La mise en marché des maladies, financement à outrance?

Cancer du sein, Ruban rose et Léa Pool

Après Centraide, que doit-on inventer?

Combien de campagnes de financement existe-t-il pour les différentes maladies? Cancer du sein, fondation des maladies du coeur, cancer tout court, alzheimer, fibrose kystique, l’hôpital du coin, l’hôpital de la région…

Raymond Viger         Dossier Santé

La réalisatrice Léa Pool avec son documentaire L’industrie du ruban rose: la couleur de l’argent, questionne ouvertement l’industrie du marketing qui semble utiliser à outrance les victimes du cancer du sein pour ramasser de la grosse argent, mobiliser des tonnes de bénévoles et faire participer médias et entreprises dans le soutien de l’industrie du ramassage d’argent.

Centraide a été créé pour regrouper les différentes campagnes de financement des organismes communautaires, éviter les dédoublements et permettre d’atteindre de meilleurs résultats.

Est-ce que nous devrions créé un Centraide pour les différentes maladies et parties de notre corps qu’on peut mettre en marché?

Un Centraide des maladies:

  • Pour nous assurer que les argents ramassés vont au bonne place.
  • Pour nous assurer qu’il n’y a pas de graissage de pattes dans le parcours de cet argent.
  • Pour nous assurer des bons investissements dans la recherche pour trouver des remèdes.
  • Pour rendre imputable ceux qui reçoivent ces grosses sommes d’argent.

Parce que les victimes de ces maladies:

  • Veulent des remèdes et des traitements.
  • Veulent que leurs enfants ne subissent pas le même sort qu’eux.

La question qui tue

Puisque toutes ces levées de fonds permettent en théorie le financement de la recherche pour les nouveaux médicaments, est-ce que les royautés et les brevets des médicaments trouvés appartiennent aux citoyens qui les a payés ou aux entreprises pharmaceutiques qui se font payer pour les trouver?

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Centraide est-il adapté aux réalités d’aujourd’hui?

Philantropie et communautaire

Centraide est-il dépassé ou encore pertinent?

Avec les concepts d’économie sociale, Centraide a-t-il su s’adapter aux nouvelles méthodes d’interventions?

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Commerce équitable

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centraide-collecte-de-fonds-communautaire-united-wayLes racines de ce qui deviendra Centraide sont profondes. Différents mouvements de collectes de fonds qui avaient vu le jour au moment de la Grande Dépression dans les années 1930 se sont regroupés pour former, en 1975, Centraide.

Centraide a depuis, capitalisé des sommes d’argent dont les intérêts sont remis à certains organismes communautaires en plus de faire d’importantes collectes de fonds pour en augmenter les argents ainsi remis. Il y a 117 regroupements Centraide à travers le Canada.

Centraide du Grand Montréal

Les montants que Centraide du Grand Montréal remets annuellement ont passé de 5 millions en 1975 à plus de 50 millions aujourd’hui. Est-ce que nous avons réussi à baisser la pauvreté proportionnellement à l’augmentation des budgets investi dans le communautaire? Malheureusement non. La pauvreté n’a pas cessé d’augmenter pour autant.

Notre organisme n’est pas subventionné par le gouvernement. Nous travaillons notre propre financement en vendant des abonnements à notre magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société ainsi que des produits dérivés du Café-Graffiti des jeunes artistes que nous accompagnons. Cette méthode de financement est basée sur des principes d’économie sociale et d’autonomie communautaire.

Quand nous sollicitons le public, souvent ont nous demande pourquoi nous ne sommes pas subventionné par Centraide. Il y a tellement d’organismes communautaires qui recherchent des fonds que Centraide doit mettre des contraintes pour avoir accès à leur financement. Une des limites qu’ils imposent est l’obtention d’un numéro de charité.

Numéro de charité et économie sociale

art urbain culture urbaine artistes émergentsMais voilà que l’économie sociale n’est pas accepté par les fonctionnaires canadiens qui attribuent les numéros de charité. Il faut se limiter à une activité d’intervention charitable. Et la vente de produits, qu’elle soit équitable ou non, n’est pas considéré comme une intervention charitable.

J’ai vérifié auprès de responsables de longue date de Centraide si leur organisation avait l’intention de se rajeunir et de s’adapter aux nouvelles réalités économiques du communautaire en arrêtant d’exiger un numéro de charité. Malheureusement, non. Il y a tellement d’organismes communautaires, des besoins qui sont tellement grand et qui dépassent les capacités financières de Centraide, que les organismes d’économie sociale comme nous ne pourrons jamais avoir du financement de Centraide.

Les choix de Centraide

Centraide doit même faire des choix et couper le financement de certains organismes qui ont longtemps été financé.

Le public doit continuer de soutenir Centraide pour la pertinence qu’ils représentent auprès d’un certain nombre d’organismes communautaires. Mais il doit aussi soutenir les organismes en économie sociale qui sont une nouvelle génération d’intervention avec une vision différente.

Je profite de cet instant de réflexion pour vous diriger vers les abonnements de notre magazine Reflet de Société ainsi que vers notre boutique Internet où nous présentons les produits dérivés de nos jeunes artistes urbains.

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