Diversité identitaire et sexuelle Être Arabe et LGBT Delphine Caubet

Diversité identitaire et sexuelle

Être Arabe et LGBT

Accepter sa différence de genre ou d’orientation sexuelle n’est jamais facile. Et dans certains pays arabes, protéger son identité et sa vie privée devient vital. Rendez-vous avec la communauté arabe LGBT de Montréal pour comprendre leur quotidien.

Delphine Caubet.      Dossiers HomosexualitéSexualité

sexualité diversité sexuelle sexe lgbt lesbienne gay bisexuel transgenresDepuis quelques années, Helem reçoit de plus en plus de demandes d’aide venant d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, etc.) Les membres de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) y sont malmenés et ces exilés doivent fuir leur pays par contrainte de représailles de la part de leur entourage et des autorités.

Helem, qui signifie «rêve» en arabe, est aussi l’acronyme de «Protection libanaise pour les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et les queers.» Depuis 10 ans, ce chapitre montréalais du bureau de Beyrouth milite pour la diversité sexuelle et identitaire dans les communautés arabes.

Cette organisation n’est pas que musulmane. Comme au Liban où différentes religions se côtoient, le conseil d’administration de Helem est composé majoritairement de chrétiens, mais aussi de musulmans.

Homosexualité, prison et peine de mort

bisexualité homosexualité arabe helem lgbt homosexuel sexe sexualitéDans les pays arabes, il existe une grande différence dans la condamnation (ou acceptation) de l’homosexualité. Cela peut aller de 1 an d’emprisonnement jusqu’à la peine de mort en Arabie Saoudite, par exemple.

Pour Rémy Nassar, président de Helem, cette difficulté avec l’homosexualité trouve son origine dans le caractère souvent machiste de ces cultures et dans le tabou du sexe. Les stéréotypes de genres y sont bien définis et chaque sexe doit correspondre à l’image qui lui est attribué. Tout individu non conforme se retrouve au mieux marginalisé, sinon maltraité. Et en cas de difficultés, il ne peut pas se tourner vers les forces de l’ordre, puisqu’en tant qu’homosexuel, il deviendrait un criminel aux yeux de la loi.

Paradoxalement, «la transsexualité est presque mieux vue que l’homosexualité» dans certains pays arabes, précise Rémy Nassar. Comme en Iran par exemple. Dans le pays, l’homosexualité est condamnée à la peine capitale. En revanche, pour un changement de sexe, c’est l’état qui paie l’opération. «Beaucoup de gens changent de sexe pour vivre leur homosexualité, alors qu’ils ne se sentent pas vraiment trans.» S’ajoute à cela, tous les risques encourus par les lourdes opérations.

De même, au Liban, les opérations de chirurgies esthétiques sont monnaie courante. Dans la rue, un transsexuel peut aisément passer pour une femme ayant fait de la chirurgie esthétique. Helem a aidé une transsexuelle libanaise lors de son arrivée au Québec. Et ironiquement, ici, les autres transsexuelles la regardaient «de travers et étaient jalouses d’elle.» Car au Liban, elle a eu recours à tout le processus de chirurgie esthétique. Chose qui ici est extrêmement onéreuse (entre 20 000$ et 80 000$) et donc peu accessible.

Acceptation de l’homosexualité

sexualité arabe homosexualité lgbt homos sexe diversité sexuelleDepuis ses 10 années d’existence, Helem a recencé une nette évolution dans l’acceptation de l’homosexualité par la communauté arabe au Québec.

À leurs débuts en 2004, ils se faisaient insulter en arabe lors de défilés de la Fierté gaie. «Vous êtes la honte», «vous n’êtes pas de vrais Arabes», telles étaient les insultes auxquelles devaient faire face les courageux qui osaient se montrer publiquement.

Les membres de l’organisation avaient de la difficulté à s’afficher complètement sur leur site Internet. Certains ne mettaient pas leur photo et d’autres allaient jusqu’à utiliser de faux noms. Mais pour aider leurs membres, les dirigeants de Helem ont dû faire un effort et se montrer au grand jour. «Les gens venus d’Égypte avaient peur qu’on ne soit pas un vrai organisme. Là-bas, la police traque les gays. Ils leur donnent rendez-vous sur Internet et quand la personne se présente, c’est la police. Ils l’emmènent au poste, l’arrêtent et la torturent.» Face à cette crainte d’une partie de la population, Helem a travaillé pour davantage s’afficher. Aujourd’hui, la quasi-intégralité du conseil d’administration est visible.

