Un membre de gang de rue en prison

Survivre en prison pour un Blood

Journal intime d’un membre de gang de rue qui veut s’en sortir. Général, membre très actif d’un gang de rue, change son fusil d’épaule et quitte le gang. À travers l’histoire de Général, Reflet de Société raconte la vie dans un gang de rue.

Dominic Desmarais Dossier Gang de rue

Général est membre des Rouges de Montréal-Nord. Il a fait son chemin par la violence et le crime. Valorisé par ses pairs pour son séjour derrière les barreaux, Général y a trouvé la volonté de changer de vie.

gang-de-rue-comment-sortir-gangs-de-rue-criminelGénéral célébrait son 18ème anniversaire en grand. Lui, le caïd sans peur et au portefeuille sans fond, méritait une fête digne des rois. Dans un hôtel loué pour l’occasion, ses amis et lui se promettaient un party qu’aucun n’oublierait. Il a reçu son gâteau par l’entremise de gens qu’il n’avait pas invité : le SWAT, l’unité policière spécialisée dans les interventions risquées. «On a entendu un hélicoptère. Puis les forces spéciales ont pointé leurs lasers sur nous.» En dehors de l’hôtel, Général est accueilli par une troupe de curieux. Les journalistes de TVA, TQS et d’autres médias sont là pour marquer la postérité. Général et ses amis deviennent des stars dans leur milieu.

Un Rouge parmi les Bleus

Général est arrêté pour un vol à main armée en 2002. Il passera 3 ans en prison. En attente de son procès, il est envoyé à Bordeaux. Il cohabite avec des criminels de tous les horizons. Mais les gens de son clan sont rares. Il est en territoire ennemi, chez les Bleus. «J’étais toujours sur le qui-vive. Je n’arrivais pas à bien dormir. Ce n’était pas mon monde qui avait le contrôle.» Général est chanceux. Son cousin, un Bleu qui habite Saint-Michel, est aussi à Bordeaux. Avec ses comparses d’origine africaine, il prend Général sous son aile malgré son affiliation ennemie. «C’est ce qui m’a sauvé. Mon cousin et les Africains des Crips.»

gang-de-rue-general-gangs-de-rue-criminalité-montreal-nord-gangBien que sur ses gardes, Général laisse sa nature s’exprimer. Lui, leader à l’extérieur, observe qui exerce le pouvoir dans le secteur de 180 criminels. Il remarque le président du comité des détenus, l’organe décisionnel après les gardiens, et rentre dans ses bonnes grâces. «Quand je suis arrivé, j’ai fait mes preuves avec le président. Quand il y avait un problème avec des prisonniers, j’étais avec lui, derrière lui.» Général s’intègre à ce point qu’il est élu sur le comité. Il en reçoit des avantages qui valorisent sa nature de chef.

«Comme j’étais dans le comité, tout allait bien pour moi. On me donnait des cigarettes, je pouvais me servir en premier à la cafétéria. S’il y avait un événement, une friction, je m’en mêlais. Une fois, j’ai organisé une réunion. Tous les gars sont venus. Les skinheads, les Noirs, les motards, les Italiens. J’avais une chanson. Nous on danse le disco! Je les ai tous fait chanter. Les 180 gars!»

Mais les jours paisibles de Général à Bordeaux s’achèvent. Un de ses frères, un Blood, vient le rejoindre en prison. Cette fois, le cousin et les autres Africains des Bleus ne veulent pas le protéger. Ils veulent sa peau. «Les Crips ont voulu le passer. Mais c’était un de mes amis. Je n’ai pas voulu. Alors je me suis battu contre eux pour l’aider. J’avais les Bleus et les blancs contre moi. Les skinheads étaient bien contents de voir des Noirs s’entretuer. Ils le disaient ouvertement. Et les Italiens, eux, s’en foutaient. La prison, c’est la prison. Un criminel, ça reste un criminel.» Général se retrouve seul contre la majorité. Son instinct de survie l’exhorte à la violence. Ce qui lui vaut un passage de cinq jours en isolation. Le trou, comme Général le surnomme.

