Tourisme international dans Hochelaga-Maisonneuve avec Bistro le Ste-Cath

Tourisme international dans Hochelaga-Maisonneuve

Bistro le Ste-Cath, un contributeur d’exception

restaurant touristes internationaux bon resto montréal* Café Graffiti reçoit bon an mal an près de 3 000 jeunes touristes internationaux qui viennent y suivre des ateliers d’initiation au graffiti.

* Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thématiques sociales accueille chaque année plusieurs stagiaires européens en journalisme et en animation culturelle.

* Année après année, plus d’une trentaine de travailleurs sociaux européens viennent au Québec pour assister à nos ateliers qui détaillent notre intervention.

bistro hochelaga-maisonueuve restaurant touristes resto* Bistro le Ste-Cath offre quant à lui l’hospitalité à plus de 1 500 touristes Français pendant leur séjour au Québec. Solidaires du quartier, nous nous efforçons aussi de garder ces touristes dans Hochelaga-Maisonneuve : la clientèle que nous ne pouvons servir est ainsi redirigée vers les Cabotins, restaurant voisin. Nous partageons alors avec lui nos recettes comme notre expertise de manière à garantir le même niveau de qualité dans l’accueil réservé aux touristes.

restaurant meilleur accueil touristique montréalMembre de Tourisme Montréal, nous avons donc présenté aux Prix annuels en Tourisme le travail que nous accomplissons en ce qui a trait à l’accueil de touristes internationaux.

L’organisme se retrouve finaliste pour les Prix Distinction 2019 de Tourisme Montréal. L’identité du gagnant sera révélée le 21 mars prochain.

Les finalistes sont :

restaurant touristes montréal resto bistro meilleur bouffe* Aéroports de Montréal

* Hôtel Ambrose (3 étoiles) rue Stanley, au Centre-Ville

* Hôtel Monville (4 étoiles) rue Bleury Centre-Ville.

* Bistro Ste-Cath/Café Graffiti

Bistro le Ste-Cath est un organisme communautaire en économie sociale. 

100% de ses surplus sont reversés à la communauté. 

Nous présentons plus de 200 spectacles gratuits par année.

Réservation (514) 223-8116

Publicités

Publicité de Tourisme Montréal pour Montréal… ou Québec?

Une publicité de Tourisme Montréal qui fait parler

Certains ont dit que la publicité était quétaine.

D’autres ne comprenaient pas pourquoi le chanteur était autant mis en vedette au lieu de mettre l’emphase sur le sujet de la publicité, soit Montréal.

On a aussi questionné le budget de 400 000$ qu’aura coûté cette publicité de Tourisme Montréal.

Personnellement, la grande question que je me pose, si cette publicité de Tourisme Montréal veut faire la promotion de Montréal, pourquoi on entend 9 fois le nom de Québec et aucune fois Montréal?

Qui suis-je?

Je suis membre de Tourisme Montréal pour faire la promotion d’un Bistro communautaire, Bistro le Ste-Cath. Nous offrons près de 250 spectacles gratuits par année et 100% des surplus sont reversés à la communauté.

Pour la programmation complète: événements à venir.

Réservations (514) 223-8116.

250 spectacles gratuits par année

100% des surplus reversés à la communauté

Le Bistro le Ste-Cath est un restaurant, une chaleureuse terrasse. Le Bistro le Ste-Cath est une scène offrant à une brochette d’artiste la chance de performer de façon intime et chaleureuse devant vous. Les spectacles sont gratuits.

La scène du Ste-Cath vous présente des spectacles de musique, d’humour, d’improvisation, des entretiens littéraires et des expositions.

Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable tout en profitant d’un spectacle ou d’un événement.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, le Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour la programmation complète: événements à venir.

P.S. Cette publicité du Bistro le Ste-Cath a été créé en 4 minutes par un bénévole avec un budget zéro.

La Tablée des chefs, Montréal à Table et Tourisme Montréal

Montréal à Table se termine

La Tablée des chefs avec Tourisme Montréal débute

Raymond Viger Dossiers RestaurantBistro le Ste-Cath

Aujourd’hui, lundi 14 novembre, Tourisme Montréal s’est associé avec la Tablée des Chefs pour fournir des repas à des organismes communautaires.

Tablée des Chefs, Tourisme Montréal, MTLàTableBistro le Ste-Cath participe à ce grand projet. 200 repas à base de sauce spaghetti sont préparés. Demain, mardi, le centre de thérapie Maison du Pharillon, ramassera le tout.