Mais cette période de tensions avec le reste de la communauté arabe n’a duré que les 2 ou 3 premières années, précise le président de Helem. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué et ils reçoivent même des messages d’encouragement en arabe. L’organisation a également développé de forts liens avec les associations québécoises d’aide aux LGBT. Ils travaillent notamment avec GRIS-Montréal (Groupe de recherche et d’intervention sociale) pour discuter et échanger dans le but d’apporter de la diversité.

Spiritualité et homosexualité

Les membres chrétiens de la communauté arabe peuvent trouver des conseils spirituels auprès d’autres Églises à Montréal (telle que l’Église Unie du Canada). Mais pour les membres musulmans, la question est plus délicate. D’après Rémy Nassar, à sa connaissance, il n’existerait aucun organisme au Québec qui viendrait en aide aux membres LGBT de la communauté musulmane. La relation Islam – homosexualité est toujours difficile. Si aucune mosquée à Montréal n’est clairement ouverte aux LGBT, certains croyants peuvent trouver conseils et aide auprès d’un chef spirituel.

Un ancien membre de Helem a bien connu ce cas de figure. Ce dernier était un fervent musulman, qui commençait à accepter son homosexualité. Mais cette dualité entre sa religion et son orientation sexuelle le troublait, et il se posait de nombreuses questions. L’homme s’est alors tourné vers son imam pour l’aider à résoudre ce conflit. Les conseils du chef spirituel ont visiblement aidé et depuis, il s’est investi dans Helem et a milité pour les droits des LGBT dans les communautés arabes.

Comme beaucoup de LGBT pratiquants, ces personnes finissent par adopter leur propre compréhension de la religion, délaissant ainsi les aspects qui entreraient en conflit avec leur identité ou leur orientation sexuelle. Enfin, d’autres personnes peuvent aussi accepter leur homosexualité, tout en choisissant de ne pas la vivre et de faire abstinence.

Religion et spiritualité

«On a un peu de mal avec la religion. Mais cette année, on commence à y penser, car plusieurs personnes très croyantes nous ont rejoints.» Helem est catégorique: ils ne traitent pas de religions pour éviter de recréer ici les conflits du Moyen-Orient. «Parfois, on discute de choses qui n’ont pas rapport, et des commentaires ressortent comme « ah oui, c’est parce que tu es un sunnite ou un chiite. » Donc, la religion est quelque chose avec laquelle nous avons toujours eu du mal.»

Depuis peu, une moitié des membres sont très croyants, et l’autre moitié ne veut rien savoir de la religion. Mais l’organisation a déjà fait des tentatives en invitant un prêtre et un imam à parler d’homosexualité. Cette année, à leur propre étonnement, ils vont même débattre de la charte de la laïcité.

Si les musulmans sont sous-représentés dans Helem, cela peut-être dû à une crainte de s’afficher publiquement. Au grand étonnement des membres, lors de l’organisation de soirées dansantes «beaucoup de musulmans viennent sortis de nulle part» s’amuse Rémy Nassar. «Et on se demande toujours pourquoi ils ne sont pas membres !?» En attendant de se montrer totalement, le bouche-à-oreille fonctionne et beaucoup ont entendu parler de Helem comme un organisme de référence.

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Toilettes pour femmes, hommes et bébés

Transgenres et les toilettes

Un choix difficile à faire

Une solution originale du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Raymond Viger Dossiers HomosexualitéSexualitéBistro le Ste-CathRestaurant

toilettes bistro le ste-cath hochelaga-maisonneuve est montréal restaurantImaginez un instant que vous avez le corps d’un homme. Mais à l’intérieur de vous, c’est une femme qui y habite.

Vous décidez de passer à l’acte. Vous débutez par faire toute la suite d’examen, physique et psychologique vous permettant d’envisager d’affronter la série de gestes médicaux vous permettant de pouvoir passer d’un homme à une femme.

Un homme qui devient femme ou femme qui était homme?

bistro le ste-cath est de montréal hochelaga-maisonneuve homa restaurant où mangerEnsuite débute la transformation physique. Toute votre vie, vous êtes allé au toilette des hommes. Maintenant que vous êtes en cours de transformation, prenez-vous encore la toilette des hommes? À quel moment de votre transformation pourriez-vous vous permettre d’utiliser la toilette réservée aux femmes?

Au Bistro le Ste-Cath, nous avons décidé de régler le problème autrement. Et la solution semble avoir été fortement apprécié de la communauté transgenres. Sur chacune de nos toilettes, un écriteau montre un homme et une femme.

Seule règle d’exception. La première toilette indique homme ou femme avec table à langer. Le changement de couches ça nous concerne tous!

Au plaisir de vous y rencontrer.

