Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

L’éducation face à l’intimidation et la violence

Stress et formation des enseignants

Conduites agressives à l’école, formation des enseignants et intervention auprès des jeunes. Quelles sont les meilleures interventions?

Égide Royer  Dossier Éducation, Intimidation

À la fin d’un séminaire de formation que je donnais sur l’intervention auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives à l’école, une enseignante au seuil de la retraite a formulé le commentaire suivant: « Mon Dieu, si j’avais su! » Les manifestations de violence à l’école n’ont cessé d’augmenter depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, je constate que les enseignants ont reçu peu de formation pour faire efficacement œuvre d’éducation auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives.

Les connaissances actuelles sur le sujet indiquent pourtant clairement que certaines interventions sont plus efficaces que d’autres pour prévenir la violence scolaire et composer avec celle-ci. Toutefois, les milieux scolaires ont peu intégré ces savoirs. Lorsque la tolérance zéro, les détecteurs de métaux, la suspension, l’expulsion définitive de l’école et autres approches basées sur la sécurité et la répression sont les seules interventions proposées, il y a de quoi se poser des questions. Dans quelle mesure la formation initiale et la formation en cours d’emploi des enseignants et des autres agents d’éducation leur permettent-elles de faire œuvre d’éducation auprès des jeunes agressifs ou en difficulté de comportement?

Croyances et éducation

Plusieurs réformes et autres politiques mises en œuvre par les gouvernements et les organismes scolaires sont basées davantage sur des croyances et des idéologies que sur des évidences empiriques. Il en est souvent ainsi des pratiques des enseignants, des directeurs d’école et des professionnels lorsqu’ils interviennent pour prévenir la violence à l’école et composer avec celle-ci.

L’explication des problèmes de comportement d’un élève, de ses échecs scolaires ou de ses conduites agressives est fréquemment attribuée à certaines de ses caractéristiques (pauvreté, fonctionnement familial). On remet rarement en question la qualité des services offerts par l’école et encore moins la pertinence de l’utilisation de certaines approches disciplinaires, et ce, même lorsque des données empiriques indiquent leur futilité et quelquefois leurs effets négatifs.

Les enseignants quittent l’université sans même posséder les balises essentielles pour les guider lorsqu’ils doivent faire face aux premières manifestations agressives d’élèves de leur classe ou de leur école. Dépourvus de modèles, ils se retrouvent souvent ailleurs: bien loin de l’objectif visé par leurs interventions. Cet ailleurs peut mener l’élève à l’escalade verbale, à la menace, à l’agression physique, aux crises de colère, à l’intimidation, à la suspension et, éventuellement, à l’expulsion de l’école. Il a donc un impact très négatif sur le jeune, ses apprentissages et son insertion sociale (le taux d’échec scolaire des jeunes en difficulté de comportement dépasse 80%). Cette situation explique en grande partie le stress grandissant associé au métier d’éducateur.

Stress et enseignement

Le stress est devenu une réalité incontournable du métier d’enseignant, tout particulièrement chez ceux qui travaillent avec des jeunes qui manifestent des conduites agressives. Les carences de la formation reçue à l’université sur cette question ne font qu’amplifier la pression ressentie.

J’ai eu l’occasion d’intervenir, en formation continue, auprès de plusieurs milliers d’enseignants ces 20 dernières années. L’évaluation qu’ils font de leur formation initiale ou en cours d’emploi est assez troublante. Les enseignants se plaignent constamment de la non-pertinence des cours qu’ils ont suivis à l’université pour ce qui est de les aider à prévenir les conduites agressives des jeunes ou à composer avec celles-ci. Ils considèrent leur formation universitaire comme inadéquate.

Ils se disent très mal préparés pour gérer les comportements difficiles en classe, ce qui les conduit souvent à adopter une approche autoritaire qui ne fait qu’amplifier ces comportements perturbateurs et créer des situations d’escalade. La formation reçue pour travailler en collaboration avec les parents est également anémique. Le personnel scolaire les considère très souvent comme la cause des problèmes de comportement du jeune et tend à vouloir punir tant la famille que ce dernier.

