Site Glen, Centre de Santé McGill

Investissements questionnables en Santé

Publicité inutile et déplacée

Dépenser en publicité au lieu d’investir dans la santé

Raymond Viger Dossiers Santé

On dit que la Santé coûte de plus en plus cher. Mais certaines dépenses me questionne au plus haut niveau.

Deux grands panneaux routiers annoncent, dans l’est de Montréal, l’ouverture en 2015 du site Glen du Centre de Santé de l’université McGill.

Les questions qui tuent

Qui payent pour ces panneaux publicitaires?

Quel est la pertinence de ces panneaux?

Les importants coûts de ces panneaux publicitaires auraient-ils dus être mieux investi en matière de Santé?

Quel est la pertinence d’annoncer, dans l’est de Montréal, deux ans à l’avance, l’ouverture du site Glen dans l’ouest de la ville?

Autres textes sur Santé

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Survivre au suicide de son enfant

Santé mentale et suicide

La douleur d’un père

Dominic Desmarais Dossier SuicideSanté mentale

Jean est défait. Il a perdu son fils Michel qui s’est suicidé à 47 ans. Une douleur trop grande pour les frêles épaules d’un père. Michel, aux prises avec des problèmes de santé mentale, s’est enlevé la vie. Il avait trop peur d’être stigmatisé par les autres. Il a refusé toute forme d’aide. Jean est allé aussi loin qu’il le pouvait pour tenter de le sauver. Il a échoué. Aujourd’hui, il ne souhaite à personne de connaître une souffrance comme la sienne.

«Mon fils n’est pas né avec la maladie. Il a aimé la vie», raconte Jean sans cesse au bord des larmes. Son fils, diplômé en commerce de l’université McGill, était toute sa richesse. Jean se sent vide, pauvre. Il se questionne, se demande s’il n’aurait pas pu en faire plus. Tout a commencé il y a 4 ans, lorsque Michel s’est mis à raconter des histoires étranges de gens qui lui voulaient du mal. Jean ne veut pas nommer la maladie qui affectait son fils. «Il était différent, bizarre», se limite-t-il à dire, soucieux de ne pas banaliser le désarroi de son enfant par une étiquette.

Peur de l’étiquette

L’absence d’aide n’a pas tué Michel. Bien au contraire. Employé d’une institution financière, il avait droit aux soins d’une thérapie avec congé payé. «Je voulais qu’il en parle avec une personne responsable, aux ressources humaines. On lui a offert de l’aide. Ça l’a inquiété. Il a refusé de peur d’être stigmatisé. S’il avait accepté, ses collègues auraient su qu’il avait un problème. Il était en position de rester à la maison pendant quelques mois tout en recevant son salaire.» Malgré cette proposition honorable, Michel avait peur du regard des autres. Il comptait s’en sortir seul, fier qu’il était.

Devant son refus, Jean doit puiser au fond de son amour. Sa femme et lui offrent une thérapie à Michel. Un autre refus et Jean se sent encore plus impuissant. «Que faire comme parent? Je lui disais : “J’ai toujours été fier de toi. Je vais l’être encore si tu acceptes d’aller chercher de l’aide. Si tu étais un enfant, je ferais ce qu’il faut. Mais tu es un adulte, c’est à toi de décider.” »

Michel reconnaît l’amour inconditionnel de son père et sa mère. Il ne repousse pas l’appui de ses parents pour leur faire mal. Il voulait s’en sortir seul. «Il me disait: “Papa, donnez-moi du temps. Je ne suis pas encore prêt. Quand je le serai, je le ferai.” C’était un homme fier. Il ne voulait pas que les autres sachent qu’il avait un problème. Mais il avait peur d’en parler. Il ne voulait pas être étiqueté.» S’il accepte d’en discuter avec ses parents, Michel refuse de voir son jeune frère. «Il ne voulait pas qu’il le voie dans cet état», dit Jean les yeux rougis.

