La route des vins du Québec

La route des vins du Québec

Le vin québécois fait son chemin

Répartis principalement dans les Basses-Laurentides, les Cantons-de-l’Est, le Centre-du-Québec, Lanaudière, la Montérégie et Québec, les 60 vignobles de la province luttent pour leur reconnaissance. Après plus de 20 ans d’existence, la culture viticole québécoise aimerait bien prendre son envol et devenir un moteur économique pour les régions. Pour ce faire, il faudra une volonté politique comme en Ontario qui a décidé, dans le milieu des années 1990, de dérouler le tapis rouge pour ses producteurs de vins.

Dominic Desmarais  Dossier Société des alcools du Québec

vignoble-quebecois-route-des-vins-vendanges-vin-du-quebec En cette saison de vendanges, Reflet de Société vous fait parcourir la route des vins du Québec et la réalité des vignobles de chez nous. Jean-Paul Scieur dégage une bonne humeur contagieuse. Ce Français d’origine, débarqué en Estrie il y a près de 20 ans, contemple son vignoble la mine réjouie. Dehors, sur le parterre de bois, une dizaine de personnes discutent en dégustant son vin. À l’intérieur de son vignoble aux allures de Moyen-âge, une petite file attend pour acheter ses produits. Les rires fusent d’un peu partout, à l’image du propriétaire et de ses employés.

Jean-Paul peut bien se réjouir. Son vignoble, le Cep d’Argent, approche les 25 ans d’existence. Il récolte aujourd’hui les fruits d’une décision difficile. Né en Champagne, région célèbre pour le spiritueux du même nom, ce quadragénaire pensait bien prendre les rênes du vignoble familial. Mais à un million de dollars l’hectare, les possibilités d’agrandir le domaine étaient nulles. Un ami français, en amour avec une Sherbrookoise, a demandé de l’aide à Jean-Paul et son frère François pour développer un vignoble en Estrie. Ainsi commença une aventure qui dure encore.

Sur une table de pique-nique, installée dans le champ en bordure des vignes, Jean-Paul discute avec passion de son vignoble et des vins québécois. Derrière lui, ses 14 hectares sur lesquels poussent 60 000 vignes s’étendent sur le long, délimités par une piste cyclable. De l’autre côté, le petit lac Magog se profile avec calme. Son vignoble possède de beaux atouts pour attirer les touristes. «La tendance actuelle, c’est d’offrir aux gens une expérience la plus proche possible. On les emmène dans les vignes, il y a des aires de pique-nique, ils peuvent observer le fonctionnement de nos cuves», explique-t-il.

Vignoble et tourisme

Jean-Paul, comme ses collègues vignerons, n’a pas le choix: la viabilité de son vignoble passe par l’attraction de touristes qui achètent ses produits sur place. «Au début, on nous disait que nous avions le vignobles-route-des-vins-du-quebec-vin-quebecoisprivilège de ne vendre que sur le site de production, fait-il remarquer avec sarcasme. Donc nous n’avions pas d’autre choix que de devenir un site agrotouristique. Il fallait faire venir les gens, les attirer.»

Les vins du Québec et la Société des alcools du Québec

Au Québec, le marché du vin passe par le monopole de la Société des alcools du Québec. Personne ne peut vendre sans l’approbation de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJQ). Les possibilités de vendre se limitent au vignoble, aux établissements qui détiennent un permis d’alcool ainsi qu’aux marchés publics. Le Cep d’Argent produit 125 000 bouteilles par année. Il en écoule 85 000 sur son site à des gens en visite ou à des groupes qui ont réservé la salle de réception. Les 40 000 bouteilles restantes passent par le réseau des Société des alcools du Québec. «Pour moi, la Société des alcools du Québec c’est une visibilité. Et surtout une crédibilité. C’est peu rentable pour moi. Mais au Québec, la culture du vin passe par la Société des alcools du Québec.»

Pour vendre à la Société des alcools du Québec, il faut assurer une certaine quantité de bouteilles que seuls les gros vignobles sont en mesure de produire. Comme il faut rajouter une taxe de 138% en raison de traités internationaux qui exigent le même traitement pour tous les vins, peu importe leur provenance, la bouteille d’ici est vendue trop chère.

Le propriétaire du Cep d’Argent débouche des bouteilles. Un kir, un nectar fruité de cassis, un rouge et du blanc. Le verre à la main, il se faufile entre ses employés en s’amusant à leurs dépens pour continuer la visite des installations. Jean-Paul est fier de ses vins qui ont remporté 72 prix internationaux.

