Les ruptures amoureuses toxiques, Ingrid Falaise

 Violence conjugale

Ingrid Falaise, dossier Famille 

Je suis un oiseau de nuit, je l’ai toujours été. Alors que l’insomnie me gagne au lieu de compter les moutons je compose des chansons, ou des chapitres, ou des billets.

Cette nuit, je réfléchis à l’hiver, le temps des ruptures. Ces temps-ci, alors que la grisaille accapare notre moral, les séparations pleuvent comme si les nuages n’avaient pas assez fourni.

À la petite cuillère, nous ramassons les états d’âme accumulés au sol. Détruits, meurtris, rien ne va plus, «j’ai tout perdu» nous raconte ces morceaux brisés, étalés sur le plancher.

Ce qui me frappe, c’est la quantité de confidents qui étaient prisonniers d’une relation toxique empreinte de manipulation. Des histoires de hics et de heurts répétées depuis des années. Le nombre de fois où ces paroles ont résonné lors de conversations.

«Cette fois-ci c’est la bonne» «Il a compris» ou «Elle va changer» «Je reste pour les enfants»

Rester au nom des enfants… Ces petits bouts d’humain remplis d’amour méritent au contraire d’avoir un parent épanoui, solide et heureux surtout. Non pas un papa ou une maman qui reste dans une relation en leur nom. Imaginez la charge que ces enfants porteront sur leurs épaules. « Papa est malheureux à cause de moi. »

Toxique

La voix intérieure le sait. Mais le niveau de dysfonction et de manipulation dans le couple est si élevé qu’on ne l’écoute plus. Alors on encaisse et on diminue la gravité des propos, des infidélités, des mensonges. Car une personne toxique et manipulatrice ne souhaite pas le bonheur de son partenaire. C’est une égocentrique qui sabote l’épanouissement du conjoint qu’elle dit aimer. «Je t’encourage dans tes projets», dira-t-elle pour, par la suite, reprocher à son partenaire ses heures de travail, de répétition ou d’étude.

Il y a autant de degrés de toxicité que d’histoires d’amour ou de relations amoureuses. Mais le maître du toxique est un individu qui ne reconnaît pas ses torts, méprise et rabaisse l’autre afin de garder sur lui une emprise, un pouvoir. «C’est toujours quand tu le décides», nous reprochera cette personne alors qu’au contraire, le reproche devrait être inversé. «Si tu m’aimais réellement, tu aurais fait autrement», nous lancera-t-il pour nous culpabiliser.

L’auteure du livre Les manipulateurs sont parmis nous, Isabelle Nazare-Aga, explique que ce type de personne semble tout savoir. Il «affirme» des choses, il reporte ses responsabilités sur nous. Il nous demande de répondre immédiatement à ses demandes. Il nous critique et nous dévalorise. Et puis, nous doutons et nous finissons par avoir peur de lui dire certaines choses. Il est doué pour créer de la confusion dans notre tête. Il ne formule pas ses demandes de manière claire, il nous rend coupable de faits imaginaires. Il crée des malentendus, il prêche le faux pour savoir le vrai. Et tout ceci derrière un masque, si beau et attrayant. Autour d’une table, ils sont sympathiques, séducteurs, cultivés.

Une relation toxique, ce n’est pas une dispute de temps à autre. C’est lorsque les efforts ne sont qu’en sens unique, lorsque les sentiments exprimés sont balayés du revers de la main. Le simple fait d’exposer une émotion ou de demander un changement au sein du couple est difficile, alors de ne pas être écouté et recevoir des reproches en guise de réponse fera clore nos lèvres pour de bon.

Être dans une relation toxique, c’est oublier de se choisir au réveil et de porter notre attention sur l’autre par peur de faire un faux pas ou de s’attirer un reproche, un regard de travers. C’est être envahi par le stress et l’angoisse en présence de l’autre. C’est aussi ne pas pouvoir s’en passer, car il vous aura rentré dans l’esprit que vous n’aurez jamais personne de mieux que lui.

