Le roman historique, une recherche identitaire?

Chronique de livres

Retrouver ses racines par la lecture

Normand Charest            Dossier Livres

réflexions sociales société citoyen communautéIl se publie beaucoup de romans historiques au Québec, en ce moment, et ils semblent très populaires, selon ce qu’on peut voir en librairie. Le besoin de retrouver ses racines, probablement, dans un environnement culturel où s’enchevêtrent des racines de toutes origines.

Autant il était enrichissant de s’ouvrir sur le monde à partir de notre jeunesse (comme ce l’est encore), autant il est bon, en même temps, de retrouver notre particularité, au milieu de cette diversité.

Et c’est ainsi que la description de la vie de nos ancêtres à Saint-Siméon en Charlevoix, au début du 20e siècle, se révèle aussi fascinante (et surprenante) qu’un récit de voyage dans l’Himalaya ou la lecture d’un roman russe du 19e siècle.

Les livres, un héritage culturel

Cette lecture nous offre l’avantage de mieux nous comprendre, en prenant connaissance de notre héritage culturel, de notre terroir, de ce qui a façonné notre culture, avant la grande mondialisation qui a un peu nivelé toutes les histoires du monde.

J’ai lu, avec bonheur, un roman historique d’Alain Ulysse Tremblay, Les fruits sauvages du huitième jour (Les 400 coups, Montréal, 2012). L’auteur est né en 1954 à Saint-Siméon. Il semble avoir tout fait et enseigne maintenant à l’UQAM.

Il a mis une vingtaine d’années à écrire ce livre, mais il semble y avoir concentré l’expérience de toute une vie, et même de plusieurs générations. Un roman magnifique a plusieurs égards.

La narratrice est née dans ce coin de campagne en 1898 où l’on y vivait de manière quasiment autosuffisante et pionnière, alors que La Malbaie était bien loin, Québec toute une aventure et le voyage vers Montréal presque inimaginable.

Par le récit de cette femme (on se demande, d’ailleurs, comment l’auteur a pu si bien se mettre à sa place), nous prenons connaissance d’un mode de vie et d’une mentalité qui nous sont devenus pratiquement étrangers.

Cela nous fait comprendre notre histoire, ainsi que certaines des manies mystérieuses et pour nous illogiques de nos parents et grands-parents (ou arrière-grands-parents, selon notre âge).

Pourquoi leur conception bizarre des liens familiaux, pourquoi l’accumulation d’argent et de provisions, pourquoi les économies de bouts de chandelles.

De la vie sauvage à aujourd’hui

De la vie dans un environnement sauvage et presque sans médecine, sauf pour celle qui guérissait avec les herbes, en passant par les deux guerres qui volaient les jeunes hommes, par les épidémies qui remplissaient les fosses communes, par la crise qui faisait perdre à certains leur foyer et qui répandait la misère, jusqu’à l’arrivée des technologies qui perturbaient les vies tout en prétendant les faciliter…

Puis partout, la beauté de la nature, dans cette vie rude, et la proximité de l’au-delà pour les plus âgés, qui se sentaient souvent plus proches de leurs «chers disparus» que de ceux, plus jeunes, qui les entouraient. Les chers disparus qui leur apparaissaient pour «venir les chercher».

Le roman d’une région, d’un pays, de son passage d’une vie rurale, d’une économie de subsistance, à son insertion dans une économie de consommation, probablement mieux adaptée à une vie urbaine qu’à une vie rurale.

Dans ce livre, pas de réponses à nos questions, pas de message de l’auteur caché sous la narratrice… Seulement un témoignage, sous forme romancée, pour accompagner notre réflexion sur la suite des choses, maintenant que le «rêve» de la consommation a vieilli et qu’il montre de plus en plus ses failles, que l’on tente de rapiécer tant bien que mal.

