2 billets: théâtre et souper pour deux au Bistro!

Tirage d’une soirée souper – théâtre

Théâtre Denise-Pelletier et le Ste-Cath

Raymond Viger | Dossiers Bistro le Ste-CathRestaurant

tirage-theatre-denise-pelletier-bistro-restaurant-souper-spectacleEn passant par le Bistro le Ste-Cath, vous avez l’opportunité de participer à un tirage de deux billets pour la pièce de théâtre La Cantatrice chauve ainsi qu’un souper en table d’hôte pour 2 personnes. Le tout d’une valeur de près de 200$.

La pièce de théâtre sera présenté au Théâtre Denise-Pelletier du 6 au 28 février prochain.

Vous pouvez remplir un bulletin de participation même si vous n’avez pas le temps de vous arrêter pour prendre un repas au Bistro le Ste-Cath. C’est gratuit et sans obligation.

N’oubliez pas que lorsque vous prenez un repas la journée où vous allez au Théâtre Denise-Pelletier ou encore à la Salle Fred-Barry, vous avez le droit à l’escompte théâtre!

Autres textes sur Bistro le Ste-CathRestaurant

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com 

show_imageQuand un homme accouche

Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Salle Fred Barry et Bistro le Ste-Cath

Où manger lors d’une soirée de théâtre

Un restaurant socialement engagé

Raymond Viger | Dossiers Bistro le Ste-CathRestaurant

UnknownLa salle Fred Barry débute sa programmation. Débutant le 17 septembre 2014 et se terminant le 15 mai 2015.

Pour souligner la culture dans l’est de Montréal, plus spécifiquement dans Hochelaga-Maisonneuve, le Bistro le Ste-Cath vous propose une réduction de 15% sur votre facture la journée où vous assisterez à un spectacle de la salle Fred-Barry.

Avant ou après la représentation, vous n’avez qu’à nous présenter vos billets de spectacle et vous pourrez obtenir votre escompte de 15%.

Une belle occasion de découvrir un bistro artistique socialement impliqué dont 100% des surplus servent au financement de notre intervention auprès des jeunes.

Unknown-1De plus, vous serez éligible à un tirage pour une paire de billets pour l’une des 4 productions du théâtre Denise-Pelletier.

Au plaisir de célébrer les arts avec vous et de vous présenter notre galerie.

Bon appétit à tous.

Les spectacles à venir sur la scène du Bistro le Ste-Cath

Autres textes sur Bistro le Ste-CathRestaurant

Bistro le Ste-Cath

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Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com 

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Resto et théâtre dans l’est de Montréal

Où manger lors d’une soirée de théâtre

Bistro le Ste-Cath dans Homa

Raymond Viger | Dossiers Bistro le Ste-CathRestaurant

Unknown-1Le théâtre Denise-Pelletier débute sa programmation. Débutant le 3 octobre 2014 pour se terminer le 1 avril 2015.

Pour souligner la culture dans l’est de Montréal, plus spécifiquement dans Hochelaga-Maisonneuve, le Bistro le Ste-Cath vous propose une réduction de 15% sur votre facture la journée où vous assisterez à un spectacle du théâtre Denise-Pelletier.

Avant ou après la représentation, vous n’avez qu’à présenter vos billets de spectacle et vous pourrez obtenir votre escompte de 15%.

Une belle occasion de découvrir un bistro artistique socialement impliqué dont 100% des surplus servent au financement de notre intervention auprès des jeunes.

De plus, vous serez éligible à un tirage pour une paire de billets pour l’une des 4 productions du théâtre Denise-Pelletier.

Au plaisir de célébrer les arts avec vous et de vous présenter notre galerie.

Bon appétit à tous.

Les spectacles à venir sur la scène du Bistro le Ste-Cath

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Bistro le Ste-Cath

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Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

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Le Misanthrope de Molière actualisé

Dans un film récent, Molière à bicyclette, le comédien français Fabrice Lucchini joue le rôle du Misanthrope (une pièce créée en 1666) avec le talent qu’on lui connaît pour le théâtre classique. Tout comme le personnage d’Alceste, le misanthrope* de la pièce, celui du film vit retiré du monde, loin de la cour et des courtisans.