Un blood parmi les siens

Le jeune criminel est transféré au pénitencier de Rivières-des-Prairies, un établissement à sécurité maximum. Général est mis dans une aile, une wing, de Bogars: huit hommes de son clan. «J’étais avec mes gars, chez moi. Sauf qu’on est en prison… Il y a toujours un stress. Même s’il y avait des problèmes entre nous, je savais qu’ils représentaient Montréal-Nord, les Blood. Alors parce qu’on fait partie de la même famille, on réglait nos chicanes plus facilement. Mais si un détenu arrivait et qu’il n’était pas un membre, c’était plus difficile pour lui. Il devait faire le ménage le matin, nettoyer les tables. Sinon, on le tabassait.»

gangs-de-rue-jeunes-criminels-gang-de-rue-taxage-prostitution-dopeLa vie en prison est régie par des règles. Ceux qui les transgressent se font rappeler à l’ordre sévèrement. «Certains entrent en prison sans en avoir la mentalité. Ils pensent qu’ils doivent faire leur place. Mais tu ne peux pas quand tu es isolé, avec des Bogars. Il y en a un, super musclé, qui a voulu montrer qu’il ne se laisserait pas intimider. Qu’il n’avait peur de personne. Il s’en est pris au plus petit de la wing. Mais c’était un des nôtres. Il s’attaquait à nous! On lui est tous tombés dessus. Il avait beau être grand et fort, il n’as pas pu faire sa place. Plusieurs se sont fait rosser pour ça.»

Ce qui est vrai en territoire des Bogars l’est aussi chez les Bleus, les motards, les maffieux. «En dedans, les motards se font taper. Ce n’est pas parce que tu es patché que tu ne te feras pas tabasser. Tout comme ce n’est pas parce que tu es un membre influent d’un gang que tu ne te feras pas corriger. En prison, c’est la loi du plus fort. Et le plus fort, c’est le groupe le plus nombreux.»

L’air frais

Général sort toutes les semaines de son univers carcéral. Quatre fois par semaine, il reçoit des visiteurs pendant une heure: ses parents et ses grandes sœurs ainsi que ses copines. «J’avais beaucoup de copines! C’est elles qui venaient me voir. En prison, c’est juste les filles qui viennent. Tu peux compter sur les doigts de ta main le nombre de gens qui sont là pour toi. Ça me faisait sortir de la wing. C’est ce que j’appréciais le plus. Surtout quand mes copines venaient. Le plus dur, c’est quand ma mère me visitait. Elle pleurait tout le temps. Pourquoi tu m’as fait ça?»

Après les entretiens avec sa mère,  Général retournait à la cellule le cœur déchiré. Sur le coup, il ne réalise pas quel impact les larmes de sa mère ont sur lui et sa volonté de changer de vie. Malgré les moments pénibles qu’il vit en sa compagnie, il se considère privilégié d’avoir une famille qui tient à lui. Il compare sa situation avec celle de ses co-détenus qui ne reçoivent aucune visite.

«Dans le milieu des gangs, il y en a beaucoup qui n’ont pas de famille. C’est pour ça que le phénomène est difficile à arrêter. Les jeunes y trouvent la famille qu’ils n’ont jamais eue. À Montréal-Nord, on était un bon groupe. Au moins une trentaine des gars n’avaient pas de famille ou avaient été reniés par leurs parents. Ils dorment dans la rue ou squattent chez des amis. Ils n’ont pas une cenne. Tout ce qu’ils recherchent, c’est un lien d’appartenance. Ils vont être les premiers à descendre quelqu’un qui cause problème. Ils sont plus dangereux parce qu’ils n’ont rien à perdre. Pour eux, faire de la prison, ça leur donne un break.»

Le magouilleur

Si les visites de sa famille font naître chez lui un début de questionnement, Général n’est pas encore au stade du changement. Il est aussi business en dedans qu’au dehors. «Je vendais, en prison. J’ai essayé de faire entrer du stock par une copine. Je le faisais mettre par un ami dans des chaussures que je lui avais demandé de m’apporter. Elle s’est fait prendre… et elle ne le savait pas! Elle m’en veux encore pour ça! J’ai tout admis. Elle n’a pas eu de conséquences. Ce n’était pas la première à qui ça arrivait. Les gardiens sont habitués!»

Ses copines sont surveillées, Général développe une autre stratégie pour fournir les autres détenus en pot. «J’allais voir d’autres prisonniers qui n’avaient rien à manger, qui n’avaient pas d’argent. Je passais par eux pour qu’ils reçoivent des gens qui leur apportaient mon stock. Et si jamais ils se faisaient prendre, ils me devaient la valeur de ce qui était saisi!» Général devient plus fort. Les autres détenus lui doivent leur niveau de vie amélioré. Et s’ils ne veulent pas le perdre, ils doivent répondre aux demandes du jeune caïd.

