Hypersexualisation et viols en Inde

Le fléau du viol en Inde | Un mélange explosif d’hypersexualisation et d’indifférence envers le sort des femmes

Normand Charest, Valeurs de société | Dossiers Hypersexualisation et Sexualité

Le viol collectif et le décès d’une jeune femme en Inde, en décembre dernier, ont mobilisé la population et donné lieu à des manifestations peu habituelles, principalement de la part de la classe moyenne.

Logo_chronique 2 (ajusté)Il en a résulté une sorte de deuil national spontané, pas du tout encouragé par les autorités politiques accusées d’indifférence, et un bon nombre de festivités prévues pour le Nouvel An 2013 ont été annulées.

À ce propos, Santosh Desai, un des plus importants chroniqueurs du pays (The Times of India) résume bien la situation. Selon lui, la solution aux nombreux problèmes de viols en Inde ne réside pas seulement dans une police plus efficace, mais aussi dans le changement d’attitude de la société envers la femme.

« Le problème ne peut être séparé de la culture dans laquelle nous vivons… des films que nous regardons, des célébrités que nous admirons, tout cela vibrant d’une électricité pornographique », écrit-il. « L’importance accordée au désir crée un climat qui justifie sa satisfaction par l’argent ou même par la force… La démocratisation du désir est accompagnée par la légitimation de la luxure… Les médias jouent un rôle aux deux extrémités du spectre, en créant d’un côté le climat de désir, tout en s’adonnant à une critique virulente après l’événement. »

Cela commence par le désir exacerbé, suivi de regards et de paroles obscènes, avant de passer violemment aux actes. Car les viols – suivis de meurtres pour ne pas laisser de traces, ou du suicide de la victime envahie par la honte et l’horreur – sont nombreux et fréquents.

Les autorités ont surtout blâmé les femmes plus libérées qui sortent sans chaperon, qui empruntent les transports publics et ainsi de suite. Pourtant, la jeune victime en question était bien accompagnée d’un homme, de son ami qui, malgré tous ses efforts, n’a pas pu la protéger des agresseurs qui l’ont jeté en dehors de l’autobus, après l’avoir battu à coup de barre de fer.

Lors d’un autre événement, un passant a été tué par les violeurs en défendant une mère de famille. Ailleurs, dans le nord de l’Inde, une femme a été agressée dans son domicile par un politicien. Dans son cas, heureusement, c’est le village au complet qui est venu à sa rescousse, en réponse à ses cris d’alarme.

Si le gouvernement et les autorités semblent insensibles ou résignés devant de telles horreurs, la classe moyenne, par contre, exprime clairement sa volonté de changement. Espérons que ce mouvement populaire prenne de l’ampleur et qu’il réussisse à secouer une complaisance aux conséquences insoutenables.

____________

Références

Autres textes sur Sexualité

Autres textes sur Hypersexualisation

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Du viol à la prostitution

Christine Burtin, travailleuse sociale | Dossiers Prostitution et Sexualité

viol-prostitution-legalisation-prostitution-legalise-prostitution Valérie a été adoptée par une famille de médecins. Elle a toujours eu du mal à l’école et en famille. À 17 ans, ses parents divorcent. Secouée, elle décide de ne plus s’imposer de limites. Un an plus tard, Valérie tombe enceinte. Elle se sent incapable d’élever son enfant qu’elle confie à son père. Elle mène alors une vie de toxicomanie, de prostitution et de délinquance. Elle va en prison quelque temps et met au monde un autre enfant qu’elle élève, même si elle traîne encore dans un quartier réputé pour ses activités de prostitution.

Viol collectif

Valérie porte un lourd secret qu’elle n’a jamais partagé. Même ses parents ne sont pas au courant, raconte-t-elle. «À 11 ans, j’ai pris les clés de la camionnette de mon père pour y installer un copain qui s’était fait mettre dehors par sa mère. Un gars un peu plus vieux que je connaissais bien. Je lui ai rendu visite dans la camionnette. Il était avec un autre gars que je ne connaissais pas. Ils m’ont violée. Comme j’avais pris les clés, je me sentais coupable. Je me disais qu’encore une fois je m’étais mis dans de sales draps.»

