D’une dépendance à l’autre: la codépendance

D’une dépendance à l’autre: la codépendance

Marie-Lyne Caisse            Dossier Alcooliques Anonymes et Dépendance affective

Quand je dis codépendance, à quoi pensez-vous? Au conjoint d’un dépendant ou une personne à multiples dépendances? Saviez-vous qu’il existe des centres de thérapie qui réunissent dans un même groupe des dépendants aux drogues, des dépendants au sexe et d’autres au jeu compulsif?

La codépendance fait référence au fait d’avoir plusieurs dépendances. Les centres d’aide amènent souvent les personnes à cesser leurs dépendances et comportements nocifs. D’après Madame Diane Borgia du centre CAFAT (Centre de prévention et de traitement de la codépendance et des multiples dépendances), cette méthode n’est pas idéale. «Pour régler une dépendance quelconque, vous devez d’abord régler un problème plus profond.»

Madame Borgia soutient que: «En apparence, votre dépendance peut être de n’importe quelle nature: alcool, drogue, Internet, travail, etc. C’est du pareil au même! Vous souffrez de dépendances affective et émotive. Une personne qui arrête juste de jouer ou de prendre de la drogue, si elle ne règle pas le cœur du problème, elle ne fera qu’un transfert de dépendances en dépendances.»

Jean B., membre de Gamblers Anonymes, affirme: «Mon problème de jeu ne représentait que 15% du problème. Le 85% qui reste est ma difficulté de gérer et de vivre mes émotions et mon affectivité. Quand j’ai voulu arrêter de jouer, j’ai mis toutes mes énergies sur le problème de jeu ou dans une autre dépendance. Il a fallu que je fasse un cheminement, changer mon mode de vie pour apprendre à vivre et à assumer le gros du problème, c’est-à-dire mon comportement face à mes émotions. Les émotions qui autrefois me poussaient à jouer, maintenant que j’ai appris à les verbaliser, me permettent de ne plus retourner jouer.»

Pour Bruno, membre de plusieurs fraternités d’entraide: «Quand un événement vient jouer dans mes émotions, j’ai tendance à fuir dans une bulle où plus rien ne me touche. Cette bulle a été le jeu, le sexe, la drogue, l’alcool… Pour régler mon problème, c’était pas juste de péter ma bulle, mais de travailler sur ce qui me poussait à fuir.»

Mieux se connaître pour mieux vivre. Avez-vous déjà entendu cette phrase? La connaissance de soi est essentielle à une vie saine et équilibrée. Plus vous travaillez sur vous et moins de chances vous aurez d’être pris au piège de multiples dépendances ou de comportements compulsifs. En connaissant vos motivations profondes et vos valeurs, et en donnant un sens à votre existence, vous serez mieux armés face aux situations de la vie courante. Vous aurez plus de facilité à prendre une décision et à vous fixer des buts. Il n’y a pas de plus beau cadeau à s’offrir que de se découvrir

Commentaires sur le gambling et textes sur le gambling,

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Témoignage: revivre après la drogue

Témoignage: revivre après la drogue

Lucie Thiboutôt                Dossier Toxicomanie

drogue-toxicomanie-1 J’ai pris les grands moyens. J’étais devenue un robot vivant pour sa drogue. Je suis allée chercher du renfort au Manoir Aylmer. Une grande joie m’habite depuis quelque temps. Tout ce bonheur grâce à un endroit où je réside, le Manoir Aylmer, à Beaulac-Garthby. Voici un bref résumé de mon vécu.

Je suis une mère de 37 ans, divorcée depuis 5 ans. J’ai 2 magnifiques enfants âgés de 12 et 14 ans que j’aime profondément. Je suis devenue dépressive à la suite de mon divorce, il y a quelques années. Je suis tombée dans l’enfer de la drogue dure. Quotidiennement, je m’injectais de la cocaïne. À plusieurs reprises, j’ai été prise de convulsions. J’ai fait 2 arrêts cardio-respiratoires, une overdose. J’étais devenue affreuse: un robot ne vivant que pour sa drogue. Je ne mangeais plus. Je pesais 93 livres. Pour payer ma drogue, je volais dans des chantiers de construction avec mon ex-chum.