Un excellent projet et une belle implication communautaire.

Merci de partager dans vos réseaux sociaux.

Réservations et informations: (514) 223-8116.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant souper spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

À quelques jours de Mtl à table

Soirée de dégustation et de découverte

150 restaurants à votre service

Raymond Viger     Dossiers RestaurantBistro le Ste-Cath

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Du 3 au 13 novembre, c’est l’évènement MTL à Table, organisé par Tourisme Montréal. Le Ste-Cath a été retenu pour faire parti d’une cohorte de 150 restaurants qui représenteront une cuisine exploratoire.

Une occasion unique pour le public de découvrir de nouveaux menus et de nouveaux lieux de gastronomie montréalaise.

Fromages d’ici

MTL à Table a sélectionné 15 restaurateurs pour représenter les Fromages d’ici. La recette de notre chef Nicolas fait parti de ces 15 gagnants en présentant une recette végétarienne.

Pennes à la crème et au porto bleu, champignons sauvages du terroir et échalotes françaises déglacés au vin, pommes vertes et noix de Grenoble rôties.

Brunch

Toujours dans le cadre de MTL à Table, le Ste-Cath offrir de délicieux et spéciaux brunchs pour les 2 week-ends de cet évènements culinaires hors du commun. Les samedis et dimanches de 9h00 à 14h00. À ne pas manquer.

Des soirées sans fin

Pour ceux qui veulent veiller tard, le Ste-Cath offrira des menus de fin de soirée à compter de 22h.

Spectacles gratuits

De plus, le Ste-Cath vous offrira 10 jours d’activités intense pour souligner MTL à Table. Admission gratuite. Réservations (514) 256-443

Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cbistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.


Pour informations et réservations 514-223-8116 bistro@le-ste-cath.com.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Programmation de la semaine au Ste-Cath

Programmation du Ste-Cath

100% des profits reversés à la communauté

Raymond Viger     Dossiers RestaurantBistro le Ste-Cath

souper spectacle restaurant est montréal hochelaga-maisonnneuve musique

28 octobre 20h Caribbean Jazz Guitar Quintet

Montréal à table mtlatable mtl à table bon restaurant bonne bouffe29 octobre 20h LEAP

30 octobre 18h Soirée Country Luc Tremblay

1er novembre 19h Soirée de poésie et d’art oratoire animé par Raymond Viger. Artiste invité Georges Dutil. La question qui tue: un photographe peut-il faire parti d’une soirée de poésie.

2 novembre Organisme en spectacle COMPLET.

Montréal à Table, du 3 au 13 novembre.

3 novembre La Lib, 20h

Soirée d’improvisation (tous les jeudis soirs).

Merci de partager dans vos réseaux sociaux.

Réservations et informations: (514) 223-8116.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant souper spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Jardin des Premières-Nations du Jardin botanique de Montréal

L’art et la culture autochtones

Rencontre avec Sylvie Paré

Depuis quelques années, lorsque je me rends au Jardin botanique de Montréal,  je m’arrête d’abord au lieu nommé «Jardin des Premières-Nations». Parmi tout le reste, c’est celui qui me plaît le plus.

Normand Charest Dossier AutochtonesEnvironnementJardin botanique

jardins premières nations indiens amérindiens culture amérindienne

Pourtant, le jardin des Premières-Nations n’a rien de spectaculaire, contrairement à celui de la Chine, par exemple, plein de bâtiments d’allure ancienne et exotique et de grands massifs de vivaces qui demandent beaucoup d’entretien.

Le jardin dédié aux Autochtones de chez nous est tout autre. À première vue, il n’a même pas l’air d’un jardin. Plutôt qu’une seule grande entrée triomphale, il en compte plusieurs, chacune d’elles discrète et passant facilement inaperçue.

Si on n’y porte pas attention, ce jardin peut ressembler à n’importe quel boisé. Et à bien y penser, c’est peut-être là le but. Celui de nous ralentir un peu, puis de nous rapprocher de l’essentiel. C’est-à-dire de la nature et de l’authenticité.

