Seins nus, Femens et féminisme

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Mes Seins, vidéoclip d’Andréanne Martin

Droit des femmes

L’incompréhension du féminisme façon Femen

Je l’ai déjà exprimé dans mon billet sur l’hypersexualisation, je ne me considère pas comme une militante extrême des droits de la femme. Je revendique l’égalité des sexes, ni plus ni moins. Et je n’ai rien contre les religions, au contraire, je les trouve fascinantes.

En somme, je ne me reconnais pas dans les Femens.

Delphine Caubet dossiers Égalité Homme-Femme, Société, Politique.

symbole Femen. Militantisme droit des femmes. Il y a quelques temps, je me suis rendue à un événement qui, je le pensais, n’avait aucun lien avec le féminisme. Et là surprise! Une Femen faisait partie des invités.

Pour être honnête, je n’avais jamais bien saisi leur message. Ayant vécu en Europe et au Canada, je ne me suis jamais sentie opprimée en tant que femme. Alors, quand j’ai vu qu’on lui donnait l’occasion d’expliquer la nudité dans les interventions des Femens, j’étais toute ouïe.

Mission seins nus

D’après elle, les Femens Ukrainiennes se déshabillent pour dénoncer l’utilisation des femmes en tant qu’objets sexuels. La nudité permettrait qu’elles s’approprient leur corps. Soit. Ne connaissant pas la situation en Europe de l’Est, je ne jugerai pas de cela.

Mais en Europe de l’Ouest ou au Canada, est-ce vraiment pertinent de se montrer seins nus pour faire passer un message? Suis-je la seule à ne pas saisir leurs objectifs? Hormis les droits de la femme, entendons-nous.

Contexte nord-américain

Il y a quelques années, j’aurais probablement trouvé «cool» des femmes à demi nues qui militaient pour leurs droits. Mais aujourd’hui, je vois de belles femmes (avons le, elles correspondent généralement à nos critères de beauté) faisant un scandale.

Durant le temps qui lui était donnée, la Femen ne cessait de répéter à quel point les femmes étaient instrumentalisées, et qu’en se montrant nues, elle rappelait à chaque individu d’où il venait. En même temps, elle répétait qu’elle-même n’avait pas trop à se plaindre de son physique, qu’elle était une Ukrainienne blonde…même si elle avait eu un enfant… finalement elle n’avait pas à se plaindre.

Cible touchée?

Sur le coup, je me sentais étrange. Je n’ai aucune envie d’envahir l’assemblée nationale nue et l’entendre répéter que finalement son corps n’était «pas si pire», me faisait reconsidérer mon propre corps. Le hasard faisait que j’étais à cet événement avec une amie: jolie, blonde, typée Europe de l’Est également. Et le discours de la Femen a eu le même impact sur elle que sur moi. Donc, un discours militant sur les droits de la femme, en a conduit d’autres à se sentir interpellées par leur corps.

En définitive, j’ai bien du mal à voir les objectifs des Femens. Et vous, que pensez-vous d’elles ? Adhérez-vous à leur moyen d’action?

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Peinture, culture et bicyclette à Longueuil

Eugénia Reznik

Exposition de peinture à la Maison de la Culture de Longueuil

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossier Culture

Culture et bicyclette

reflet societe social reflexions sociales debatsLa Maison de la Culture de Longueuil est située dans l’ancien hôtel de ville, rue Saint-Charles. On trouve même, à deux pas, une station de Bixi. Dans Le Devoir de ce matin (le 28 mai 2013), on peut lire que les Bixi montréalais ont maintenant fait des petits à New York sous le nom de Citi Bikes.

Un autre success-story québécois ? Il faut bien souligner les bonnes choses, les bons coups et ce qui va bien. On sait déjà bien assez ce qui ne va pas sur les routes, dans les aqueducs et dans les enveloppes brunes qui poussent comme des pissenlits.