Au travail, on lui donne 6 mois pour corriger la situation. Passé ce délai, voyant l’absence d’améliorations, il est mis à la porte. Jean, propriétaire d’un restaurant familial, lui propose d’y travailler avec lui. Il essuie un autre refus qui le chamboule. Jean est désemparé. Il aimerait forcer son fils à suivre une thérapie pour se soigner, mais respecte sa décision en constatant les efforts de son garçon pour s’en sortir. «Il a arrêté de fumer et de boire du café par lui-même. Il essayait de s’aider. Mais il n’a pas réussi. S’il avait su qu’il n’y aurait pas de stigmatisation, peut-être qu’il aurait suivi une thérapie. Mais il savait qu’il y en aurait…»

Tentatives de suicide

Michel a tenté de se suicider. Il est interpellé par des policiers qui ne croient pas à ses explications. Ils l’emmènent sur-le-champ à l’hôpital Notre-Dame pour y être examiné. Trois psychiatres le rencontrent et diagnostiquent un état dépressif, pas suicidaire. «Ils l’ont laissé sortir la journée même», raconte Jean qui, plus tard ce jour-là, rencontre son fils sans se douter de ce qui venait de se passer.

Une semaine plus tard, Michel récidive. Découvert par les policiers, il est conduit à l’hôpital Général de Montréal, où il décède quelques heures plus tard.

En insistant auprès des médecins, Jean a pris connaissance de ces deux tentatives de suicide. Dans les deux hôpitaux, Michel avait demandé de ne pas communiquer avec sa famille. «Je ne blâme pas les médecins. J’ai parlé à l’un d’eux. Il m’a dit que son travail était de garder mon fils en vie, pas de communiquer avec moi. Il a raison. Mais l’hôpital devrait avoir quelqu’un pour rejoindre la famille. Notre fils était encore vivant et ma femme et moi n’étions pas là, près de lui», dit-il en sanglotant.

Jean est encore sous le choc d’avoir perdu son fils. Il cherche une raison pour justifier cette mort qui l’a déchiré. D’abord, il se dit que la loi devrait être plus flexible et permettre aux hôpitaux de communiquer avec la famille d’un patient. Et, surtout, il espère une meilleure sensibilisation de la société sur les maladies mentales et les effets de la stigmatisation. «Nous sommes en 2012. Nous devons arrêter d’appeler ces êtres humains des fous, des tordus. Je n’ai pas sauvé la vie de mon fils. Si je peux sauver celle d’autres fils ou filles, de frères ou sœurs, ce sera une grande satisfaction.»

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

Autres textes sur le Suicide:

Survivre, un organisme d’intervention et de veille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Autres livres pouvant vous intéresser:

 

Les gratteux de Noel comme cadeaux

Le gambling des jeunes!

Les effets pervers des gratteux à Noël!

Loto-Québec présente plusieurs publicité pour aviser les parents de ne pas donner de gratteux aux jeunes. Mais qu’en est-il des adultes?

Raymond Viger Dossiers Gambling et jeu compulsif, Loto-Québec

loto-quebec gratteux billet loterie gambling jeu compulsifÀ l’approche des Fêtes de Noël, le Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes de l’Université McGill lance des avis que les gratteux que l’on donne en cadeau à des jeunes peuvent être très nocifs et être leur porte d’entrée dans l’enfer du jeu compulsif et de tous ces effets pervers.

Je suis parfaitement d’accord avec cet article de prévention que nous pouvions lire dans le Journal de Montréal sous la plume de Sarah-Maude Lefebvre. C’est vrai qu’en tant que parents ou proches d’un jeune, lui donner un billet de loterie est un geste très dangereux et risqué. S’il perd, finalement, il n’aura rien eu comme cadeau. S’il gagne, vous venez peut-être de lui donner le pire cadeau de sa vie, le premier pas vers le gambling.

