La liberté est très anxiogène

Dans notre société, somme toute sécuritaire, comment se fait-il que tant de gens souffrent d’anxiété?

Un texte de Marie Bernier publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé

« Avant même la pandémie, on constatait une épidémie de troubles anxieux et d’attaques de panique, particulièrement chez les jeunes. Pourtant, nous vivons dans un endroit où il n’y a ni guerre, ni catastrophe naturelle, et où les taux de criminalité sont très bas. En fait, c’est un peu contre-intuitif, mais la liberté est très anxiogène», souligne Samuel Veissière, anthropologue et professeur au département de psychiatrie de l’Université McGill.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
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  • Suisse: Stop Suicide
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

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Autres livres pouvant vous intéresser

Site Glen, Centre de Santé McGill

Investissements questionnables en Santé

Publicité inutile et déplacée

Dépenser en publicité au lieu d’investir dans la santé

Raymond Viger | Dossier Santé

On dit que la Santé coûte de plus en plus cher. Mais certaines dépenses me questionne au plus haut niveau.

Deux grands panneaux routiers annoncent, dans l’est de Montréal, l’ouverture en 2015 du site Glen du Centre de Santé de l’université McGill.

Les questions qui tuent

  • Qui payent pour ces panneaux publicitaires?
  • Quel est la pertinence de ces panneaux?
  • Les importants coûts de ces panneaux publicitaires auraient-ils dus être mieux investi en matière de Santé?
  • Quel est la pertinence d’annoncer, dans l’est de Montréal, deux ans à l’avance, l’ouverture du site Glen dans l’ouest de la ville?

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Autres textes sur Santé

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois.

Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Survivre au suicide de son enfant

Santé mentale et suicide | La douleur d’un père

Dominic Desmarais | Dossiers SuicideSanté mentale

Jean est défait. Il a perdu son fils Michel qui s’est suicidé à 47 ans. Une douleur trop grande pour les frêles épaules d’un père. Michel, aux prises avec des problèmes de santé mentale, s’est enlevé la vie. Il avait trop peur d’être stigmatisé par les autres. Il a refusé toute forme d’aide. Jean est allé aussi loin qu’il le pouvait pour tenter de le sauver. Il a échoué. Aujourd’hui, il ne souhaite à personne de connaître une souffrance comme la sienne.

«Mon fils n’est pas né avec la maladie. Il a aimé la vie», raconte Jean sans cesse au bord des larmes. Son fils, diplômé en commerce de l’université McGill, était toute sa richesse. Jean se sent vide, pauvre. Il se questionne, se demande s’il n’aurait pas pu en faire plus. Tout a commencé il y a 4 ans, lorsque Michel s’est mis à raconter des histoires étranges de gens qui lui voulaient du mal. Jean ne veut pas nommer la maladie qui affectait son fils. «Il était différent, bizarre», se limite-t-il à dire, soucieux de ne pas banaliser le désarroi de son enfant par une étiquette.

Peur de l’étiquette

L’absence d’aide n’a pas tué Michel. Bien au contraire. Employé d’une institution financière, il avait droit aux soins d’une thérapie avec congé payé. «Je voulais qu’il en parle avec une personne responsable, aux ressources humaines. On lui a offert de l’aide. Ça l’a inquiété. Il a refusé de peur d’être stigmatisé. S’il avait accepté, ses collègues auraient su qu’il avait un problème. Il était en position de rester à la maison pendant quelques mois tout en recevant son salaire.» Malgré cette proposition honorable, Michel avait peur du regard des autres. Il comptait s’en sortir seul, fier qu’il était.

Devant son refus, Jean doit puiser au fond de son amour. Sa femme et lui offrent une thérapie à Michel. Un autre refus et Jean se sent encore plus impuissant. «Que faire comme parent? Je lui disais : “J’ai toujours été fier de toi. Je vais l’être encore si tu acceptes d’aller chercher de l’aide. Si tu étais un enfant, je ferais ce qu’il faut. Mais tu es un adulte, c’est à toi de décider.” »

Michel reconnaît l’amour inconditionnel de son père et sa mère. Il ne repousse pas l’appui de ses parents pour leur faire mal. Il voulait s’en sortir seul. «Il me disait: “Papa, donnez-moi du temps. Je ne suis pas encore prêt. Quand je le serai, je le ferai.” C’était un homme fier. Il ne voulait pas que les autres sachent qu’il avait un problème. Mais il avait peur d’en parler. Il ne voulait pas être étiqueté.» S’il accepte d’en discuter avec ses parents, Michel refuse de voir son jeune frère. «Il ne voulait pas qu’il le voie dans cet état», dit Jean les yeux rougis.

