Chéli Sauvé-Castonguay et le bénévolat

Le bénévolat de la vidéojockey de Musique Plus

Modèle plus

Dominic Desmarais, Dossier Bénévolat

Elle est jeune, belle et talentueuse. Elle côtoie tant les stars québécoises qu’internationales. L’animatrice de Musique Plus, Chéli Sauvé-Castonguay, mène une vie de rêve… et garde les deux pieds sur terre en étant bénévole auprès d’adolescents. Une entrevue avec Chéli Sauvé-Castonguay publié dans le magazine Reflet de Société en 2007.

Elle a beau frayer avec les millionnaires de la chanson, Chéli Sauvé-Castonguay est d’une simplicité rafraîchissante. La bonne humeur débordante, elle sait mettre les gens à l’aise. Entre un périple à Saskatoon et des visites éclair à Québec et à Nashville, la jeune vidéojockey raconte avec plaisir ses expériences bénévoles.

Chéli Sauvé-Castonguay est bien servie par son emploi pour rejoindre les adolescents. Dans les Maisons de Jeunes et les écoles secondaires, les ados écoutent davantage la tête d’affiche d’une station de télé à leur image. Depuis 5 ans, la jeune femme originaire d’Ottawa participe à la campagne de prévention Ma gang allumée contre le tabagisme chez les jeunes. Une implication qui semble l’emballer. «C’est bien, parce qu’on invite les jeunes à créer leur propre projet pour réduire le tabagisme. On dénigre souvent les jeunes, mais, quand tu les rencontres, tu vois la passion en eux», souligne-t-elle.

Subitement mal à l’aise, l’animatrice sent le besoin de clarifier le sens de son implication. «Je ne vois pas ça comme du bénévolat, nuance-t-elle. Je le fais dans le cadre du travail. Je ne suis pas obligée, parce que ça demande de voyager. Et la charge de travail ne diminue pas parce que tu t’impliques», explique Chéli Sauvé-Castonguay, qui ne compte plus ses semaines de 60 heures.

Chéli Sauvé-Castonguay femme d’action

Elle anime également des galas et des défilés de mode pour amasser des fonds. «C’est en lien avec mon métier. Mais, c’est pour une bonne cause ou pour faire la promotion d’artistes émergents qui méritent d’être découverts.» Encore une fois, l’animatrice hésite à qualifier son implication de bénévolat. «Je me vois comme une participante», explique celle qui, de 13 à 16 ans, jouait une heure ou deux avec des enfants atteints du syndrome de Down (trisomie 21) au retour de l’école.

L’animatrice se nourrit de ces activités. «Je rencontre des artistes qui font des millions avec leurs albums. Certains ne sont pas là pour la passion de la musique, mais bien pour le glamour, raconte-t-elle. Alors, quand je rencontre des gens lors de galas ou des jeunes dans les écoles, ça me ramène sur terre», dit-elle, affichant ce sourire qui ne la quitte jamais.

Chéli Sauvé-Castonguay croit fermement aux bienfaits de l’action bénévole. «Je le dis aux jeunes que je rencontre. La meilleure façon d’apprendre, c’est par le bénévolat.» Elle parle en connaissance de cause. Dès l’école secondaire, elle s’impliquait au sein de la télévision communautaire d’Ottawa. À l’université, elle a touché à tous les domaines du journalisme. Télé, radio et presse écrite. C’est de cette façon qu’elle a découvert sa passion pour la télé.

La gêne revient hanter Chéli Sauvé-Castonguay. «Il y a tellement plus de choses que je pourrais faire… Je parle avec le département des communications pour qu’on aille voir les enfants à l’hôpital Sainte-Justine. On devrait faire plus pour eux. Tous les animateurs de Musique Plus pourraient participer à la marche pour le cancer du sein. Pas pour filmer, mais pour amasser des fonds.»

Diplôme d’action sociale

Pour attirer les jeunes, le Centre d’action bénévole de Québec a eu l’idée de faire reconnaître leur expérience comme bénévole. «Une entente existe entre le centre, les organismes et les grandes entreprises de la région de Québec», explique le directeur général du centre, Jean-Marie Parent. Les organismes, pour reconnaître une formation ou une expérience acquise, émettent des certificats qui sont approuvés par des entreprises de la région. «Le jeune qui obtient un de ces certificats a donc de meilleures chances d’obtenir un emploi dans le domaine dans lequel il a été reconnu.»