Vignoble québécois en difficulté

Le Cep d’Argent est un producteur important, au Québec. Sa réalité n’est pas celle de tous les vignobles. Le contraste est frappant avec celui des Trois Clochers de route-des-vins-quebec-vignobles-vin-quebecoisNadeige Marion. Situé à Dunham, au cœur d’une route des vins parsemée de 14 vignobles, les 4 hectares de Nadeige produisent quelque 12 000 bouteilles par année.

Nadeige semble s’être levée du mauvais pied. Sa salle de montre, où elle reçoit les visiteurs pour y vendre son vin, est peu invitante avec le désordre qui y règne. La propriétaire des Trois Clochers a d’autres chats à fouetter. Elle ne parvient pas à trouver un employé pour l’aider avec ses vignes. «J’embauche des gens pour la période des vendanges et la période de la taille. Je n’ai personne encore cette année pour la boutique, dit-elle, dépitée. Depuis avril, 7 employés sont passés. Je n’ai personne présentement. Et ce n’est pas juste à cause de mon sale caractère.»

Sans employés, Nadeige doit laisser tomber des activités qui lui permettraient de se faire connaître. Elle a tourné le dos à la fête des vendanges, qui se déroule à Magog, pour demeurer à sa boutique. De plus, la saison estivale n’a pas répondu à ses attentes. «Ce fut une saison pourrie, en raison de la pluie. Ma seule bonne journée fut la journée portes ouvertes, avec les autres vignobles de la région.»

Nadeige écoule ses vins sur son site ainsi qu’au Marché des Saveurs, à Montréal. Chaque année, il lui reste 6000 à 7000 bouteilles qu’elle ne parvient pas à vendre. Pour elle, les coups durs se succèdent. La grêle vient tout juste d’endommager ses vignes et son raisin. «Je travaille 7 jours sur 7 pendant 6 mois. J’aimerais atteindre plus facilement le client», dit-elle d’un ton fatigué.

Nadeige est amère. «Ils sont où, les gens? Ils veulent des produits du Québec mais ils n’y sont pas prêts. Les touristes viennent, pas les locaux. Ici, les petits vieux n’en ont rien à foutre. Ça les dérange, les vignobles. Moi, Nadège Marion, je me demande où ils sont. Je suis bien tannée.»

À sa boutique, c’est le calme plat. Pendant l’avant-midi, le téléphone ne sonne pas. Aucun visiteur n’est venu. Nadeige débourse 333$, soit le même montant que les 13 autres vignobles de la région, pour baliser la route des vins de Brome-Missisquoi. Chaque panneau indiquant le chemin pour se rendre à son site lui coûte 300$. Et pour en poser un, elle doit être membre de Tourisme des Cantons de l’Est au coût de 300$ par année. Avec les coûts de sa machinerie et l’exploitation de son vignoble, Nadeige a peu de moyens pour se faire connaître. «Si nous n’avions pas le problème de vendre le vin, ce serait plaisant, être vigneron», assure-t-elle en laissant paraître un rare sourire.

Vins du Québec certifié biologique

Le vignoble des Négondos, dans les Basses-Laurentides, ressemble par sa taille à celui des Trois Clochers. Carole Desrochers, la propriétaire, était travailleuse sociale pour ensuite ouvrir une garderie avant de s’intéresser au vin. Depuis 1993, elle opère le seul vignoble biologique du Québec. «J’ai toujours été un peu grano, fait-elle remarquer. Je ne pourrais pas faire autrement qu’être bio.» Sa levure, son sucre, sa gélatine, tout est biologique. «Chaque année, je suis certifiée par Québec Vrai, pour mon côté biologique.»

Carole fait le tour de ses 10 000 plants en exhibant ses différents cépages. Dans son champ trônent des dispositifs sonores pour apeurer les oiseaux qui s’intéressent de trop près à ses raisins. Carole est décontractée. Son travail lui plaît. Après avoir augmenté sa production de 1200 bouteilles à 9000, elle est satisfaite. «Pour augmenter la production, il faudrait que j’augmente le nombre de vignes. J’en ai 10 000, c’est suffisant! J’ai 50 ans, je veux une qualité de vie.»

La clientèle de Carole se fidélise petit à petit. Son vin biologique attire les gens. «Ma clientèle va grossir tranquillement. Je devrais vendre toutes mes bouteilles.»

Les vignobles du Québec, un avenir rosé?

Jean-Pierre Belisle partage son temps entre son vignoble, La Roche des Brises, son travail d’avocat et son poste de président bénévole de l’Association des Vignerons du Québec. Selon lui, les vignobles ne font pas d’argent, incapables d’écouler toute leur production. «Tous les vignobles sont en mode investissement à tous les ans, insiste-t-il en parlant d’investissement constant. À ceux qui aimeraient se partir un vignoble, je leur demande s’ils ont la patience d’attendre 15 ans, s’ils ont un bon compte en banque. Les pompes, les cuves, ça ne finit jamais!»