Au travail, on lui donne 6 mois pour corriger la situation. Passé ce délai, voyant l’absence d’améliorations, il est mis à la porte. Jean, propriétaire d’un restaurant familial, lui propose d’y travailler avec lui. Il essuie un autre refus qui le chamboule. Jean est désemparé. Il aimerait forcer son fils à suivre une thérapie pour se soigner, mais respecte sa décision en constatant les efforts de son garçon pour s’en sortir. «Il a arrêté de fumer et de boire du café par lui-même. Il essayait de s’aider. Mais il n’a pas réussi. S’il avait su qu’il n’y aurait pas de stigmatisation, peut-être qu’il aurait suivi une thérapie. Mais il savait qu’il y en aurait…»

Tentatives de suicide

Michel a tenté de se suicider. Il est interpellé par des policiers qui ne croient pas à ses explications. Ils l’emmènent sur-le-champ à l’hôpital Notre-Dame pour y être examiné. Trois psychiatres le rencontrent et diagnostiquent un état dépressif, pas suicidaire. «Ils l’ont laissé sortir la journée même», raconte Jean qui, plus tard ce jour-là, rencontre son fils sans se douter de ce qui venait de se passer.

Une semaine plus tard, Michel récidive. Découvert par les policiers, il est conduit à l’hôpital Général de Montréal, où il décède quelques heures plus tard.

En insistant auprès des médecins, Jean a pris connaissance de ces deux tentatives de suicide. Dans les deux hôpitaux, Michel avait demandé de ne pas communiquer avec sa famille. «Je ne blâme pas les médecins. J’ai parlé à l’un d’eux. Il m’a dit que son travail était de garder mon fils en vie, pas de communiquer avec moi. Il a raison. Mais l’hôpital devrait avoir quelqu’un pour rejoindre la famille. Notre fils était encore vivant et ma femme et moi n’étions pas là, près de lui», dit-il en sanglotant.

Jean est encore sous le choc d’avoir perdu son fils. Il cherche une raison pour justifier cette mort qui l’a déchiré. D’abord, il se dit que la loi devrait être plus flexible et permettre aux hôpitaux de communiquer avec la famille d’un patient. Et, surtout, il espère une meilleure sensibilisation de la société sur les maladies mentales et les effets de la stigmatisation. «Nous sommes en 2012. Nous devons arrêter d’appeler ces êtres humains des fous, des tordus. Je n’ai pas sauvé la vie de mon fils. Si je peux sauver celle d’autres fils ou filles, de frères ou sœurs, ce sera une grande satisfaction.»

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
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  • Suisse: Stop Suicide
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

Autres livres pouvant vous intéresser

Les gratteux de Noel comme cadeaux

Le gambling des jeunes!

Les effets pervers des gratteux à Noël!

Loto-Québec présente plusieurs publicité pour aviser les parents de ne pas donner de gratteux aux jeunes. Mais qu’en est-il des adultes?

Raymond Viger | Dossiers Gambling et jeu compulsif, Loto-Québec

loto-quebec gratteux billet loterie gambling jeu compulsifÀ l’approche des Fêtes de Noël, le Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes de l’Université McGill lance des avis que les gratteux que l’on donne en cadeau à des jeunes peuvent être très nocifs et être leur porte d’entrée dans l’enfer du jeu compulsif et de tous ces effets pervers.

Je suis parfaitement d’accord avec cet article de prévention que nous pouvions lire dans le Journal de Montréal sous la plume de Sarah-Maude Lefebvre. C’est vrai qu’en tant que parents ou proches d’un jeune, lui donner un billet de loterie est un geste très dangereux et risqué. S’il perd, finalement, il n’aura rien eu comme cadeau. S’il gagne, vous venez peut-être de lui donner le pire cadeau de sa vie, le premier pas vers le gambling.

Les gratteux et les jeunes

Cependant, je dirais qu’il ne faut pas se limiter aux adolescents et aux jeunes. Cette mise en garde est bonne pour tout le monde. Parce que les joueurs peuvent devenir compulsifs à tout âge. Même les retraités sont vulnérables vis-à-vis le jeu compulsif. Et Loto-Québec est bien conscient que les retraités sont une excellente  »clientèle » pour les casinos. Ce n’est pas par hasard que Loto-Québec organise des voyages dans les Casinos et en facilitent l’accès aux personnes retraités… Parce que c’est payant… Très payant.

Pour cette période des Fêtes, si vous ne savez pas quoi donner à vos proches, peu importe leur âge, dites-leur simplement que vous les aimez. Vous tenez à leur donner quelque chose et vous ne savez pas trop quoi leur donner. Pas de problème. Prenez une feuille et écrivez-leur un petit mot. Expliquez-leur pourquoi vous les aimez, pourquoi vous appréciez leur présence dans votre vie… Parlez-leur du plus beau souvenir que vous avez avec eux. Ça ne coûte rien et soyez assuré que le bonheur qu’un tel geste va créer va demeurer beaucoup plus longtemps que le simple fait de gratter ces fameux gratteux de Loto-Québec.

Ressources pour le jeu compulsif

  • Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
  • Narcotiques Anonymes (514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
  • Nar-Anon (514) 725-9284
  • Alcooliques Anonymes (514) 376-9230

Autres textes sur Loto-Québec

Autres textes sur Gambling et jeu compulsif

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.    

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Pour voir le catalogue complet des DVD

Les salaires du communautaire et l’industrie de la pauvreté

Comptes de dépenses du communautaire?

Collusion, pot de vin et corruption?