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bistro le ste-cath in vivo restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveLa plus belle terrasse du quartier

Bistro le Ste-Cath, 4264 Ste-Catherine est, Montréal. QC. H1V 1X6 (514) 223-8116 bistro@le-ste-cath.com

Fermé les lundi. Ouvert du Mardi au vendredi de 11 à 22 heures, le samedi de 9:00 heures à 22:00 heures. Le dimanche de 9:00 à 15:00 heures.

Les brunchs les samedi et les dimanche.

Merci d’inviter le Bistro le Ste-Cath parmi vos amis Facebook.

Les spectacles à venir sur la scène du Bistro le Ste-Cath:

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Autres textes sur Homosexualité

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Diversité identitaire et sexuelle; l’Église et la communauté LGBT

L’Église Unie accueille la communauté LGBT

Diversité identitaire et sexuelle

L’Église Unie du Canada, est l’une des plus importantes Églises protestantes du pays. Gary Paterson, le Modérateur (équivalent au Pape), ouvertement homosexuel appuie notamment l’égalité des sexes et prend en compte les droits sociopolitiques de la communauté LGBT. L’Église Unie célèbre des mariages entre conjoints de même sexe et elle ouvre ses portes à tout le monde, peu importe l’orientation sexuelle. Les pasteurs peuvent être des hommes ou des femmes et être en couple hétérosexuel ou homosexuel.

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

Le Pasteur Marco, qui représente l’Église Unie à Montréal, dans l’arrondissement de Verdun, nous en dit plus sur son Église et sa relation avec la communauté lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT). 

Sophie Laisney: Sur quel principe se fonde l’Église Unie?

szombathely-church-eglise-religion-spiritualitéPasteur Marco: L’Église Unie a toujours été très orientée vers la justice sociale. Par exemple, les femmes ont été ordonnées dans cette Église en 1936, avant même qu’elles aient le droit de vote au Canada. Nous sommes une église chrétienne et nous accueillons les personnes qui sont en cheminement de foi. Nous n’avons aucun problème avec l’accueil de personnes de tous horizons confondus. En 1988, l’Église Unie a fait une déclaration, accueillant les gens de toutes les diversités et identités sexuelles. Cela nous a posé quelques problèmes avec d’autres dénominations (sous-groupe d’une religion), il y a eu des réticences et certaines tensions.

S.L: Êtes-vous critiqués par d’autres Églises?

P.M: En tant qu’Église «à contre-courant», on s’est fait harceler par beaucoup d’autres Églises. On s’est fait envoyer en enfer! Ce qui est assez particulier, car Jésus se serait certainement associé à la cause LGBT, car il a toujours approché dans son ministère les marginalisés de son époque pour enlever le stigmatisme social qui entoure ces exclus (les lépreux, les malades, les femmes ou les samaritains -les musulmans de nos jours-). Donc, il aurait selon moi, sans doute voulu démystifier les exclus de la communauté LGBT. Concernant cette communauté, il y a en effet des dénominations plus conservatrices dans les Églises baptistes ou les Églises évangélistes. Nous n’avons aucun contact avec eux et je pense que nous n’en aurons jamais. Et ils n’auront probablement pas d’ouverture à la communauté LGBT, en tout cas pas dans les prochaines décennies. Par contre, nous avons de bien meilleures relations avec l’Église anglicane qui est aussi très ouverte sur la justice sociale. Nos Églises sont en communion.

S.L: Globalement, est-ce que vous constatez une ouverture des religions face aux diversités sexuelles?

église et homosexualité  religion homosexuel lesbienneP.M: Oui, absolument. L’Église anglicane, par exemple, est ouverte au mariage de conjoints de même sexe, c’est une chose que l’on n’aurait pas vue il y a une dizaine d’années. D’autres religions sont en train de s’ouvrir sur cette question. Il y a un an, pratiquement jour pour jour, j’ai marié deux hommes: un musulman et un chrétien. C’était un mariage inter-foi et c’était important pour moi d’unir ces deux traditions au sein de mon église. Nous avons lu le Coran et la Bible durant le mariage. Nous avons aussi des contacts très étroits avec la synagogue Emanu-El-Beth Sholom, qui est ouverte à la communauté LGBT.

S.L: Le public a très peu d’échos des ouvertures religieuses. Pourquoi?

P.M: On ne veut pas entendre parler de religions libérales. On veut entendre parler des sectes, de la femme qui est emprisonnée chez elle par son mari. On ne veut pas entendre ce que l’Église Unie fait, mais de ce que l’Église catholique ne fait pas. Les prêtres ne peuvent pas se marier, les femmes ne peuvent pas être ordonnées dans l’Église catholique, mais cela, l’Église Unie le fait, et on n’en entend pas parler. Ça ne fait pas vendre les journaux.