En cette période de Commission itinérante sur l’agriculture, M. Belisle fait la promotion des vignobles. «J’ai le choix, comme société, d’avoir une industrie laitière, des grandes porcheries. C’est le même choix qu’avaient la Californie, la France… Mais nous, parce que nous n’avons pas d’études sur le profil de l’industrie, nous avons hérité de notre vieille société: 3 ou 4 vaches, quelques poules… Nous n’avons pas pensé à l’avenir!»

M. Belisle est convaincu que les vignobles peuvent être une locomotive pour le développement des régions, au même titre qu’en Ontario, en Californie ou en France. Jean-Paul Scieur, du Cep d’Argent, y croit lui aussi. «On parle de développer nos régions… Y a-t-il une meilleure façon? Autour de la route des vins, on crée des commerces. Je n’ai jamais vu, dans le monde, une route des vins qui était pauvre.» L’industrie des vignobles, en plus de produire du vin, est une attraction touristique. Davantage qu’une porcherie ou une ferme laitière.

 

PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.

Autres textes sur Société des alcools du Québec

Les vins du Québec et la Société des alcools du Québec

Vignobles du Québec, cul-de-sac à la SAQ

Les sociétés d’État veulent-ils remplacer le Ministère de la culture?

La Société des Alcools du Québec (SAQ) paye pour nous voler!

La Société des alcools du Québec (SAQ), les vins rosés et les inventaires

La SAQ n’en fait qu’à sa tête

Fraude à la Société des Alcools du Québec?

Des prix gonglés à la Société des Alcools du Québec

Société des Alcools du Québec (SAQ) et les vins du Québec

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Bières, banques, Maillardville et Hindou à Vancouver

Bières, banques, Maillardville et Hindou à Vancouver

 

Vancouver chapitre 9                  Dossier Ville de Vancouver

Lors de notre première journée de visite dans Vancouver, Danielle et moi remarquons qu’il y beaucoup de rues avec des commerces de toutes sortes. Restaurants, beaucoup de cliniques vétérinaires et beaucoup de banques aussi. C’est comme si Vancouver était composé d’une vingtaine de rue St-Laurent. À certains endroits les commerces sont bas de gammes, puis arrivent les plus luxueux et on recommencent.

Pour terminer cette journée, nous décidons de faire notre première épicerie. Question bière et alcool, nous devons faire un arrêt dans un liquor store, un lieu spécialisé du gouvernement de Colombie-Britannique pour la vente d’alcool.

Je suis entré avec l’idée d’acheter une caisse de bière. Quand j’ai vu le prix de la bière, de 40$ à 50$ pour une caisse de 24, j’ai décidé de forcer sur le vin et le rhum. J’ai été renversé de la différence de prix. La majorité des prix sont similaires. Mais pour la bière, c’est presque le double. Il va falloir que je vérifie pourquoi cette différence est si grande entre le prix au Québec et en Colombie-Britannique. Au Québec, je paye de 21 à 23$

Ensuite c’est le tour de l’épicerie plus alimentaire. Première surprise. Une allée qui annonce des produits mexicains, une autre pour les produits provenant de l’Inde, une autre pour une alimentation asiatique… À Montréal, nous avons accès à de la diversité, mais jamais autant que cela.

Quand arrive le temps de payer, à Montréal, on nous crédite 5 sous par sac que nous avons amené pour notre épicerie. À Vancouver, on vous en charge 4 pour les sacs que vous avez oublié.

En parlant avec la caissière, la cliente de la caisse d’à côté a compris que nous arrivons de Montréal. Elle nous questionne pour savoir si nous nous installons à Vancouver pour de bon. ­­Mais non, nous sommes en vacances pour 15 jours ai-je répondi. Nous continuons à discuter ensemble en nous dirigeant vers les stationnement. Elle était contente de pouvoir s’adresser à quelqu’un en français. Elle aime pratiquer son français. Je suis surpris. Je lui mentionne que la communauté francophone est pourtant bien présente à Vancouver. Elle me répond: c’est vrai qu’il y a une communauté francophone comme à Maillardville. Mais à Vancouver, après l’anglais, c’est plus facile de parler Hindoue que français!!! Ouf! Dure nouvelle pour un journaliste en vacance qui veut faire un reportage sur les francophones hors-Québec!