Les gratteux et les jeunes

Cependant, je dirais qu’il ne faut pas se limiter aux adolescents et aux jeunes. Cette mise en garde est bonne pour tout le monde. Parce que les joueurs peuvent devenir compulsifs à tout âge. Même les retraités sont vulnérables vis-à-vis le jeu compulsif. Et Loto-Québec est bien conscient que les retraités sont une excellente  »clientèle » pour les casinos. Ce n’est pas par hasard que Loto-Québec organise des voyages dans les Casinos et en facilitent l’accès aux personnes retraités… Parce que c’est payant… Très payant.

Pour cette période des Fêtes, si vous ne savez pas quoi donner à vos proches, peu importe leur âge, dites-leur simplement que vous les aimez. Vous tenez à leur donner quelque chose et vous ne savez pas trop quoi leur donner. Pas de problème. Prenez une feuille et écrivez-leur un petit mot. Expliquez-leur pourquoi vous les aimez, pourquoi vous appréciez leur présence dans votre vie… Parlez-leur du plus beau souvenir que vous avez avec eux. Ça ne coûte rien et soyez assuré que le bonheur qu’un tel geste va créer va demeurer beaucoup plus longtemps que le simple fait de gratter ces fameux gratteux de Loto-Québec.

Je profite de cette occasion pour vous faire parvenir à vous tous votre cadeau de Noël:

Merci pour votre présence et votre implication. Au plaisir d’échanger ensemble pour 2013.

Autres textes sur Gambling et jeu compulsif

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Pour voir le catalogue complet des DVD

Les salaires du communautaire et l’industrie de la pauvreté

Comptes de dépenses du communautaire?

Collusion, pot de vin et corruption?

TVA présente le salaire de certains directeurs d’organismes communautaires qui ramasse de l’argent pour combattre la pauvreté. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg du financement du communautaire.

Raymond Viger Dossiers Conflit d’intérêtCommunautaire

pot16sepJe vous présente dès le départ un conflit d’intérêt me concernant. Je suis le directeur bénévole d’un organisme communautaire. Non seulement le directeur général, mais aussi le directeur artistique, directeur clinique et rédacteur en chef. Tout ça bénévolement évidemment. Je vais commenter les salaires de certains directeurs d’organisme communautaire et de leur personnel. Puisque je m’investis bénévolement depuis 20 ans dans un organisme communautaire, certains seront tentés de dire que je pourrais être jaloux de ces salaires ou encore que je n’ai pas la tête suffisamment froide pour pouvoir commenter ces chiffres.

En résumé je fais parti des organismes communautaires qui travaillent très fort avec des budgets très faibles. Quand chaque dollar qui entre dans notre organisme doit être traité minitieusement pour faire le plus de millage possible, cela me donne une vision très différente sur les argents qui sont versés pour soulager la pauvreté dans notre société.

Salaires et comptes de dépense

TVA nous présente certains salaires, par exemple Vision Montréal: un directeur général gagne 200 000$ et 9 autres membres du personnel gagnent entre 120 000$ et 200 000$. C’est près de 2 millions en salaire pour 10 employés. Centraide, Moisson Montréal et le Club des petits déjeûners ont aussi été écorchés par TVA.

On y a présenté des salaires entre 120 000$ et 200 000$. Mais qu’en est-il des comptes de dépenses. J’ai vu des direction où le compte de dépense était égale et même supérieur au salaire!

Vous me direz qu’un compte de dépense c’est pour payer les dépenses encourues pour faire son travail. Pas toujours. Il y a eu des voyages au Mexique, pour la direction, le conjoint et les enfants! Les comptes de dépenses peuvent, pour certains, faire parti intégrante du salaire et… SANS PAYER D’IMPÔTS, en plus!

Pot de vin et magouilles

Des pots de vin et des magouilles, il y en a. J’ai vu des directeurs d’organismes déchirer leurs chemises en voyant la gestion de certains fonds. Mais avec des enveloppes et des petits cadeaux variant entre 5 000 $ et 12 000$, il se sont vites rassieds.