Normand Charest – chronique Valeurs de société | Dossier Culture

débats société réflexions socialesL’argument repose sur l’opposition entre l’ermite Alceste et Philinte qui représente l’homme du monde, celui qui souhaite plaire à tous et qui respecte les conventions sociales qu’Alceste juge hypocrites.

La cour du temps de Molière (1622-1673) est remplacée, dans le film, par le milieu actuel du théâtre et du cinéma parisiens. Le Philinte moderne (joué par Lambert Wilson) est un comédien de téléroman, adulé de tous, très bien payé, mais dont le jeu est superficiel. À l’opposé, notre Alceste joue Molière de manière magistrale, tout en étant pratiquement ruiné.

Commencer du bon pied

Misanthrope_film art culture théâtre culturel molièreCes deux personnages vivent en chacun de nous à des degrés divers. Le premier est sociable, parce qu’il a besoin des autres, qu’il veut aimer et être aimé. Mais la vie en société demande beaucoup de concessions, ce qui nous donne parfois l’impression de nous y perdre un peu.

Le deuxième est semblable au misanthrope. Il est sincère lorsqu’il se révolte contre l’hypocrisie : « Je veux qu’on soit sincère et qu’en homme d’honneur / On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur » (Alceste). Mais à en vouloir, comme lui, à tout le genre humain, on oublie que l’on en fait soi-même partie. Et c’est se placer bien haut que de juger ainsi l’humanité entière.

Oui, nous avons bien raison de refuser la fausseté. Mais plutôt que de nous retirer du monde, il vaut mieux agir de manière constructive afin de changer ce qui peut l’être.

C’est ce que font les personnes qui s’activent dans les organismes communautaires. Puis toutes celles qui tâchent d’améliorer leur quotidien, et celui des autres, en commençant par les petites choses. En commençant par le sourire et la bonne humeur entre le client et la personne qui lui tend son café le matin, par exemple.

____________________

* « Misanthrope – Personne qui manifeste de l’aversion pour le genre humain. Par extension : Personne qui aime la solitude, qui évite la société » (le dictionnaire Robert).

Deux extraits du premier acte, pour donner le ton :

Alceste (le Misanthrope) : « Je veux qu’on soit sincère et qu’en homme d’honneur / On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. »
Philinte : « Mais, quand on est du monde, il faut bien que l’on rende / Quelques dehors civils que l’usage demande. »
[…]
Philinte : « Vous voulez un grand mal à la nature humaine ! »
Alceste : « Oui ! j’ai conçu pour elle une effroyable haine. »

On n’écrit plus de cette manière, de nos jours, mais il faut bien constater que les vers et les rimes intéressent toujours les générations actuelles, comme le démontre la popularité des chansons et du slam.

Voir : un aperçu du film Molière à bicyclette, ou le texte de la pièce Le Misanthrope (1666) de Molière.

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L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Musée de la civilisation à Québec: Michel Tremblay

Musée de la civilisation à Québec

L’Univers de Michel Tremblay

reflet de société débat reflexion socialeDans la chronique précédente, il était question de notre visite au Musée de la Civilisation de Québec, et du fait qu’il est impossible de voir toutes les expositions que le musée offre en une seule journée. J’avais alors parlé de celle consacrée aux Premières Nations. Voici maintenant la deuxième exposition que nous avons visitée, et qui nous a beaucoup enthousiasmés.

Normand Charest – chronique Valeurs de société | Dossier Culture

Dans une autre grande salle, on présente l’exposition «L’Univers de Michel Tremblay», préparée dans le cadre du 50e anniversaire du ministère des Affaires culturelles.

michel_tremblay_signatureQue peut-on nous apprendre de plus sur l’œuvre de Michel Tremblay, l’auteur le plus célèbre et le plus célébré du Québec ? Beaucoup plus qu’on ne pourrait le croire.

Cette exposition nous donne un nouveau regard sur ses écrits. Mais surtout une nouvelle écoute, puisque l’aspect auditif y est encore plus important que le visuel, grâce aux audioguides qu’on nous offre à l’entrée.