Perdue dans ce trou noir, je ne voyais plus le jour. Je combattais mes envies, en oubliant mes adorables enfants et tous ceux que j’aime. J’ai blessé mes proches. Mes enfants m’ont vu me dégrader. Pire, je les ai négligés. Je ne voyais plus mon garçon, hébergé par son père. Ma fille, qui habitait avec moi, passait ses nuits seule. Elle vivait dans l’insécurité, me voyait m’enlaidir, droguée.

Jusqu’au jour où j’ai fait une crise dans la salle de bain. Mon chum m’a vue. En me brassant pour me réanimer, il m’a fracturé une côte. Il criait après moi. Ma fille se trouvait dans le salon. Elle aurait pu me retrouver… morte. J’ai réalisé que c’était devenu grave. J’en ai eu assez de vivre entre la vie et la mort. Alors j’ai pris les grands moyens. Je suis allée chercher du renfort à long terme.

Le Manoir Aylmer a sauvé ma vie. Maintenant, je renais grâce aux intervenants et à mes efforts. Après tant de difficultés, j’ai surmonté plusieurs épreuves qui m’ont fait grandir. J’ai mis une croix sur ma relation avec mon ex, une personne que j’aimais beaucoup. J’ai minimisé notre relation, associée à la drogue, aux vols. J’ai appris à ne plus accorder d’importance à mon ex-mari qui cherche à me contrôler en utilisant nos enfants et ma dépendance à la drogue. Je suis devenue plus patiente quand mon ex-mari refuse que je vois mes enfants.

Épatante

Maintenant, je suis sur le bon chemin, belle et saine. Une nouvelle personne aimable qui s’aime. Oui, enfin, je renais. Je me suis retrouvée et je me trouve épatante. J’aime la vie. Mes pensées sont aujourd’hui positives. Je crois à une vie nouvelle en harmonie avec moi-même.

Je suis fière. Je me comprends, je m’accepte et m’apprécie comme je suis, car mes comportements sont améliorés. J’accepte mes défauts, j’apprécie mes qualités. Je ne me presse plus, je vis un jour à la fois. J’ai des désirs, bien sûr, mais sans trop me hâter de les accomplir. C’est bien assez pour mon impatience!

J’ai plein d’amour pour ceux que j’aime et pour un prochain amour. Je crois aux nouvelles amies qui seront positives pour moi. Je suis consciente des efforts qu’il me faudra donner pour le reste de ma vie. Je m’éloigne de ma ville, de tout ce qui est négatif. Une nouvelle vie, c’est merveilleux!

Je suis reconnaissante au Manoir Aylmer et à ses intervenants, car sans eux et mes efforts, je ne serais pas rendue sur ce bon chemin. Je ne veux pas changer de route: c’est le chemin du bonheur. À tous ceux qui veulent se sortir de cet enfer, je leur souhaite de tout mon coeur de suivre le même chemin que moi.

Autres textes sur Toxicomanie

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Site d’injections supervisées pour toxicomanes: Insite de Vancouver

Site d’injections supervisées pour toxicomanes: Insite de Vancouver

Raymond Viger   Dossiers Alcool et drogue, Site d’injections supervisées

Érik Desbois est coordonnateur du département de travail social de l’organisme La Boussole. Suite aux généreuses démarches qu’Érik a faites auprès de la Santé  publique de Colombie-Britannique, Reflet de Société est invité à visiter le seul site d’injections supervisées en Amérique du Nord. Nous rencontrons un des intervenants du Insite de Vancouver, M. Russ Maynard. Son accueil est chaleureux et très passionné.

Les règles d’intervention doivent s’adapter aux gens que l’on veut desservir, explique-t-il. «Avec 15 000 personnes alcooliques-toxicomanes concentrées dans le même quartier dont 50% sont psychiatrisées, les barrières doivent être le plus bas possible pour rendre l’intervention accessible.»

S’injecter sous supervision de la Santé publique

Les personnes toxicomanes qui veulent s’injecter doivent sonner à la porte sécurisée. Elles s’identifient à l’accueil par leur prénom et leur date de naissance. Notre guide se nomme maintenant Russ61. Cette identification permet de recueillir des données sur l’utilisation du service et de créer un dossier pour chaque utilisateur. Ce dossier recense les interventions médicales ou psycho-sociales et permet de justifier les résultats du travail réalisé à Insite.