Bon, demain, c’est la tournée des écoles francophones à Surrey et Vancouver. Comme on dit dans le film Star War lorsque les héros ont une bombe à aller porter et qu’ils ont une série d’ennemis prêts à faire sauter leur vaisseau spatial: STAY ON TRACK!

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

PUBLICITÉ
cover_avril-mai08 Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

François Morency et le chapiteau de Bromont, 8e partie

François Morency et le chapiteau de Bromont, 8e partie

Dossier Graffiti

Après nos deux visites dans les marchés aux puces, avec un véhicule plein à craquer de nouveaux souvenirs, nous quittons la région de Bromont en direction de Montréal. Pour ceux qui ont déjà lu mes livres, vous savez que je n’aime pas utiliser le même chemin au retour qu’à l’aller. J’aime le changement, l’imprévu, l’aventure. Je suis arrivé par l’autoroute. Je décide donc de revenir par les petites routes secondaires. Celles qui nous font traverser tous les petits villages et qui nous font découvrir le charme et l’intimité d’une région.

Un premier choix s’impose. Vers le nord par Granby ou par le sud en passant par Cowansville. C’est le sud qui gagne. Un chemin que j’ai moins fréquenté que par le Nord. Danielle et moi avions été au Zoo de Granby le mois dernier avec Lyne et son adorable petite fille, Rose. J’ai besoin de changement, c’est pourquoi le sud a gagné.

Après avoir passé par Cowansville, nous nous retrouvons sur  la 202 en direction de Sunham. Je remarque une enseigne bleue de Tourisme Québec. Une indication pour la route des vins! Je ne savais pas qu’il y avait une route des vins au Québec. Trop curieux, je ralentis pour aller questionner. J’atterris ainsi au Vignoble Les Trois Clochers. J’y apprends qu’il y a 14 vignobles en montérégie! Certains ont déjà plus de 25 années d’existence.

Après avoir fait une dégustation au Vignoble Les Trois Clochers, nous nous arrêtons ainsi Domaine des Côtes d’Ardoise, au Vignoble Les Blancs Coteaux et finalement au Vignoble de l’Orpailleur. Ce qui est intéressant dans ce dernier vignoble, c’est une visite guidée d’une heure pour nous expliquer comment fonctionnent le vignoble et la fabrication de leur vin. L’un des propriétaires est le gérant de Gilles Vigneault. C’est lui qui a par ailleurs trouvé le nom du vignoble: L’Orpailleur qui signifie chercheur d’or.

Danielle et moi, nous n’avons pas fait des dégustations. Nous avons pris le temps de faire nos emplettes et remplir notre cave à vin. Il est intéressant de pouvoir goûter un nouveau vin avant de faire notre sélection. Il est aussi intéressant de faire des expérimentations et d’en découvrir de nouveau. Ce qui est aussi intéressant c’est d’encourager cette nouvelle industrie et encore méconnue de la viniculture au Québec. La majorité de ces vins ne se retrouvent pas à la Société des Alcools du Québec. Raison de plus pour faire nos emplettes directement dans ces vignobles.

Quoi de mieux que de déboucher une bonne bouteille d’un vignoble qu’on a eu la chance de visiter. Je vous laisse quelques sites d’information sur cette route des vins. Je vous encourage à prendre le temps d’en visiter quelques-uns. Si vous passez par la Montérégie, que ce soit pour aller un spectacle d’humoriste à Bromont ou encore pour le Zoo de Granby, vous passez tout près de la route des vins. Le détour en vaut le déplacement.

http://www.orpailleur.ca/

www.laroutedesvins.ca

www.brome-missisquoi.ca

En ce qui concerne notre retour à Montréal, nous avons terminé par Bedford, Stanbridge Station, Pike River. Un petit arrêt à Henryville pour manger une bouchée. Dans ces voyages, Danielle et moi ne mangeons jamais dans des grandes chaînes conventionnelles qui ont des restaurants partout et qui brisent le charme d’une visite locale. Nous préférons arrêter dans les petits restaurants ou, souvent, c’est le propriétaire qui vient vous servir. Ce fut le cas à Henryville.

Le dernier arrêt avant de revenir au bercail a été La Maison Simons aux Galeries St-Bruno. Du 30 juillet au 24 septembre, le Café-Graffiti décore les vitrines des magasins Simons. Puisque nous passons devant, nous en avons profité pour admirer la toile que Fluke a réalisée pour le magasin de St-Bruno.

Un retour à la maison qui aura pris toute la journée entière. C’est plaisant de sortir de chez soi pour un spectacle d’humoriste. Mais pourquoi se contenter d’un simple aller-retour comme si on allait travailler à l’usine. Cette sortie n’est qu’un prétexte pour pousser plus loin notre exploration. Il y a tant de choses, partout au Québec, qui ne demandent que nous nous arrêtions pour les admirer. Un peu comme une fleur qui pousse en forêt. Si vous ne prenez pas le temps d’aller en forêt, vous ne pourrez pas la voir.