La Maison de la Culture présente en ce moment, du 16 avril au 30 juin, les toiles d’Eugénia Reznik, une artiste peintre d’origine juive ukrainienne qui habite Longueuil.

Des toiles abstraites ?

L’exposition se nomme Récits des racines. J’évite le dépliant un peu savant qui parle d’œuvres «installatives» et j’écoute plutôt ce que les œuvres ont à me dire, sans autres commentaires. Il s’agit souvent de toiles brutes, non encadrées et suspendues, sur lesquelles on peut voir des plis et des défauts divers qui ajoutent à la texture brute de l’ensemble.

Le noir et le blanc dominent la plupart des œuvres. En plus des «toiles pliées» (comme l’indiquent certains titres), on en trouve aussi qui sont encadrées, tandis d’autres tableaux sont peints sur bois. À première vue, les toiles semblent abstraites. Sauf pour le triptyque Alesha i Genia représentant deux enfants, qui est l’œuvre la plus intéressante, à mon avis.

Une partie du triptyque «Alesha i Genia» art culture maison longueuil

Une partie du triptyque «Alesha i Genia»

En regardant les titres, on s’aperçoit cependant qu’il y a des paysages ainsi qu’une série de robes et de manteaux. Mais toutes les formes ne semblent être que des prétextes pour explorer les tracés et les textures.

Avons-nous épuisé l’abstraction ? Je ne crois pas. Ou alors, on l’aborde différemment. Premièrement, l’abstraction ne choque plus comme autrefois, puisque cela fait déjà près d’un siècle qu’on l’utilise. Deuxièmement, l’abstraction et la figuration se confondent librement depuis longtemps, surtout dans les paysages. Il n’y a donc plus de surprise de ce côté-là.

Un art inaccessible ?

Mais les beaux-arts semblent souvent éloignés du grand public. L’approche savante, les termes compliqués (comme les «œuvres installatives») ou le besoin de se distinguer en choquant n’ont pas aidé la situation. L’intérêt de l’art réside dans le plaisir de la découverte, qui n’a rien à voir avec les termes savants qu’on peut lui appliquer par la suite. Les longues études théoriques n’ont rien à voir avec l’art. D’ailleurs, le même plaisir peut animer autant les artistes professionnels que les peintres des rues. Et on peut le constater dans certaines œuvres exposées au Café Graffiti.

Les images doivent pouvoir nous parler sans paroles, sans explications, sinon il leur manque quelque chose. Il y a des éléments intéressants dans cette exposition et le site Web de l’artiste permet d’en découvrir d’autres, des toiles parfois plus colorées et joyeuses. Eugénia Reznik s’est aussi impliquée dans les écoles, à propos des gangs de rue et de la violence chez les jeunes.

Autres textes sur Culture

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La traite humaine

Prostitution, trafic d’organes et travail forcé

Le cas de la Moldavie

La Moldavie fait peu les manchettes. Quand c’est le cas, le thème de la traite humaine revient souvent: des cas de prostitution, mais aussi de trafic d’organes et de travail forcé. Sortir du pays à tout prix? C’est le risque encouru par bien des jeunes femmes moldaves, parfois au péril de leur vie. Mais qu’est-ce qui les pousse au bord du gouffre? Notre journaliste a enquêté.

Marie-Josée Richard. Dossier Prostitution

Une piste d’atterrissage d’asphalte sur fond de gazon, le tout entouré de collines verdoyantes, c’est ce qui frappe lorsque l’on atterrit à Chisinau, la capitale. Puis au centre-ville, le gris du béton domine, lui donnant un air morne et triste. Un autre contraste nous attend une fois sur Stefan cel Mare, le boulevard principal: des kiosques à journaux et de boissons jouxtent des boutiques Tommy Hilfinger, Adidas et bientôt un Apple Store. Sur la route, de vieux véhicules de l’ère soviétique, comme des Lada ou des trolleybus, côtoient des voitures de luxe.

