Viêt-nam: amour ou prostitution?

Viêt-nam: amour ou prostitution

Dominic Desmarais              Dossier Prostitution, Sexualité, Prostitution asiatique

Je voulais sentir l’endroit, pensant faire un tour de bateau le long des îles, question de saisir un peu mieux les conditions de vie de ces gens qui expliqueraient l’existence de ces trafics. Grosse déception. J’avais demandé à la compagnie qui fait la visite d’éviter le circuit touristique – c’est pour ça que j’y allais seul et que j’acceptais que ça me coûte un bras… – mais peine perdue.

Avec le temps, j’ai appris qu’ici, les gens comprennent bien ce qu’ils veulent. Ils vous disent oui-oui, mais font à leur tete! C’est déjà ça de compris…  Tous les endroits ou nous nous sommes arrêtés étaient touristiques. Y avoir été dans cette optique, j’aurais peut-être apprécié. Très bel endroit, surtout la pirogue dans les petits canaux, sous la pluie diluvienne, mais ce n’était pas mon but!

Ça m’a cependant permis de pousser un peu ma réflexion, de comprendre un peuprostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-2 plus leur façon de voir le trafic… ou de ne pas le voir! Je ne sais pas encore qui a raison cependant. Je vous raconte. La première île, l’île de la Tortue, offrait, sitôt le gros orteil déposé sur la terre ferme, des produits juste pour le bon touriste qui s’émerveille devant des produits artisanaux, de la bouffe faite avec du miel… Je saute les détails – bien que certains soient un tantinet comiques! – pour aller droit au but. Encore que pour moi, aller droit au but, je sais, c’est long!!!

Donc, pendant que je dégustais des fruits locaux (ananas, papayes et deux autres dont j’ai oublié le nom, probablement parce que c’était la première fois que j’en mangeais), vient un petit groupe pour interpréter en l’honneur du touriste que je suis un petit pestacle de musique traditionnelle. Je me sentais comme dans ces films ou le groupe de Mexicains joue à côté de la table, pour le bonheur d’un couple. Sauf que je suis avec mon guide!!!

L’une des musiciennes, Qanh, était d’une beauté… (je n’ai pas les mots pour la décrire, je vous enverrai sa photo dans les prochains jours). Du haut de ses 21 ans, toute gracieuse avec son archet et son sourire réservé, elle était ravissante. Tout droit sortie d’un film de James Bond, bien qu’une pure asiatique, elle!!! Mon guide me demande si je l’aime… Je lui réponds que je la trouve très belle, mais que je ne la connais pas. Essayez d’expliquer la différence entre attirance et amour à un guide qui parle correctement l’anglais sans plus, et qui de surcroît comprend ce qu’il veut bien comprendre… Peine perdue! Mon guide m’a aussitôt suggéré de la marier! Merde, je la vois pour la première fois, et lui me parle de mariage. Il ne me lâche pas avec ca. «Tu pourrais l’amener au Canada.» Bien oui, c’est ça.

Sans m’en aviser, il dit au patron de Qanh de la faire venir… Son groupe se donne devant un tas de touristes, et elle quitte pour venir me parler. J’ai envie de me sauver. Je suis aussi gêné qu’elle. Non, quand même pas… Je ne sais quoi lui dire, elle encore moins. Je suis mal à l’aise, car je sais trop bien qu’elle est venue non pas par envie, mais par obligation: son boss le lui a dit. Maudit touriste qui contrôle tout… Je suis ce que je déteste le plus des touristes… On a finalement discuté cinq minutes. J’imagine que mon guide lui a dit que je voulais la marier. J’en mettrais ma main au feu. Il n’a pas arrêté de me parler d’elle, que j’étais en amour avec elle. Pour lui, c’est normal. Ça fait pourtant partie de ce qu’on appelle la traite des êtres humains.

J’aurais pu forcer la chose. La marier, la ramener. Normal pour mon guide, normal probablement pour les parents de Qanh. Qanh aurait une vie meilleure, pense mon guide, sa famille aurait reçu de l’argent une fois leur fille installée, ils seraient probablement venus par la suite. Qanh n’aurait pas eu un mot à dire. Peut-être le voudrait-elle, peut-être pas. Je ne pense pas que son opinion soit importante de toute façon. Elle aurait dit «oui» parce que ses parents lui auraient dit que c’est la bonne chose à faire… Mon point n’est pas là, cependant. Il est dans cette mentalité qui trouve normal qu’un fille de la place se marie avec un étranger, peu importe qu’elle ne le connaisse pas, pour aller vivre dans un autre pays.