Lorsqu’une des 12 cabines d’injection se libère, l’utilisateur suivant est appelé. Il s’installe dans la cabine qui a été stérilisée. Il fait face à un grand miroir. Des murs le séparent des autres usagers. «Les personnes toxicomanes, habituées à surveiller l’arrivée de la police, sont devenues paranoïaques, explique Russ61. Le grand miroir leur permet de savoir si quelqu’un se trouve derrière elles. Un des avantages secondaires est de permettre à la personne de se regarder. Cela peut l’aider à prendre conscience de sa situation et le motiver à changer son mode de vie»­­­.

Chaque personne toxicomane doit amener la drogue qu’elle veut consommer. Le centre d’injections supervisées n’a pas le mandat de vendre de la drogue. Les règlements sont stricts sur ce point. Aucun usager ne peut remettre quelque chose directement à un autre. Même une simple cigarette sera remise à son destinataire par un intervenant.

Insite site d'injection supervisé

Avantages d’un site d’injections

Russ61 nous fait la démonstration du mode de consommation dans la rue. L’utilisateur s’installe à même le sol, mélange le crack avec de l’eau et se l’injecte. S’ils sont pressés, 2 utilisateurs n’utiliseront qu’une seule seringue.

Les avantages du site d’injection sont multiples, nous explique Russ61. «Les vendeurs de crack cachent la drogue à l’intérieur d’un plastique. Ces petits sachets se camouflent dans la bouche en haut des gencives. Lorsque vous achetez votre dose, le vendeur la crache dans sa main pour vous la remettre. Sachant que 80 à 90% des gens vivant dans la rue sont porteurs de l’hépatite C et que la drogue est cachée dans la bouche du vendeur, cela représente un premier risque de contagion. L’échange de seringue en représente un deuxième à ne pas négliger. De plus, la drogue, souvent mal diluée dans l’eau, cause des problèmes aux veines et au cœur»­­­.

Site d’injections supervisées: épargner l’argent des contribuables

Hépatite C, VIH, infections des veines, crise cardiaque, détresse respiratoire, AVC… ne sont que quelques-unes des complications médicales liées à une consommation de rue. Russ61 nous rassure sur les coûts du site d’injection. «Le Insite coûte 3 millions par an. Nous sommes cependant convaincus que la diminution des coûts de traitement et d’hospitalisation permet d’économiser encore plus d’argent. Pour les overdoses seulement, dans 60% des cas, nous réussissons à traiter la personne avec une simple bouteille d’oxygène. Notre intervention directe permet d’épargner au système de santé un transport ambulancier et une hospitalisation.»

«Lorsque le traitement avec l’oxygène ne suffit pas, il faut faire une injection de Naxolone. Le Naxolone supprime les effets des opiacés tels que l’opium et l’héroïne. Cela permet d’éviter la dépression respiratoire en cas d’overdose. Nous sommes autorisés à faire des injections de 0,4 mg. Si cela n’est pas concluant, nous appelons les secouristes qui, eux, peuvent faire des injections allant jusqu’à 0,8 mg. La majorité des overdoses ne nécessiteront pas d’hospitalisation.»

Le taux de mortalité par overdose ne cessait d’augmenter avant l’arrivée du Insite, dépassant une overdose mortelle par jour dans Vancouver. Près de 400 morts par année. Le Canadian Journal of Public Health publiait en 2006, 3 ans après l’ouverture du Insite, ces résultats: «après les fortes hausses enregistrées, site-injection-supervise-vancouver-insite les taux de décès par surdose en Colombie-Britannique ont baissé, en raison d’importantes baisses des cas de surdose à Vancouver».

Moins d’hospitalisation

Outre ces économies importantes, on évite des complications plus sérieuses. «Les infections non traitées amènent souvent une amputation d’un bras ou d’une jambe. En fournissant du matériel stérile, en permettant à l’utilisateur de chauffer sa drogue pour mieux la diluer et en traitant rapidement les cas d’infections sur place, nous évitons plusieurs amputations aux coûts médicaux élevés.»

Il faut aussi tenir compte de la réalité des personnes touchées. «Pour une infection à un bras, il faut faire des injections d’antibiotiques, soir et matin, pendant 2 semaines. Nous réussissons à le faire au Insite, mais les utilisateurs décrocheraient vite s’ils devaient se présenter à l’hôpital.»

Le site d’injection supervisée compte 2 intervenants en santé mentale et 2 infirmières pour répondre aux différents besoins des utilisateurs. Des tests pour le VIH et des tests de grossesse sont aussi disponibles sur place.