Général écoule sa drogue contre des cigarettes qui remplacent le dollar, à l’intérieur. Ou le détenu demande à un ami à l’extérieur de déposer de l’argent dans le compte du jeune Blood. «Je fumais beaucoup! Mais je faisais pas mal d’argent! Je faisais fumer toute la wing!» Avec cet argent et les cigarettes, Général s’offre de la nourriture au marché noir de la cantine, comme on l’appelle: du riz, des nouilles gattuso et du thon.

Le soir, Général et ses amis se regroupent pour une bouffe collective. «Même les motards mangeaient leur riz et leur gattuso avec nous! J’ai fait beaucoup de contacts, en prison. Surtout avec les patchés. On les protégeait, dans notre wing. Ils sont devenus des frères. Et ça m’a aidé, une fois sorti de prison. Quand mon monde avait des problèmes d’approvisionnement, qu’on ne trouvait pas de fournisseurs, j’allais voir mes contacts personnellement. C’est sûr que tu as plus confiance quand tu as passé du temps avec quelqu’un en dedans.»

Enfin libre

Arrive le jour tant attendu. Après trois années, Général est libéré. Il a 21 ans. Il ne connaît rien d’autre que la dure réalité de la rue. «Je suis revenu assez vite à ma vie. Dès que je suis sorti, dix de mes gars m’attendaient. On a fêté ça! Mais on a failli être arrêtés parce qu’on faisait trop de bruit!»

Général retournait dans sa famille. Mais insidieusement, l’expérience de la vie carcérale venait de le changer à jamais. Il ne le comprenait pas encore. Avec le recul, il réalise que c’est de là que son questionnement sur son mode de vie a pris naissance. C’est la prison qui lui aura fait quitter les Blood. Même s’il lui a fallu des années pour y parvenir.

Introduction Histoire des gangs de rue

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Cybercap et le multimédia

CyberCap fête ses 10 ans

Carburer aux multimédias

Comment garder les jeunes à l’école? Comment intéresser un jeune finir ses études?

Frédéric Lacroix-Ccybercap-multimedia-education-jeune-decrocheurouture   Dossier Éducation, Communautaire, DécrochageInternet

Les intervenants scolaires cherchent souvent des solutions pour garder les jeunes sur les bancs de l’école. Pourtant, il ne faut pas chercher bien loin. En 2000, quelques personnes issues des domaines communautaire et social ont vu dans le multimédia une approche intéressante.

CyberCap s’est donné, il y a 10 ans, le mandat d’améliorer la situation des jeunes en difficulté au niveau personnel, social et professionnel grâce aux nouvelles technologies de l’information. «La jeunesse carbure à la technologie», affirme Christian Grégoire, directeur général de l’organisme.

Louis Chussereault et Benoît Gélinas-Marché, mordus de multimédia, peuvent témoigner de l’apport de leur séjour chez CyberCap. Tous les deux travaillent maintenant pour l’organisme à but non-lucratif. «La formation ici m’a donné la chance de travailler avec des clients et sur des contrats», explique Louis qui n’a pas pu obtenir son diplôme d’études secondaires puisqu’il a échoué son cours de français de secondaire 5.

Ancien travailleur autonome et déclaré inapte à travailler à cause d’un problème de santé durant quelques années, de nouvelles possibilités se sont offertes à Benoît. À la fin de sa formation de 10 mois, il a œuvré à TQS et comme pigiste. «Ça m’a ouvert beaucoup d’horizons.»

Les deux jeunes hommes ont aimé l’interaction entre les gens et le travail d’équipe. Ils ont expérimenté différents volets du multimédia comme le Web, l’animation et la vidéo.

Éviter le décrochage

Christian Grégoire précise toutefois que CyberCap n’est pas une école ou une institution académique. L’organisme montréalais travaille selon deux axes d’intervention : l’intégration socioprofessionnelle et la prévention du décrochage scolaire. Elle veut servir de tremplin vers le marché de l’emploi mais, d’abord et avant tout, maintenir l’intérêt des jeunes pour l’école.

«Prenons l’analogie des feux de circulation. Quand un jeune fonctionne bien la lumière est verte. Quand le feu devient jaune, ça signifie qu’il éprouve des difficultés. Le feu rouge est synonyme de décrochage. Notre but est d’aller chercher les jeunes avant que la lumière devienne rouge.»