La nature n’est plus inépuisable, depuis que nous l’avons envahie à coups de machines. Et nous prenons conscience de la précarité de ses «fruits sauvages» maintenant menacés, tout en étant aussi conscients qu’un «retour aux sources» dans la facilité n’est pas possible, puisqu’une telle facilité n’a jamais été possible et qu’elle n’est pas naturelle.

Un très beau livre, en toute simplicité. Seulement un partage fraternel de nos questionnements communs. Seulement une écoute respectueuse de notre histoire, racontée par une vieille dame, sur la galerie un soir d’été, en regardant le fleuve et en buvant une tasse de thé.

Alain Ulysse Tremblay, Les fruits sauvages du huitième jour, Les 400 coups, Montréal, 2012

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Comment intervenir auprès des jeunes

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Aquarelle, Albec et le Cap St-Barnabé

Art et engagement communautaire

Albec: des œuvres entre émotions, beauté et simplicité

Alain «Albec» St-Pierre est un artiste peintre actif depuis 1973. Son parcours artistique l’amène à peindre des œuvres inspirées par ses émotions et la simplicité du quotidien. Engagé auprès du CAP St-Barnabé, il s’efforce de procurer de la beauté dans la vie des gens et dans la sienne.

Anders Turgeon Dossiers Communautaire, Culture

albec cap st-barnabé église communautaire

Né dans le Bas-St-Laurent en 1950 et élevé chez les Sœurs-du-Bon-Pasteur à Rivière-du-Loup, Albec débarque à Montréal en 1968. «Je suis un orphelin de Duplessis sans le côté sombre et triste de ce fait bien connu», confesse-t-il d’emblée. Mais l’absence de parents le pousse à entreprendre une quête pour découvrir son identité et bâtir son estime de soi.

La découverte de la peinture

Cette quête identitaire amène Albec à découvrir la peinture. «J’ai d’abord expérimenté la peinture à l’huile. Lors d’un passage au Centre de la nature à Laval, j’ai découvert l’aquarelle. J’ai acheté un ensemble pour peindre avec ce médium et j’ai eu la piqûre», raconte-t-il. Expressif, il découvre le moyen idéal pour exprimer l’ensemble des émotions qu’il ressent et qu’il perçoit, qu’elles soient positives ou négatives.

Bien qu’Albec se considère autodidacte ses amis le convainquent de prendre des cours d’arts plastiques aux Ateliers populaires de Mercier à 35 ans. «Durant six sessions, ou l’équivalent de 3 ans, j’ai appris les techniques propres au dessin. J’ai aussi eu l’opportunité de donner des cours de peinture à cet endroit», précise-t-il.

Son amour grandissant pour la peinture, la curiosité et la volonté de se perfectionner amènent Albec à s’inscrire au certificat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «J’y suis demeuré de 1990 à 2000; j’y ai vécu les plus belles années de ma vie. J’ai été guidé par d’excellents professeurs qui m’ont enseigné à créer. Ça a été une révélation, car lorsque je peignais avant de faire ces études, je ne faisais que du recopiage de photos de caméra», avoue-t-il.

Ainsi grâce à la créativité, Albec découvre qu’il peut concevoir ses propres œuvres. Cette découverte lui ouvre de nouveaux horizons sur le plan personnel. «Je suis allé chercher des outils créatifs qui m’ont procuré une liberté dans l’expression de moi-même et de mes émotions. Cette liberté a eu des effets thérapeutiques: j’ai appris à me trouver, à vivre, à me connaître et à être présent pour moi et les autres au quotidien», déclare-t-il.

Sa collaboration avec le CAP St-Barnabé

La découverte de son potentiel créatif amène Albec à manipuler progressivement divers médiums: la peinture à l’huile et à l’acrylique, le pastel, la gouache, le dessin et l’aquarelle.

