-escorte-services-prostituee Au gré de la demande, elle alternait de l’un à l’autre. Si l’agence d’escortes n’avait rien à lui offrir, elle se retrouvait à la rue pour combler son goût du luxe. Mais c’est à domicile que Britanny préférait offrir ses services. C’est là qu’elle a fait le plus d’argent. Britanny se sentait plus en sécurité à domicile qu’en agence d’escortes.

Britanny s’excuse. Elle termine de friser ses cheveux. Bien que sa vie de prostituée soit derrière elle  la jeune femme porte toujours un soin jaloux à son apparence. Les cheveux fraîchement coupés, elle se fait belle pour aller faire ses courses plus tard. Son appartement respire la coquetterie et le bien-être. Difficile d’imaginer qu’il a été le théâtre, pendant une dizaine d’années, d’une succession de fantasmes masculins.

Britanny n’est pas dégoûtée par son passé. Elle parle de sexualité sans gêne, d’un ton amusé. Avoir couché avec autant d’hommes inconnus, pour de l’argent, ne lui cause aucun remords. Elle est à l’aise avec cette partie de sa vie, mais quand elle parle de sa sécurité, elle devient tout à coup sérieuse. C’est ce qui était au centre de ses préoccupations. Quand elle offrait ses services chez elle, elle se sentait plus en sécurité.

Sexe et business

agence escorte prostitution domicile prostituéeTravaillant à son compte, Britanny n’avait pas d’intermédiaire. La jeune femme recevait les appels et filtrait les indésirables. «Par le timbre de sa voix, je pouvais savoir s’il avait consommé de l’alcool ou de la drogue, s’il semblait agressif. Je le faisais parler pour me faire une idée», explique-t-elle. Lorsque Britanny accepte un nouveau client, elle le convoque au coin de la rue, à quelques pas de son domicile.

Si, après l’avoir rencontré en personne, elle ne se sent pas en confiance, elle refuse de l’emmener chez elle. «C’est arrivé à quelques reprises. Pas souvent. Quelquefois, c’est le client qui refusait parce que je ne correspondais pas à ce qu’il recherchait. Ça ne me faisait pas plaisir mais c’est son fantasme et c’est lui qui paie.»

Une mauvaise expérience lui a donné l’idée de ce contact initial au coin de la rue. Après qu’un client ait débarqué chez elle pour ensuite refuser d’aller plus loin, le stress s’est emparé d’elle. «Il ne voulait pas de moi mais je ne le connaissais pas et lui savait où j’habitais.» Les scénarios se sont bousculés dans sa tête, l’affolant.

L’apprentissage de la prostitution à domicile a suivi son cours. La jeune femme s’est rendu compte du manque de sérieux de plusieurs hommes. «J’ai donné rendez-vous à des clients qui ne se sont jamais présentés. C’est arrivé souvent. Ça me mettait en maudit. J’attendais indéfiniment et je devais refuser d’autres clients potentiels.» C’est le prix à payer pour recevoir des clients chez soi sans recourir à une agence. Avec le risque de voir un client cogner à sa porte sans prévenir. «Je lui ai fait comprendre que j’aurais pu être occupée avec des amis ou mes parents», raconte-t-elle en se comptant chanceuse que ce ne soit arrivé qu’une fois. Britanny ne criait pas sur les toits qu’elle menait une double vie. Certains de ses proches ignorent encore qu’elle offrait ce genre de services.

Prostitution et service à la clientèle

Britanny prenait grand soin de sa personne et de son lieu de travail. Maquillage, ongles, coiffure, vêtements, elle s’assurait de se présenter sous son meilleur jour. «Je n’ai jamais fait de compromis sur mon apparence physique et mon appartement était toujours très propre. Certains de mes clients me disaient qu’ils avaient déjà décampé d’un domicile parce que c’était malpropre. Ils vont aller dans mon lit! Si ce n’est pas propre, ils vont être dégoûtés!»

La jeune femme soigne les détails. Son but est évident: elle veut que ses clients reviennent. Elle se cherche une clientèle régulière qui la paie et ne lui crée pas de problèmes. C’est la meilleure façon pour elle de chasser la peur qui la tenaille quand elle se prostitue. Avec ses clients réguliers, elle ne ressent pas le besoin de consommer de l’alcool ou un joint. À l’aise avec sa sexualité, pas avec sa sécurité. «Les nouveaux clients, ça me stressait toujours, surtout que je les accueillais chez moi», avoue-t-elle avec gravité.