Grâce à ces écouteurs, la voix des comédiens nous suit dans notre parcours à travers les divers éléments du décor. Des voix qui s’accordent aux projections très bien faites, sur fond de murs de brique, de tôle rouillée et de ruelle.

Les textes de Tremblay prennent vie, lorsque lus par les comédiens. Marie-Évelyne Baribeau,  Normand D’Amour dans le rôle du père qui veut impressionner son petit garçon, le pressier qui détient le secret du rouge Campbell…

Guylaine Tremblay

Mais c’est le jeu de la comédienne Guylaine Tremblay qui nous touche le plus. Par sa proximité, pourrions-nous dire. Par sa sincérité, son naturel et sa simplicité, qui s’adaptent parfaitement au contenu des textes.

Une des trois petites pièces installées au centre de la salle présente un décor de cuisine des années 1950, avec sa table chromée, le dessus en arborite, sur laquelle est projeté un film en noir et blanc sur le thème des Belles-Sœurs.

Deux murs sont recouverts d’un papier-peint au motif de timbres Gold Star. Le plancher, par une courtepointe de vieux prélarts parfaitement authentiques.

Il y a donc beaucoup de choses à écouter et à découvrir dans cette salle, si on en prend le temps et qu’on porte attention aux détails. Nous y avons passé une bonne heure, je crois, même si nous n’avons pas regardé nos montres.

Et puis en sortant, je me suis tout de suite acheté un livre de Tremblay à la boutique du musée, Le premier quartier de la lune, qui m’a plu dès la première phrase. Une phrase que j’entendais, en la lisant, non pas avec ma voix mais avec celle de Guylaine Tremblay. Magie du théâtre, même filmé, qui nous suit comme un écho, lorsqu’on en sort.

Musée de la civilisation à Québec
85, rue Dalhousie, Québec QC  G1K 8R2
418 643-2158

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L’amour en 3 dimensions

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L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Le feu sacré d’Anne-Catherine

L’école de la vie

Étudier autrement

L’université et les diplômes sont devenus des outils indispensables pour bien se placer sur le marché de l’emploi. La société aime bien souligner l’importance de l’éducation pour parfaire ses connaissances et développer ses possibilités. Mais l’école n’est pas faite pour tous. Il est possible de s’offrir une vie pleine de défis et d’apprentissages par l’expérimentation. Reflet de Société vous présente l’histoire d’Anne-Catherine, une jeune femme pleine d’énergie et de volonté qui ne se voyait pas sur les bancs d’école.

Dominic Desmarais | Dossier Éducation

Anne-Catherine a toujours été bonne à l’école. Ses parents l’encourageaient, elle et ses six frères et sœurs, à étudier avec sérieux. «Les études étaient très prisées chez moi. Surtout du côté de ma mère. Elle passait plusieurs heures par semaine à nous aider avec nos devoirs. Dans la famille, on ne se posait pas de questions. C’était naturel que les études se terminent avec un diplôme universitaire.»

Née à Ottawa en 1980, Anne-Catherine passe son enfance dans le système scolaire ontarien où le CEGEP n’existe pas et le secondaire se termine par une treizième année avant d’accéder à l’université. «Ça allait super bien à l’école mais j’ai fait ma 12ème année dans une école alternative. J’avais perdu le beat d’être toujours à l’école. Je voulais essayer quelque chose de différent.»

Anne-Catherine va en classe en matinée et fait ses devoirs l’après-midi à la maison. Elle met à profit son autonomie. «J’avais de super bonnes notes. Je n’avais pas besoin de professeurs. Je n’ai pas vraiment comparé les deux façons. C’est juste que ça m’a fait du bien de changer. Je suis retournée à mon école pour la fin de ma 13ème année. Je voulais graduer avec mes amis!»