Lorsque l’utilisateur a terminé, il traverse une dernière pièce pour prendre un café. «Les consommateurs qui ont leur high se retrouvent facilement en plein milieu de la rue, complètement désorientés. Nous avons remarqué qu’en leur offrant un café et en leur permettant de vivre le début de leur trip au site d’injections supervisées, cela diminue drastiquement le nombre d’utilisateurs frappés par une automobile.»

Prévu pour recevoir 600 personnes par jour, le centre d’injections supervisées en reçoit maintenant jusqu’à 1100.

Centre de désintoxication sur demande

Des intervenants profitent de la pause-café des utilisateurs pour offrir leur service et vérifier les besoins qu’ils peuvent combler: recherche d’un logement, d’un travail ou encore d’une cure de désintoxication, un téléphone peut être mis à leur disposition.

Les utilisateurs de drogue injectable sont des gens impatients. Quand ils veulent quelque chose, c’est tout de suite. Il s’agit d’une éternelle gestion de crise. Ils n’attendront pas 2 semaines qu’une place se libère dans un centre. C’est pourquoi un centre de désintoxication de 9 lits est disponible au 2e étage du Insite, nommé le Onsite. La personne toxicomane qui montre un intérêt pour arrêter de consommer peut être prise en charge rapidement en attendant de pouvoir être transférée dans un autre centre. Au 3e étage, 12 autres lits sont offerts pour ceux qui ont fait une démarche et sont en attente d’un logement supervisé ou d’un programme d’aide.

Avant de nous séparer, nous croisons Troy, un ex-consommateur connu d’Érik et de Russ. Troy demeure au 3e étage. Il a suivi une thérapie. Il veut maintenant travailler, ce qui l’obligera à retourner aux études. «Tout est une question d’attitude, de la façon dont on se regarde. Je souhaite qu’il y ait à l’avenir plus de programmes comme le site d’injections supervisées Insite.»

En continuant notre visite du quartier avec Érik, nous recroiserons Troy. Il revient du marché avec quelques fruits qu’il s’apprête à manger. Suivre une thérapie et vivre encore dans le même quartier, croiser ses anciens copains de consommation, n’est pas chose facile. Mais comme nous disait Troy, c’est une question d’attitude.

Survie du Insite, compromise?

Le gouvernement fédéral et la GRC, contre la volonté du gouvernement de la Colombie-Britannique, celle de la mairie de Vancouver, de la police municipale et des organismes communautaires ont été en cour afin de ne pas renouveller le permis exemptant le site d’injections supervisées de se conformer aux lois sur l’usage des drogues.

La cour a tranché en faveur du Insite. Le gouvernement fédéral de Stephen Harper a décidé d’aller en appel.

Reportage sur le quartier chaud de Vancouver Downtown Eastside

Autres textes sur Alcool et drogue.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

QUAND PLEURENT NOS JEUNES D AUJOURD’HUI

QUAND PLEURENT NOS JEUNES D’AUJOURD’HUI

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Voici un titre plutôt triste je l’avoue, mais aussi réaliste et d’actualité. Rares sont les familles où on ne compte même plus sur les doigts d’une seule main les enfants qui versent des larmes de sang, suite au divorce de leurs parents. Parce que l’amour entre un homme et une femme peut aussi durer le temps d’une période indéterminée.

Certains de ces jeunes enfants du divorce ont versé en cachette de tous trop de larmes de sang sur l’oreiller, mais quelquefois, fort heureusement, sur l’épaule d’un véritable ami de route. Plusieurs d’entre eux auront tout de même eu cette formidable chance à travers leurs malheurs d’avoir des parents assez humains et détachés de leurs propres blessures pour ne pas se servir de leurs enfants comme des otages ou des boucliers humains. Leurs exemples peuvent aussi servir à apprendre subtilement à leurs enfants que le véritable amour entre deux personnes qui s’aiment vraiment peut aussi prendre fin légalement, civilement et religieusement sans toujours mettre fin au véritable amour fraternel. Ainsi, les blessures de tous seraient beaucoup moins profondes et bien moins longues à cicatriser; quand ce beau rêve est humainement possible, évidemment.

