Les photos Facebook

Facebook! Facebook! Dis-moi qui est la plus belle!

Arrêter de vieillir grâce à Facebook

Raymond Viger  Dossier Internet

Raymond Viger journaliste auteur conférencierIl n’y a pas si longtemps, en me faisant la barbe ou en me brossant les dents, le miroir devant moi était le reflet de ce que mon corps devenait.

Je me suis vu grandir avec les années.

Maintenant, je passe le plus clair de mon temps avec un ordinateur. Et Facebook ou mon blogue font parti de mes arrêts des plus fréquents. Il faut bien que je réponde aux centaines de messages que je reçois un peu partout.

Raymond Viger journaliste auteur conférencierEt voilà que je viens de réaliser que ma photo Facebook ou sur mon blogue ne reflète plus le visage que je viens de croiser ce matin en me faisant la barbe. La photo vieille de 10 ans que les réseaux sociaux véhiculent a oublié de s’actualiser.

Est-ce que mon hésitation pour la changer provient de cette difficulté à accepter les changements qui  sont plus que visibles?

Refus de vieillir? Peur de manquer de temps pour faire tout ce qu’il me reste à faire? Difficulté d’accepter que les jours passent et laissent des traces de leur passage…

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Centre communautaire pour aînés Chez-Nous

Des aînés plus jeunes

Au centre communautaire pour aînés « Chez-Nous » de Mercier-Est, exit les clichés des personnes âgées qui passent leurs journées au bingo ou dans les centres commerciaux. Les aînés qui le fréquentent sont en excellente forme physique, allumés et fiers; de quoi faire pâlir de jalousie bien des jeunes.

Ève Lemay Dossiers Communautaire, Personnes âgées

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Deuxième maison pour beaucoup d’aînés, le centre, qui est situé sur la rue Hochelaga, existe depuis 25 ans. Environ 600 personnes d’âge mur le fréquente, dont 180 qui donnent de leur temps bénévolement.

L’implication des personnes âgées

Des groupes de marche dynamique, des cours de taï chi, des ateliers de cuisine réservés aux hommes en passant par des cours de danse baladi et la ligue d’improvisation théâtrale, des ateliers sont offerts pour tous les centres d’intérêt et tous les âges entre 55 et 85 ans. « Ça fait quelques années que je suis des cours de danse en ligne et je suis rendue au niveau intermédiaire», s’exclame une des « p’tites jeunes » bénévoles avec ses 65 printemps, Sara Sabourin.

Réunies à chaque semaine pour partager quelques mailles mais surtout leurs histoires de la vie quotidienne, les Joyeuses tricoteuses sont affectueusement surnommées « les joyeuses placoteuses » par la directrice générale du Chez-Nous, Patricia Charland. Celle-ci souligne au passage que ce rassemblement d’aînées destiné au tricot est l’un des plus courus au centre.

Le jardinage des aînés

L’été, moins d’activités sont offertes. Mais les plates-bandes de l’édifice de deux étages occupent le comité horticole du centre, composé d’une quinzaine de bénévoles. Ceux-ci veillent non seulement à ce que l’endroit demeure fleuri tout l’été mais aussi, à ce qu’il ne soit pas envahi par les mauvaises herbes.

Les bénévoles qui n’ont pas le pouce vert peuvent choisir entre une multitude de tâches à effectuer, et ce, tout au cours de l’année : de réceptionniste à membre du conseil d’administration jusqu’à cuisinier ou organisateur du Festival âges et culture. La fierté du Chez-Nous? Sa chorale, qui, en collaboration avec la Maison de la culture de Mercier, y donne un concert.

Auto-formation

Le secret du succès du centre réside notamment dans le fait que ce sont les aînés qui choisissent les cours qui seront offerts aux différentes sessions. Et ce sont ces mêmes aînés qui enseignent la plupart des cours. Ainsi, les participants du centre se tiennent terriblement occupés. « Ils ont besoin d’avoir des agendas », rigole Patricia Charland. En voyant celui, bien rempli de réunions et de cours, de l’enseignante à la retraite et bénévole dévouée, Renée Beauchemin, 75 ans, on en comprend que la farniente n’est pas faite pour eux.

Pour les personnes en légère perte d’autonomie, le centre dispense aussi différents services. Des volontaires appellent ou se rendent chez les bénéficiaires des services afin de combattre l’isolement ou les accompagnent lors de visites chez le médecin, des bénévoles peuvent aussi se rendre chez les gens pour effectuer de menus travaux.