Un jardin symbolique

jardins premières nations jardin botanique montréal autochtone indiens amérindienLe Jardin des Premières-Nations est sillonné de petits sentiers. Sous les grands arbres matures, on a planté des végétaux indigènes. Et tout y reprend graduellement un air sauvage. Sauf pour les plaquettes identifiant les plantes, qui nous rappellent que nous sommes dans un jardin botanique, jouant ainsi leur rôle éducatif.

On voit des pierres gravées couchées sur le sol, et des aménagements discrets çà et là. Une grande tente de toile, des poteaux de tipi, une hutte de sudation, une palissade…

Les régions du Québec y sont symboliquement représentées. La forêt décidue (comme elle l’est dans la région de Montréal et tout le sud du Québec; le terme «décidu» qualifiant les arbres qui perdent leurs feuilles en automne, comme l’érable et le chêne), la forêt de conifères (à feuilles persistantes) plus au nord, et puis un tout petit échantillon de la toundra où il n’y a plus de forêt.

La particularité aquatique du territoire québécois est représentée par un grand étang où l’on trouve des canards, des tortues et des moules d’eau douce sous une abondance de nénuphars en fleurs. Il n’y manque que l’orignal.

Des Autochtones accueillant

jardins premières nations jardin botanique montréal autochtone indien amérindiensLe pavillon lui-même est effacé. On a évité le rustique et la pacotille. On n’y trouvera pas d’«Indien» à plumes. L’essentiel se trouve ailleurs. Dans la nature, bien sûr, mais par-dessus tout, dans l’accueil chaleureux des animateurs: toujours de jeunes Autochtones.

Mais sa plus grande richesse, repose dans le travail de ses jeunes animateurs. C’est là, peut-être, que se trouve le concept le plus original et réussi de ce jardin. À chaque fois, je suis frappé par leur accueil patient et enthousiaste, par leur disponibilité et leur douceur. Il faut souligner cette réussite! D’ailleurs, il me semble qu’on ne parle pas assez de ces qualités autochtones, d’accueil et de douceur, dont j’ai pu faire l’expérience à d’autres occasions.

Dans la culture amérindienne, l’homme est le frère des animaux, des plantes, et des éléments. Il en est indissociable, et c’est lui qui nous guide dans ce jardin des Premières-Nations, dont le rôle est à la fois éducatif et social.

Rencontre avec Sylvie Paré

jardin premières nations jardin botanique montréal autochtone indiens amérindienMme Sylvie Paré, en tant qu’agente culturelle, est le maître d’œuvre de tout l’aspect humain de ce jardin. Sa tâche inclut le recrutement puis la formation des jeunes Autochtones dont le travail d’animation fait parler positivement d’eux.

Nous avons rencontré Mme Paré dans ce jardin pour une entrevue. La forêt vivante nous entoure, dans ce bureau, où elle entre par deux murs vitrés qui nous englobent.

Racines amérindiennes

Malgré son apparence physique qui lui vient de son père (elle est blonde aux yeux bleus), Mme Paré est elle-même autochtone: Wendat par sa mère. Un grand-père et un arrière-grand-père maternels ont d’ailleurs été chefs à Wendake, près de Québec.

Certes, il y a beaucoup de métissage chez nous, depuis le début de la Nouvelle-France. Or, «la culture ne se transmet pas de manière génétique», nous dit Mme Paré. C’est aussi une question de choix personnel et de vouloir retrouver ses racines identitaires.

Mme Paré possède une formation en art ainsi qu’une maîtrise en muséologie. Ses origines amérindiennes ont influencé ses orientations professionnelles. Elle a été conservatrice de l’art autochtone pendant 2 ans pour le Musée canadien des Civilisations à Gatineau. Mais elle préfère la «culture vivante», nous dit-elle, c’est-à-dire «le processus de création de la culture», à la conservation d’objets dans un musée.

Au départ, son intérêt pour le jardin des Premières-Nations reposait justement sur «la revalorisation de la culture autochtone». Car à son arrivée à Montréal en 1989, elle avait bien remarqué qu’on n’en trouvait pas beaucoup de traces dans cette ville.

Naissance du jardin des Premières-Nations

Curieusement, ce lieu consacré à la culture autochtone est venu bien tard au Jardin botanique. Quand on lui demande pourquoi, Mme Paré explique: le frère Marie-Victorin (1885-1944), fondateur du Jardin botanique, et Henry Teuscher (1891-1962), son architecte paysagiste, voulaient un jardin amérindien depuis le début (un jardin de plantes médicinales «indiennes»). Cela faisait partie des plans. Et il y a bien eu quelques tentatives, mais aucune n’a duré.