Autres textes Prostitution et Sexualité.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3 D.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

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Choisir l’école à la maison

Spécial rentrée scolaire – Septembre/octobre 2009

École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec

Choisir l’école à la maison

Dossier École à la maison, École alternative

L’école à la maison est une réalité difficile à concevoir pour ceux qui ne la vivent pas. C’est pourquoi, dans son dossier sur l’éducation à domicile, Reflet de Société présente 3 portraits illustrant le phénomène: une jeune famille qui prévoit enseigner à la maison, une mère qui a retiré son fils de l’école, ainsi qu’une adolescente de 17 ans qui poursuit au Québec sa 9e année dans le système scolaire américain.

Gabriel Alexandre Gosselin

1. Entamer l’école à la maisonecole-a-la-maison-ecoles-alternatives-apprentissage-different

Comment envisage-t-on l’enseignement à domicile lorsqu’on ne l’a encore jamais reçu ou donné? Pour Geneviève Riffon et Francis Vlayen, jeunes parents dans la mi-vingtaine, l’aventure est déjà entamée avec leur fille Esméralda, âgée de 4  ans et demi, ainsi qu’avec Lestat, qui n’a pas encore 2 ans.

L’apprentissage fait partie de la vie de tous les jours et ne s’apprend pas que dans les manuels scolaires. C’est du moins la philosophie de Geneviève et Francis, qui croient que les mille et une questions qui habitent un jeune enfant ne doivent jamais rester sans réponse. «Ils veulent déjà tout savoir», s’exclame Geneviève, visiblement fière de la curiosité de sa progéniture à tout ce qui l’entoure.

Le projet de Geneviève et Francis en est d’abord un d’expérience familiale, mais le père ne cache pas les mauvais souvenirs qu’il associe à l’école: «En deuxième année, je me faisais battre dans la cour de récréation. J’ai côtoyé la Direction de la Protection de la Jeunesse et les Centres jeunesse. On m’a jeté dans la rue quand j’ai eu 18 ans. Disons que ça m’a aidé à bâtir un regard critique sur l’éducation qu’on donne chez nous et sur ceux qui l’encadrent.»

Conscients des difficultés liées à leur choix, le couple redoute déjà d’avoir à affronter leur commission scolaire ou de vivre leur projet familial dans la clandestinité. «Qu’on ne se le cache pas, c’est une source de stress même à ce stade-ci», remarque Geneviève. Par contre, les deux parents s’entendent pour dire qu’ils n’empêcheraient jamais leurs enfants d’entrer à l’école s’ils en faisaient la demande, chose qui survient souvent à l’adolescence.

Ils sont également conscients des préjugés qui existent sur l’école à la maison, notamment celui selon lequel les enfants sont tenus à l’écart de toute vie sociale. «C’est une idée totalement fausse. On sait qu’il existe des réseaux pour qu’ils rencontrent d’autres jeunes. Puis, comme pour n’importe quel enfant, il y a le voisinage. On n’a jamais fait garder nos enfants, c’est vrai, mais on trouve ça ridicule de les confier à une garderie! On ne veut pas se déresponsabiliser de nos propres enfants», tranche un Francis aux idées claires.

2. Quand la maison remplace l’école… et fait des miracles!

apprendre-a-la-maison-ecole-alternative-apprendre-differemment Maren et Christian ont trois enfants. L’aînée, âgée de 15 ans, étudie dans une école privée anglophone unisexe. La seconde, 13 ans, suit un programme sport-études en soccer dans le système public. Si Cédric, le cadet de 9 ans, reçoit aujourd’hui l’école à la maison, c’est parce que ses parents jugeaient cette seule option comme seule valable.