Pour le voyageur averti, c’est le signe que les activités illicites prospèrent. «Avec un revenu moyen de 250$ à 300$ par mois, avoir une voiture tout court est déjà du luxe», m’explique Andrea, un Moldave résidant désormais à Montréal. «Je peux toucher jusqu’à 500$ par mois, me confie un chauffeur de taxi de Chisinau… à condition de travailler 6 à 7 jours par semaine.» Nouvellement papa, il a du mal à payer les couches de son bambin. Avec un taux de chômage endémique, il est conscient qu’il a de la chance d’avoir au moins un travail.

Dans un tel contexte, pas étonnant que la majorité des Moldaves rêve de travailler à l’étranger de façon temporaire ou immigrer: le quart de la population active travaille en dehors de ses frontières, le tiers quittant dans l’illégalité pour l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la France, la Grèce ou la Russie. Comme des milliers d’autres Moldaves, Valéa a voulu tenter sa chance.

La lune promise

En 2009, elle n’a que 20 ans lorsqu’une amie lui parle d’une offre de travail comme serveuse et danseuse dans un bar de Chypre, dans la section turque. Où elle habite, un village de 2000 âmes, situé dans l’État de Criuleni, à une trentaine de kilomètres à l’est de Chisinau, le travail se fait rare. Un homme venu d’une région voisine recrute: il promet 2000€ à 2500€ par mois (environ 3000$-3500$ canadiens), soit bien plus que le salaire moyen annuel. Quelques rencontres plus tard, séance de photos et formulaires complétés pour l’obtention du visa, on lui donne rendez-vous à l’aéroport. Ses billets d’avion, elle les remboursera à son employeur en travaillant.

Quand arrive le jour J, les douaniers interceptent la jeune brunette. «Comme je ne pouvais dire avec précision où je m’en allais et qui je devais rencontrer, on a trouvé ça suspect», dit-elle en jouant nerveusement avec l’une de ses boucles d’oreilles. L’avion a décollé sans elle. Selon toute vraisemblance, elle allait se jeter tout droit dans la gueule du loup: Valéa aurait été obligée de se prostituer. Or, la Turquie figure au premier rang des destinations les plus fréquentes pour le trafic humain en provenance de la Moldavie, avec près du tiers des victimes. Ceci aurait dû lui mettre la puce à l’oreille…
Même si Valéa avait déjà été mise en garde contre les méthodes de recrutement des trafiqueurs, elle ne s’en était pas préoccupée outre mesure. «Je pensais que ça ne pouvait arriver qu’aux autres», se confie-t-elle naïvement. Et avant de partir, elle avait rencontré des jeunes femmes de son village employées par cet établissement… mais elles lui avaient caché la vraie nature de leur travail.

Chose certaine, le cas de Valéa n’est pas exceptionnel. Comme la majorité des jeunes femmes tombant dans le panneau en Moldavie, elle s’est fait rouler par une connaissance, en qui un proche avait confiance. Elle tombe pile dans le profil type des victimes: elle est une femme de moins de 25 ans, sans emploi, résidente d’une zone rurale. Ce qui diffère de plusieurs autres destins: son histoire finit bien.

Si Valéa l’a échappé belle, c’est grâce à un contrôle douanier plus serré, mesure mise de l’avant il y a trois ans. Mais toutes les jeunes femmes n’ont pas cette chance. Valéa raconte que certaines de ses voisines, parties quelques mois plus tôt pour Chypre, en sont revenues invalides, peu après l’épisode de l’aéroport. «Handicapées, après avoir été sauvagement battues», m’explique mon traducteur, un ex-policier devenu homme d’affaires.

Mieux vaut prévenir…

«La situation est beaucoup plus contrôlée qu’il y a dix ans, notam-ment à cause de la prévention», affirme Irina Todorova, coordonnatrice prévention et protection de l’Organisation internationale de la migration (OIM) de Chisinau, un organisme intergouvernemental ayant pour mission de faire la promotion d’une saine migration. Ceci se traduit principalement par des ateliers d’informations, qui ont lieu à Chisinau et dans les différentes régions du pays.