Jeunes et familles d’accueils

De plus en plus, il y aura pour les jeunes autant de familles encore unies que de parents divorcés, des familles d’accueils qui se multiplieront à travers les communautés ou des personnes extrêmement charitables, humaines, professionnelles et ouvertes sur les dures réalités que vivent nos jeunes enfants du divorce. À tous les niveaux, ceux-ci auront besoin des meilleurs soutiens possibles: affectif, émotif, psychologique, social et spirituel. Le ministère de la famille verra, j’en suis certaine, à apporter un soutien entier et une approche globale en mettant sur pied des équipes multidisciplinaires pour soutenir nos jeunes qui, après tout, sont nos travailleurs et nos députés de l’avenir.

Le réseau de la santé mentale

Bientôt viendra le temps d’agrandir et de moderniser nos réseaux de la santé mentale, et ce, autant à travers le Québec et le Canada qu’à travers les pays du monde entier. Parce que les centres de crises des maladies mentales, les maisons de réhabilitations et de thérapies intensives, les départements de la santé mentale dans les hôpitaux, les institutions psychiatriques à courts et moyens termes, ainsi que les prisons de chaque pays verront s’alourdir, hélas, l’entrée de nouveaux arrivants ayant à peine atteints l’âge de la majorité. Ces lieux devront être de plus en plus accueillants et chaleureux, afin d’apporter un baume temporaire à nos jeunes, tout en leur donnant le sentiment véritable d’avoir enfin trouvé une véritable place d’accueil et d’hébergement dans la communauté et dans la société.

Jeunes et paradis artificiels

Plusieurs de nos propres enfants et petits-enfants, du divorce ou non, s’en sortiront très bien dans la vie, peu importe quelles difficultés ils auront à traverser. D’autres jeunes n’auront pas d’autres choix que d’engourdir leurs souffrances morales inconsolables à travers les illusions et les mirages que procurent parfois les paradis artificiels tels, la boisson à outrance, la dépendance affective, la sexualité débridée, les jeux de hasard, les sciences occultes outre mesures, quand ce ne sera pas le découragement et les tentatives de suicides. Certains des jeunes, venant de toutes catégories aussi, mais moins chanceux, pataugeront à travers les tas de paradis artificiels causés par les multiples drogues sur le marché, sans compter qu’ils chercheront peut-être à expérimenter et abuser des multiples drogues illégales, sans compter que par la suite, ils risquent de côtoyer des gangs de rues et des milieux criminalisés, etc, etc.

Quand ils auront atteint le fond du baril de la souffrance humaine, les plus éveillés, débrouillards et généreux de nos jeunes de familles divorcées ou non, et cela est important à préciser, auront tout de même atteint à travers ces grands brouillards une sagesse nouvelle qui servira sûrement de tremplin pour venir au secours des jeunes plus miséreux qu’eux-mêmes. Avec une note humoristique, j’ose écrire que plus d’un de ces jeunes devenus adultes, n’auront même plus le goût de visiter au quotidien l’enfer sur terre.

Quand le jeune devient parent

Sortiront alors de ces mille douceurs ou misères, des intervenants sociaux, des journalistes, des écrivains, des policiers, des professionnels de la santé, des gardiens de prison, de casinos ou de résidences d’accueil, des spécialistes en aménagement du territoire dans les MRC et les villes, des diacres pour les paroisses, des coiffeuses, des menuisiers, des artistes, etc. Et oui, il y aura des papas et des mamans qui répéteront possiblement les mêmes scénarios, tant et aussi longtemps qu’ils ne comprendront pas leurs propres parents qui ont simplement donnés le meilleur d’eux-mêmes, y compris avec le contenu de leurs bagages de vie personnels.

Soyons compatissants, humains et accueillants avec tous nos jeunes, peu importe les multiples chemins qu’ils choisiront. Ayons confiance en eux le plus possible, en ayant surtout confiance que la vie les guidera mieux que n’importe qui d’entre nous; en s’assurant quand même de leur fournir tous les outils dont ils auront besoin dans leurs familles, dans la communauté et dans la société. Peut-être aussi verra-ton le ministère de la famille inclure une section spécialisée qui viendrait en aide directement à ces jeunes adolescents (es) et jeunes adultes en devenir? Il est nécessaire de leur apporter des équipes multidisciplinaires pour mieux les soutenir. Après tout, ce sont nos futurs travailleurs et travailleuses. Vaut mieux rêver en couleurs que de ne plus rêver du tout!

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La dépendance à l’Internet dans les années 2100

Les risques de l’Internet

La cyberdépendance

Du bout des doigts, il l’a fait frissonner de plaisir. Il sait exactement comment la prendre, quand et quoi lui dire pour la faire jouir. Sans même la toucher.