Tout allait bien pour le petit Cédric jusqu’à sa 3e année dans une école privée internationale. «La professeure ne fonctionnait tout simplement pas avec lui», explique en anglais sa mère quadrilingue originaire de Finlande. Aujourd’hui, la décision porte ses fruits. «Je réalise beaucoup de choses depuis qu’on a fait ce choix. Notre vie familiale est plus enrichissante», note-t-elle.

L’ancienne bête noire de Cédric, c’étaient les devoirs. «Cette tâche supplémentaire aux 7 heures de cours par jour lui paraissait inutile. Il avait de la difficulté à suivre le fil de sa charge de travail par manque d’intérêt et ça lui créait des problèmes», explique sa mère. Le garçon a désormais une tout autre conception des devoirs. «J’ai adapté mon enseignement à lui. Par exemple, je le laisse faire ses travaux sur l’ordinateur parce qu’il est plus à l’aise sur un clavier, explique Maren. Avant, il perdait ses soirées sur des devoirs qui ne le motivaient pas. Aujourd’hui, il a du temps libre en soirée, mais il a aussi beaucoup de temps dans la journée s’il travaille bien!»

En plus d’avoir réussi à remettre Cédric sur les rails, l’école à la maison rend son emploi du temps beaucoup plus intéressant. Captivé par la musique, Cédric pratique le piano, la guitare et la batterie. Il aime non seulement jouer de tous ces instruments, mais il compose beaucoup également. Ces nouvelles heures de liberté lui ont permis d’écrire la musique pour une pièce de théâtre à laquelle il a participé.

Maren n’exclut pas que Cédric puisse un jour demander à retourner à l’école, mais elle avoue elle-même avoir appris de cette expérience, «par exemple que l’apprentissage, ce n’est pas juste à l’école que ça se fait».

3. L’autonomie d’apprendre

Depuis l’âge de 5 ans, Stéphanie (nom fictif) reçoit un enseignement particulier. Élevée jusqu’à l’âge de 12 ans par son père d’origine allemande et sa mère québécoise, elle choisit de poursuivre son éducation à distance dans le système américain. Aujourd’hui, l’adolescente de 17 ans est en 9e année de lycée. Qui lui enseigne? Elle-même!

«C’est sûr, à travers tout ça, j’ai eu des downs. Il y a eu des périodes où je me suis demandé si je ne serais pas mieux à l’école. Quand j’y repense, je sais que j’ai pris la bonne décision en restant dans cette voie.» Stéphanie semble assumer entièrement son choix de vie. «La période où je me questionnais, c’était parce que je n’avançais pas et que je manquais de motivation.» Étant elle-même responsable de son apprentissage, elle fait désormais preuve de beaucoup de maturité face à son éducation. «Cette épreuve m’a donné une force de caractère que je n’aurais jamais acquise autrement. En plus, j’ai dû apprendre à me motiver moi-même et à organiser mon temps.»

Stéphanie trouve aussi beaucoup d’avantages au système scolaire américain, comme une plus grande liberté dans les choix de cours. «Moi, les maths, la science et tout ça, c’est pas trop mon truc. Je trouve ça pratique de pouvoir apprendre en profondeur des matières que j’aime plus. Je ne néglige pas pour autant celles que j’aime moins. J’ai juste pas besoin de les pousser super loin.»

Passionnée par son bénévolat à titre d’étudiante ambassadrice pour Jeunesse J’écoute, où elle affirme avoir rencontré la plupart de ses très bons amis, Stéphanie s’est trouvée une passion pour la psychologie sociale. «L’an prochain, je pourrai choisir des cours dans ce domaine. C’est l’avantage de ma situation.»

Grandir loin de toute scolarisation

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orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
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L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

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Article trompeur dans Le Journal de Montréal

Article trompeur dans Le Journal de Montréal

 François Richard

  Dossiers Médias et publicationSanté et Protection du consommateurJournal de Montréal

image Le Journal de Montréal publie dans son édition d’aujourd’hui un dossier sur les soins de santé cubains comportant d’importantes lacunes. L’article porte sur le tourisme médical et on peut y lire les témoignages de Québécois qui se sont rendus à La Havane afin de se faire opérer pour une rétinite pigmentaire. Cette maladie génétique de l’oeil cause la cécité et est, selon les données médicales disponibles, incurable. Pourtant, l’auteur du dossier, Éric Yvan Lemay, ne fait aucunement mention du caractère controversé du prétendu remède cubain à cette maladie.