Avec ce dernier médium, Albec obtient des contrats et conçoit des toiles pour les organismes communautaires, en particulier le CAP St-Barnabé. La collaboration entre Albec et l’organisme communautaire d’Hochelaga-Maisonneuve trouve son origine dans un coup de cœur de Jeannelle Bouffard, sa directrice, pour l’artiste-peintre. «C’est un homme dévoué et très sensible. Il contribue en donnant des cours de peinture et en réalisant des toiles pour l’organisme», souligne-t-elle.

L’une des contributions d’Albec pour le CAP St-Barnabé est la réalisation de deux triptyques en 2005 représentant deux plans de l’église où se trouve l’organisme. «Jeannelle Bouffard m’a proposé ce projet pour décorer les murs de l’organisme. Elle m’a fait entièrement confiance puisqu’elle m’a fourni le matériel et elle ne savait pas si le résultat allait lui convenir», clame-t-il.

La réalisation de ses œuvres

Malgré la réussite des deux triptyques à l’aquarelle pour le CAP St-Barnabé, Albec fait part des difficultés associées au médium. «Lorsque je peins à l’aquarelle sur une feuille blanche, je dois repasser plusieurs fois sur le même ligne pour obtenir l’effet désiré. Il est possible que je commette des erreurs. Le type de papier et la quantité d’eau à utiliser pour humidifier le papier sont des facteurs à considérer quand j’utilise l’aquarelle. Lorsque je fais une erreur, celle-ci devient très difficile à corriger», note-t-il.

Malgré le côté très difficile de l’aquarelle, Albec aime utiliser ce médium. «Faire des erreurs quand je peins à l’aquarelle est salutaire puisque je m’efforce toujours de tirer profit de mes erreurs. Je les prends pour faire ressortir la beauté de mon œuvre à travers mon pinceau. Je capte les contraintes du quotidien avec mon pinceau et j’en extrais la beauté», philosophe-t-il.

Ses amis apprécient l’ensemble de ses œuvres et le complimentent sur l’aspect toujours serein de celles-ci. «Mes toiles sont pacifiques parce que mes émotions guident mon pinceau. Je peux transformer ce qui est négatif en quelque chose de positif. On dit de moi que je suis ainsi un peintre naïf ou impressionniste».

Maintenant rendu à l’âge de la retraite, Albec désire vivre dans la simplicité et la quiétude. «Je ne veux plus porter le poids de la souffrance des autres sur mes épaules. Je veux vieillir en paix et continuer d’embellir ma vie et celle des autres en continuant de peindre en utilisant mes émotions. Je fais ainsi preuve de compassion envers les autres», conclut-il sur une note de sagesse.

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Saul Alinsky, Barack Obama, Hillary Clinton et Pierre Péladeau

Organisateur communautaire

Les influences de Saul Alinsky

Saul Alinsky est un sociologue américain considéré comme le père de l’organisation communautaire. Hillary Clinton a écrit une thèse sur Saul Alinsky et Barack Obama s’en est aussi inspiré.

Raymond Viger   Dossiers Communautaire

Hillary Clinton a écrit la thèse Une analyse du modèle Alinsky. Barack Obama s’en est inspiré pour son concept de démocratie participative (partage et exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique).

Un des principes est que le fondement des conflit peut être source d’empowerment (prise en charge de l’individu sur sa destinée économique, professionnelle, familiale et sociale).

Pourquoi je vous présente aujourd’hui Saul Alinsky?

J’ai reçu une classe d’animateurs culturels de l’Université Paris-Est Créteil. Référé par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’objectif était de découvrir comment le Café-Graffiti réalise son intervention culturelle et psycho-sociale.

Les étudiants de cette université française m’ont demandé quels livres avaient pu m’influencer dans la création d’un organisme comme le nôtre. Deux livres avaient su m’influencer dans notre méthodologie d’intervention. Le premier est le Guide de l’instructeur de vol.

pilotage-avion-pilote-cours-formation J’ai fait 5 années dans l’aviation, dont plusieurs comme instructeur. Cette relation particulière que j’ai établie avec différents étudiants en pilotage d’un avion m’a permis d’en apprendre beaucoup sur les motivations d’une personne.