Résultats positifs

Le directeur général trace un bilan des 10 dernières années qui ont été  très intéressantes. «Les efforts ont été plus que positifs. Chaque jeune qui retourne à l’école ou sur le marché du travail est une victoire.»

Un des projets de CyberCap a un taux d’intégration de 70 %, estime M. Grégoire. Cette formation est destinée à des personnes âgées entre 18 et 30 ans, sans emploi ou n’ayant pas complété leurs études secondaires. Pendant quelques mois, ils acquièrent des connaissances en production multimédia tout en développant différentes capacités comme la communication et le sens des responsabilités. 400 jeunes ont participé à ce projet depuis sa mise sur pied en 2000.

Récemment, une nouvelle initiative a pris son envol. Ce projet a pour but d’encourager la persévérance scolaire par des activités de sensibilisation et des ateliers d’exploration, notamment.

Les technologies occuperont toujours une place importante dans l’avenir. On peut s’imaginer que l’idée et la mission de CyberCap se poursuivront encore pour un autre 10 ans. Pour informations: www.cybercap.qc.ca

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Philippe Fehmiu et le restaurant Robin des bois

Restaurant Robin des bois

Entrevue avec Philippe Fehmiu

Sur la sellette depuis son congédiement par TQS suite à l’affaire Mailloux, l’animateur Philippe Fehmiu veut semer le bonheur. Avec sa complice de tous les jours, Judy Servay, il concocte un projet de restaurant pour venir en aide au milieu communautaire.

Dominic Desmarais        Dossier Communautaire

Philippe Fehmiu s’excuse. Pris par ses engagements, l’animateur aujourd’hui connu à la grandeur de la province arrive 1h30 en retard. Difficile de lui en vouloir. L’homme est sympathique, avenant. Entre deux appels, une commande au restaurant faite en espagnol qui lui vaut des compliments, l’ancien animateur de Musique Plus et de Loft Story, aujourd’hui sur les ondes de CKOI, dévoile un côté de sa personnalité: l’engagé social.

Il y a 10 ans, avec Judy, la mère de sa petite fille, Philippe offrait son temps au Centre jeunesse Mont Saint-Antoine. Chaque lundi soir, les deux tourtereaux jouaient au billard avec les jeunes ados. Philippe, alors à l’emploi de Musique Plus, invitait des artistes populaires de l’heure à se joindre à eux. Les Dubmatique, Marc Déry y sont allés. «On était des adultes aux rapports conviviaux, qui ne les jugeaient pas», précise le verbomoteur entre deux boPhilippe Fehmiu restaurant robin des boisuchées. Judy acquiesce. Productrice à l’époque chez Soma Productions, elle travaillait dans le vidéoclip, les publicités, les films et documentaires. Pendant deux ans, ils passeront leurs lundis soirs avec les jeunes. «On repartait en braillant un soir sur deux», se souvient-elle. 1h30 plus tard, Philippe utilisera sensiblement les mêmes mots. Visiblement, le couple est au diapason.

Les ados de la maison Saint-Antoine devenus adultes, Philippe et Judy décident de parrainer chacun un jeune. Judy offre un stage à l’un d’eux dans sa maison de production. Sans trop de succès, finalement. «Il est devenu vendeur de pot…» raconte-t-elle, déçue.

«Le mien valorisait toujours les voitures, l’argent, la violence, se rappelle l’animateur. Son père et son frère étaient en prison. Il est devenu un caïd. Il m’a déjà invité dans une taverne. Il m’attendait avec ses amis, qu’il voulait me présenter…» Ne voulant pas s’associer à des petits truands et au danger que ça représente, il coupe les ponts. «J’ai vécu une déception. Un échec. On a passé deux ans avec eux.»

L’expérience, éprouvante, leur a permis de comprendre qu’ils voulaient bien s’impliquer, mais qu’ils n’avaient pas les capacités de vivre avec cette détresse. Aujourd’hui, ils connaissent mieux leurs limites. Aider, oui, mais pas au prix d’avoir besoin d’aide à leur tour.

Le projet Robin des Bois

Le couple Fehmiu – Servay compte ouvrir un restaurant, Le Robin des Bois, dont les profits seraient versés à des organismes communautaires. L’idée est simple. Par leur concept, ils veulent encourager le bénévolat, l’engagement et le don de soi. Ce qui, souhaitent les deux compères, sensibilisera les gens aux besoins des plus démunis. La plupart des employés seront des bénévoles.