TVA présente le salaire de certains directeurs d’organismes communautaires qui ramasse de l’argent pour combattre la pauvreté. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg du financement du communautaire.

Raymond Viger | Dossiers Conflit d’intérêtCommunautaire

pot16sepJe vous présente dès le départ un conflit d’intérêt me concernant. Je suis le directeur bénévole d’un organisme communautaire. Non seulement le directeur général, mais aussi le directeur artistique, directeur clinique et rédacteur en chef. Tout ça bénévolement évidemment. Je vais commenter les salaires de certains directeurs d’organisme communautaire et de leur personnel. Puisque je m’investis bénévolement depuis 20 ans dans un organisme communautaire, certains seront tentés de dire que je pourrais être jaloux de ces salaires ou encore que je n’ai pas la tête suffisamment froide pour pouvoir commenter ces chiffres.

En résumé je fais parti des organismes communautaires qui travaillent très fort avec des budgets très faibles. Quand chaque dollar qui entre dans notre organisme doit être traité minitieusement pour faire le plus de millage possible, cela me donne une vision très différente sur les argents qui sont versés pour soulager la pauvreté dans notre société.

Salaires et comptes de dépense

TVA nous présente certains salaires, par exemple Vision Montréal: un directeur général gagne 200 000$ et 9 autres membres du personnel gagnent entre 120 000$ et 200 000$. C’est près de 2 millions en salaire pour 10 employés. Centraide, Moisson Montréal et le Club des petits déjeûners ont aussi été écorchés par TVA.

On y a présenté des salaires entre 120 000$ et 200 000$. Mais qu’en est-il des comptes de dépenses. J’ai vu des direction où le compte de dépense était égale et même supérieur au salaire!

Vous me direz qu’un compte de dépense c’est pour payer les dépenses encourues pour faire son travail. Pas toujours. Il y a eu des voyages au Mexique, pour la direction, le conjoint et les enfants! Les comptes de dépenses peuvent, pour certains, faire parti intégrante du salaire et… SANS PAYER D’IMPÔTS, en plus!

Pot de vin et magouilles

Des pots de vin et des magouilles, il y en a. J’ai vu des directeurs d’organismes déchirer leurs chemises en voyant la gestion de certains fonds. Mais avec des enveloppes et des petits cadeaux variant entre 5 000 $ et 12 000$, il se sont vites rassieds.

La précarité de certains emplois dans le communautaire ne permet pas à tous les employés de dénoncer tout haut tout ce qui peut se passer. Même les organismes communautaires se retrouvent souvent en conflit d’intérêt. Pour obtenir une subvention, il faut souvent obtenir des lettres d’appui… souvent de ces mêmes organismes que vous voudriez dénoncer ou questionner leur gestion d’argent.

L’industrie de la pauvreté

Léa Pool a réalisé un documentaire sur l’industrie du ruban rose reliés au cancer du sein. Il y a sûrement d’autres documentaires à réaliser.

Le marketing social peut nécessiter des gens d’expérience qui coûtent chers pour… nous conter fleurette et obtenir des objectifs de rentabilité qui ne servent qu’à payer ces gros salaires!

Exemple: sur le site de l’Université McGill, on propose aux employés de se faire prélever des montants sur leur salaire pour envoyer l’argent à Centraide.

Grâce à votre don de 260 $ à Centraide ou 10,83 $ X 24 payes un travailleur de rue peut passer 17 heures avec des jeunes dans un quartier défavorisé pour prévenir la violence et la toxicomanie et contrer l’attrait des gangs de rue.

Désolé, mais c’est de la poudre aux yeux:

Un don de 260$ est hypothéqué par les frais administratifs pour payer les employés de Centraide. Cela laisse donc un don de 180$ pour un organisme communautaire. Même si je suppose que cet organisme communautaire qui reçoit ce don n’a pas de frais de gestion, d’encadrement, de loyer, de frais comptables ou autres dépenses  pour gérer ce don de 180$, il doit tout de même verser  les charges sociales pour l’embauche du travailleur de rue. Je ne parle pas des impôts que l’employé doit payer mais de la part que l’employeur doit prélever sur l’argent versé à l’employé et qui doit être envoyé aux gouvernements. Le don de 180$ ne vaut plus que 155$. Pour 17 heures de travail de rue, cela donnerait un taux horaire de 9,11$, soit moins que le salaire minimum!

Dire qu’il y a de gros salariés chez Centraide pour tenter de me faire gober l’idée qu’un travailleur de rue gagne moins que le salaire minimum.

Dire qu’il y a des gens à l’Université McGill qui ont dû se questionner pour accepter de vendre Centraide à leurs employés.

Et on n’arrive à de telles aberrations.

Morale de cette histoire: Dans le communautaire, plus tu travailles fort et moins tu es payé.

Morale de cette morale: puisqu’en politique les salaires sont sus et connus de tous, pourquoi ne pas avoir la même transparence dans les organismes communautaires? À partir du moment que tu es communautaire, tu appartiens à la communauté.

PS: J’aimerais bien avoir plus de temps pour écrire.

Autres textes sur Communautaire

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_imageOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.

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