Pourquoi endurons-nous ces nuits où il n’est pas rentré, ses mensonges à répétitions et ses cachoteries qui nous rendent paranoïaque?

Parce que toutes les fois où nous avons confronté le toxique, manipulateur, pervers, narcissique (un ou tous ces adjectifs à la fois), nous aurons été manipulés pour que nous restions. Car ces femmes et hommes toxiques ne peuvent concevoir de perdre leur emprise sur leur conjoint.

Dans un jadis non si lointain, je ne savais pas qu’il était possible de se choisir. Se choisir, c’est s’aimer assez pour honorer qui nous sommes à chaque instant, à tout moment. C’est être doux envers nous-même et cesser de vivre pour l’autre. Mais surtout, c’est d’ouvrir son cœur non pas vers l’extérieur, mais vers l’intérieur comme je l’ai fait il n’y a pas si longtemps. Vers nous même. Car nous sommes la personne la plus importante et nous méritons d’être aimé, respecté, honoré dans toutes les sphères de notre vie.

——
Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 35 ans. Le Monstre est un récit autobiographique sur les années où elle vécut de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre retrace les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique.

Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de SOS Violence conjugale.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

L’amour en 3 dimensions Roman sur la relation aux autres

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement
Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Aimer à travers la crise conjugale

Hommes violents

Prévenir les coups

J’ai tellement eu peur d’être comme mon père, que je suis devenu comme ma mère, une personne battue.

Jean-Pierre Bellemare dossiers Égalité Homme-FemmeChroniques d’un prisonnier

violence-conjugale---YemaMon père qui était alcoolique et violent avec ma mère fut le pire exemple d’homme pour le tout petit que j’étais. En vieillissant, j’ai toujours eu cette angoisse de lui ressembler. Devenir un père colérique qui sous l’emprise de l’alcool martyriserait son épouse.

C’est pourquoi, à titre préventif, je me suis investi très tôt dans les Alcooliques Anonymes et les Narcotiques Anonymes. Durant quelques décennies et même encore aujourd’hui, je fréquente ces groupes qui m’ont permis de me reconnaître à travers eux et de comprendre mes problèmes.

Nous avons tous des moments où le désir de sombrer est plus fort que celui de nager. Se laisser aller à la dérive nous apparaît alors comme la seule sortie possible, qu’on utilise l’alcool ou la drogue en désespoir de cause.

Pour ma part, je me lève le matin avec un miroir et je me couche avec. C’est un exercice parfois humiliant et souvent blessant, mais ainsi je vois mes difficultés plus rapidement. Cela me permet d’essayer de les corriger le plus vite possible avant qu’elles ne deviennent trop importantes pour mon égo. Ma grande peur de ressembler à mon père est ce qui a contribué inconsciemment à me faire devenir comme ma mère, une personne soumise et victime de tous.

Je suis devenu comme elle, en me regardant constamment et en me reprochant ce que j’avais bien pu faire pour que cela aille mal. Si les choses ne marchaient pas bien c’était uniquement par ma faute, mon manque de jugement et de perspicacité.

Curieusement, mon attitude fut condescendante et méprisante vis-à-vis d’un policier qui se faisait battre par sa conjointe. Et cet autre homme, un joueur de hockey, dont ses amis avaient porté plainte à sa place pour violence conjugale. Des cas médiatisés.

Puis ce fut mon tour, pris dans le même engrenage. Je ne savais absolument pas quoi faire. Moi, que les psychologues et criminologues décrivaient comme violent.

Cette femme que j’aimais se transformait en lionne et ses griffes n’avaient de pareil que ses mots encore plus déchirants.

Force est d’admettre que si un tueur voulait me faire la peau, je pouvais négocier avec lui. Dans le pire des cas, avec une batte de baseball. Mais lorsqu’il est question d’une femme qui nous attaque, celle qu’on aime de surcroit, à cause d’un problème de contrôle, on est dépassé. J’étais en train de me transformer en ces hommes qui ont repoussé leurs limites au maximum, au lieu de faire appel aux policiers.