Certains avaient un profil cascadeur et avaient écouter trop de film de guerre. D’autres avaient peur de faire de l’acrobatie aérienne ou encore incapable de comprendre toutes les nuances qu’il fallait maîtriser concernant la météorologie…

Certains de mes étudiants étaient très fort dans la pratique mais avaient de grandes difficultés avec la théorie ou vice-versa. De tous ces extrêmes, je devais adapter ma façon d’enseigner pour la personnaliser selon les besoins et les contraintes que chaque personne que je rencontrais. Cette philosophie d’enseignement est devenue notre méthodologie d’intervention auprès des jeunes.

barack-obama-saul-alinsky-power-analysis-analyse-pouvoir Le second livre qui m’a influencé est le Manuel de l’animateur social de Saul Alinsky. Et le chef de département de répliquer à ses élèves: « Barack Obama a aussi été inspiré par Saul Alinsky ».

Quelle surprise. J’avais adoré les enseignements de Saul Alinsky, mais je n’avais jamais fait le lien avec Barack Obama et sur l’influence que Saul Alinsky avait pu avoir. Barack Obama a enseigné les méthodes d’organisation communautaire et l’analyse du pouvoir.

C’est en cherchant des notes biographiques sur Saul Alinsky que j’ai aussi pu voir l’intérêt qu’Hillary Clinton avait porté sur l’intervention de Saul Alinsky.

À ce principe de Saul Alinsky que le conflit peut être source d’empowerment, j’ai aussi rajouté un principe provenant de l’intervention auprès d’une personne suicidaire. Le mot crise vient du grec et veut dire changement. Quand la crise arrive, c’est une occasion de créer un changement. Notre présence est d’en arriver à ce que ce changement soit positif.

J’ai suscité l’intérêt de ce groupe français pendant plusieurs heures. Mais c’est au contact des autres cultures que l’on apprend sur soi. Ce groupe d’étudiants m’a appris à mieux définir la provenance de mes racines et de ma méthodologie d’intervention avec Saul Alinsky.

pierre-peladeau-quebecor-journal-de-montreal Nous sommes des entrepreneurs communautaires. J’ai développé mon côté entrepreneur avec mes rencontres avec Pierre Péladeau.

Ma recette d’intervention auprès des jeunes aura été particulière. Un peu de Saul Alinsky, saupoudré de Pierre Péladeau sur un fond d’aviation. Une façon originale d’avoir les pieds bien « groundé » et la tête dans les nuages.

Merci à Saul Alinsky et Pierre Péladeau pour ce que vous m’avez apporté. Votre influence a permis au Café-Graffiti et à Reflet de Société d’être ce qu’ils sont.

Autres textes sur Communautaire

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Deux générations de féministes

Le féminisme des années 70 à aujourd’hui

Dialogue intergénérationnel entre quatre féministes

Après une période glorieuse au Québec dans les années 70, le mot « féministe » a ensuite été plongé dans une longue période de noirceur, dont il a commence à ré-émerger… Se dire féministe semble de plus en plus « cool » grâce notamment à une nouvelle génération de femmes engagées.

Caroline Lévesque, Caroline Morin, Centre des Femmes Uqam

Dossier Femme, Famille

Dans le cadre des activités entourant la Journée internationale des femmes, le Centre des femmes de l’UQÀM propose cette rencontre souhaitant réunir ces deux époques, avec des féministes de différentes générations afin de réfléchir, dans un premier temps, aux valeurs qui ont été transmises, ou non, à travers les décennies et discuter des enjeux qui touchent les femmes en ce moment et qui seront des défis pour les années à venir.