Au Chez-Nous il règne un véritable esprit de famille, il n’y a qu’à voir Sara et Renée discuter ensemble et rire aux éclats pour le comprendre. Une chose est certaine : malgré la moyenne d’âge, il n’y a certainement pas de vieillards au Chez-Nous de Mercier-Est.

7958 rue Hochelaga (coin Honoré-Beaugrand), Montréal, QC, H1L 2K8

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Les aînés, la retraite, être veuf: les mots de Marie-Lou

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L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Texte écrit et publié dans Reflet de Société Dossier Famille

Kalunda avait trois enfants. Louise en avait un. Ensemble, ils en ont eu un autre. À sept personnes dans une maison, il devient important de bien planifier l’utilisation de la douche. Aujourd’hui, les quatre plus vieux volent de leurs propres ailes tandis que le dernier est encore à la maison. Leur bonheur est de garder leurs petits-enfants ou encore leurs filleuls. La mère de ces derniers, monoparentale, travaille à l’étranger. Lorsqu’elle fait garder ses enfants, ce n’est pas juste pour une soirée ou deux. C’est parfois plusieurs semaines!

Être prêt, disponible, faire en sorte que l’enfant se sente soutenu et désiré. Ce n’est pas quantifiable et ça n’a pas de prix. «La disponibilité est un investissement majeur», affirme  Kalunda, venu du Congo. Il a été élevé presque exclusivement par son grand-père maternel. Celui-ci a pris toutes les décisions importantes. «Un enfant qui naît chez nous, n’appartient pas seulement aux parents biologiques. C’est un cadeau que les parents offrent à leurs parents. Un enfant n’appartient pas juste a son grand-père, mais à tous les vieux de la place».

Kalunda raconte la vie du village: «Nos maisons ne sont jamais fermées. Mon voisin garde ma maison, je garde la sienne. Je vais éduquer l’enfant de mon voisin et lui éduque le mien. Si une maison prend en feu, tout le monde vient la reconstruire. C’est notre façon de vivre notre esprit familial».

Kalunda explique que c’est la même chose pour l’agriculture: «Si c’est une ferme commerciale, c’est une responsabilité individuelle. Mais si je travaille ma terre pour les besoins de ma famille, tout le monde va venir m’aider. Ensuite on va tous aider un autre voisin. Partager ce qu’on a à manger est une responsabilité de la communauté. On est disponible les uns les autres.»

Et cette philosophie d’entraide communautaire et familiale, Kalunda la partage avec sa conjointe Louise. «Mes enfants sont aussi ses enfants et vice versa. Cela nous amène a développer, tous ensemble, une complémentarité, une solidarité.»

Avec Énoch, le dernier enfant de la famille, c’est différent.  Il est arrivé au moment où ses frères et sœurs quittaient la maison.  Kalunda ajoute: «Mes disponibilités sont plus grandes. Parce qu’il est seul à la maison, j’ai décidé d’être un frère aîné, tout en étant un papa pour lui. Malgré mon travail, dans mon agenda, ma première préoccupation, ce sont les activités d’Énoch. Les activités professionnelles arrivent après. En ce qui concerne les finances, c’est la même chose. On planifie les activités d’Énoch, ensuite on voit ce qui reste».

On voit de grandes étincelles dans les yeux de Kalunda quand il nous parle des activités d’Énoch: «C’est moi qui l’ai initié au soccer. Il a aimé et veut y participer régulièrement. Aujourd’hui, c’est trois pratiques par semaine en plus d’un match. Les matchs se déroulent souvent à l’extérieur, aussi loin que New-York ou encore le Bas du Fleuve, Sherbrooke, Gatineau!  Et c’est comme cela douze mois par année. L’équipe d’Énoch pratique tout l’hiver sur un terrain intérieur. Comme je dit souvent, je ne suis pas seulement son père, mais aussi son porteur d’eau.»

Malgré la grande complicité que Kalunda a développé avec Énoch, tout le monde se divise les différentes tâches. «Si je ne peux aller le chercher, Louise va s’en charger. Et si elle non plus ne peut le faire, nous allons demander au grand frère. Et ce dernier fait de même avec son enfant quand il a besoin d’aide. C’est l’entraide à tous les niveaux».

La sœur de Louise, Thérèse, est une célibataire qui a adopté deux enfants malgaches. Jusque là, rien d’exceptionnel. sauf qu’elle est régulièrement partie pour travailler en Afrique ou en Asie. Qui s’occupe de ses enfants lors de ses séjours à l’étranger? Vous l’avez deviné, c’est le Vieux Kalunda! Les enfants ne sont pas dépaysés, ils vivent dans le même immeuble. Les activités de ses deux jeunes se superposent à celles d’Énoch. Kalunda considère que c’est normal pour lui.