Dans une société comme la notre, avec notre historique de violence conjugale, tu y penses à deux fois avant de porter plainte contre ta conjointe. Qui plus est, je ne crois pas à l’efficacité de l’appareil judiciaire, je le connais trop bien.

C’est pourquoi je dois nécessairement me séparer d’elle. Non point que je ne l’aime plus, mais ce n’est qu’une question de temps avant que je n’aie envie de me défendre. Et vu l’objectivité des forces de police et des tribunaux, et surtout avec un dossier criminel, mettons que mon chien est mort. Tout ce qui me reste à faire est de prier pour qu’elle puisse un jour trouver la paix.

Pour tous ces hommes qui minimisent, ridiculisent ou ignorent ces violences, n’attendez pas. Les drames passionnels n’arrivent pas qu’aux autres. Il faut reconnaître la gravité du problème le plus vite possible. Autrement, ce qui vous guette sera une arrestation, une perte de réputation, de dignité ou de liberté pour avoir voulu vous défendre à un moment de saturation.

Lorsqu’une femme frappe, c’est une gifle. Quand un homme frappe, c’est un coup criminellement punissable par la loi. Les avocats sauront vous saigner en vous faisant découvrir les entrailles de l’appareil judiciaire, chose que je vous déconseille fortement.

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    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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    Ingrid-Falaise-couvertureCe soir, je donne mon énième conférence devant public, mais cette fois-ci ce sont des jeunes qui forment l’audience. La nervosité prend d’assaut mes pensées. La comédienne en moi ne joue aucun rôle lors de ces rencontres. Je n’ai ni masque ni parure. Je suis vulnérable, le cœur ouvert et l’authenticité au bout des lèvres.

    Mon courage sur la main, j’ouvrirai, encore une fois, une parcelle de mon intimité afin de sensibiliser, dénoncer et mettre en lumière le fléau qu’est la violence amoureuse. Des yeux seront braqués sur moi. Des gens se seront déplacés pour venir écouter mes paroles. En toute humilité, j’aiderai peut-être une petite Ingrid ce soir à se sortir de son calvaire.

    Merci, gratitude, résilience sont mes mots d’ordre répétés comme un mantra.

    Mais cette soirée est différente. La violence amoureuse de nos jours débute à quatorze ans malheureusement. Vraiment? Oui, vraiment. Et le cycle est exactement le même. Séduction, manipulation, isolement. Crise et… lune de miel.

    En coulisse, j’entends l’animatrice évoquer mon pedigree et hop elle m’introduit. Je m’avance sur scène, un micro à la main et une salle comble de testostérone et d’adolescentes criant mon nom un peu trop fort. Non, l’énergie n’est pas la même que lors de mes conférences devant un public majeur et vacciné, mais le sujet demeure et ma mission aussi. Les minutes passent et je parle, les mots défilant les uns après les autres.

    Les jeunes me sidèrent par leur écoute et leur concentration. Une larme coule le long de la joue d’une belle brunette assise à la troisième rangée lorsque j’évoque un évènement qui lui remémore probablement son vécu. Mes paroles sont universelles et intemporelles malheureusement.

    Bémol. Il y a tout de même un bémol qui me fait sourciller. Sur le chemin du retour, seule avec moi-même, j’analyse la soirée. Tout était parfait. L’audience, les projections, l’accueil et la rencontre avec les étudiants. Les confidences, les questions, les larmes et les applaudissements. Quel est ce bémol qui me titille?

    Le respect.

    Certains mots n’ont pas eu le même impact que sur un public plus âgé. Aucune réaction, aucun sourcillement ni indignation. Lorsque j’évoque des passages d’un vécu déjà lointain, je ne me censure guère. Me restreindre atténuerait mes propos et ils ne frapperaient plus aussi fort. Je me dois de rester solidaire avec jadis et avec cette violence verbale qui m’a détruite autant que les coups. Mais ce soir, l’impact de certains mots ingrats, crus et destructeurs n’est pas le même. Pute, salope, chienne, boulet… n’ont pas résonné de la même façon dans le creux de l’oreille de ces jeunes du secondaire et… ça me dérange. Ça me dérange et ça me perturbe.