«Le soir, mon père ne comprenait pas pourquoi je restais dans la baignoire sans vouloir en sortir. Je me sentais sale. Je ne pouvais en parler à personne. À partir de ce moment, je n’en avais plus rien à foutre de ce qui allait m’arriver. Ma mère biologique m’avait abandonnée à la naissance. Les gars m’avaient volé ma virginité. En plus, le seul rempart qui me restait est tombé lorsque mes parents se sont séparés. C’est à partir de là que tout a dérapé.»

Consommation de drogues

«Avec l’argent de poche que me donnait mon père et un peu de système D, j’achetais ce dont j’avais besoin: alcool, haschich, un peu de tout. Je fuguais, je n’allais plus au collège. Le jour de mes 18 ans, j’ai fêté ça royalement! Whisky, hasch et surtout, ce que je réclamais depuis longtemps à mon copain, de l’héroïne. J’ai été malade, mais j’ai eu envie d’y retourner. Avec l’héro, tu oublies tout, tu es hors de la réalité. C’est ce que je recherchais. C’était un cadeau empoisonné, mais c’est moi qui le voulais.»

À l’époque, Valérie ne voyait jamais sa mère. Les relations avec son père se limitaient à ce qu’il paie son loyer, qu’il remplisse son frigo et lui donne de l’argent de poche. De 18 à 21 ans, elle se débrouille: vol à la tire, vente de drogue, petits trafics. «J’allais chercher de l’héro en grande quantité et j’en revendais. Bien sûr, j’en consommais. Tout ce qui m’intéressait, c’était le fric et la drogue. Je consommais de 10 à 15 grammes d’héro par jour.»

À 18 ans, alors enceinte de sa fille, Valérie se fait arrêter. Elle est condamnée à 2 ans ferme, plus 2 ans de sursis et 5 ans de mise à l’épreuve. «Seule ma mère est venue me voir en prison. À ma sortie, je recommence à consommer et à vendre. Mais l’argent, ce n’est pas éternel! Dans l’hôtel où je vivais, j’avais repéré une fille qui semblait riche. Moi, j’avais besoin d’héro et d’argent. On a parlé et elle m’a tout appris sur la prostitution. Ma première journée, j’ai fait tous les clients que je pouvais. En rentrant à l’hôtel, je me suis arrêtée pour acheter ces éponges à vaisselle vertes qui grattent. Durant deux heures sous la douche, je me suis frottée jusqu’au sang. Je me sentais sale. Mais j’avais gagné beaucoup d’argent. Le lendemain, j’y suis retournée.»

Les séquelles de la prostitution

Valérie porte les marques de sa vie de galère. Son caractère, rebelle et batailleur, rappelle l’adolescente qu’elle était. Elle jette un regard critique sur son milieu. «Le monde de la prostitution, c’est abominable. Je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. Y’a des clients qui te disent qu’ils veulent faire l’amour. Mais comment peux-tu appeler ça de l’amour? C’est tout sauf ça. C’est surtout un monde de violence. À chaque fois, j’avais peur. J’ai failli mourir plusieurs fois. Si je n’avais pas su me défendre, j’y serais passé. Je suis une grande gueule et ça m’a sauvé quelques fois.»

Depuis 3 ans, Valérie suit un programme de substitution à l’héro. Elle consomme encore de l’alcool et du cannabis. Elle vit avec un compagnon qui la rend heureuse, dit-elle. Ensemble, ils élèvent son dernier né. Françoise, sa mère, paie le loyer, l’électricité, remplit le frigo et les accueille à l’occasion. Valérie veut changer de vie. Elle voudrait ne pas avoir à se débattre avec l’assistance sociale et des perspectives professionnelles peu réjouissantes faute de formation professionnelle et de sa santé précaire. Elle songe parfois retourner se prostituer pour rapporter cet argent qui lui fait défaut. Mais les mauvais souvenirs et la peur de perdre son enfant la retiennent.

Autres textes sur la Légalisation de la prostitution

Autres textes sur la Sexualité

Autres textes sur Hypersexualisation

roman cheminement croissance personnelle L’amour en 3 dimensions

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre, au coût de 19,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Aussi disponible en anglais: LOVE in 3D

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres pouvant vous intéresser

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :