La vie après les Témoins de Jéhovah

Religion et spiritualité

Survivre aux Témoins de Jéhovah

Delphine Caubet Dossiers Religion et spiritualitéCroissance personnelle

religion spiritualité secte église croyancesÀ 39 ans, Jonathan Lavoie consacre une partie de sa vie à aider les anciens Témoins de Jéhovah. L’homme est bien placé pour en parler, il a vécu une grande partie de sa jeunesse dans la secte religieuse. Aujourd’hui, il partage son expérience hors du groupe pour nous montrer comment se reconstruire.

Delphine Caubet: Pourquoi les Témoins de Jéhovah séduisent-ils tant?

Jonathan Lavoie: Les Témoins de Jéhovah sont de très bons manipulateurs, ils sont formés à ça. Avec le porte-à-porte, tu rentres chez les gens et tu peux trouver des sujets qui les touchent. Par exemple, pour une personne âgée, tu peux lui parler de la maladie ou de la mort. Si une femme te fait entrer et tu vois des jouets partout avec le repas qui doit être préparé, tu ne restes pas. Tu lui laisses de la documentation qui va parler de la criminalité. Dans la revue Réveillez-vous, il y a des textes pour tout le monde.

Leur mode de recrutement, c’est des solutions à un problème. Mes parents pensaient divorcer au moment où des Témoins de Jéhovah se sont installés en bas de chez nous. Ils avaient une solution. Avec eux c’est simple, tu n’as pas à divorcer, ce n’est pas autorisé. Mes parents avaient trouvé la solution. J’avais 8 ans au moment où ils sont rentrés dans la secte.

D.C: Quand en es-tu sorti? Pourquoi?

église vitrail spiritualité religion secte guide réflexions pensées quotidiennesJ.L: J’en suis sorti à 17 ans. J’étais plus capable. Dès 12 ans, je me suis aperçu que leurs enseignements ne fonctionnaient pas, que ça n’avait aucun sens. Ce n’est pas que je ne croyais plus, mais le paradis ne m’intéressait plus. Trop de choses ne fonctionnaient pas. Par exemple, ils disent toujours que leur Dieu est miséricordieux et que celui des catholiques est vengeur. Mais quand je posais des questions sur l’apocalypse et les enfants, on me répondait que cela dépendrait des parents, et qu’ils seraient détruits. Et c’est ça un Dieu miséricordieux?!

Donc j’en pouvais plus. C’était partir ou me suicider. Je vivais dans un environnement où il y avait beaucoup de violence. Mon beau-père nous battait et tout le monde le savait. Ils disent qu’on est tous frères et sœurs, mais si c’était le cas, ils nous auraient protégés.

D.C: Les personnes qui ont grandi dans une secte ont souvent des difficultés à socialiser à leur sortie. Comment cela s’est passé pour toi?

J.L: Même dans la secte, j’allais à l’école régulière. J’étudiais à l’école Arc-en-ciel. C’était très hippie. Tous les enfants de sectes allaient là, car il n’y avait pas de cours de morale ou de religion. À la place, ils nous donnaient un cours d’informatique. Dans cette école, il y avait énormément d’enfants de Témoins de Jéhovah, de mormons ou juste des hippies. Même si j’ai été à l’école régulière, ils détruisent tout le savoir qui a été appris. Comme la théorie de l’évolution, par exemple. Eux, ils nous enseignent la création.

Mais c’est sûr que les relations sociales ont été très difficiles. Quand j’étais au centre d’accueil et qu’ils ont appris que je venais des Témoins de Jéhovah, les travailleurs m’ont obligé à aller à la messe tous les dimanches, ou sinon je restais enfermé dans ma cellule pour la semaine.

Déjà qu’avant j’avais été battu, c’est sûr qu’après ça j’ai eu des difficultés dans mes relations avec les adultes. J’ai eu une grosse période de rébellion. Plus tard, j’ai consommé de la drogue, et c’est là où j’ai commencé à socialiser. Je sais plus où j’ai lu ça, mais un article disait que 90% des secondes générations d’une secte partent, et dans ceux-là, un autre 90% avait des problèmes d’addictions. De ce que j’ai vu c’est tout à fait ça.

D.C: Comment as-tu fait pour te reconstruire?

J.L: J’ai été en thérapie. Il fallait que j’apprenne à me connaître, je ne savais pas qui j’étais, j’avais tout à apprendre. C’est tout un travail de reconstruction de soi. Il faut réapprendre les valeurs. Comme par exemple l’homophobie. Les Témoins de Jéhovah sont contre l’homosexualité, puis là il fallait que je sache si j’étais vraiment contre ça, ou si c’était du lavage de cerveau.