    Ils n’ont presque pas bronché alors que je réitérais les mots de mon lointain agresseur à mon égard.

    Je file vers l’est à bord de mon humble bolide et je suis toujours sidérée. Oui, le message est passé, la conférence fut reçue avec amour et compassion. Je crois bien avoir accompli ma mission de sensibilisation et d’éducation auprès des jeunes en ce qui concerne la violence amoureuse. Mais… la violence verbale est déjà commune dans leur si jeune vie.

    Alors, je mettrai l’emphase sur un mot lors de mes conférences. Le respect. Qu’en est-il du respect? Le respect de soi et d’autrui. Les mots violents égratignent l’amour propre et résonnent durement dans les pores de notre peau. À nos jeunes, nous devons tout d’abord enseigner le respect. Car l’amour sans respect n’a pas la même couleur.

    Autre texte d’Ingrid Falaise :

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    Hier encore c’était silencieux dans mon salon. Mis à part les exclamations d’enfants, la marmaille qui s’active au retour de l’école, le plus jeune qui chante à tue tête et le brouhaha du souper qui met trop de temps à cuire. 

    Ingrid Falaise   Dossiers Égalité Homme-FemmeJustice

    Ingrid Falaise violence conjugaleHier avant ma sortie publique, le silence était lourd à porter dans mon salon… J’étais si seule avec moi-même, avec ce secret qui me grugeait l’intérieur.

    En fracassant ce silence au travers de vos radios, de vos télés, de vos journaux, de vos magazines préférés j’ai guéri… mieux. En écrivant mon livre Le Monstre, je me suis délaissée de ce fardeau et j’ai levé mon visage vers la lumière en devenant moi-même un phare pour celles qui ne se souvenaient pas que le soleil existe. Je ne le répèterai jamais assez. L’étape première de la guérison est de percer le silence et de raconter son histoire. À une amie, un amoureux, un parent, un collègue.

    La mienne… mon histoire. Celle de la violence amoureuse. Pourquoi se taire? Pourquoi suis-je si longtemps restée muette dans mon calvaire? Parce qu’entre autre il y a le déni, la peur, la honte, le blâme.

    Le déni: celui qui fait taire sa petite voix intérieure qui te dit que c’est assez, qui te demande de te choisir. L’écouter est périlleux. L’entendre c’est faire face à une réalité qui fait si mal, une vérité si souffrante que le choix d’enfouir et de nier l’existence de la voix gèle les émotions et devient plus confortable. Faire fi de cette voix permet de continuer à… survivre.

    La peur: Celle de ne pas être crue, celle de passer pour l’idiote du village, celle de se faire cogner la tête contre la commode si l’agresseur est mis au courant ou si on a esquissé un sourire de trop lors d’un souper entre amis. La peur de ne plus jamais revoir ses enfants. La peur qu’il tue un membre de notre famille. C’est ce qu’il dit. Il jappe fort l’agresseur… La peur est l’arme magique de ce dernier. En entretenant cette frousse il nous scie les jambes et nous garde sous son emprise, sous son joug.

    La honte: La honte d’être frappée à coups de mots, à coups de poings. La honte d’avoir des bleus plein les bras et les empreintes de verbes agressifs qui font plier l’estime de nous. Une estime quasi inexistante désormais. La honte de ne pas avoir fuit une énième fois. La honte qui nous fait baisser la tête, les yeux rasants le bitume.

    Le blâme: C’est de notre faute. Jour après jours, semaines après semaines nous sommes fragilisés et blâmés d’avoir fait trop ou pas assez. Petit à petit nous finissons par croire que nous méritons les mots, les gestes violents car… nous l’avons cherché, nous a t’il inculqué.

    Pourtant… c’est lui qui devrait se cacher dans une grotte et avoir honte, avoir peur des représailles et s’en vouloir de blesser autant.

    Parler c’est franchir la première marche vers un monde sans violence. Des organismes d’aide il y en a plusieurs. Les centres d’hébergements pour femmes violentées sont accueillants et ne collent pas aux stéréotypes que nous nous sommes créés. Pour en avoir visité, je peux en témoigner.