La précarité de certains emplois dans le communautaire ne permet pas à tous les employés de dénoncer tout haut tout ce qui peut se passer. Même les organismes communautaires se retrouvent souvent en conflit d’intérêt. Pour obtenir une subvention, il faut souvent obtenir des lettres d’appui… souvent de ces mêmes organismes que vous voudriez dénoncer ou questionner leur gestion d’argent.

L’industrie de la pauvreté

Léa Pool a réalisé un documentaire sur l’industrie du ruban rose reliés au cancer du sein. Il y a sûrement d’autres documentaires à réaliser.

Le marketing social peut nécessiter des gens d’expérience qui coûtent chers pour… nous conter fleurette et obtenir des objectifs de rentabilité qui ne servent qu’à payer ces gros salaires!

Exemple: sur le site de l’Université McGill, on propose aux employés de se faire prélever des montants sur leur salaire pour envoyer l’argent à Centraide.

Grâce à votre don de 260 $ à Centraide ou 10,83 $ X 24 payes un travailleur de rue peut passer 17 heures avec des jeunes dans un quartier défavorisé pour prévenir la violence et la toxicomanie et contrer l’attrait des gangs de rue.

Désolé, mais c’est de la poudre aux yeux:

Un don de 260$ est hypothéqué par les frais administratifs pour payer les employés de Centraide. Cela laisse donc un don de 180$ pour un organisme communautaire. Même si je suppose que cet organisme communautaire qui reçoit ce don n’a pas de frais de gestion, d’encadrement, de loyer, de frais comptables ou autres dépenses  pour gérer ce don de 180$, il doit tout de même verser  les charges sociales pour l’embauche du travailleur de rue. Je ne parle pas des impôts que l’employé doit payer mais de la part que l’employeur doit prélever sur l’argent versé à l’employé et qui doit être envoyé aux gouvernements. Le don de 180$ ne vaut plus que 155$. Pour 17 heures de travail de rue, cela donnerait un taux horaire de 9,11$, soit moins que le salaire minimum!

Dire qu’il y a de gros salariés chez Centraide pour tenter de me faire gober l’idée qu’un travailleur de rue gagne moins que le salaire minimum.

Dire qu’il y a des gens à l’Université McGill qui ont dû se questionner pour accepter de vendre Centraide à leurs employés.

Et on n’arrive à de telles abberrations.

Morale de cette histoire: dans le communautaire, plus tu travailles fort et moins tu es payé.

Morale de cette morale: puisqu’en politique les salaires sont sus et connus de tous, pourquoi ne pas avoir la même transparence dans les organismes communautaires? À partir du moment que tu es communautaire, tu appartiens à la communauté.

PS: j’aimerais bien avoir plus de temps pour écrire.

Avis: émission d’obligations communautaires

Autres textes sur Communautaire

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Jeux vidéos et industrie numérique

Science et jeux, le meilleur des mondes

Quelles relations entretiennent la science et le jeu? À l’occasion du Sommet international du jeu de Montréal (SIJM), l’Agence Science-Presse a enquêté sur la validité scientifique des jeux vidéo.

Odile Clerc, Agence Science-Presse

Si jusque-là, leur qualité scientifique n’était pas la préoccupation principale des producteurs — divertissement oblige —, elle devient centrale pour le secteur des «jeux sérieux», véritable passerelle entre industriels et laboratoires de recherches.

Un marché qui monte, qui monte, qui monte

«Au Québec, le marché du jeu vidéo a été multiplié par 4 en 4 ans», annonce d’entrée de jeu Jean-Pierre Boucher, directeur d’Alliance numériQC, le réseau de l’industrie numérique du Québec et organisateur du SIJM. Fini les consoles à manettes qu’il faut manipuler plus vite que son ombre ! «Aujourd’hui, l’heure est à la mobilité, l’interactivité et la jouabilité. Le marché attire de plus en plus de joueurs et s’ouvre sur un nouveau segment en pleine croissance, les serious game».

Jeu sérieux = jeu scientifique?