Pour me défaire de ce lavage de cerveau, j’ai beaucoup lu sur les sectes, la politique, la société,… Sur tout ce que les Témoins de Jéhovah refusaient. J’ai appris à regarder le bon côté des choses, comme avec le gouvernement. Ils chialent tout le temps après, mais j’ai appris qu’il pouvait y avoir des bonnes choses. Donc, doucement, à travers la lecture, cela m’a beaucoup aidé.

D.C: Est-ce qu’être entré à 8 ans t’a permis d’avoir un certain recul sur le groupe?

J.L: J’ai toujours eu un côté scientifique, ça m’a permis de voir les choses qui ne fonctionnaient pas. Comme sur l’éternité, je posais des questions sur ce qu’on peut faire. Quand on a tout essayé qu’est ce qu’il se passe. On me répondait que je serai à côté de Dieu pour l’éternité. C’est tout. Je dis toujours que les Témoins de Jéhovah ne comprennent pas ce qu’est l’éternité. Je n’ai jamais adhéré à la théorie de la création, il y a des preuves que ça ne fonctionne pas.

D.C: Quels sont tes contacts avec ta famille?

J.L: Il y a 22 ans que je suis sorti. Ma sœur est plus jeune, mais elle est sortie plus tard, au même âge que moi environ. Elle va très bien aujourd’hui. Mon frère [Ndlr: décédé en 2006 suite au refus d’une transfusion sanguine] est sorti également. Mais il y a eu le 11 septembre 2001. Il y a vu un signe de la fin du monde et il est retourné dans la secte.

Je n’ai aucun contact avec mes parents et je ne cherche même pas. Lorsque je suis parti ça a fait un gros «bang», j’ai été excommunié et mes parents n’ont plus le droit de prendre contact avec moi. C’est par ma sœur que j’ai appris que mon frère était à l’hôpital, et il était dans le coma depuis 5 semaines. Pour ma sœur, ça s’est fait plus doucement. Mes parents m’ont contacté une fois en 22 ans, c’était pour le décès de mon grand-père qui était hors du groupe.wq

D.C: Tu as mentionné que 90% des 2ème générations quittent les groupes. As-tu constaté cette dynamique auprès des Témoins de Jéhovah?

J.L: Oui, les 2ème générations partent massivement, et le mouvement des Témoins de Jéhovah est en chute libre au Québec. Avant, ils étaient 25 000, maintenant ils sont 15 000. C’est généralisé à tout l’hémisphère nord, mais ils gagnent du terrain dans le sud. Leurs méthodes de recrutement changent, ils font moins de porte-à-porte et ils ouvrent des kiosques. Dans certains pays, ils ouvrent des magasins comme l’ont fait les scientologues. Le porte-à-porte c’est dur, tu te fais insulter… les Témoins de Jéhovah n’aiment pas non plus le faire, mais tout est tourné sur le recrutement.

D.C: Tu avais un site Internet avant où tu aidais les anciens membres du groupe. Qu’est-il devenu?

J.L: On en a un nouveau (www.watchtowerlies.com). On est 2 à s’en occuper. Jean-Philippe Cossette est le webmaster, et moi je suis la figure publique. On aide les gens en les écoutant et on peut leur référer une personne proche de chez eux s’ils le souhaitent.

Avec ce site, on veut partager notre expérience, car c’est difficile de sortir. Il y a des personnes encore à l’intérieur du groupe qui nous approchent pour savoir comment sortir. On a des contacts dedans, et les familles nous font confiance. Certains peuvent juste déposer un témoignage. Quand on fait des manifestations, les gens nous voient, et ça aide à dire que l’on n’est pas satanique. On a guidé des familles pour sortir. Comme par exemple, lorsqu’un mari voulait débarquer du groupe et qu’il cherchait des conseils pour convaincre sa femme.

Sur le site, on parle de plusieurs choses, de leurs mensonges… Pour moi ça a été un choc de découvrir que les Témoins de Jéhovah avaient annoncé plusieurs dates de fin de monde. Ils disent toujours qu’il ne faut pas le faire pourtant! Ça a réellement était un choc…

D.C: Quels conseils donnes-tu à ceux qui veulent quitter une secte?

J.L: Le conseil est d’aller chercher de l’aide. De ne pas rester seul, même si lorsqu’on sort on se sent extrêmement seul, des milliers d’autres personnes sont sorties avant nous. On peut avoir de l’aide.

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Dominic Desmarais   Dossiers Famille , Développement personnel  

cindy-breakdance-hiphop-hip-hop-danseCindy vit au Québec depuis plus de 10 ans. Sous son air chaleureux et sympathique, la jeune femme dissimule un lourd vécu qui ne semble plus la hanter. Elle a refait sa vie à Montréal et tourné la page sur son passé avec beauté, sans animosité.