    Sécuritairement, confidentiellement nous pouvons prendre le téléphone et composer le numéro de SOS Violence Conjugale. Même si le mot fait peur. Même si aucune ecchymose ne tatoue notre corps… Au moindre doute, au moindre questionnement les lignes sont ouvertes 24/24, 7 jours sur 7.

    Le déni, la peur, la honte le blâme ne méritent pas que nous gardions le silence… En le brisant, nous mettons fin à la violence.

    Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 31 ans. En octobre 2015, elle a publié son 1er livre Le Monstre. Un récit autobiographique sur les années où elle vécu de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre raconte les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique. Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de l’organisme SOS Violence conjugale.

    SOS Violence conjugale
    http://www.sosviolenceconjugale.ca

    Pour obtenir de l’aide
    – Par téléphone :
    1-800-363-9010
    (24 heures sur 24, 7 jours sur 7)

    – Par courriel :
    sos@sosviolenceconjugale.ca
    (délai de réponse possible de 2 jours)

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    Santé mentale; de Pinel à Louis H. Lafontaine

    Psychiatrie et criminalité

    Jean-Simon est dépendant affectif. Cliniquement, il est schyzo-affectif. Lorsqu’il a des crises, il entre dans un univers imaginaire qui le rend violent. Sa maladie l’a emmené à l’institut Philippe Pinel et à l’hôpital psychiatrique Louis-H. Lafontaine.

    Dominic Desmarais Dossier Santé mentale, Criminalité

    Jean-Simon aimerait bien oublier son début d’année 2011. Ses problèmes mentaux, qu’il traîne depuis près de 15 ans, ont bousculé sa vie comme jamais. Tout commence par ce qu’il espérait être un nouveau départ: le lancement de son 5e recueil de poésie dans un bar avec un groupe de musique qui chante ses textes. Jean-Simon tombe dans la paranoïa. Son enfer se déchaîne. «J’avais des problèmes de droits d’auteur avec un collègue de longue date. Ma vie a basculé. Je vivais de déceptions en déceptions.» Pensant sérieusement qu’on veut lui voler ses textes, Jean-Simon se met à dos ses amis.

    La violence gronde

    Depuis 1997, Jean-Simon suit des thérapies sur la violence. «J’étais quelqu’un de violent. Selon mon médecin, la violence est reliée à ma maladie. Je perçois des mondes à moi. Je ne suis pas dans le présent.»

    Le jeune auteur a des troubles sociaux affectifs. Il a peur du rejet, de l’abandon. Ce qu’il provoque à chacune de ses crises. Pendant qu’il broie du noir et s’imagine que ses amis veulent abuser de lui, il rencontre une femme. «Je n’ai pas voulu m’embarquer avec elle. J’avais peur de l’engagement. Je suis dépendant affectif. Mais, je l’ai fait. Et j’ai beaucoup appris. Même si ma maladie m’a emmené en prison et à l’hôpital psychiatrique.»

    Jean-Simon est amoureux. Il s’engage totalement et intensément dans sa relation. Malgré ses troubles mentaux, sa conjointe l’aide du mieux qu’elle peut. Consciente qu’il a des épisodes violents, elle le pousse à suivre une thérapie à l’hôpital psychiatrique Louis-H. Lafontaine. Les choses s’améliorent, Jean-Simon prend du mieux. Pour un temps. «Je pensais qu’elle avait volé ma caméra. Je lui ai proféré des menaces de mort. J’ai saccagé son appartement. J’étais dans un autre univers. Je prenais mes médicaments mais pas de la bonne façon. Il fallait que je les prenne en mangeant mais je les ingurgitais le soir, le ventre vide… Elle a appelé la police. Elle a eu peur. Elle a vu un autre Jean-Simon.»

    Sa conjointe ne  porte pas plainte mais la police, oui. «J’ai été emmené au poste. J’ai passé la nuit là. Le lendemain, on m’a emmené à la prison de Rivière-des-Prairies. Comme c’était le congé férié de Pâques, j’y suis resté 4 jours.»