Ses réguliers, elle les bichonnait. Ils avaient même son numéro de cellulaire pour la rejoindre n’importe où, n’importe quand. Mais elle les avisait de ne pas donner ses coordonnées à leurs connaissances intéressées par ses services. «Je n’aimais pas beaucoup les références. Quand je n’ai pas rencontré la personne, je suis toujours réticente. Ce n’est pas parce que mon client régulier est correct que celui qu’il me réfère l’est.» Britanny apprécie la régularité. Car chaque nouvelle rencontre la met sur le qui-vive.

Escorte PME

Pour gérer sa double vie, Britanny s’est procuré une deuxième ligne téléphonique. Ce numéro n’apparaît pas dans l’annuaire. «Je ne voulais pas que les clients ou la police, connaissent mon adresse. Quand les gens devenaient trop insistants, je changeais le numéro. C’était gratuit. J’étais très alerte et avertie, pour me protéger.» Britanny doit assumer les mauvais côtés de la prostitution à domicile. Elle reçoit de nombreux appels d’hommes qui cherchent à se moquer d’elle. Excédée, elle rédige sa liste noire. Elle y note tous les numéros de téléphone des clients qui ne se présentent pas après avoir pris rendez-vous, les plaisantins ou ceux qui sont repartis en la voyant. «Quand j’apercevais l’un de ces numéros sur mon afficheur, je ne répondais pas», explique la jeune femme en exhibant une liste longue de 49 numéros.

Si les gens l’appellent pour la narguer, c’est qu’elle attire sa clientèle par l’entremise des petites annonces, sous la rubrique escortes dans les journaux. Britanny a offert ses services dans La Presse, Le Journal de Montréal, ICI et 24 Heures. À la recherche d’une clientèle aisée, des hommes d’affaires particulièrement, elle cible surtout La Presse. À ses débuts, en 1997, il lui en coûtait une vingtaine de dollars pour placer une annonce de deux lignes. Au milieu des années 2000, Britanny doit dépenser 45$ pour sa publicité. Elle se présente sommairement: belle, grande, blonde, sexy avec forte poitrine.

Elle passait son annonce en se rendant sur place, au comptoir des annonces classées et choisissait les jours où elle désirait publier. C’est le Journal de Montréal qui était le plus strict en exigeant un enregistre-ment au Palais de Justice. Un exercice à répéter à chaque année. Britanny l’a fait une fois. Elle s’est enregistrée sous un faux nom et une fausse adresse sous la rubrique Agence d’accompagnement. Mais l’année suivante, des mesures renforcées lui font rebrousser chemin. Elle craint que la police ne découvre ce qu’elle fait. Elle veut éviter les problèmes à tout prix. «C’est dommage parce que c’est avec une annonce dans Le Journal de Montréal que j’ai battu mon record absolu : 1200$ en une journée», dit-elle le regard brillant.

Prostitution et jour de paye

Au fil des ans, Britanny réalise que ses annonces lui rapportent plus les jeudis, jour de paie, et les vendredis. Sa clientèle, surtout celle du milieu des affaires, la rencontrait sur l’heu-re du midi ou à la fermeture des bureaux. «Ils ne prenaient pas toute l’heure car ils étaient trop pressés», se souvient la jeune femme qui re-cevait aussi, vers 3 heures du matin, la clientèle des boîtes de nuit. «Je ne m’empêchais pas d’aller me coucher mais je me tenais prête, dormant sur une oreille, prête à toute éventualité. J’avais juste à me recoiffer, me maquiller et me rhabiller.»

Britanny se fixait des limites. Ne jamais recevoir de clients le matin, son moment à elle. Et elle ne répondait pas au téléphone quand elle s’organisait des sorties dans les bars ou au cinéma pour voir ses amis ou qu’elle allait dévaliser les boutiques. «Quand j’avais gagné assez d’argent, je ne répondais pas. Si j’avais fait 400 $ dans la journée, je n’avais pas besoin de rester éveillée. Il ne faut pas laisser l’escorte prendre toute la place. Je serais devenue folle à toujours attendre des appels.»

Prostitution et voisinage

En évitant les clients à problèmes et en les espaçant autant que possible, Britanny croit ne pas avoir suscité la méfiance de ses voisins. Elle dit ne jamais avoir été dévisagée comme une prostituée. Les gens ne se doutaient pas que sous ce joli visage débordant d’énergie et d’empathie se cachait tantôt une bonne-à-tout-faire, un semblant d’infirmière ou encore une dominatrice prête à satisfaire des clients aux fantasmes qui dépassent l’entendement. Que dans ses armoires, des costumes et des jouets bien dissimulés procuraient un plaisir bien particulier. De son appartement, Britanny menait une double vie plus discrète que si elle avait offert ses services sexuels sur le trottoir.

Illustrations Énoch

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