Cindy a grandi à Peterborough, une ville anglaise morne où le chômage est élevé, la violence omniprésente. «Quand je suis arrivée au Québec, je me demandais s’il y avait quelqu’un la nuit pour surveiller les fleurs en bordure des rues! Je n’en revenais pas de la sécurité, ici. Chez moi, c’est normal de voir une voiture en feu sur la route», dit-elle, encore incrédule.

Son patelin, où chacun doit se battre pour vivre, est fait pour les durs. Il n’y a pas d’université et ceux qui aspirent à sortir de la misère quittent Peterborough. «Sinon tu te trouves un emploi à 16 ans et tu arrêtes l’école à cet âge car ça ne donne rien de continuer. Toute la ville est comme ça.» Les meilleurs éléments se sauvent et ceux qui restent ne sortent pas. «Ils ne vont pas voir ailleurs. Même pas Londres!»

Famille dysfonctionnelle

Cindy est la plus jeune d’une famille de cinq enfants qui se fond bien dans le décor de Peterborough. Son père, militaire dans un régiment de parachutistes, s’absente régulièrement. Homme de peu de mots, il est sévère avec ses enfants. Le grand frère de Cindy s’est lié avec les cindy-goldylock-breakdance-danse-hiphop-hip-hop-breakHells Angels avant de fuir le pays pour éviter d’être assassiné par son clan. Un autre de ses frères a fait de la prison pour fraude et trafic de drogue.

Après la naissance du deuxième de la famille, sa mère est devenue dépressive. «Elle a rejoint sa famille qui était dans les témoins de Jéhovah. Mon père ne voulait rien savoir. Il ne nous laissait pas aller à ces réunions ou être présents quand d’autres témoins étaient à la maison. C’était un sujet tabou, on n’en parlait jamais.»

Témoin de Jéhovah et transfusion de sang

Alors qu’elle était très jeune, un de ses frères a eu un accident de voiture à l’âge de 17 ans. Sa mère, première arrivée à l’hôpital, a refusé la transfusion sanguine, en vertu de ses principes religieux. «Mon père n’en revenait pas qu’elle refuse de le sauver. Les enfants non plus. À partir de ce moment-là, mon père n’était plus capable de la comprendre.»

Cindy assiste alors à des disputes quotidiennes à la maison. Il n’y a plus d’amour entre ses parents. «Ils sont nés pendant la Deuxième Guerre mondiale. À cette époque, tu te mariais pour la vie. Que tu sois en amour ou pas. Ils se battaient sans arrêt mais ne voulaient pas se séparer pour les enfants…» Son père demandera finalement le divorce alors qu’elle a 12 ans et que tous ses frères et sœurs ont quitté le domicile familial. «Il a fallu que je vienne m’établir au Québec pour avoir du recul et comprendre que ce n’était pas un milieu familial normal», avoue la jeune femme sans rancune.

Souffre-douleur à l’école

Très jeune, Cindy est victime des sarcasmes des autres élèves à son école. Toutes les raisons sont bonnes pour l’accabler. «Je n’avais pas confiance en moi. Je ne parlais pas. Je ne prenais pas ma place. On me ridiculisait à l’école à cause de ma mère qui faisait partie des témoins de Jéhovah. Elle partait chaque fin de semaine mais je ne savais pas ce qu’elle faisait. Alors quand elle rencontrait les familles des autres élèves chez elles, on se moquait de moi la semaine suivante. Mais je ne comprenais pas pourquoi. Je ne pouvais pas me défendre car je n’avais aucune idée de ce que c’était. Et mon père nous empêchait d’en parler à la maison.» On la laissait, elle la plus jeune, dans l’ignorance. Ses aînés et ses parents discutaient sans jamais lui expliquer les sujets abordés. Ce qu’elle vivait à la maison se reproduisait à l’école, amplifiant son malaise.

La jeune Cindy est prise dans un cercle vicieux d’incompréhension. Elle se fait intimider à l’école à cause de sa mère et elle ne peut en parler car le sujet est tabou à la maison. Elle doit vivre avec son mal. Et quand ce n’était pas à cause des croyances de sa mère, on se moquait de son apparence physique. «On n’avait pas beaucoup d’argent donc je devais porter les vêtements des plus vieux. Je n’avais vraiment rien de nouveau à porter et, en plus, c’était du linge de garçon, trop grand pour moi. J’avais l’air grosse. Et mon prénom, c’est celui d’une marque de poupée, comme Barbie. On m’appelait Cindy Doll: Tu es supposée être Cindy Doll mais tu n’es même pas belle et tu es grosse. Je voulais mourir.»