Comment devient-on féministe? Pourquoi être féministe en 2011? Qu’est-ce que ça signifie? Comment les plus jeunes ont été conscientisées? Est-ce que les plus âgées ont le souci de passer le flambeau aux nouvelles générations? Comment s’inscrit le discours féministe dans la société québécoise contemporaine? Quelles ont été les préoccupations des féministes des années 70? Ces questions-là sont-elles résolues? Quel constat font-elles du chemin parcouru? Quels sont les préoccupations des jeunes féministes aujourd’hui? Ont-elles conscience de l’héritage légué? Quel est celui qu’elles aimeraient laisser aux futures féministes?

Les panelistes

MARIE-ANDRÉE BERTRAND

Professeure émérite à l’Université de Montréal, est docteure en criminologie de l’Université de Californie, Berkeley; elle a fait carrière à l’Université de Montréal. Elle a aussi enseigné aux universités de Berkeley; de Hambourg, d’Alberta et à la Antigua Universidad de Onatai au Pays basque espagnol, sur les rapports entre femmes et droit pénal.

POL PELLETIER

Femme de théâtre engagée, fondatrice du Théâtre expérimental des femmes, la place des femmes dans le monde est au cœur de son œuvre. Elle a créé, en 1999, Cérémonie d’adieu, un spectacle hommage aux victimes de la tuerie de Polytechnique.

BARBARA LEGAULT

Militante féministe radicale engagée dans la lutte contre le patriarcat, le capitalisme, le colonialisme et tous les systèmes d’oppression. Présentement consultante en organisation communautaire, elle a occupé de 2002 à 2009 le poste de Responsable de la mobilisation et de la Marche mondiale des femmes (MMF) à la Fédération des femmes du Québec (FFQ). En outre de ses implications militantes, elle coordonne depuis 2009 le Secrétariat pancanadien du Mouvement RebELLEs.

LÉA CLERMONT DION

Photographe et reporter féministe, depuis l’adolescence, elle a organisé de nombreux événements de réflexion sur l’égalité des sexes auxquels elle a participé à titre de conférencière. Elle a siégé de 2006 à 2008 sur le Conseil du Statut de la femme du Québec. Elle est reconnue comme l’une des initiatrices de la Charte de l’image corporelle saine et diversifiée. Elle compte publier dans la prochaine annéee un ouvrage sur les femmes victimes des bombardements de l’OTAN au Kosovo en 1999.

ANIMATRICE : Caroline Morin

Recherchiste et chroniqueuse à Radio-Canada, elle tient une chronique féministe à l’émission La Tête ailleurs. Elle a l’habitude de l’animation des tables rondes, notamment dans le cadre du Festival Metropolis bleu auquel elle participe depuis plusieurs années. Elle prépare en ce moment un livre d’entretiens avec Pol Pelletier qui traitera entre autres de l’engagement féministe de cette dernière.

Vendredi 4 mars 19:00 à 21:30 heures. Changement d’horaire: 18:00 à 21:00 heures.

Salle des Boiseries, UQAM Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est La Salle des boiseries est logée au local J-2805 sous le clocher de la rue Saint-Denis. On y accède depuis la Grande Place du pavillon Judith-Jasmin.

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Débat en cours sur la violence faite envers les femmes.

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Pistes cyclables du Québec et de l’Europe

Amour sans frontière

Deux amoureux se sont inventé un projet pour voyager ensemble: aidés d’Équiterre, ils vont dresser un portrait des réseaux cyclables d’Allemagne, de Suisse et de Hollande, pour inspirer le Québec.

Dominic Desmarais        Dossier  Famille 

Mark Schanzleh et Amélie Racine se sont rencontrés en Nouvelle-Zélande. Lui découvrait ce pays à vélo, elle, en voiture. Lui, originaire des Pays-Bas, elle du Québec. Mark a tout quitté pour venir rejoindre Amélie à Montréal. Ils viennent de partir pour un séjour de 6 mois en Allemagne, en Suisse et aux Pays-Bas. Mark et Amélie vont pédaler et s’informer sur le réseau cyclable de ces trois pays cités en exemples pour leurs aménagements cyclistes.