Ici le terme «le vieux» est approprié. En Afrique, l’expression a un sens honorable. C’est le sage, la personne référence, celui sur qui on peut compter. C’est par l’exemple, le propos tenu, le comportement social et familial et la disponibilité qu’on peut hériter de ce compliment. Et ce n’est pas tout le monde qui devient «le vieux». C’est un titre, une forme de noblesse que l’on reçoit. C’est un titre qu’on ne peut s’approprier soi-même. Kalunda se sent investi d’un rôle spécial quand on lui donne ce qualificatif. Il ne veut pas décevoir les gens qui l’interpellent.

Comme s’il n’y avait pas assez de monde chez le bon vieux Kalunda, la famille est restée en lien avec un organisme de Madagascar depuis presque vingt ans. Ils reçoivent régulièrement à la maison des gens qui viennent au Québec pour faire des études ou des stages. Il est aussi vrai que cet organisme reçoit des Québécois qui vont les visiter ou y travailler. Malgré tout, la famille de Kalunda n’est pas un organisme communautaire. C’est une famille qui appartient a la communauté, avec un sens du devoir, de l’entraide et de la solidarité. Une famille qui est «citoyenne du monde ».Lorsque Louise sera à la retraite et qu’Énoch volera de ses propres ailes, il est probable que Kalunda et Louise se retrouveront au Congo ou ailleurs où ils pourront être utiles.

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

Textes sur la famille:

Conflit de génération, dossier famille

Casse-tête quotidien

Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Les parents, le jeune et le hockey

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Texte écrit et publié dans Reflet de Société Dossier Famille

Kalunda avait trois enfants. Louise en avait un. Ensemble, ils en ont eu un autre. À sept personnes dans une maison, il devient important de bien planifier l’utilisation de la douche. Aujourd’hui, les quatre plus vieux volent de leurs propres ailes tandis que le dernier est encore à la maison. Leur bonheur est de garder leurs petits-enfants ou encore leurs filleuls. La mère de ces derniers, monoparentale, travaille à l’étranger. Lorsqu’elle fait garder ses enfants, ce n’est pas juste pour une soirée ou deux. C’est parfois plusieurs semaines!

Être prêt, disponible, faire en sorte que l’enfant se sente soutenu et désiré. Ce n’est pas quantifiable et ça n’a pas de prix. «La disponibilité est un investissement majeur», affirme  Kalunda, venu du Congo. Il a été élevé presque exclusivement par son grand-père maternel. Celui-ci a pris toutes les décisions importantes. «Un enfant qui naît chez nous, n’appartient pas seulement aux parents biologiques. C’est un cadeau que les parents offrent à leurs parents. Un enfant n’appartient pas juste a son grand-père, mais à tous les vieux de la place».

Kalunda raconte la vie du village: «Nos maisons ne sont jamais fermées. Mon voisin garde ma maison, je garde la sienne. Je vais éduquer l’enfant de mon voisin et lui éduque le mien. Si une maison prend en feu, tout le monde vient la reconstruire. C’est notre façon de vivre notre esprit familial».

Kalunda explique que c’est la même chose pour l’agriculture: «Si c’est une ferme commerciale, c’est une responsabilité individuelle. Mais si je travaille ma terre pour les besoins de ma famille, tout le monde va venir m’aider. Ensuite on va tous aider un autre voisin. Partager ce qu’on a à manger est une responsabilité de la communauté. On est disponible les uns les autres.»

Et cette philosophie d’entraide communautaire et familiale, Kalunda la partage avec sa conjointe Louise. «Mes enfants sont aussi ses enfants et vice versa. Cela nous amène a développer, tous ensemble, une complémentarité, une solidarité.»

Avec Énoch, le dernier enfant de la famille, c’est différent.  Il est arrivé au moment où ses frères et sœurs quittaient la maison.  Kalunda ajoute: «Mes disponibilités sont plus grandes. Parce qu’il est seul à la maison, j’ai décidé d’être un frère aîné, tout en étant un papa pour lui. Malgré mon travail, dans mon agenda, ma première préoccupation, ce sont les activités d’Énoch. Les activités professionnelles arrivent après. En ce qui concerne les finances, c’est la même chose. On planifie les activités d’Énoch, ensuite on voit ce qui reste».