Vouloir tout faire, tout apprendre

Jeune, Anne-Catherine s’intéresse à tout. Elle est incapable de se brancher sur son avenir. Au secondaire, elle fait partie d’un programme spécial orienté vers les arts visuels. Elle touche à la photo, la peinture et la gravure. À la fin de son secondaire, les universités viennent présenter leurs programmes pour inciter les étudiants de son école à choisir leur avenir. «Il y avait tellement de choses qui m’intéressaient. Les communications, le marketing, la mécanique, le théâtre, les arts visuels… C’est là que je me suis perdue. Ça m’a tellement écœurée d’avoir à choisir.»

Incapable de se brancher, elle reçoit les conseils de son père. «Il s’est permis de me dire que l’université, ce n’était pas si important, que je n’avais pas besoin d’y aller pour réussir dans la vie. Mon père est médecin! Est-ce qu’il m’a influencée? Oui. Mais c’était ma réflexion, ma décision. J’ai choisi ma plus grande passion, la nourriture! Je suis allée en hôtellerie.»

Pour Anne-Catherine, c’est un choix logique. Depuis ses 14 ans, elle travaille dans plusieurs hôtels d’Ottawa. Elle va parfaire ses connaissances dans un domaine qui la comble déjà de bonheur.

Mais, son expérience la déçoit. Au début de sa 2ème année en hôtellerie, ses professeurs lui repassent les mêmes cours. «Ils m’ont ramenée ce que j’avais déjà appris en 1ère année. Je me suis demandé pourquoi étudier. En hôtellerie, c’est tellement logique. J’apprenais 10 fois plus vite dans le département du Royal Service, un service aux chambres de haute qualité. Et plutôt que débourser pour apprendre, j’étais payée!»

Anne-Catherine quitte l’école pour s’appliquer à son travail. Et le temps fait son œuvre. «J’ai travaillé 6 ans dans le domaine. C’était tellement plaisant que je me suis dit que c’était impossible que je fasse ça toute ma vie. Je ne me creusais pas la tête, c’était juste du gros fun. Il me manquait du challenge.»

Apprendre au travail

Anne-Catherine s’ennuie à Ottawa. Sa grande sœur, installée à San Diego, lui offre un emploi d’un mois à travailler pour les placements en Bourse. La jeune femme tombe en amour… avec une boutique d’aliments naturels. «C’était vraiment les débuts du bio. C’était super bon! La fraîcheur des aliments, j’y goûtais. J’y allais tous les deux jours.»

Ce coup de foudre pour le bio va changer le cours de ses prochaines années. De retour de San Diego, elle décide de suivre un cours intensif en marketing à la Toronto School of Business. «Je ne savais pas pourquoi. J’ai juste suivi mon instinct. Le cours durait moins d’un an. Je n’ai pas de patience et j’apprends vite. Je voulais que ce soit court!»

Dans l’un de ses cours, on lui demande de monter un plan d’affaires fictif. Elle le fait sur une boutique bio, dans l’esprit de celle qu’elle a tant aimée à San Diego. «J’avais eu de bons guides et du bon feedback à la Toronto School of Business. Mon plan d’affaires était sérieux.»

L’entreprise familiale

Elle revient chez elle, à Ottawa, excitée. «J’avais tellement d’énergie à dépenser. Je voulais m’occuper. J’ai ouvert mon commerce. Je suis allée voir ma grand-mère pour qu’elle investisse dans ma boutique. Elle a hésité au début. J’étais jeune, j’avais 21 ans! Mais même ma mère a décidé d’embarquer. Mon père aussi était emballé. Finalement, c’était toute la famille qui s’excitait. J’étais comme une enfant, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais.»

Avec l’aide de ses proches, Anne-Catherine aspire à créer une entreprise familiale où chacun travaillerait un peu. Mais, deux semaines après l’ouverture, sa mère décède. «Ça été une grosse claque. J’ai dû gérer la boutique avec ma sœur et l’aide de mon père.»

Le deuil passé, Anne-Catherine plonge dans les affaires. «Je ne suis peut-être pas allée à l’université, mais ça a été mon école. J’ai appris la finance, l’honnêteté, la confiance, à travailler fort. Un business, c’est comme un bébé. Tu dois en prendre soin. Tu ne peux pas t’en détacher. J’apprenais tellement.»