«On va voir si les services sont vraiment adaptés aux besoins des touristes. On veut rencontrer les penseurs, ceux qui ont eu l’idée des réseaux cyclables. Quel a été le rôle des gouvernements? Des commerçants? Est-ce qu’il y a un engouement général? On va assister à des congrès. On va créer un réseau», dit Amélie.

Boutique de plein-air et cyclo-tourisme

Mark est arrivé le 4 janvier à Montréal. Il repartait de zéro, après avoir vendu et remisé ses biens au Pays-Bas. Il ne parlait pas français. «Comme il n’est pas autorisé à travailler ici, on voulait créer notre emploi. On voulait ouvrir une boutique de plein-air, on souhaitait trouver un projet de voyage… Pas juste pour voyager. Pour travailler. Des fois, tu remets des choses à demain et tu ne les fais jamais.»

«Je connaissais Jeunes professionnels à l’étranger, un programme fédéral pour les moins de 30 ans. Notre projet a été accepté.» Il faut souligner qu’Amélie avait été sélectionnée par le Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme de l’UQAM. Au retour, le rapport du jeune couple pourra inspirer le Québec si la province se décide à développer un véritable réseau cyclable.

Équiterre et le vélo

Les deux tourtereaux ont bâti un projet qui leur ressemble : voyager, respecter l’environnement, apprendre, rencontrer des gens… «On s’est tourné vers l’organisme environnemental Équiterre puisqu’on partait à vélo. On s’est dit qu’on pouvait faire un geste concret.»

Le jeune couple partagera avec l’organisme les sommes amassées auprès des commanditaires qui leur donnent un certain montant pour chaque kilomètre. Une façon écologique de se déplacer.

On a sollicité des commanditaires, innovateurs, différents de la masse, avec un programme environnemental. On a été très sélectifs, car avec Équiterre, il y a des restrictions imposées par leur code d’éthique. On partage les dons avec Équiterre.» Leur site est traduit en 4 langues: français, anglais, néerlandais et allemand.

Du cyclisme international

Plus que tout, ce projet est une ouverture vers l’avenir du couple. Un pari en quelque sorte. «Pour nous, c’est d’être en mesure d’avoir une business ensemble. C’est dans nos projets et ça va marcher, on sait qu’on est capable si on veut développer d’autres entreprises.»

Mark et Amélie reviendront dans la prochaine édition nous raconter leurs aventures outre-mer. On peut suivre leur itinéraire sur leur site à l’adresse: www.equicycle.com ou encore leur écrire à info@equicycle.com.

Autres textes : Dossier Famille 

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

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L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

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Contraception, avortement, pilule du lendemain et Plan B

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Contraception, avortement, pilule du lendemain et Plan B

Sylvain Sarrazin      Dossiers Avortement, Sexualité.

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Pour ou contre l’avortement?

(Agence Science-Presse) – L’Association nationale des organismes de régulation de la pharmacie a donné son feu vert pour la vente libre au Canada de la fameuse pilule du lendemain. Ce médicament contraceptif, aussi dénommé Plan B, pourra être obtenu sans prescription aucune. Une modification des comportements est-elle à attendre? Les avis divergent, d’autant plus que la décision n’est pas exécutoire pour les provinces du Québec et de Terre-Neuve, où la consultation en pharmacie reste une condition nécessaire à l’obtention de la pilule.

Après cette annonce, deux lignes forces se dessinent. Et elles semblent s’opposer. Les enjeux sociaux au cœur de cette flexion de la réglementation concernent aussi bien les utilisatrices que le système médical lui-même.

Plan B et contraception

D’un côté, nous trouvons d’ardents défenseurs de la mise à disposition la plus totale du Plan B. « Je ne crois pas qu’il y ait de grands bouleversements des pratiques contraceptives, mais la mise en vente libre de cette pilule est absolument nécessaire », estime Francine Descarries, professeur de sociologie à l’UQAM et directrice universitaire de l’alliance de recherche IREF/Relais femmes. « Il est certain que tout ce qui permet aux femmes de mieux contrôler leur fécondité est une avancée pour leurs droits », précise-t-elle.