La famille à l’école

Peu importe ce qu’elle faisait, tout se retournait contre elle. «Ma mère est devenue surveillante à l’école. Ça n’a pas aidé. Si elle chicanait quelqu’un, c’était de ma faute. Je me sentais toujours mal. J’avais peur dès qu’elle parlait à un élève.»

Malgré son statut de souffre-douleur, Cindy avait des amis. Ou croyait en avoir. «Moi, je voulais me tenir avec les plus cool. Ils me gardaient parce que je faisais tout pour eux. J’ai donné beaucoup pour obtenir leur amitié, pour leur faire plaisir. Mais je n’étais pas leur amie. J’étais leur servante. Dès qu’ils avaient un problème, c’est moi qu’ils envoyaient pour manger la claque. Ou ils pouvaient décider de tous se liguer contre moi.» Cindy marche continuelle-ment sur des œufs. Elle n’apprend pas à se connaître mais essaie de répondre aux attentes des autres qui changent continuellement. Elle passe son temps à se questionner pour tenter de comprendre ce qu’elle fait de mal.

De l’intimidation à la violence

Enfant, Cindy n’a pas seulement connu la violence psychologique. À l’extérieur de l’école, une foule d’élèves s’était massée autour d’elle. Une pseudo amie lui en voulait. Cindy, du haut de ses 7 ans, devait subir la hargne d’une foule qui voulait du sang. Son sang. «Tout le monde l’encourageait à me frapper. Elle m’a donné juste un coup de poing. Je suis tombée dans la rue. Les voitures ont dû s’arrêter pour ne pas me frapper. J’étais en état de choc.»

Déjà, à cet âge, elle sait que dénoncer n’aidera pas sa cause. Mais la direction de l’école n’a pas écouté ses doléances. Les parents de son agresseur ont été avertis. «Ça n’a fait qu’empirer la situation. Le lendemain, on m’a traitée de faible, de snitch. Moi je n’ai rien dit à la maison. Sinon mes frères seraient allés la voir avec un batte. Et mon père, en vrai militaire, tu ne peux pas montrer une faiblesse devant lui. Tu ne peux pas pleurer. Il n’a aucune sympathie.» Cindy devait ravaler son mal dans son petit corps d’enfant de 7 ans et espérer des jours meilleurs.

Perdre ses amies

À 10 ans, ses amis cool se liguent contre elle par pur plaisir. «Demain, on va te battre.» La petite est apeurée. Elle se sent seule avec son mal. Personne vers qui se tourner. De retour à la maison où on ne s’occupe pas d’elle, Cindy s’effondre en larmes sur son lit. Sa grande sœur, qui a près du double de son âge et qu’elle connaît peu, s’informe de son état. Cindy s’ouvre à elle avec la promesse de ne pas en glisser un mot au paternel.

L’histoire se rend cependant jusqu’aux oreilles de ses frères. «Ils ont agi comme je l’avais pensé… Ils m’ont emmené avec eux et sont allés voir mes amis armés de battes. Ils les ont menacés. Mes amis ont eu peur et m’ont laissé tranquille.» Cindy a perdu ses amis. Les seuls qu’elle avait. Même si, au fond, elle reconnaît qu’ils n’avaient rien de gentils.

Autodéfense

Son père a pris connaissance de cet épisode. Le militaire en lui a inscrit sa plus jeune à des cours de judo et de Tækwondo pour qu’elle apprenne à se défendre. «Là, je sortais mes émotions refoulées. Je suis devenue championne du comté. Je battais tous mes adversaires en laissant sortir toutes mes frustrations! Mais ça n’a pas réglé mes problèmes…»

Cindy se met à sourire. Son passé lui paraît soudain si loin. Elle se replonge dans ses souvenirs d’après l’école primaire. «À 12 ans, je suis sortie au centre-ville avec des amis. Des gitans sont venus. Ils m’ont poussé par terre et rué de coups de pieds pour me voler. J’étais pleine de sang. C’était une agression sauvage. Quand mon père est arrivé, il s’est senti mal de me voir salement amochée. Mais son émotion est mal sortie. Il l’a virée contre moi. Il a réagit avec colère. Il ne comprenait pas qu’avec mes cours de judo j’avais été incapable de me défendre.»

Cindy, qui espérait se refaire une nouvelle vie en quittant son école pour le secondaire a vu ses vieux démons réapparaître. «L’histoire a fait le tour de l’école. Les gens qui me connaissaient depuis le primaire me niaisaient: tu vas me battre, Cindy?» Pour la jeune adolescente, le retour à la réalité a été dur. Championne d’une discipline, c’est une chose. Mais réagir à la violence en est une autre. Ses cours, et ses succès, l’avaient aidé à se bâtir un début de confiance qui s’avérait bien fragile.

NDLR: Ce billet est le premier d’une série de 4. La suite sera publiée le 19 septembre prochain.

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