Anne-Marie Miron, Sainte-Agathe-des-Monts   Dossier Internet 

C’est l’été 2104, un été extrêmement chaud, la plupart des gens font comme lui et restent chez eux, nus comme un ver, pour ne pas trop souffrir de la chaleur. Lui, un New-Yorkais dans la soixantaine, aux cheveux longs, poivre et sel, porte fièrement sa queue, de cheval. Une queue pour lui, représente la sagesse d’un homme. Elle, un petit bout de femme dans la quarantaine, à peine mature, vit en Gaspésie, un coin de paradis sur Terre.

Elle l’a connu en juin 2100, sur Internet, dans un groupe de soutien pour personnes en difficultés psychologiques. Il est thérapeute et, elle, dépressive. Après 2 heures de clavardage, elle connaît plusieurs jouissances mentales et ne peut déjà plus se passer de lui. C’est le coup de foudre virtuel.

Elle est allée à la recherche d’un groupe sur le net pour avoir de l’aide pour une dysfonction sexuelle et un problème d’alcool. Elle se pense frigide et, à 40 ans, a décidé de s’en sortir pour enfin s’épanouir. Sauf qu’elle n’avait pas prévu tomber amoureuse de son thérapeute qui, lui, a environ 800 autres clientes et clients semblables.

La jouissance mentale est une méthode intégrée dans les thérapies de groupe virtuel, depuis peu, soit en 2102. De 2020 à 2060, plusieurs scientifiques ont expérimenté et étudié cette nouvelle science en devenir qui a été approuvée comme telle par l’Ordre mondial des scientifiques. La jouissance mentale a depuis remplacé le sexe physique devenu banal et animal.

Après 4 années de thérapie avec lui, elle commence à se sentir négligée, délaissée et puis abandonnée. Après avoir versé des torrents de larmes, elle prend une décision pénible à faire pour elle.

Même si elle trouve très difficile le geste qu’elle va poser, elle se lève, se penche et puis… débranche son ordinateur.

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Que signifie être dépendant?

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Consommation de pot

Consommation de pot

Dossier Alcool et drogue

En tant qu’intervenant, j’ai eu l’occasion d’accompagner plusieurs personnes toxicomanes. Aujourd’hui je veux vous partager quelques constats concernant les arrêts de consommation que j’ai pu observer.

On parle ici de jeunes de 16 à 30 ans. Certains ont consommé du pot pendant plusieurs années, pouvant aller jusqu’à 15 ans de consommation continue. Des jeunes devenus irresponsables, voleurs, menteurs, incapables de respecter un rendez-vous ou un engagement, un lever du corps à des heures aléatoires, des promesses, toujours des promesses, mais sans résultat concret, une mémoire de quelques minutes, incapables de planifier plus de 5 minutes à la fois…

En espérant que vous n’avez pas reconnu trop de monde de votre entourage. Certains de ces jeunes ont dû passer par un centre de thérapie pour en arriver à reprendre le contrôle de leur vie. D’autres ont dû faire plusieurs thérapies avant d’en arriver à une victoire.

Finalement, il y a ceux qui ont arrêté, tout simplement parce qu’ils n’en pouvaient plus de se voir consommer et d’être des légumes permanents. Des arrêts de consommation sans aucune thérapie, à froid, motivé par une » écoeurantite » aigue de leur mode de vie. Leur motivation: « Je ne veux plus retourner de là d’ou je viens ».

En peu de temps, moins d’une semaine, ces jeunes se cherchent un emploi, se font un plan d’action, deviennent sérieux et responsables! Ils demeurent différents pour un certain temps. Mais après une semaine d’arrêt de consommation, vous les verriez et vous auriez de la difficulté à me croire si je vous décrivais l’état végétatif dans lequel ils baignaient la semaine d’avant.

Tout n’est pas toujours aussi beau et miraculeux. Certaines drogues laissent des séquelles à long terme. Je fais 2 constats de ces expériences. D’une part, il est faux de banaliser la consommation de pot et de penser qu’il n’y a rien là. Pendant leur consommation, le mode de vie de ces jeunes n’était pas enviable. D’autre part, l’arrêt de consommation peut permettre un rétablissement rapide et plus facile que l’on peut se l’imaginer.

Essayez donc, juste pour voir. Vous m’en donnerez des nouvelles dans quelques semaines.

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