Jobboom pour bénévoles

Au Centre d’action bénévole de Hull, Anne Chardon a mis sur pied un site Internet pour les jeunes bénévoles de l’Outaouais. Le site www.jebenevole.ca offrira — à l’image des workopolis, jobboom ou monster.ca — un espace où les organismes communautaires intéressés à recruter des jeunes pourront afficher leurs activités offertes. «Les jeunes sont à l’école de 9 h à 16 h, dit Anne Chardon, et ce sont essentiellement les heures d’ouverture des Centres d’action bénévole. Avec le site, le service sera plus accessible, car disponible en tout temps, et permettra aux jeunes de faire un choix. C’est ça qu’ils veulent.»

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École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

Dossier Éducation

École Irénée-Lussier: Bricoler l’estime de soi

Ariane Aubin   Dossiers Autisme, Santé mentaleCommunautaire, Éducation

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

La longue table qui trône dans un grand local de l’école Irénée-Lussier disparaît littéralement sous des montagnes d’aliments colorés. Sushis, pâtes, fruits et petits pains côtoient hamburgers et fromages. Mais que les gourmands ne s’y méprennent pas: le festin dont il s’agit, s’il est terriblement appétissant, est entièrement fait de carton pâte.  Éducation jeune école système scolaire élève

Ce «festin cartonné», comme le surnomment affectueusement ses organisateurs, a été conçu, imaginé, bricolé et peaufiné avec un sens aigu du détail par les élèves de l’école Irénée Lussier, qui accueille des jeunes de 13 à 21 ans souffrant de déficiences légères à sévères, d’autisme ou de surdité et les prépare à s’insérer sur le marché du travail. Né dans la classe de la professeure d’art thérapeutique Catherine Girard, le projet a été pris en charge avec beaucoup d’enthousiasme par l’éducateur spécialisé François Fortin (photo en bas à gauche), qui travaille aussi pour l’établissement de la rue Hochelaga. Il a invité tous les groupes qui le souhaitaient à créer un nouvel élément qui s’ajouterait au banquet. Certains ont créé un barbecue plus vrai que nature, avec braises éclairées par des lumières de Noël orangées, alors que d’autres se sont représentés, assis autour de la table.

Des projets valorisants

«Voir le résultat final, avec la contribution de chaque groupe, ça a vraiment impressionné les élèves», explique Sylvie Boucher, une enseignante qui a participé au projet. Une de ses étudiantes, en voyant qu’elle avait contribué à produire une œuvre aussi imposante, a même été émue aux larmes. «Créer un événement autour dFrancois fortin école éducation système scolaire iréné lussiere ça, avec une mise en scène élaborée, c’est ce qui fait la différence», ajoute François Fortin. Chez l’enfant souffrant d’un handicap ou d’une forme de déficience, l’estime de soi est souvent faible et les compliments, d’autant plus difficiles à accepter, précise leur collègue Catherine Girard. Les échecs sont plus fréquents que les réussites et les préjugés sont nombreux.

C’est pourquoi les animateurs à la vie étudiante de l’école rivalisent de créativité et d’énergie pour offrir aux élèves des occasions de s’épanouir et surtout, de développer leur autonomie, l’objectif ultime de l’établissement. Spectacles de marionnettes, décorations d’Halloween élaborées, bal de finissant digne des films hollywoodiens, aucun effort n’est ménagé et ce, malgré la lourdeur croissante de la clientèle. En 2004, François Fortin, plusieurs professeurs et élèves de l’école ont même mis sur pied un imposant défilé de mode théâtralisé en collaboration avec les jeunes musiciens de l’école Joseph-François-Perrault et des étudiants en design de mode. L’expérience a fait l’objet d’un documentaire intitulé La vie est un simple rendez-vous, où l’on suit quelques élèves des premiers préparatifs à la performance finale.

Tous ces efforts ont-ils des effets concrets sur les élèves de l’école Irénée-Lussier? François Fortin répond en citant l’exemple d’un garçon d’environ 13 ans, qui avait participé il y a quelques années à un spectacle de marionnettes. «Depuis sa naissance, il refusait de parler, même s’il en avait la capacité. Dans la pièce, nous lui avions confié une seule phrase à dire: “Je suis Balthazar”. À notre grand plaisir, il a non seulement été capable de prononcer sa réplique, mais cet exploit l’a débloqué complètement. Il a commencé à parler à partir de ce moment-là et depuis, on ne peut plus l’arrêter!»

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