«Mon petit cours en marketing à Toronto m’a beaucoup aidé. Je l’appliquais. C’était de la logique simple comme tout. Pas besoin de trois ans d’université pour l’apprendre. Tout ce dont tu as besoin, c’est de la drive. Et moi, je n’ai pas de doute, je n’ai pas froid aux yeux. J’étais comme une enfant qui apprenait à tous les jours!»

Fuir la routine

La lune de miel avec son entreprise dure trois ans. Jusqu’à ce que la routine s’installe. «Je commençais à étouffer. J’étais entre quatre murs, à toujours voir le même monde, les mêmes clients. En hôtellerie, il y a toute une équipe. J’avais besoin de ça, de l’échange d’énergie et de connaissances. Ma sœur, qui s’en occupait avec moi, est enseignante à temps plein. Elle venait le soir seulement pour fermer la caisse. J’étais trop souvent seule. C’est quand j’étais avec elle et mon père que je m’amusais le plus. Mais c’était rare. J’ai compris que j’avais besoin de travailler avec un gang.»

La jeune femme cherche des idées. Elle décide de prendre conseil auprès d’un ami de la famille, entrepreneur. «Je n’avais jamais entendu parler de mentor. L’idée m’est venue comme ça, soudainement. Il m’a donné le livre What color is your parachute, pour me guider vers un emploi qui me satisferait. L’hôtellerie, pour moi, c’était trop facile. Je ne me voyais pas en faire une carrière. Donc, ça devait être le marketing. Et comme j’aime le sport, j’ai fait l’équation: mon prochain emploi serait avec le club de hockey les Sénateurs d’Ottawa.»

Diplôme de la vie

Au moment où Anne-Catherine a son éclair de génie, les propriétaires des équipes de hockey ont décrété un lock-out. Rien pour décourager l’énergique jeune femme de 24 ans. «Je me suis trouvé un petit emploi à la billetterie, pour les concerts pendant le lock-out du hockey. Je n’y travaillais que 6 à 8 heures par semaine. La dame en entrevue m’avait demandé pourquoi je voulais cet emploi alors que j’étais propriétaire d’une boutique. Moi, j’attendais la saison pour postuler dans mon domaine! C’était tout réfléchi!»

Un mois et demi avant le début de la saison, une entente est conclue entre l’association des joueurs et la ligue. Chez les propriétaires des Sénateurs, c’est le stress. «Ils n’avaient pas d’employés alors que la saison devait commencer. Ils étaient en mode urgence. Ils ont fait une foire à l’emploi. J’avais cinq minutes pour me présenter au vice-président marketing. Je lui ai expliqué ce que j’avais fait avec ma boutique.»

Anne-Catherine est convoquée pour une 2ème entrevue, puis une 3ème. Elle n’obtient pas le poste. «J’étais déçue. Mais un mois plus tard, on me rappelle d’urgence, un jeudi. Je travaillais alors à la Coupe Rogers, l’Omnium de tennis, à Montréal. Ils avaient besoin de moi le lundi matin! Celle qui avait eu l’emploi n’était plus intéressée. Ainsi, je suis devenue coordonnatrice marketing. Je gérais une douzaine de comptes clients. Mon embauche par les Sénateurs a été un point culminant. Un homme de plus de 50 ans qui parle avec une petite jeune de 24 ans qui avait ouvert une boutique de A à Z et qui la gère seule. Il en a été bouche bée. C’est comme si ma boutique, c’était mon diplôme universitaire. On me reconnaissait, on reconnaissait mes compétences. Dix mois plus tard, les Canadiens de Montréal me recrutaient!»

Les Canadiens de Montréal, le véritable objectif de ses démarches auprès des Sénateurs, lui ouvraient les portes moins d’un an après ses débuts dans la Ligue Nationale de hockey. «Tout ce que j’ai fait était planifié. Mon but, c’était le Canadien. En rentrant aux Sénateurs, j’ai rencontré une fille de mon âge qui faisait le même boulot pour le Canadien de Montréal. On est devenues bonnes amies et quand il y a eu ouverture d’un poste, elle m’a appelée. Je suis descendue à Montréal pour une entrevue et j’ai été engagée sur le champ.»