C’est lorsque Pierre Bourque était maire de Montréal en 2001 que le projet fut finalement accepté. On se souviendra que M. Bourque avait dirigé avec passion le Jardin botanique avant d’être maire (le jardin de Chine fut son plus grand projet).

Et puis la volonté politique municipale, souligne Mme Paré, était peut-être appuyée par le 300e anniversaire (1701-2001) de la Grande Paix de Montréal, un important traité signé entre les nations amérindiennes et les Français, que l’on se proposait de célébrer.

La planification du projet avait débuté en 1999, avec la participation d’un comité autochtone et d’un comité scientifique. L’organisme Tourisme Montréal contribua au financement de ce jardin avec la Ville. Mais on n’a bénéficié d’aucune subvention fédérale.

Insécurité identitaire

Peut-être parce que les Québécois sont eux-mêmes en quête d’identité, ils ont longtemps semblé moins ouverts à la culture autochtone que le reste du Canada, comme si celle-ci se trouvait pour eux «dans un angle mort», nous dit Mme Paré. On trouve, par exemple, de l’art amérindien à l’aéroport de Vancouver, mais pas à celui de Montréal.

Le Québec s’est ouvert à l’apport des immigrants et à leur influence, mais pas assez aux Autochtones. Ainsi, on a eu un Jardin japonais, puis un Jardin chinois avant d’en avoir un consacré aux Premières Nations.

On note quand même, récemment, un intérêt plus grand des auteurs québécois pour cette culture et l’émergence d’une littérature autochtone chez nous. Il faut que ce rayonnement se poursuive.

«Si les Québécois reconnaissaient la part amérindienne qui est en eux et dans leur culture, ils comprendraient mieux les Autochtones», nous dit Mme Paré. «Les premiers arrivants européens ont survécu grâce à l’assistance des Amérindiens, qui leur ont appris à s’adapter à un nouveau climat. Si l’on voulait dresser l’inventaire de tous nos emprunts à leur culture, la liste serait longue.»

Protéger la Terre Mère

Nous pouvons encore beaucoup apprendre des valeurs autochtones. Des valeurs communautaires basées sur l’écoute et le respect de l’autre. Mais aussi des conceptions écologiques, à l’opposé de la surexploitation commerciale de la pêche, des forêts et des mines, qui a déjà fait tant de dommages au pays.

«Le message de protéger la Terre Mère est naturellement toujours au centre de notre action», nous dit Mme Paré. «Les communautés du Nord ont beaucoup souffert de la pollution par les mines et de l’oppression des grandes entreprises. On pense aussi au cercle vicieux de la surexploitation des forêts. Bravo à Richard Desjardins pour ses deux films [en collaboration avec Robert Monderie], L’erreur boréale (1999), qui dénonce les coupes à blanc et Le peuple invisible (2007), sur les Algonquins et le pillage de leurs ressources naturelles. Il est un véritable allié des Autochtones et l’on se doit de souligner son travail.»

Un lieu de guérison

L’aspect spirituel est important dans la culture autochtone et, par conséquent, il l’est aussi pour ce jardin. Dans le cadre de l’animation, Mme Paré s’assure de la collaboration de personnes qualifiées dans ce domaine, et elle accueille des aînés, des personnes-ressources qui peuvent procéder aux cérémonies traditionnelles.

De plus, le sacré et l’art sont intimement liés: «L’art est sacré pour moi. C’est une activité qui vient de l’intérieur, une recherche d’absolu, un travail sur soi, une façon d’avancer dans nos valeurs.»

Apprendre à s’exprimer

Au départ, beaucoup de jeunes Autochtones éprouvent des difficultés à s’exprimer. Parfois, ils ne maîtrisent pas suffisamment ni le français, ni leur langue maternelle. Puis ils se sentent déracinés en ville, loin des valeurs communautaires de leur réserve.

Des organisations les aident à s’exprimer, par exemple: «Ondinnok», une compagnie de théâtre amérindien fondé à Montréal en 1985 ou «Wapikoni Mobile», initiée par la cinéaste Manon Barbeau, fille du peintre Marcel Barbeau (signataire du Refus global). Le Wapikoni offre des studios mobiles de vidéo et d’enregistrement qui parcourent les réserves et donnent l’occasion aux jeunes de faire l’expérience du cinéma et de la musique.