S.L: Vous utilisez beaucoup les nouveaux médias (Youtube, Facebook) pour faire passer le message de l’Église. Pour quelles raisons?

P.M: Il faut utiliser les médias de notre temps pour être capable de rejoindre les gens. Les réseaux sociaux apportent l’opportunité de rejoindre le plus grand nombre. Cela apporte une vision plus saine et plus libre de vivre sa foi.

Mais on gère ces réseaux sociaux de très près, car il peut y avoir facilement des débordements. Nous avons dû «supprimer» beaucoup de personnes de nos pages, car elles revenaient continuellement sur Facebook et sur Youtube pour nous démolir complètement avec des propos ancrés dans l’ignorance. Sur la plupart de nos vidéos Youtube, l’option des commentaires est désactivée parce qu’on a eu notre lot de commentaires négatifs.

Au Québec et de façon plus générale, actuellement, il y a une forte ignorance religieuse. On ne connait pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Tout est mis dans le même panier, et une sorte de propagande «pleut» sur les réseaux sociaux. Par exemple, il y en a beaucoup qui croient que la foi, c’est juste des rituels à faire. Mais la foi, c’est bien plus profond que ça. Mes vidéos sont des entrevues qui veulent montrer différentes facettes d’un aspect méconnu de la religion pour diminuer les préjugés. Le plus gros de mon travail c’est la démystification. Il faut informer les gens qui sont «désinformés».

S.L: Est-ce que l’Église Unie a créé des partenariats avec les organismes LGBT?

P.M: Il y a une dynamique de méfiance des gens à l’encontre de l’Église, y compris des organismes LGBT. L’Église Unie a tenté de s’unir avec des associations, mais il n’y avait jamais de suite. Les partenariats n’ont pas abouti. Il ne faut pas oublier que l’Église a été très «instrumentale» dans l’homophobie.

Dans mon Église (l’Église Unie la Passerelle) et de façon plus générale, on essaie de créer une démystification de l’homosexualité. Pour l’instant, il n y a pas de partenariat et ça me surprendrait que ça arrive. Sur la page de l’Église La Passerelle, on fait malgré tout la promotion de l’association GRIS-Montréal (Ndlr:Groupe de recherche et d’intervention sociale), par exemple. On essaie d’être un soutien dans les actions ou les levées de fonds, autant qu’on peut le faire et avec les moyens qu’on a. Mais ce n’est pas parce qu’on ne crée pas de partenariat que nous ne sommes pas unis par le même but : la diminution des discriminations.

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Trans et homosexuel, un même combat?

La cause trans encore marginalisée

Oppression des genres

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

«Les mouvements trans en sont au même point que l’étaient les mouvements homosexuels dans les années 70», déclare Gabrielle Bouchard du Centre de lutte contre l’oppression des genres. «GRIS-Montréal, par exemple, leur travail est très important, mais ce qu’ils ont réussi à bâtir date des années 80. C’est-à-dire une structure, une connexion, des réseaux qui leur ont permis d’avoir des connaissances dans le financement.»

Anonymat des trans

artistes urbains street art underground illustrateur t-shirtL’Aide aux trans du Québec (ATQ), principal organisme de soutien à la communauté, n’a pas la pleine capacité de s’organiser pour obtenir les moyens financiers. De plus, les personnes trans  quittent le milieu communautaire une fois que leur transformation est complétée. «Ce n’est pas le même problème, lorsqu’un homosexuel fait son coming-out. Il est homo pour le reste de sa vie. Une personne trans, une fois que sa réassignation est terminée, il n’a pas envie d’être un transsexuel toute sa vie. Désormais, il est une femme ou un homme. Ils veulent vivre un certain anonymat», raconte Marie Houzeau de GRIS-Montréal.

L’ATQ, fondée au début des années 80, est tenue à bout de bras par sa fondatrice Marie-Marcelle Godbout. Après plus de trente ans, l’ATQ ne bénéficie toujours pas d’un financement continu. L’organisme fonctionne principalement grâce au bénévolat. La question des personnes trans et ses revendications sont isolées au sein de la communauté homosexuelle et bisexuelle.

Exclusion des trans

De nombreux organismes qui militent pour la cause homosexuelle et bisexuelle ne prennent peu ou pas en compte les souffrances liées aux personnes trans. «L’expérience des transgenres est complètement différente. Si notre organisme doit faire des interventions concernant les transgenres, il faudrait que nous développions nos connaissances. Même les organismes qui se consacrent à la transsexualité ne sont pas unanimes; certains veulent qu’on s’intéresse à leur cause, d’autres considèrent que ce n’est pas à nous de le faire», affirme Marie Houzeau.