Le jeu sérieux, thématique présente pour la première fois au SIJM, réunit chercheurs, universitaires, scientifiques, concepteurs et producteurs pour débattre de sujets aussi délicats que nouveaux : comment le définir précisément, comment le valider, quelles sont ses finalités, ses références scientifiques, etc. «Nous ne sommes pas tous d’accord sur sa définition. Disons qu’il s’agit d’un jeu qui a d’autres finalités que le divertissement, mais il peut être divertissant ! On est proche du ludoéducatif!» explique Samuelle Ducrocq-Henry professeure au département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Quoi qu’il en soit, tous les protagonistes s’accordent à dire que son contenu scientifique fait sa spécificité. «Et pas question de faire des concessions sur la rigueur scientifique au nom du e-marketing!»

Souriez, c’est bon pour moi

Jeu scientifique ne veut pas dire jeu ennuyeux et inutile! Prenez l’exemple de MindHabits, un jeu conçu par Mark Baldwin, PhD et professeur au département de psychologie de l’Université McGill. En pratiquant ce jeu régulièrement sur votre ordinateur, vous augmenterez votre estime de vous-même et votre résistance au stress. «Mes recherches démontrent que le stress est fortement relié à l’estime de soi. Si vous vous sentez critiqué ou peu apprécié des autres, vous avez deux fois plus de risque de tomber malade», explique Mark Baldwin. «MindHabits joue sur trois procédés psychologiques : l’activation – faire émerger une idée positive de soi, l’association – s’associer un concept positif, et l’inhibition – rompre un processus de pensée négative. Le jeu composé de différents modules consiste à reconnaître, parmi une série de visages, celui qui sourit. Les études montrent que les joueurs ayant une faible estime d’eux-mêmes mettent plus de temps à repérer les visages souriants. L’idée est donc d’exercer le cerveau à reconnaître en priorité les visages souriants.» Et ça marche. D’après les tests, il suffit de pratiquer 5 minutes par jour pendant une semaine pour améliorer son estime de soi et réduire son stress.

Des jeux au service des hommes

Dans le secteur de la santé, nombreux sont les jeux sérieux qui ont fait leurs preuves. À l’Institut des grands brûlés de l’Hôpital de Washington, on a remarqué par exemple que le seuil de tolérance à la douleur est modifié de 37 % à 97 % sous l’effet du jeu virtuel SnowWorld. Autre exemple, Escape from Diab est un jeu très efficace qui aide les enfants diabétiques à gérer leurs contraintes médicales.

Est-ce que pour autant le jeu pourrait remplacer la relation interpersonnelle avec un professeur ou un thérapeute ? «Pas du tout, répond Samuelle Ducrocq-Henry. Nos recherches montrent que le jeu est un soutien à l’apprentissage, mais pas un substitut ; cependant, il est une valeur ajoutée certaine.» Conclusion convergente avec les résultats de recherche de Terry Lavender, diplômé de l’École des arts interactifs et de la technologie de l’Université Simon-Fraser en Colombie-Britannique. «J’ai conçu un jeu interactif afin de voir si le jeu pouvait modifier le comportement des joueurs. Mes résultats montrent que, dans le cas de mon jeu axé sur la problématique des personnes sans domicile fixe, le comportement des joueurs ne change pas, mais la sensibilisation à leur cause est grandement modifiée», commente Terry Lavender.

Que les scientifiques mettent leurs connaissances au service du jeu ou que le jeu fasse appel aux compétences des chercheurs – comme dans le cas du jeu vidéo My Word Coach développé avec l’aide d’un linguiste par Ubisoft – l’industrie du jeu et la recherche ont tout intérêt à travailler main dans la main. «Si les sociétés de production s’intéressaient à notre savoir, nous pourrions les aider à développer des jeux vraiment bénéfiques pour les joueurs», conclut Mark Baldwin.

Et peut-être pourrions-nous rêver d’un monde où la violence serait bannie des jeux, preuves scientifiques de sa nocivité sociale à l’appui?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

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