On voit de grandes étincelles dans les yeux de Kalunda quand il nous parle des activités d’Énoch: «C’est moi qui l’ai initié au soccer. Il a aimé et veut y participer régulièrement. Aujourd’hui, c’est trois pratiques par semaine en plus d’un match. Les matchs se déroulent souvent à l’extérieur, aussi loin que New-York ou encore le Bas du Fleuve, Sherbrooke, Gatineau!  Et c’est comme cela douze mois par année. L’équipe d’Énoch pratique tout l’hiver sur un terrain intérieur. Comme je dit souvent, je ne suis pas seulement son père, mais aussi son porteur d’eau.»

Malgré la grande complicité que Kalunda a développé avec Énoch, tout le monde se divise les différentes tâches. «Si je ne peux aller le chercher, Louise va s’en charger. Et si elle non plus ne peut le faire, nous allons demander au grand frère. Et ce dernier fait de même avec son enfant quand il a besoin d’aide. C’est l’entraide à tous les niveaux».

La sœur de Louise, Thérèse, est une célibataire qui a adopté deux enfants malgaches. Jusque là, rien d’exceptionnel. sauf qu’elle est régulièrement partie pour travailler en Afrique ou en Asie. Qui s’occupe de ses enfants lors de ses séjours à l’étranger? Vous l’avez deviné, c’est le Vieux Kalunda! Les enfants ne sont pas dépaysés, ils vivent dans le même immeuble. Les activités de ses deux jeunes se superposent à celles d’Énoch. Kalunda considère que c’est normal pour lui.

Ici le terme «le vieux» est approprié. En Afrique, l’expression a un sens honorable. C’est le sage, la personne référence, celui sur qui on peut compter. C’est par l’exemple, le propos tenu, le comportement social et familial et la disponibilité qu’on peut hériter de ce compliment. Et ce n’est pas tout le monde qui devient «le vieux». C’est un titre, une forme de noblesse que l’on reçoit. C’est un titre qu’on ne peut s’approprier soi-même. Kalunda se sent investi d’un rôle spécial quand on lui donne ce qualificatif. Il ne veut pas décevoir les gens qui l’interpellent.

Comme s’il n’y avait pas assez de monde chez le bon vieux Kalunda, la famille est restée en lien avec un organisme de Madagascar depuis presque vingt ans. Ils reçoivent régulièrement à la maison des gens qui viennent au Québec pour faire des études ou des stages. Il est aussi vrai que cet organisme reçoit des Québécois qui vont les visiter ou y travailler. Malgré tout, la famille de Kalunda n’est pas un organisme communautaire. C’est une famille qui appartient a la communauté, avec un sens du devoir, de l’entraide et de la solidarité. Une famille qui est «citoyenne du monde ».Lorsque Louise sera à la retraite et qu’Énoch volera de ses propres ailes, il est probable que Kalunda et Louise se retrouveront au Congo ou ailleurs où ils pourront être utiles.

Autres textes sur Famille

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
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Autres livres pouvant vous intéresser:

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Texte écrit et publié dans Reflet de Société Dossier Famille

Kalunda avait trois enfants. Louise en avait un. Ensemble, ils en ont eu un autre. À sept personnes dans une maison, il devient important de bien planifier l’utilisation de la douche. Aujourd’hui, les quatre plus vieux volent de leurs propres ailes tandis que le dernier est encore à la maison. Leur bonheur est de garder leurs petits-enfants ou encore leurs filleuls. La mère de ces derniers, monoparentale, travaille à l’étranger. Lorsqu’elle fait garder ses enfants, ce n’est pas juste pour une soirée ou deux. C’est parfois plusieurs semaines!

Être prêt, disponible, faire en sorte que l’enfant se sente soutenu et désiré. Ce n’est pas quantifiable et ça n’a pas de prix. «La disponibilité est un investissement majeur», affirme  Kalunda, venu du Congo. Il a été élevé presque exclusivement par son grand-père maternel. Celui-ci a pris toutes les décisions importantes. «Un enfant qui naît chez nous, n’appartient pas seulement aux parents biologiques. C’est un cadeau que les parents offrent à leurs parents. Un enfant n’appartient pas juste a son grand-père, mais à tous les vieux de la place».

Kalunda raconte la vie du village: «Nos maisons ne sont jamais fermées. Mon voisin garde ma maison, je garde la sienne. Je vais éduquer l’enfant de mon voisin et lui éduque le mien. Si une maison prend en feu, tout le monde vient la reconstruire. C’est notre façon de vivre notre esprit familial».

Kalunda explique que c’est la même chose pour l’agriculture: «Si c’est une ferme commerciale, c’est une responsabilité individuelle. Mais si je travaille ma terre pour les besoins de ma famille, tout le monde va venir m’aider. Ensuite on va tous aider un autre voisin. Partager ce qu’on a à manger est une responsabilité de la communauté. On est disponible les uns les autres.»