«Il est urgent de valoriser les jeunes des réserves et leurs talents. Car ces peuples ont dû affronter d’énormes difficultés d’adaptation. Il y a eu une véritable cassure et un rejet de part et d’autre», nous dit Mme Paré. «D’autre part, ce qui est bien avec le jardin des Premières-Nations, c’est qu’il est permanent, alors que l’avenir de beaucoup de projets n’est pas toujours assuré.»

Valoriser sa culture

«Avec nous, et à travers leur formation et leur travail, les jeunes apprennent à se valoriser et à valoriser leur culture. Dans leur travail, on leur demande de partir de leur histoire, de leur passé, mais aussi de leur présent. Dans tout ce que nous faisons, nous souhaitons mettre en valeur les artistes et les artisans actuels, ceux d’aujourd’hui, et la beauté de leurs œuvres.»

Jeunes animateurs

En ce moment, la plupart des jeunes animateurs sont des Innus. Mais presque toutes les onze nations autochtones du Québec ont été représentées au cours des années.

Les jeunes sont heureux de pouvoir échanger entre eux et de nouer des amitiés. Le Jardin offre un «support solide pour intégrer une vie saine et protégée au cœur de la ville. Sinon, c’est difficile pour eux», nous dit Mme Paré. Le problème, c’est qu’il s’agit d’un emploi saisonnier, de mai à octobre. Et avec les règles de plus en plus sévères de l’assurance-emploi, ce travail peut devenir plus précaire.

«J’essaie d’être à leur écoute. Je leur demande de partir de leur propre culture, de leurs valeurs pour entrer en contact avec le public. Et ils prennent tout le temps nécessaire pour écouter et parler avec les visiteurs. Car il y a beaucoup de stéréotypes et de clichés à déconstruire, et il s’agit de travailler sur le changement des mentalités.»

Groupes scolaires

«Beaucoup de groupes scolaires visitent le jardin, parce que l’histoire autochtone est maintenant devenue obligatoire au deuxième cycle du primaire. Mais ce serait mieux si elle l’était déjà au premier. Car il s’agit de désamorcer les fausses perceptions dès le plus jeune âge, autant que possible. Et ainsi, le travail des jeunes animateurs se fait beaucoup au niveau de la tradition orale.

Mais ce n’est pas facile de recruter des jeunes pour travailler au jardin. Parce qu’ils doivent quitter leur communauté et leur famille. C’est la même chose, d’ailleurs, pour les jardins de la Chine et du Japon», nous dit Mme Paré.

Les Premières Nations en France

En 2010, le Jardin botanique de Montréal a été invité à établir un jardin amérindien en France. Sylvie Paré fut chargée de ce projet que l’on nomma «Ohtehra» (ce qui signifie «racines» en langue wendat). Ce lieu se trouve dans les «Jardins fruitiers» de Laquenexy, une petite ville près de Metz, en Moselle.

On y découvre les cultures amérindiennes du maïs, des haricots et des courges (les Trois Sœurs), ainsi que du tabac et des plantes médicinales. Les animateurs du jardin des Premières-Nations y travaillent depuis 2010, et ils contribuent à donner aux Français une image plus juste et actuelle des Amérindiens, loin des stéréotypes habituels.

__________________

Programmation du Jardin des Premières-Nations

L’animation à l’intérieur du Jardin des Premières-Nations commence le 22 juin, (le lendemain de la «Journée nationale des Autochtones» au Canada) et se termine le 3 novembre.

L’animation comprend des expositions, des ateliers et des rencontres, en plus des conversations entre les animateurs et les visiteurs.

Rappelons que juin est aussi le «Mois national de l’histoire autochtone» (Canada). Tandis que le 9 août correspond à la «Journée internationale des peuples autochtones», telle qu’établie par l’Assemblée générale des Nations unies en 1995.

(Pour une programmation plus détaillée du jardin des Premières-Nations.)

Regrouper les forces

Mme Paré participe au «Réseau pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone à Montréal» dont le but est d’améliorer la qualité de vie des Autochtones en milieu urbain. Ce réseau regroupe plusieurs organismes et leur donne une plus grande influence, en regroupant les forces.

Son action au cœur de ce réseau, à un niveau artistique et culturel, lui a permis de développer un fonds pour les arts et la littérature autochtones, en collaboration avec le ministère de la Culture du Québec.

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