Ainsi, des clivages se créent au sein des diverses communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans). Gabrielle Bouchard évoque des organismes homosexuels et bisexuels qui ne parlent pas de la communauté trans par souci de «stratégie».

La voix des trans

Néanmoins, la représentante du Centre de lutte contre l’oppression des genres n’oublie pas de nommer les organismes qui font avancer la cause des personnes trans. «La coalition des familles homoparentales», qui a pour principal partenaire l’ATQ et le Conseil québécois LGBT en fait partie. «Steve Foster est sûrement celui qui a fait le plus de chemin dans sa pensée personnelle, mais aussi dans les actions de son organisme. Il utilise son privilège de président du Conseil québécois pour faire entendre les voix des personnes trans.» Steve Foster, dans le cadre du Conseil québécois LGBT, sensibilise énormément aux droits des personnes trans et les a joint à la cause des gays, lesbiennes et bisexuelles. 

Illustrations Cyril Blanchard du Café Graffiti

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Enfants transgenres; diversité identitaire et sexuelle

Enfants transgenres

Diversité identitaire et sexuelle

Notre société est réglée sur un mode binaire. On est gentil ou méchant. C’est noir ou blanc. On est un homme ou une femme. Mais pour certains enfants, la chose est plus compliquée. Ils aimeraient être une nuance de gris, parfois proche du blanc, d’autres fois du noir. Et pour certains, être un mélange de couleurs indéfinissables.

Ces enfants ne rentrent pas dans la catégorie de leur genre (homme – femme) habituel. Ils sont appelés transgenres, et dans notre société catégorisée, ils tentent de se forger leur propre identité. Regard sur ces jeunes qui dépassent leur sexe pour se construire leur genre.

Delphine Caubet Dossiers HomosexualitéSexualité

Mat a 16 ans. Au quotidien, il aime créer un flou autour de son genre. Tantôt plus masculin, tantôt plus féminin. Cette confusion autour de son genre lui offre une plus grande liberté et surtout, diminue la pression sociale. Il ne répond plus aux attentes et aux clichés sociétaux, auxquels il devrait se conformer en tant que garçon ou fille. Mat est androgyne. Le français étant ce qu’il est, nous utiliserons le pronom «il» pour qualifier Mat.

Le sexe n’est pas le genre

À la naissance, les enfants sont identifiés en fonction de leurs organes génitaux et les parents les habillent en conséquence. Une fille portera des robes et un garçon des pantalons. Les jouets seront également achetés en fonction. Mais certains enfants dits transgenres se sentent à l’étroit dans ces modèles. D’après le docteur Shuvo Ghosh, pédiatre du développement à l’Hôpital de Montréal pour enfants, ces jeunes développent une identité ou un genre atypique.

Paradoxalement, auprès des enfants de son service, le Dr Ghosh voit essentiellement de jeunes garçons. «Car la moitié féminine est mieux acceptée comme garçon manqué. C’est pas la petite fille qui joue au soldat qui va arriver dans ma clinique. Mais un garçon de 4 ans, qui a une « obsession » des princesses, sera amené ici pour qu’on sache ce que nous pouvons faire pour lui.» Selon le Dr Ghosh, il y a davantage d’interdictions chez les garçons. En bas âge, une fille peut porter des pantalons et jouer aux soldats, mais l’inverse est interdit. En revanche, à l’adolescence, le docteur constate qu’autant de garçons que de filles viennent le consulter.

Akiko Asano, la mère de Mat, parle du genre de son enfant: «À 3 ans, mon enfant a fait sa première transition sociale.» «Un jour, je lui ai dit « tu es un bon garçon » et il m’a répondu que non, qu’il était une fille. Il avait la conviction totale d’être une fille.» Akiko parle d’un enfant plein de frustration et de colère, «mais depuis qu’on a fait la transition sociale, il est devenu très calme.» « Avant, c’était comme si mon enfant voulait dire qu’il existait et que personne ne l’écoutait.» Par transition sociale, Akiko Asano entend reconnaître son enfant tel qu’il le souhaite et surtout, le laisser s’habiller et jouer avec ce qu’il veut.

Tous les enfants dits transgenres ne sont pas aussi catégoriques que Mat. Pour certains, il peut s’agir d’une simple variation du genre. C’est-à-dire, qu’ils dépassent les clichés, par des goûts ou comportements, qui normalement ne devraient pas être associés à leur sexe.

Accepter sa différence?

Depuis une dizaine d’années, la société accepterait mieux les variances de genre, selon le Dr Ghosh. Mais le vrai changement est de parler de ces jeunes, même si cela crée de la controverse.