Et cette philosophie d’entraide communautaire et familiale, Kalunda la partage avec sa conjointe Louise. «Mes enfants sont aussi ses enfants et vice versa. Cela nous amène a développer, tous ensemble, une complémentarité, une solidarité.»

Avec Énoch, le dernier enfant de la famille, c’est différent.  Il est arrivé au moment où ses frères et sœurs quittaient la maison.  Kalunda ajoute: «Mes disponibilités sont plus grandes. Parce qu’il est seul à la maison, j’ai décidé d’être un frère aîné, tout en étant un papa pour lui. Malgré mon travail, dans mon agenda, ma première préoccupation, ce sont les activités d’Énoch. Les activités professionnelles arrivent après. En ce qui concerne les finances, c’est la même chose. On planifie les activités d’Énoch, ensuite on voit ce qui reste».

On voit de grandes étincelles dans les yeux de Kalunda quand il nous parle des activités d’Énoch: «C’est moi qui l’ai initié au soccer. Il a aimé et veut y participer régulièrement. Aujourd’hui, c’est trois pratiques par semaine en plus d’un match. Les matchs se déroulent souvent à l’extérieur, aussi loin que New-York ou encore le Bas du Fleuve, Sherbrooke, Gatineau!  Et c’est comme cela douze mois par année. L’équipe d’Énoch pratique tout l’hiver sur un terrain intérieur. Comme je dit souvent, je ne suis pas seulement son père, mais aussi son porteur d’eau.»

Malgré la grande complicité que Kalunda a développé avec Énoch, tout le monde se divise les différentes tâches. «Si je ne peux aller le chercher, Louise va s’en charger. Et si elle non plus ne peut le faire, nous allons demander au grand frère. Et ce dernier fait de même avec son enfant quand il a besoin d’aide. C’est l’entraide à tous les niveaux».

La sœur de Louise, Thérèse, est une célibataire qui a adopté deux enfants malgaches. Jusque là, rien d’exceptionnel. sauf qu’elle est régulièrement partie pour travailler en Afrique ou en Asie. Qui s’occupe de ses enfants lors de ses séjours à l’étranger? Vous l’avez deviné, c’est le Vieux Kalunda! Les enfants ne sont pas dépaysés, ils vivent dans le même immeuble. Les activités de ses deux jeunes se superposent à celles d’Énoch. Kalunda considère que c’est normal pour lui.

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Les aînés du Japon et les vieux du Québec

Les aînés du Japon et les vieux du Québec

Je viens de terminer la lecture d’un article d’Emmanuelle Garnaud dans L’actualité du 1er novembre. Oui, je sais, je suis en retard sur mes lectures. Le salon du livre de Montréal suivi du congrès des journalistes a ralentit ma production des dernières semaines.

Cet article, l’eldorado des têtes grises, nous présente la vision japonaise du vieillissement de la population. Malgré que le Japon soit le pays développé qui vieillit le plus vite, cela semble être vécu très positivement par les Japonais. Il faut dire que les Japonais se prépare au vieillissement de la population depuis 1970!

Leur vision et la réalité est intéressante. Les personnes âgées sont vues comme étant des gens qui ont payés leur maison, terminé leurs engagements financiers envers leurs enfants, qui ont du temps et de l’énergie à investir dans leur société. L’entreprise s’est préparé ont offrant des gammes de produits adaptés au vieillissement de la population. Tout le monde y trouve son compte et est heureux.

Très différent de ce que l’on vit au Québec. On ne cesse de lire dans les médias qu’à cause du vieillissement de la population, on va avoir des problèmes de santé, des problèmes à équilibrer nos budgets… À cause des vieux ça va devenir la fin du monde.

Trois possibilités. Soit que les Japonais ont pris le temps de planifier le vieillissement de leur population pour qu’il se vive dans l’harmonie et la sérénité et qu’au Québec, notre vision court terme nous ait fait manquer le bâteau. Soit que certains médias, avec leur tendance à vendre des mauvaises nouvelles pour conserver et augmenter leur part de marché s’amusent à amplifier les risques de difficultés d’intégration de nos aînés. Finalement, soit que le vieillissement de la population soit devenu le bouc émissaire des politiciens pour cacher leurs erreurs et leurs incompétences. Dans ce choix de réponses, il n’y a pas une bonne réponse. La réalité est souvent un mix de plusieurs réponses.

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https://raymondviger.wordpress.com/2006/10/31/lucien-bouchard-et-le-travail/

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