Mais l’OIM ne peut agir seul. L’unité policière antitraite de Moldavie et différents OSBL au pays font partie de leurs proches collaborateurs. Une chose est certaine: pas de doublons! «On tient à ce que nos rôles soient complémentaires», insiste la coordonnatrice.

Quand les rêves s’écroulent

Alors qu’elles pensaient s’enrichir, ces jeunes femmes (prises dans les griffes d’un proxénète) en finissent par devenir l’esclave sexuelle d’une dizaine de clients par jour, battues et/ou violées à répétitions, séquestrées, parfois sous-alimentées et droguées… Certaines tourmentées par la honte d’avoir été trahies par leur petit ami, qui les aura vendues à leur insu lors d’un voyage qui se voulait romantique.

Vendre une jeune Moldave? Plusieurs sont tentés par l’’appât du gain: elle peut valoir 400$ au pays. Et sur le marché noir en Italie, la transaction peut grimper à environ 3500€, soit près de 5000$ canadiens, des chiffres avancés par le chercheur Siddirth Kara dans son livre Sex trafficking – Inside the business of modern slavery(2009)… une véritable mine d’or pour un Casanova sans scrupule.

Et le recrutement se déroule aussi sous le nez des autorités. Le Makler, un quotidien russophone distribué partout au pays, publie tous les jours des annonces d’agences promettant des emplois ou des opportunités d’études à l’étranger. «Mais plusieurs sont des pièges, commente Viorela Rusu, cofondatrice de la mission de La Strada – Chisinau, un centre d’aide pour les victimes et leurs proches. On doit se méfier de celles qui prétendent que l’on peut partir en moins de dix jours, ou celles qui promettent de verser une importante somme d’argent pour un travail ne demandant pas de qualifications particulières.»

L’organisme publie chaque jour sur Internet une liste des agences jugées sécuritaires, ayant fait l’objet d’une brève enquête.

Illusion du moindre mal

«Depuis deux ans et demi à trois ans, le défi est d’arriver à identifier les victimes», raconte Irina Todorova, cette femme aux longs cheveux noirs. Les trafiqueurs ont assoupli leurs méthodes, poursuit-elle. En donnant plus de liberté aux jeunes filles et en leur allouant des petites sommes d’argent, 100 à 200 $ par mois à envoyer à leur famille, ceci leur renvoie une fausse image de bien-être…»

«Ça n’est pas si mal, disent certaines, au moins ici, j’ai de quoi manger, déplore la coordonnatrice, dans un anglais bien maîtrisé. Le résultat est navrant: des jeunes femmes victimes d’abus sexuels, de prostitution ou encore de travail forcé en viennent à ne plus demander d’aide.

«La plupart des jeunes femmes se faisant enrôler dans les réseaux de traite étant aussi victimes de violence familiale, elles sont généralement plus tolérantes face aux mauvais traitements», explique Victoria Dochitcu, psychologue et responsable de la Hot Line à la Strada, une ligne d’urgence à la disposition de la population. «Certaines jeunes femmes en viennent même à défendre leur pimp … ou retournent sous sa gouverne quand on leur en donne l’occasion.» Ceci donne du fil à retordre aux différents intervenants, qui voient que les trafiqueurs sont passés maîtres dans l’art de la manipulation.

La Moldavie

Une nation à peine plus grande que la Belgique, la Moldavie est coincée entre la Roumanie et l’Ukraine. Mais elle est surtout connue pour être la nation la plus pauvre d’Europe; près de 65 % de ses 3,8 millions d’habitants vivent sous le seuil de la pauvreté.

Classé au 117e rang sur 182 de l’indice de développement humain, tout juste avant le Vietnam et après la Guinée équatoriale, le pays a un PIB équivalent à celui du Soudan.