Une opération dénoncée par les médecins

Je travaille présentement sur ce dossier dans le cadre d’un article pour le magazine Reflet de Société. Durant mes recherches j’ai pris connaissance des critiques sévères des ophtalmologistes québécois à l’endroit de l’opération offerte à la clinique cubaine mentionnée dans l’article du Journal de Montréal. L’efficacité du traitement n’a jamais été scientifiquement démontrée. Les étrangers se rendant à Cuba risquent donc de dépenser des dizaines de milliers de dollars en pure perte, voire d’aggraver leur état de santé.

Le Journal de Montréal se contente pourtant de présenter des témoignages de gens satisfaits du traitement qu’ils ont reçus. Le lecteur non-averti aura l’impression que l’opération est bénifique et sans danger, sans qu’il n’ait pu bénéficier d’un point de vue divergent afin de réfléchir de façon plus critique à la question.

Des témoignages sincères

Je ne mets pas en doute la véracité des témoignages publiés dans le Journal de Montréal. J’ai d’ailleurs moi-même interrogé certaines des personnes qui y sont citées et je peux témoigner de leur bonne foi et de leur crédibilité. Je crois toutefois qu’il était du devoir de l’auteur de présenter l’autre côté de la médaille. Les témoignages ont une valeur et méritent d’être considérés, cela dit, les recherches scientifiques aussi.

Publier un quotidien en l’absence de journalistes comporte des risques. Comme celui de ne pas faire les recherches appropriées avant de publier un dossier qui pourrait induire des gens en erreur.

Un article portant sur le traitement de la rétinite pigmentaire offert à fort prix dans une clinique cubaine sera publié dans l’édition de juin de Reflet de Société.

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Recours collectif Brochu contre Loto-Québec interdiction de publier pour un blogue

Recours collectif Brochu contre Loto-Québec: interdiction de publier pour un blogue

Dossier Recours collectif Brochu contre Loto-Québec, gambling et jeu compulsif, Loto-Québec billet no 2

gambler jeu compulsif gambling joueur pathologique casino loto-québec loterie Une bombe vient de tomber dans la blogosphère. Nous vous avons présenté le 13 septembre dernier le site rédigé par M. Alain Dubois. Ce blogue publiait des compte-rendus de témoignages dans l’affaire du recours collectif Brochu contre Loto-Québec.

M. Alain Dubois ainsi que son blogue vient d’être frappé d’une ordonnance de non publication par le Juge Gratien Duchesne de la cour supérieure du Québec. M. Alain Dubois a dû, non seulement cesser de publier les informations concernant ce procès contre Loto-Québec, mais il a dû retirer de la blogosphère les billets déjà publiés, à l’exception de ceux rédigés par les journalistes de grands médias.

Ordonnance de non publication

Nous avons demandé à avoir accès à cette ordonnance pour bien comprendre les  limites et les contraintes de celle-ci. Nous ouvrons ici le débat sur cette affaire et nous tenterons de répondre dans les jours qui viennent à plusieurs questions: Quel est le sens de cette ordonnance? Quel en sera l’impact sur la blogambler jeu compulsif gambling joueur pathologique casino loto-québec loteriegosphère et les Internautes? Quelle jurisprudence cela va-t-il créer? Le procès entre les joueurs compulsifs et Loto-Québec est public. Tout citoyen peut y être présent. Un citoyen peut commenter ce qu’il a entendu, mais les propos ne pourraient pas être repris dans un blogue? Puisque le procès ne se déroule pas devant des jurés qui pourraient être influencés par les blogues, quel est la nécessité de cette ordonnance? Cette ordonnance va-t-elle définir des différences entre un citoyen-blogueur, un journaliste et un journaliste d’un grand média. Un blogue vient d’être muselé dans une cause qui implique une société d’État. Une société d’État n’a-t-elle pas une obligation de transparence publique plus grande qu’une entreprise? Cette ordonnance frappe-t-elle l’ensemble de la blogosphère?

Nous allons suivre de très près cette histoire d’ordonnance de non-publication du blogue Recours collectif Brochu et soulever le débat sur ses conséquences à venir.

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cover_avril-mai08 Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

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