    À la même période, Jean-Simon s’en prend à son propriétaire. Résident en centre d’hébergement pour adultes, Jean-Simon supporte mal le refus de son propriétaire d’héberger sa conjointe. À la suite d’une altercation avec d’autres pensionnaires, il menace son propriétaire. «Je lui ai dit: tu vas voir comment les Italiens s’arrangent.» Jean-Simon est renvoyé du centre et appelé à comparaître pour menace de mort. Il doit se présenter deux fois au tribunal pour deux menaces de mort distinctes. «Là, je suis tombé en dépression et les problèmes ont commencé. J’étais déjà malade. Mes troubles émotifs ont pris beaucoup de place.»

    Séjour à Pinel

    Au sortir de prison, Jean-Simon comparaît devant le tribunal à la chambre criminelle. On lui interdit de voir sa conjointe contre qui il a proféré des menaces. Le juge l’envoie pour un mois à l’institut Pinel pour qu’il soit évalué. Il est reconnu criminellement non responsable. «Je n’ai pas fait comme le docteur Guy Turcotte. Mais j’en aurais été capable, sans l’aide de mon ex-conjointe. »

    Jean-Simon passe un mois à l’institut Pinel. La nuit, il est enfermé dans sa chambre. Il a droit à deux sorties par jour pour humer l’air dans une cour ceinturée de gros murs de brique. «C’est peut-être un institut psychiatrique, mais ça reste une prison.» Jean-Simon cohabite avec 7 autres détenus comme lui dans son unité. Il y a des gardes de sécurité et des intervenants sur le plancher. Les portes de sa chambre ouvrent à 9h le matin. «Tu as le droit de rester dans ta chambre si tu veux. Mais vaut mieux pas si tu veux te rétablir.» Le quotidien de Jean-Simon est fait de jeux de société, de télévision et d’attente pour les deux sorties de la journée.

    «Les journées sont très longues. Et on a le droit à seulement 4 appels par jour. Deux le matin, deux le soir. Et les appels doivent être acceptés par l’établissement.» À Pinel, Jean-Simon a droit à des visites d’une heure les samedis et dimanches. Tous les jours, on prend sa pression, on lui donne ses médicaments. Jean-Simon et ses colocataires sont obligés de se laver 2-3 fois par semaine. Tous les vêtements appartiennent à l’institut. «Ce ne sont pas les tiens. Même les sous-vêtements.»

    Durant son séjour d’un mois, Jean-Simon rencontre un psychiatre à 2 ou 3 reprises. Ces séances et les observations sur sa vie quotidienne sont utilisées pour déterminer s’il était sain d’esprit lorsqu’il a proféré des menaces de mort à l’endroit de sa conjointe.

    Considéré criminellement non responsable, Jean-Simon n’a pas à être jugé au criminel. «Le procès va avoir lieu mais devant le tribunal administratif. Comme il aura lieu dans 3 mois, en attendant je dois être à Louis-H., l’hôpital psychiatrique.»

    De la prison à l’hôpital

    Bien qu’en attente d’un jugement, Jean-Simon n’est pas remis en totale liberté. Pour éviter que sa violence explose, il est soigné à l’hôpital psychiatrique Louis-H. Lafontaine.

    Il est en quarantaine forcée jusqu’au jour de son procès. Il a besoin d’une autre évaluation psychiatrique quant à sa deuxième inculpation, toujours pour menace de mort.

    Jean-Simon se sent moins à l’étroit à Louis-H. «Disons que c’est particulier. J’ai une entente avec la cour pour travailler et sortir. Je passe 3 jours par semaine au Café Graffiti pour travailler sur le lancement de mon 6ième livre, L’éveil des émotions. Je peux sortir du vendredi soir au dimanche soir. Il faut que je dise où je vais et que ce soit prescrit par le médecin que je rencontre 2 fois par semaine. À l’hôpital, ils ont un pouvoir sur moi. Je ne suis pas libre. Même au Café Graffiti, je ne le suis pas non plus. J’ai des horaires à respecter. Même si j’ai une journée tranquille, il faut que je reste. Mais, j’aime mieux ça que de rester à l’hôpital!