En devenant indépendante de l’URSS en 1991, la République de Moldavie fait face à une importante crise économique: sa monnaie, le leu moldave, plonge. La marche est haute pour qui passe d’une idéologie communiste à une idéologie capitaliste. Vingt ans plus tard, le pays peine toujours à remonter la pente. La majorité de ses revenus est siphonnée par le remboursement de ses dettes, laissant une maigre pitance aux employés de l’État… et ouvrant la voie à des abus de toutes sortes.

Ce reportage a été réalisé à l’été 2011 dans le cadre de la bourse Nord-Sud de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), grâce aux fonds de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

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Témoignages de Prostituées.

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Michael Jackson, 2Pac et Elvis Presley. Un debat à finir.

Michael Jackson, 2Pac et Elvis Presley. Un débat à finir.

Raymond Viger            Dossier Culture, Hip Hop.

J’ai écrit un billet sur la mort de Michael Jackson qui a fait jaser les internautes. Jusqu’à présent, 134 commentaires et ce n’est pas encore terminé, le débat continue de faire rage.

Dans le fil des discussions, j’ai été obligé de ramener à l’ordre les internautes. Le débat commençait à déraper sur 2Pac. Ce rappeur tiré par balles à l’âge de 25 ans détient le record de vente pour la musique Hiphop.

La question était de savoir si 2Pac allait percer les générations et devenir un classique tel que Elvis Presley l’avait été ou encore comme Michael Jackson le sera. J’ai demandé aux internautes de revenir sur le débat principal du décès de Michael Jackson en leur promettant de faire un billet sur 2Pac et d’y ramener le débat.

Je vous présente donc ce débat sur 2Pac. Au plaisir de vous voir participer aux débats et de prendre votre place.

Ruiz: le talent de l’artiste est important pour la vente mais sa personnalité et ses geste aussi. C’est pour ça que 2pac est le rappeur le plus connu et apprécié.

BAxT: Michael Jackson est le successeur d’Elvis Presley en tant que Roi de la Pop, modèle dont il s’est littéralement inspiré (moonwalk = pas de dance du bas du corps d’Elvis, vidéos de Michael Jackson = films d’Elvis Presley dans lesquels nous voyons parfois Elvis Presley chanté comme dans Jailhouse Rock, mode de Michael Jackson (gant et veston Michael Jackson) = style urbain d’Elvis Presley avec son jeans, les 2 étant des incompris (des génies oui) faux solitaires de la gloire.

Ruiz: Pour moi Michael Jackson n’est pas le successeur d’Elvis Presley il est le plus grand dans son domaine. Elvis Presley pour le rock, 2pac pour le rap, Michael Jackson pour la pop.

Raymond Viger: Tu as raison de souligner que Michael Jackson n’est pas le successeur d’Elvis Presley. Ils ont eu chacun leur style et leur public. Ils ont à leur façon influencé la société dans nos valeurs, dans nos moyens de communication, dans les techniques de communication, de mise en marché…Tu présentes un bon trio d’artistes qui ont été très influents.

BAxT: Elvis Presley et Michael Jackson étant tellement grand dans l’industrie musicale, qu’ils sont tous 2 rois, au contraire de 2pac qui sera oublié dans moins de 2 générations. Elvis Presley était aimé autant des rock’n’rolleux, des bluemans, des gospelliens et de plusieurs autres styles, tout comme Michael Jackson. Madonna est la reine de la pop actuelle. 2pac est confiné à un style, a une seule génération. Elvis Presley à établi des records mondiaux, tout comme Michael Jackson, ce que 2pac n’a pas fait encore à part peut-être dans son enclave le hiphop ou le rap.