Anne-Catherine restera à l’emploi du prestigieux club de hockey pendant trois ans. «J’avais le même poste qu’avec les Sénateurs. Je m’occupais des commanditaires. L’affichage sur les bandes, la pub à la radio et la télé, les événements. J’ai trippé. Mais, je suis tombée malade et j’ai dû tout arrêter. Ma boutique était toujours ouverte. Je passais la semaine à Montréal et je retournais à Ottawa y travailler les samedis et dimanches. Je travaillais sept jours sur sept. C’était fou!»

À tête reposée

«Quand le contrat de location du local est arrivé à terme, on en a parlé, ma sœur, mon père et moi, à savoir si on voulait le reconduire. Il n’y avait plus d’intérêt. J’étais là juste les fins de semaine, ma sœur qui travaillait comme enseignante… Je ne voulais pas forcer. Je voulais que la boutique continue parce que pour moi, c’était un cadeau à la communauté. Je l’ai vendue à un de mes employés.»

Après s’être reposée, Anne-Catherine fait un court détour par le communautaire. Puis, elle cogne à la porte du Cirque du Soleil. Elle se trouve une niche au sein du département des alliances corporatives où elle se démarque par sa volonté d’apprendre.

Ce qui lui vaudra de travailler sur un projet bien personnel du fondateur du Cirque, Guy Laliberté. La jeune femme, qui préférait le terrain plutôt que l’université, côtoie régulièrement l’un des Québécois les plus reconnus pour organiser ses conférences à la grandeur de la planète. Déplacements, longues heures et stress font partie de son quotidien. Avec en prime le sentiment de l’accomplissement, le travail d’équipe et l’excitation.

Il n’y a pas qu’un seul chemin pour se réaliser et gagner sa vie. Pour Anne-Catherine, le bonheur ne passait pas par l’université mais par l’expérience. Mais pour y arriver, la jeune femme a dû s’écouter.

Autres textes sur Éducation

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Anton Tchekhov, dramaturge russe environnementaliste

Un écologiste nommé Tchekhov

Protéger la nature : une idée déjà présente au 19e siècle

«Il y a de moins en moins de forêts, les cours d’eau se tarissent, le gibier disparaît, le climat est détérioré et, tous les jours, la terre s’appauvrit et s’enlaidit.»

Normand Charest – chronique Valeurs de société | Dossiers Culture, Environnement

reflet de société réflexions sociales débats sociauxVoilà des propos parfaitement d’actualité, qu’on ne serait pas surpris d’entendre à la télévision. Pourtant, ils ont été exprimés il y a déjà plus de 120 ans par un personnage d’une pièce de Tchekhov (*), qui s’était donné comme mission de protéger les forêts contre la surexploitation, un personnage que ses contemporains, toutefois, trouvaient «démodé et peu sérieux». C’est pourquoi ils l’avaient surnommé Le Sauvage, ce qui est aussi le titre de la pièce (1889) d’où est tirée cette citation.

L’idée de protéger la nature menacée par l’être humain est donc loin d’être nouvelle. Cependant, dans notre façon de considérer l’actualité, nous souffrons souvent de courte vue, et chaque génération s’imagine refaire le monde. Mais en réalité, une telle attitude «nouvelle» existait déjà dans la génération de nos parents, puis de nos grands-parents — ou il y a plus d’un siècle dans le cas de ce discours écologiste. Un discours qu’on trouvait «démodé» au 19e siècle, alors qu’on saluait plutôt le progrès, comme beaucoup le font encore maintenant.

La leçon pour nous serait donc de ne pas mésestimer les expériences des générations précédentes. D’ailleurs, une meilleure connaissance de l’Histoire pourrait éveiller en nous un peu plus d’humilité et une plus grande profondeur.

* Anton Tchekhov (1840-1904) : dramaturge russe, dont les pièces de théâtre les plus connues sont : La Mouette, Oncle Vania, Les Trois Sœurs, La Cerisaie…

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