Autres textes sur le Graffiti :

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

https://raymondviger.wordpress.com/2007/10/02/societe-des-alcools-du-quebec-et-les-vins-du-quebec/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/08/16/apres-andre-philippe-gagnon-le-retour-vers-montreal/

L’histoire complète de François Morency, humoriste au chapiteau de Bromont.

Alimentation et vin

Alimentation et vin

Conférence en France no 23 Dossier Restaurant

Bon écoutez, j’avais encore quelques petites choses à vous dire en ce qui concerne le vin. Mais j’ai préféré sortir de la chronique qui parlait du Bourgogne. Pour ceux qui viennent d’arriver et qui ne savent pas de quoi je parle, allez dans la catégorie « conférence en France » et lisez la chronique qui précède celle-ci.

Christine et son mari Denis, ainsi que leurs enfants Adrien et Caroline, m’invitent au restaurant, pour une pizza. J’ai l’impression que tout Paris sait que j’ai un petit faible pour la pizza. Chaque association où nous étions invité à manger s’excusait de ne pas avoir eu de la pizza! Pour me faire plaisir, nous nous retrouvons dans un restaurant spécialisé dans mon plat préféré.

Christine choisit le vin. Un vin italien. Le Ambrosco. Son originalité en fait un excellent vin. Il est pétillant. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne voulais pas en parler devant Dédé. Une petite note que Dédé vous envoie que j’ai oublié de vous mentionner. Il nous dit que le vin rouge est encore meilleur lorsqu’on le débouche 12 heures avant de servir. On peut le « carafer » ce qui veut dire mettre le vin dans un carafon pour le conserver et le faire aérer. Lorsqu’on est pressé à servir, on verse la bouteille d’un coup sec en direction du carafon. Cela brasse le vin et le fait respirer.

En me retrouvant dans une épicerie, j’ai été étonné de voir des vins vraiment pas cher par rapport aux prix de Montréal. Même du vrai champagne à moitié de notre prix québécois vendu en épicerie!

Puisque je suis présentement à l’épicerie avec vous, regardez-moi ces poireaux! Des poireaux géants! Ceux que j’ai vu à Montréal ressemble à des échalottes! Pour les fruits et légumes, chaque client pèse et met le prix sur ce qu’il veut acheter. Spécial. Mais pas autant que les prix qui eux, ne sont pas vraiment en spécial. A part le vin et les fromages, tout le reste est beaucoup plus dispendieux qu’à Montréal.

Côté technique de l’alimentation, les super-marchés ne fournissent plus de sacs gratuits. Vous amenez vos sacs ou vous aurez vos aliments directement dans le panier. Conscience planétaire pour sauver la planète. Félicitations!

Petite anecdote. Je me suis amusé comme un petit fou avec leurs carosses d’épicerie (appelez caddy en France). Des carosses multi-directionelle! Les 4 roues sont mobiles! On peut faire toutes sortes de pirouettes avec leurs carosses. Je ne sais pas si je suis le seul touriste à avoir joué au go-kart avec leur carosse.

Bonne appétit tout le monde!

Bistro In Vivo est maintenant fermé et fait place au Bistro le Ste-Cath.

Autres textes sur restaurants

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

La France et ses régions

La France et ses régions

Conférence en France no 18

Dossier Graffiti

Lors de tous mes voyagements, je ne peux rester indifférents aux habitations qui s’offrent à moi tout au long du parcours. Christine me mentionne que chaque région de la France a ses caractéristiques. On construit pas ce que l’on veut et n’importe comment. Le choix des matériaux, leurs couleurs et leurs styles sont règlementés pour chaque région. Simplement en regardant la couleur des briques un oeil averti peut savoir dans quelle région de la France il se retrouve.

C’est comme pour les plaques des automobiles. Les 2 derniers chiffres représentent le département. Et que dire de l’appartenance d’un Français à sa région qui représente un vin ou encore un fromage!

Autant les Français sont très communautaires par leur appartenance à un quartier, autant leur intervention sociale est très institutionnalisé!

En ce qui concerne les plaques minéralogiques, les Français ont commencé à en faire leur deuil. L’Union Européenne va maintenant avoir une nouvelle plaque pour tous ses pays. Au mieux un chiffre va représenter le pays mais on perdra l’identification aux régions.

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logo Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/T-shirts-promotionnels-et-personnalise.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

%d blogueurs aiment cette page :