Ruiz: 2pac a toujours le record de disques de rap vendus, pourtant il est mort il y a bientôt 13 ans. Il a aussi fait de bonnes actions. Il était quelqu’un de bien. Ce que je respecte le plus chez 2pac c’est le fait que, contrairement à Michael Jackson ou Elvis Presley, 2Pac chantait pour raconter une histoire, une souffrance, la pauvreté, l’inégalité entre noirs et blancs, pour changer le monde en quelque sorte. Il est mort à 25 ans sinon qui sait…

Raymond: À ses débuts, Elvis Presley était banni des parents. 2Pac même si les parents ne comprennent pas ces paroles et sa culture, va-t-il traverser les générations? Je suis entouré de jeunes de la culture Hiphop depuis plus de 15 ans. 2Pac est encore très significatif pour eux. J’ai vu des jeunes se marier, acheter une maison, une auto, avoir des enfants… et ils écoutent encore 2Pac. Je ne pourrais pas affirmer que 2Pac va disparaître dans une génération ou deux.

Ruiz: 2pac ne disparaîtra pas de si tôt il est aussi connu a travers le monde. Dans une interview, le rappeur 50 cent, reconnu par beaucoup comme un très bon rappeur, voir le meilleur, a dit en parlant de 2pac: c’est notre Elvis Presley.

Ruiz: Niveaux lyrics 2pac valait bien Michael Jackson ou Elvis Presley et peut-être meilleur. Dans Changes ou Life goes on, deux gros poids lourds niveaux rythme, lyrics… Si les gens écoute bien les paroles ils verraient que les chansons racontent quelque chose. Je ne pense pas que Michael Jackson et Elvis Presley ait déjà écrit de telles paroles.

BAxT: Selon 50 cent: 2pac est notre Elvis Presley, donc pas le Elvis Presley de tout le monde. Michael Jackson était aimé par des personnes de tout style, de tous pays, de tout milieu tout comme Elvis Presley et Madonna. Ce n’est pas le cas ni de 2pac ni 50 cent, qui ne sont aimé que par une partie d’une génération. Là où ce style musical n’est pas à la mode, ils sont inconnus. Ce qui n’est pas le cas d’Elvis Presley et de Michael Jackson, connu et aimé en Chine en Russie, en Afrique comme au Japon. C’est aussi le cas de Madonna, des Beattles, de U2…

Ruiz: 2pac pouvait aussi être aimé par les riches que par les pauvres, les blancs et les noirs, hispaniques, asiatiques… Il n’est pas la légende qu’est Michael Jackson mais il est la légende du rap.

BAxT: Elvis Presley, tout comme Michael Jackson, était aimé par des personnes de tout âge. La génération du pouvoir américain avait commencé une guerre contre Elvis Presley. Mais Elvis Presley a gagné cette guerre. Qui ne connais pas Elvis Presley? Sa musique est encore aujourd’hui reprise par les DJ. Nous en faisons encore mention 50 ans plus tard. Michael Jackson, je ne suis même pas certain qu’on parlera de lui dans 50 ans. À part peut-être ses nombreux records de vente de disques. Car ces records, avec la nouvelle technologie (et le web), risque de ne jamais être battu. Probablement que le nom de Michael Jackson deviendra un nom inconnu dans 2 ou 3 générations. Alors maintenant 2pac, confiné uniquement à une partie d’une génération. J’en doute fort.

Ruiz: Michael Jackson inconnu dans 2 ou 3 génération! J’en doute encore plus que pour 2pac.

BAxT: 2pac n’est pas fort en Russie, Ukraine, Yougoslavie… tous les pays à faible population noire ou espagnole. Si on regarde la tendance mondial, le rap stagne. Le style musical en progression est la musique latine, un peu dévié du hiphop, du folklore latin, du rap et du rock. C’est la culture des gangs des pays pauvres qui amène ce style. Puis les gangs d’espagnols de L.A. et du sud des États-Unis, l’adaptent de plus en plus à la culture américaine.

PS 5 juillet, 21:00 heures BAxT ne participera pas au débat. Il vient de m’annoncer que, suite à une série d’événements malheureux qui brasse la blogosphère il prenait sa retraite de son blogue.

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