«On s’est inspiré de nos partys de Noël, une tradition de plusieurs années», affirme la productrice. «La publicité, enchaîne Philippe, c’est l’industrie la plus dénudée de valeurs. Les ¾ sont sur la cocaïne, les gens baisent avec n’importe qui, les gens sont tristes. Judy faisait de la pub pour l’industrie. Leurs partys étaient extra-vagants… Des fontaines de champagne, des bateaux… Nous, dans nos partys, on faisait la bouffe tous ensemble, on s’amusait. Comme dans un party! Dans l’industrie, les gens disaient que c’était le seul party où ils étaient heureux le lendemain.»

Leur voyage en Afrique les a également inspirés. Partis visiter la sœur de Philippe et tourner un documentaire sur la tradition orale transmise de père en fils et de mère en fille, ils sont frappés par la place qu’occupe la famille. «Seul, tu n’existes pas. En Guinée-Conakry, on l’a vu tout de suite. Ils sont très pauvres, mais ils partagent tout. Ils sont 4 à 5 autour d’un seul bol de riz. Même s’ils n’ont pas grand-chose à manger, ils rient, ils s’amusent», raconte Philippe.

L’expérience africaine les fait réfléchir. «Quand tu reviens, que tu vois tes amis sur les antidépresseurs, qui suivent un psychologue… Ils gagnent 75 000$ par année… C’est quoi ce vide? C’est ce qui explique la drogue, la dépression, le suicide», souligne Judy qui conclut que le bénévolat aiderait à alléger cette tristesse. «Mais les gens ont besoin d’être structurés, dit-elle en parlant du bénévolat. On l’a entendu 1000 fois: j’aimerais ça faire du bénévolat. Mais ils ne savent pas où, comment» explique-t-elle. «Et les gens ne veulent pas être en contact avec la misère», constate Philippe, qui l’a appris à ses dépens, avec les jeunes du Mont Saint-Antoine. D’où l’idée de trouver une façon d’aider ces organismes qui travaillent en première ligne avec les plus démunis.

On veut leur donner de l’argent pour qu’ils embauchent des employés, plutôt que des bénévoles.» Judy cite en exemple les lignes d’action suicide. Bien que le restaurant ne soit encore qu’un projet – ils cherchent activement un local -, l’engouement est palpable. «En ce moment, nous avons une liste de 300 bénévoles intéressés et nous ne sommes pas encore ouvert. On a de grands chefs (cuisiniers) qui veulent aider, la Caisse populaire va donner de l’argent», s’exclame Judy d’un ton optimiste.

Les deux planchent sur un projet d’émission centré sur le Robin des Bois. À saveur culturelle, l’émission en devenir accueillerait des artistes, des bénévoles, des donateurs et les clients présents dans l’établissement.

Un tel concept intéresserait-il le monde de la télévision? La visibilité toute nouvelle de Philippe Fehmiu suite à sa sortie contre le Doc Mailloux lui servirait-elle? Le principal intéressé le croit mais avance une autre raison. L’émission de Chantal Lacroix, Donnez au suivant, sur le réseau TQS. Une émission centrée sur une chaîne de services rendus. «On a rencontré un diffuseur pour notre documentaire sur la tradition orale en Guinée. On a parlé du resto. La dame n’était pas trop emballée…», confirme celui qui animera le Robin des Bois, le sourire espiègle.

Moi, ça fait 10 ans que j’essaie de faire des shows de bénévolat, avance Judy. Bénévolat, c’est le mot le moins sexy, à la télé…» Philippe regarde sa conjointe, tout sourire. «La femme s’est quasiment mise à bailler quand on en discutait…»

C’était un mercredi. Le lendemain, Chantal Lacroix prenait les ondes avec son émission. Le samedi, dans le journal, un article élogieux vantait les mérites de Donnez au suivant. «Le lundi, c’est elle, la diffuseuse, qui nous parle de l’article… Que le bénévolat, c’est un mouvement à la mode!» Philippe et Judy s’échangent un sourire complice. Leur bonheur est contagieux.

Judy ne regrette pas sa décision d’abandonner l’univers de la publicité. «C’est enivrant de travailler dans un milieu qui n’est pas compétitif. Si on veut nous copier, tant mieux. Mais c’est certain qu’on veut que le projet soit rentable…»

Sitôt ces mots prononcés, Judy ressent un malaise. Comme si associer rentabilité au don de soi sonnait mal.