Ce qui est étrange, d’après le Dr Ghosh, c’est qu’une frange de la population est très conservatrice sur ce sujet-là, alors qu’elle ne l’est pas nécessairement dans la vie courante. « Peut-être qu’ils ne sont pas confortables avec le sujet, car cela leur pose des questionnements personnels. Je ne sais pas.» Mais aujourd’hui, les personnes transgenres sont de plus en plus démystifiées. Ce sont des personnes concrètes que l’on côtoie tous les jours.

Pour le Dr Ghosh, il est important de travailler l’estime de soi avec ces jeunes. Car, les préjugés et les regards des autres les atteignent. Alors, le docteur parle longuement avec les familles pour les aider à trouver des ressources permettant à l’enfant de socialiser avec son entourage, autant avec des enfants que des adultes.

Réticences

Si les parents de Mat ont toujours été ouverts à la différence de leur enfant, leur entourage, en revanche, a été plus réticent. «Nous avons perdu beaucoup d’amis et au niveau familial, il existe des frictions.» Au primaire, pour que Mat soit reconnu comme une fille, Akiko et son conjoint ont engagé un psychologue pour expliquer et aider les enseignants à intégrer leur enfant. Mat voulait qu’on s’adresse à lui au féminin.

Aujourd’hui, à 16 ans, Mat a changé 4 fois d’école, même si sa mère précise que la première fois n’avait aucun rapport avec son genre. Pour les 3 changements d’écoles au secondaire, «c’était à cause de leur ignorance. Ils ne pouvaient pas supporter l’anxiété de mon enfant.»

Depuis, Mat a fait une seconde transition et se considère comme androgyne. Il se plait à créer un flou autour de son genre et demande à ce qu’on utilise le pronom neutre en anglais ou le masculin en français. Une façon pour lui de diminuer l’anxiété de l’adolescence.

Diminuer les hormones

«Chez les enfants transgenres, la puberté est très inquiétante» explique le Dr Ghosh, car «c’est le choc de la réalité.» Pour les jeunes qui poursuivraient leur variance à l’adolescence (et donc, persisteraient avec le temps), cette nouvelle étape de la vie peut s’avérer très stressante. Elle s’accompagne de changements physiques qui peuvent troubler le jeune s’il n’est pas en accord avec son corps.

Pour qu’ils aient plus de temps de réflexion et diminuer l’anxiété, certains d’entre eux prennent des bloqueurs hormonaux. Comme Mat, qui les utilise depuis ses 11 ans. Ces bloqueurs ne stoppent pas complètement la puberté. Ils la ralentissent. Naturellement, cela prendrait 2 à 3 ans, explique le Dr Ghosh, mais avec ces médicaments elle durerait 4 ou 5 ans. Ainsi, le jeune dispose de plus de temps pour réfléchir à son avenir et à ses options. Certains peuvent se diriger vers un changement de sexe physique, d’autres au contraire voir plus au jour le jour, comme Mat.

Il n’existe pas de schéma sur l’avenir des enfants transgenres. Ceux avec une simple variance peuvent grandir en accord avec leur genre et sexe, d’autres choisir de cultiver le mystère, comme Mat. Enfin, d’autres peuvent changer de sexe pour être plus en accord avec leur genre. Ils deviendront alors ce que l’on appelle des transsexuels. En somme, il existe autant d’avenirs possibles qu’il y a d’enfants.

Le coming out?

Avec l’adolescence vient aussi la période des premiers amours. «Et c’est compliqué» rit Akiko. Car à moins de deux personnes transgenres, le jeune s’interroge. Doit-il se dévoiler ou être plus subtil? Mais alors, l’autre ne sait pas «ce que j’ai dans les culottes» plaisante la mère de Mat. Pour Akiko, il est important que son enfant ait des endroits où il se sente en sécurité, et où il pourra tomber amoureux. Cela peut-être des camps de jour, des camps d’été, des retraites,… Des lieux où il pourra exprimer son genre sans crainte des regards.

Lorsque de nouveaux parents arrivent avec leur enfant, une question revient souvent au Dr Ghosh: l’enfant est-il gay? Et sa réponse est toujours la même: «À 4 ans ou même 8 ans, l’orientation sexuelle n’est pas impliquée. On ne peut pas en discuter à cet âge-là.» En revanche, à l’adolescence, le docteur commence à en parler progressivement.

Pas de consensus

La difficulté dans notre société binaire est de vouloir enfermer des personnes dans des cases. Une personne avec un sexe masculin, de genre féminin et aimant les hommes. Est-ce un homosexuel? Un hétérosexuel? Et pour ceux qui préfèrent les transsexuels?

Dans son bureau, le Dr Ghosh voit des enfants de tous horizons. «Entre 2 à 3 nouveaux par semaine.» Étant le seul médecin du Québec à s’occuper d’enfants transgenres, il reçoit des patients de toute la province. Et contrairement aux idées reçues, il a proportionnellement autant d’enfants transgrenres à la campagne qu’à Montréal.