    La différence d’avec Pinel, c’est que ce n’est pas une prison. Il n’y a pas de gardiens de sécurité mais des infirmières, des travailleurs sociaux, des psychiatres. Et des patients!»

    À Louis-H., les patients sont 2 par chambre. «Contrairement à Pinel, c’est mixte. Et il n’y a pas d’intimité dans la chambre. À l’hôpital, j’ai mon propre linge. Je peux le laver sur place. Je le mets dans des armoires dont les tiroirs sont fermés à clé. Je dois demander à un préposé pour les débarrer, même pour les articles d’hygiène corporelle. Mais, il y a un point en commun: t’as hâte d’en sortir! Tu sais quand tu rentres, pas quand tu sors.»

    L’amour s’éteint

    Jean-Simon est incapable de vivre séparé de sa petite amie. Par l’entremise de sa mère, il garde contact avec elle. En sortant de Pinel, il repasse devant le tribunal pour faire enlever la condition de ne pas s’approcher d’elle. «J’ai eu le droit de la voir avec son consentement. On a donc continué de se fréquenter. Mais, la dépendance affective a pris plus de place. On a rompu.»

    À l’hôpital, Jean-Simon prend du recul. «Ça me donne le temps pour réfléchir à ma situation amoureuse avec mon ex. On a tous les deux des choses à régler. La rupture, je l’ai mal pris. Mais, j’ai décidé de passer à autre chose. Était-ce le grand amour ou ma dépendance affective? Tout ce que je sais, c’est que mon orgueil en a pris un sale coup.»

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    Stephen Harper et l’avortement

    Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

    Retour à l’ère de Morgentaler ?

    Depuis 1988, la loi permet aux femmes de se faire avorter. Mais depuis que le gouvernement de Stephen Harper est au pouvoir, le débat sur l’avortement revient sur la table, avec le dépôt du projet de loi C-484 qui reconnaît l’existence juridique du fœtus.

    Alexandre Lévesque   Dossier Avortement, Famille, Égalité hommes-femmes, Sexualité

    avortement-foetus-droit-d-avorter-loi-choix-pro-vie-pro-choix Les médias de masse cherchent maintenant à diriger l’opinion publique en faveur du mouvement pro-vie qui consiste à un retour à la criminalisation de l’avortement que propose le regroupement des pro-choix. Toutefois, que peut-on dire, en terme de droit, de l’égalité des sexes, si les femmes ne peuvent pas s’approprier leur corps?

    Inégalités hommes-femmes

    Ce qui émane du discours politique, c’est que les inégalités entre les hommes et les femmes tendent à s’accroître. Au Québec, l’égalité des sexes est une valeur bien ancrée dans nos mœurs. Comment peut-on remettre en question le droit à l’avortement? Cette question va au-delà des femmes violées se retrouvant enceintes.

    Interdire l’avortement, c’est s’approprier le corps des femmes. On ne leur permet plus de décider par elles-mêmes. Soumises à l’État, dans lequel les hommes détiennent majoritairement le pouvoir politique et économique, elles sont dépossédées de la décision qui doit leur appartenir d’avoir un enfant ou non. Dans un tel contexte, les hommes sont complètement évacués de la responsabilité des enfants.

    Contraception, avortement et éducation sexuelle

    Il faut sensibiliser les jeunes aux moyens de contraception. Des cours d’éducation sexuelle doivent être implantés pour inciter l’utilisation du condom lors des relations sexuelles, ce qui évite les mauvaises surprises et les infections transmises sexuellement (ITS).

    La discussion à propos de la violence conjugale doit se faire également pour informer et sensibiliser les jeunes à l’existence des violences physiques et psychologiques qui pourraient forcer les femmes à avoir des relations sexuelles sans qu’elles aient donné leur consentement et, ensuite, elles se sentent obligées d’avorter.