Bistro In Vivo est maintenant fermé et fait place au Bistro le Ste-Cath.

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DVD pour la promotion du bénévolat.

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L’entrevue de Nathalie Simard devant Jean-Luc Mongrain vu par Richard Martineau

L’entrevue de Nathalie Simard devant Jean-Luc Mongrain vu par Richard Martineau

Dossier: Richard Martineau     Nathalie SimardJournal de Montréal

nathalie-simard-photo-photos-photographie La chronique de Richard Martineau dans le Journal de Montréal du 13 mai nous parle de l’entrevue que Nathalie Simard a accordé à Jean-Luc Mongrain à TQS. J’utilise la chronique de Richard Martineau, parce que je n’ai pas vu l’entrevue que Nathalie Simard a donné.

Même si j’en avais parlé dans un billet du 14 avril dernier intitulé Les adieux de Nathalie Simard, un extrait de Richard Martineau, provenant fort probablement de l’entrevue, m’amène à revenir sur le poids et le fardeau de soutenir une mission.

Richard Martineau mentionne: « C’est déjà assez dur de briser le silence. Vous imaginez comment ça doit être pénible de répéter son histoire jour après jour après jour, devant des classes de jeunes, des salles bondées, des organismes d’aide. Ça doit être l’enfer. »

Comme je le disais dans mon billet, même si conter son histoire est libérateur au début, j’ai vu trop de victimes vouloir sauver le monde et faire des burn out et même, se suicider, sous le fardeau et le poids des responsabilités.jean-luc-mongrain-photo-photos-photographie

Je suis moi-même une victime, un survivant. J’ai quitté l’entreprise privée pour me  consacrer au travail de rue, à l’intervention de crise auprès de personnes suicidaires, au communautaire… Jamais, au grand jamais, je me suis senti obligé de conter jour après jour mon histoire de la même façon. En 16 ans de vie communautaire, après avoir rencontré des milliers et des milliers de personnes, l’histoire de vie que je conte, que je partage s’actualise selon le cheminement que j’ai fait. J’ai vécu des événements tragiques. J’ai eu besoin d’en parler et de les conter. Mais jamais je me suis senti obligé d’arrêter d’évoluer pour me limiter à ne parler que d’un événement à une période précise de ma vie.

Pour moi, partager son vécu, si je veux le faire avec ce que je vis et ressents aujourd’hui doit s’actualiser. Je ne peux en faire un discours que je présenterai toujours de la même façon. Parce que si je veux continuer à être pertinent pour les gens que je rencontre, je ne peux pas être une cassette qui joue toujours la même rangaine.

C’est pour cela qu’après 16 ans, je me sens encore heureux et reconnaissant de pouvoir faire ce que je fais. C’est pour cela aussi qu’après 16 ans, je peux encore écrire sur des thèmes sociaux sans avoir l’impression de me répéter et que cela m’énergise encore et encore. Quand je partage mon vécu, ce n’est pas pour livrer aux gens ce qu’ils s’attendent de recevoir. Je leur livre ce que j’ai besoin de partager. Et c’est ce qui me permet de me connaître toujours un peu plus à chaque jour. Et plus je le fais pour m’aider, et plus cela en rejoint d’autres.

Je me souviens d’un enseignant qui me demandait de rencontrer ses classes d’étudiants en début d’année. Il me disait que cela stimulait ces étudiants pour la balance de l’année. Je l’ai fait jusqu’à sa retraite. Il assistait à chaque fois à ma présentation. Je lui ai demandé s’il n’était pas tanné de toujours m’entendre. Il m’avais répondu que non. Parce que mes présentations étaient différentes d’une fois à l’autre, il en profitait pour mieux me connaître et d’en apprendre un peu plus.

Autres textes sur Nathalie Simard

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

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TQS, Remstar et Lucien Rémillard

TQS, Remstar et Lucien Rémillard

Lucien Rémillard est le président-fondateur de Remstar, la firme qui a fait l’acquisition de TQS. Remstar est aussi le propriétaire du prestigieux hôtel St-James de Montréal.

Les fils, Julien et Maxime Rémillard auront le mandat de rentabiliser TQS. La Presse Canadienne présente l’orientation que le père donne à ses enfants: « Ne pas chercher inutilement à battre TVA. Allez chercher votre part de marché, sans essayer de dépasser TVA dans une guerre coûteuse et inutile ».