Un point de vue relayé par la Fédération du Québec pour la planification des naissances (FQPN) : « On doit retirer tous les obstacles qui peuvent empêcher les femmes de se prémunir, et toutes les études faites à ce jour montrent que les comportements ne changent pas pour autant », fait valoir Nathalie Parent, coordonnatrice de la fédération.

Dans ce cas, pourquoi deux provinces canadiennes font-elles bande à part?

Rôle du pharmacien et contraception

L’Ordre des pharmaciens du Québec, consulté avant la prise de décision, a mis en valeur plusieurs arguments allant à l’encontre d’une vente totalement libre. Le plus solide d’entre eux demeure l’accessibilité économique, puisque la mise en rayons annulerait toute possibilité de remboursement.

L’institution juge aussi que le pharmacien doit pouvoir jouer un rôle d’éducateur social, et vérifier si les utilisatrices sont bien informées (par rapport aux maladies sexuellement transmissibles, par exemple). Et cela, sans sacrifier l’accessibilité du produit. « Nous avons fait en sorte que le pharmacien puisse prescrire la pilule du lendemain, car le Québec affichait en 2001 un taux d’avortement plus important qu’ailleurs au Canada », rappelle Manon Lambert, directrice générale de l’Ordre des pharmaciens, qui considère que les objectifs d’accessibilité ont été atteints.
En effet, la Régie de l’assurance maladie du Québec indique que le nombre de prescriptions pour le plan B augmente de façon exponentielle, passant de 2222 en 2001 à près de 35 000 sept ans plus tard.

Pilule du lendemain et avortement

Pourtant, la corrélation entre la vente libre de la pilule du lendemain et le taux d’avortement est loin d’être évidente. En Suède, où le Plan B est en vente libre depuis 2001, l’augmentation des avortements n’a pas été enrayée pour autant.

Des études menées dans ce pays montrent que si les Suédoises connaissent bien ce procédé, elles en savent peu sur les modalités de sa prise. Le médicament est tout de même jugé comme complément important aux autres méthodes de contraception.

« Une étude démontre que la moitié des femmes cherchant un appui dans le cadre d’un avortement auraient utilisé le Plan B si elles en avaient eu à disposition chez elles », indique Veronika Halvarsson, sociologue à l’Université de Stockholm.

De son côté, la FQPN invoque des réalités différentes selon les secteurs géographiques. Dans les endroits où le maillage social est plus restreint, un défaut de confidentialité pourrait rebuter certaines femmes. « C’est un obstacle : on sait que certaines pharmacies ne pratiquent pas la politique du bureau fermé », rapporte Mme Parent.

Responsabilité des utilisatrices

« Avec la vente libre, certaines auraient tendance à se dire “C’est pas grave, je prendrai la pilule du lendemain.” Ça déresponsabilise », témoigne Aurélie Bernier, qui a eu recours au Plan B à plusieurs reprises. Pourtant, dans son cas, elle affirme qu’elle n’utiliserait pas ce médicament plus fréquemment, en raison du dérèglement hormonal provoqué.

« Un quart des femmes rechignent à prendre le Plan B en raison des effets secondaires », confirme Mme Halvarsson.

Manon Lambert rappelle que ce médicament n’est pas un moyen de contraception usuel. Une utilisation répétée donne des doses hormonales qui peuvent diminuer l’efficacité du traitement à long terme.

La sociologue Francine Descarries, relayée par sa consœur suédoise, met l’accent sur le danger d’assimilation de la pilule du lendemain à une technique d’avortement. « Il ne faut pas qu’elles soient culpabilisées. Les femmes doivent demeurer responsables de leur fécondité », avance-t-elle.

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