    C’est au sein des couches les plus défavorisées de la société que le recours à l’avortement est essentiel pour les femmes. Bien souvent, l’accès à l’information et aux moyens financiers sont limités. Il conduit à une situation familiale plutôt instable menant parfois à la monoparentalité. Ce sont les femmes qui doivent assumer la responsabilité d’éduquer et de prendre soin, à elles seules, des enfants. Les femmes sont moins avantagées que les hommes sur le marché du travail puisqu’elles occupent des emplois précaires, atypiques, à des positions subordonnées aux hommes. Quant à l’équité salariale, selon Renée Larochelle de l’Université Laval;

    Dans l’ensemble du marché du travail, l’écart entre le revenu moyen des hommes et des femmes est de 26 % en défaveur des femmes.

    Dans l’éventualité où la loi sur l’avortement adoptée en 1988 serait abrogée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, le raisonnement ne consiste pas à faire de l’avortement un substitut à la contraception mais plutôt d’éviter que des femmes risquent leur vie ou détériorent leur santé pour se faire avorter dans des cliniques clandestines.

    Si l’on désire vivre dans une société qui se veut égalitaire et démocratique, il faut s’en donner les moyens. En ce sens, permettre aux femmes de s’émanciper, en leur accordant les mêmes droits et conditions que les hommes, est prioritaire.

    Jusqu’où ira cette attitude de droite de Stephen Harper? Va-t-on remettre en question le droit de vote des femmes maintenant? De quel droit pouvons-nous appliquer des lois au profit des hommes et au détriment des femmes ?

    Ressources sur Internet concernant l’avortement:

    Canadian for choice

    Fédération du Québec pour le planning des naissances

    Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

    Autres textes sur Politique

    Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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    L’amour en 3 dimensions.

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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    Autres livres pouvant vous intéresser:

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    Concert de piano

    Pour une 5e année consécutive, Ginette Charest-Cyr et ses étudiants de piano ont dédié leur concert de fin d’année au financement de notre organisme, le Journal de la Rue. Félicitations à tous pour votre merveilleux travail. Merci pour cette invitation que vous nous faites à Danielle et moi.

    Raymond Viger   Dossier Spectacle de financement.

    piano-concert-ginette-cyr-charest-musique-art Voici le message que les jeunes aimeraient adresser aux Nations Unies:

    Arnaud et Justine sont au primaire. Pour Arnaud, l’environnement et le respect des différences sont des plus importants. Il apprécie un projet à son école qui est affiliée à l’UNESCO. Justine aimerait que nous puissions empêcher la pauvreté.

    Pour les étudiants du secondaire:
    Noah voudrait qu’on fasse plus attention à la planète et prendre soin de l’environnement.

    Laurence voudrait entreprendre des études collégiales en musique à l’école Vincent-D’Indy. Afin d’éviter les abus sur notre planète, elle souhaiterait une plus grande protection des forêts et de l’environnement.

    Sylvestre travaille déjà pour Amnistie internationale. Liberté et égalité sont pour lui des valeurs importantes.

    Noémie voudrait qu’on veille à ce qu’il n’y ait plus de pauvreté dans le monde.

    Laurence souhaite que tout le monde puisse manger.

    Élisabeth a comme objectif de contrer la violence sous toutes ses formes: en partant de la violence conjugale jusqu’aux guerres, au racisme…

    Laurence souligne qu’on ne devrait pas attendre qu’il y ait des cataclysmes pour venir en aide aux pays que nous savons défavorisés.

    Jeanne entre à l’école secondaire et souhaiterait que les grands de ce monde veillent ardemment à ce qu’il n’y ait pas de peuples qui souffrent de famine.

    Marianne souhaiterait que les autorités de ce monde veillent à contrer la famine sur la planète.

    Karyne est sensible à tout ce qui a trait à la justice.

    Geneviève et Dylan font des études collégiales. Pour Geneviève, il serait important que tout être humain ait de l’eau potable. L’eau c’est la vie. Par ailleurs, tous les gestes d’entraide sont importants. Dylan, tant qu’à lui, nous dit qu’il faut moins de milliards pour nourrir l’humanité que tout ce qui est accordé à la technologie et à l’armement. Changer c’est d’abord à chacun d’y voir par soi-même.

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