Peu d’études ont été faites sur le questionnement du genre, mais selon le Dr Ghosh environ 5% à 10% de la population se poserait des questions, et seul 1% à 2% présenterait une vraie variance. Enfin, seuls 40% à 50% de ces derniers changeraient de sexe. Soit au maximum 1% de la population. Un chiffre non négligeable à l’échelle nationale.

L’origine de cette variance n’est pas claire. Si tant est qu’il faille une origine. Pour le Dr Ghosh, les transgenres ont toujours existé: «Le phénomène est là depuis 2, 3 ou 4 mille ans. Depuis l’histoire de l’humanité. Mais ce n’est pas un sujet acceptable à discuter ouvertement. Même si maintenant, c’est davantage autorisé d’en parler.» Une autre des théories serait qu’aujourd’hui, les parents auraient moins tendance à enfermer leur enfant dans un genre. Ce qui les laisserait libres d’être ce qu’ils veulent, sans contrainte. L’avantage de cette hypothèse est de ne pas voir ce phénomène comme une dégénérescence de la société, précise le Dr Ghosh. «Les choix sont plus individuels, plus naturels et surtout moins anxiogènes, car la personne est ce qu’elle veut.»

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Communément, nous parlons d’une communauté LGBT. Mais la réalité est plus complexe, et les objectifs ne sont pas toujours les même pour tous. Tâchons de comprendre les enjeux des lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT) pour démystifier ces communautés et voir où en sont leurs causes.

homosexualité lgbt steve foster lesbienne gays homosexuelDepuis ces 9 dernières années, Steve Foster dirige le Conseil québécois LGBT. Et comme tout directeur général, l’homme a voulu donner des impulsions. Lui, a mis l’accent sur son organisme afin de devenir un interlocuteur de référence auprès du gouvernement. Les actions du Conseil québécois sont donc politiques. Aujourd’hui, il estime que les LGBT sont mieux acceptés socialement et que leurs droits continuent d’avancer. Mais quels sont les combats futurs ?

Les aînés

Un dossier clé pour l’avenir des gays et lesbiennes est la question des aînés. Car si aujourd’hui, être homosexuel n’est pas idyllique, l’être dans les années 50 ou 60 au Québec était encore plus difficile. «Cette génération n’a pas pu vivre longtemps comme gay ou lesbienne» précise Steve Foster.

La dernière des choses voulues serait «qu’ils retournent dans la garde-robe.» Car, si une personne est perçue comme homosexuelle dans les centres pour aînés, elle risque la marginalisation de la part des autres résidents et du personnel soignant. L’objectif est donc de travailler contre l’homophobie pour permettre un plein épanouissement des gays et lesbiennes.

De l’international…

steve_foster lgbt lesbienne homosexualité homos gay gaiSur le plan de la solidarité internationale, le Conseil québécois travaille pour aider les organismes d’aide aux LGBT sur le terrain. Pour cela, il souligne des situations inquiétantes aux gouvernements, voire dénonce certains de leurs choix. Comme le choix du gouvernement fédéral de financer un groupe d’évangélistes (hostile aux LGBT) pour l’exploitation de puits en Ouganda. Pays qui vient d’adopter une loi anti-homosexuels…

Si Steve Foster qualifie ce travail de nécessaire, il reconnaît que les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de ses attentes. «Il y a quelque chose de pas cohérent» précise-t-il. «Car lorsqu’il est question de droits humains, les réactions sont moins importantes et les gouvernements moins impliqués.»

En tant qu’acteur politique, le Conseil québécois LGBT continuera à garder l’œil sur l’international pour veiller au respect des droits des membres de leur communauté.

…au rural

homosexualité steve foster homos lesbiennes homos lgbtSur le plan local, Steve Foster veut permettre l’accessibilité aux services à tous, et partout à travers la province. Car les mentalités ont beaucoup évolué et «ce n’est pas vrai que c’est le paradis à Montréal.» «Aujourd’hui encore, on peut se faire insulter dans le village». La vraie distinction entre Montréal et les régions est l’accessibilité aux services.

Dans certains endroits, les écoles ne peuvent pas faire de sensibilisation et de prévention car il n’existe aucune ressource. Cela devient également difficile de socialiser et de réseauter avec des personnes vivant la même chose, puisque proportionnellement parlant, il y a moins de LGBT en région.

Beaucoup de LGBT viennent alors à Montréal par défaut, et non par envie. Pourtant ajoute Steve Foster, si ces personnes avaient eu les ressources dont elles avaient besoin, elles seraient restées dans leur région et se seraient investies dans les localités. «Car pour garder le monde, faut inclure tout le monde» conclu t-il.