Cette vision et ce mandat que demande Lucien Rémillard m’inspire confiance et rejoint mes convictions les plus profondes. Cela représente tout ce que je peux avoir dit sur les compétitions et les guerres entre médias et entreprises.

Bonne chance au nouveau départ de TQS. Félicitations à Lucien Rémillard pour sa vision du commerce.

https://raymondviger.wordpress.com/2007/09/11/guy-a-lepage-tout-le-monde-en-parle-vs-le-banquier-et-occupation-double/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/01/28/richard-martineau-du-journal-de-montreal-vs-yves-boisvert-de-la-presse/

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Le Conseil de presse et les médias en 2007

Le Conseil de presse et les médias en 2007

Raymond Viger        Dossier Journal de Montreal, Protection du consommateur

Avec l’année 2007 qui se termine, j’en profite pour jeter un petit coup d’oeil sur les décisions rendues par le Conseil de presse en 2007.

« Le Conseil de presse du Québec est un organisme privé, à but non lucratif, qui œuvre depuis plus de trente ans à la protection de la liberté de la presse et à la défense du droit du public à une information de qualité. Son action s’étend à tous les médias d’information distribués ou diffusés au Québec, qu’ils soient membres ou non du Conseil, qu’ils appartiennent à la presse écrite ou électronique. »

Le Conseil de presse a statué sur 52 plaintes en 2007. À 24 reprises, soit dans 46% des cas, le Conseil de presse a blâmé un média, rejetant 28 plaintes. Ces plaintes touchaient 17 médias différents: une radio, 2 médias Internet, 2 télévisions et 12 médias écrits (70,5%).

Les grands champions des blâmes du Conseil de presse sont le Journal de Montréal (4 blâmes, 16,7%), TQS (3 blâmes, 12,5%), le Journal de Québec, ex aequo avec TVA (2 blâmes chacun, 8,3%). Les autres médias qui ont hérité d’un blâme (4,2%) sont: Canoe, 24 Heures, Globe and Mail, National Post, Chasse et Pêche, Filipino Forum, L’express, La Frontière, Actualités Côtes-des-Neiges, Main Street Journal, le mensuel Le Point, Magazine St-Lambert et CFMV-FM.

La famille de média la mieux représentée dans ce classement des prix citron est celle de Québécor avec 6 médias (35,3%) pour un total de 11 blâmes (45,8%).

Rappelons que tout citoyen peut porter plainte devant le Conseil de presse. C’est un outil servant la démocratie et permettant de dénoncer les abus. Voici le lien pour connaître le processus de plainte au Conseil de presse.

Textes sur la Protection des consommateurs

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Ressources

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Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

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Les Têtes à claques à Radio-Canada

Les Têtes à claques à Radio-Canada

Je ne suis pas un fan des Têtes à claques. Je n’aurais même pas osé parler des Têtes à claques dans mon blogue. Les Têtes à claques c’est un humour absurde, le genre d’humour qui ne me fait pas triper.

Cependant, à la demande de plusieurs de mes lectrices qui m’ont demandé d’intervenir je me résigne à commenter le passage des Têtes à claques à Radio-Canada.

Je suis premièrement très surpris que Radio-Canada ait voulu s’accaparer les capsules des Têtes à claques. J’aurais pensé que TVA ou TQS aurait pu l’être. Pas une télévision d’État. Je croyais que Radio-Canada avait un rôle plus important à jouer. La mission de Radio-Canada, pour citer son ancienne présidente du conseil d’administration, Ghylaine Saucier: « Depuis 1936, en effet, elle tient aux trois mêmes mots : informer, éclairer, divertir ».

Est-ce que les Têtes à claques sont du divertissement. Je suis obligé de dire oui. Est-ce un divertissement qui aurait dû se retrouver à Radio-Canada? Pas pour moi. En tant que payeur de taxes, je me considère un peu propriétaire de Radio-Canada. J’aurais préféré que Radio-Canada investisse son argent dans un soutien à la culture. Loin de moi l’idée de censurer les Têtes à claques. Mais je ne pense pas qu’ils ont besoin du soutien de Radio-Canada. Est-ce que Radio-Canada veut faire une guerre de cote d’écoute avec TVA et TQS? Est-cela qui a motivé la présence des Têtes à claques sur le réseau de Radio-Canada?

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