Par moment, l’international et le local se rejoignent comme lors des Jeux olympiques de Sotchi. Tous ont pu voir le drapeau arc-en-ciel flotter au dessus d’hôtels de ville. Tous ont pu avoir ce sentiment d’appartenir à une communauté plus élargie.

Repenser les structures

L’un des dossiers les plus importants pour Steve Foster est de faire des états généraux sur l’action communautaire autonome. Qui sont les groupes? Que font-ils? Sont-ils efficaces? Quelles sont les pratiques innovantes? En somme, voir s’il n’y a pas moyen de faire plus et mieux. Autant de réflexions que suggère le directeur général afin que «les organismes s’organisent avant qu’ils ne se fassent organiser par le gouvernement.».

Suite à cette introspection, les acteurs communautaires jugeront s’ils ont besoin d’adapter leurs pratiques et leur mode de fonctionnement. Mais pour Steve Foster, l’important est de faire un état des lieux pour toujours servir aux mieux les intérêts de la population.

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Photos Pierre Ouimet

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Steve Foster possède l’honnêteté des meneurs passionnés. En novembre 2013, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse lui a décerné le Prix des droits et libertés. Jacques Frémont, président de la Commission, a souligné «le leadership, la crédibilité et le dévouement remarquable de l’homme d’action, de cœur et de passion.»

Sophie Laisney, Dossiers Homosexualité

steve foster lgbt lesbiennes gays gais homosexuel, homosexualité transgenreLe Conseil québécois LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) ne s’est pas construit sans entraves, avec une communauté parfois divisée sur les priorités sociales à défendre. Steve Foster, à travers un discours sincère, «démystifie» cette communauté méconnue.

Naissance du CQ LGBT

Le Conseil québécois LGBT naît en 1993, dans un contexte de violence sociale et policière à l’encontre des gays. L’organisme œuvre activement pour faire respecter les droits sociaux de la communauté, dans le cadre du public, mais aussi sur des questions d’ordre privé (mariages, droits de filiation). Néanmoins, les LGBT se butent aux mésententes entre les gays, lesbiennes et bisexuels (la communauté transsexuelle fut représentée plus tardivement),  parfois en désaccord sur les priorités.

Au début des années 2000, l’organisme s’essouffle. C’est en 2005, après un redoublement d’engagement dans la communauté homosexuelle, que Steve Foster se découvre une véritable aspiration à la concertation et au rassemblement. En décembre de la même année, il est élu au conseil d’administration de la Table de concertation des lesbiennes et des gays du Québec. L’année suivante, il est nommé président. La Table de concertation devient le Conseil québécois LGBT.

Conflit avec l’Église

steve foster prix droits libertés lgbt lesbienne gai gay bisexuel transgenre«Autant il y a un courant favorable à la montée des LGBT, autant il y a un courant aussi fort pour faire régresser ses droits. Contrairement à l’Europe, où les droits humains sont tributaires de la situation économique et s’y butent, au Québec, nous avons dû nous battre contre l’Église catholique.» Si une grande partie de la population est parvenue à s’affranchir d’une Église omniprésente et sévère, une autre frange reste sur ses positions entre autres, sur les droits sociopolitiques de la communauté LGBT. Steve Foster nous en parle: «Grâce aux campagnes contre l’homophobie et à la démystification, une majeure partie de la population est finalement en faveur du mariage entre conjoints de même sexe. Néanmoins, il existe une frange de la population que nous n’arriverons jamais à sensibiliser.»

Déconstruire et décloisonner

prix-droits libertés steve foster lgbt lesbianisme gai homosexualité transgenre bisexualitéSteve Foster le précise, le Conseil québécois LGBT n’a pas comme seul but de promouvoir et d’œuvrer pour les droits sociaux de cette communauté. D’autres aspirations, certainement moins connues, se révèlent de même importance. Il s’agit de «déconstruire l’homophobie» et de décloisonner la communauté LGBT. «Nous devons dénoncer l’abus du terme « homophobie », il ne faut pas trop crier au loup sinon on ne nous écoutera plus. Il est très important que notre communauté garde toute sa crédibilité», dit-il.

Au fil des années, le Conseil québécois LGBT a bâti une grande crédibilité autant dans sa communauté qu’en dehors. Car le président insiste sur le fait que les membres ne sont pas juste LGBT, ils sont aussi jeunes, travailleurs sociaux, femmes, aînés ou chômeurs.

Le prix des droits et libertés est une reconnaissance du travail et de l’engagement de Steve Foster et du Conseil québécois LGBT.

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