La qualité de la formation

Il est maintenant urgent que les enseignants puissent enfin développer, dans les facultés d’éducation, leurs connaissances et leurs habiletés pour être en mesure de prévenir les conduites agressives et les manifestations de violence à l’école et de composer avec celles-ci. Les familles ont changé, les jeunes ont changé et les écoles ont changé. Il est grand temps que la formation que nous offrons à nos enseignants leur permette de s’adapter, en tant qu’éducateurs, à cette nouvelle réalité.

L’école a un rôle très important à jouer en matière de socialisation des jeunes et de prévention de la violence. La réalisation de cette mission passe par l’amélioration de la formation initiale et de la formation continue des enseignants quant aux interventions efficaces pour prévenir les conduites agressives des jeunes et composer avec celles-ci. Cette formation est d’abord nécessaire pour améliorer la réussite scolaire et l’insertion sociale de ces élèves. Elle est également indispensable pour améliorer la qualité de vie des enseignants, des parents, mais aussi des autres élèves de la classe.

Lien: www.preventionviolence.ca

Autre texte sur le Intimidation

Intimidation, cyberintimidation, taxage et agressions

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Concert de piano

Pour une 5e année consécutive, Ginette Charest-Cyr et ses étudiants de piano ont dédié leur concert de fin d’année au financement de notre organisme, le Journal de la Rue. Félicitations à tous pour votre merveilleux travail. Merci pour cette invitation que vous nous faites à Danielle et moi.

Raymond Viger   Dossier Spectacle de financement.

piano-concert-ginette-cyr-charest-musique-art Voici le message que les jeunes aimeraient adresser aux Nations Unies:

Arnaud et Justine sont au primaire. Pour Arnaud, l’environnement et le respect des différences sont des plus importants. Il apprécie un projet à son école qui est affiliée à l’UNESCO. Justine aimerait que nous puissions empêcher la pauvreté.

Pour les étudiants du secondaire:
Noah voudrait qu’on fasse plus attention à la planète et prendre soin de l’environnement.

Laurence voudrait entreprendre des études collégiales en musique à l’école Vincent-D’Indy. Afin d’éviter les abus sur notre planète, elle souhaiterait une plus grande protection des forêts et de l’environnement.

Sylvestre travaille déjà pour Amnistie internationale. Liberté et égalité sont pour lui des valeurs importantes.

Noémie voudrait qu’on veille à ce qu’il n’y ait plus de pauvreté dans le monde.

Laurence souhaite que tout le monde puisse manger.

Élisabeth a comme objectif de contrer la violence sous toutes ses formes: en partant de la violence conjugale jusqu’aux guerres, au racisme…

Laurence souligne qu’on ne devrait pas attendre qu’il y ait des cataclysmes pour venir en aide aux pays que nous savons défavorisés.

Jeanne entre à l’école secondaire et souhaiterait que les grands de ce monde veillent ardemment à ce qu’il n’y ait pas de peuples qui souffrent de famine.

Marianne souhaiterait que les autorités de ce monde veillent à contrer la famine sur la planète.

Karyne est sensible à tout ce qui a trait à la justice.

Geneviève et Dylan font des études collégiales. Pour Geneviève, il serait important que tout être humain ait de l’eau potable. L’eau c’est la vie. Par ailleurs, tous les gestes d’entraide sont importants. Dylan, tant qu’à lui, nous dit qu’il faut moins de milliards pour nourrir l’humanité que tout ce qui est accordé à la technologie et à l’armement. Changer c’est d’abord à chacun d’y voir par soi-même.

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Rapper et père de famille

Papa rapper

À 12 ans, il enregistrait sa première piste rap. Vingt ans plus tard, père de trois enfants, C-Drik a toujours le même engouement pour la culture hip- hop. Mon show Réalité est le plus récent album du rappeur C-Drick. Sa réalité est à mille lieux des préjugés négatifs attribués à la culture rap. À commencer par le choix de fonder une famille.

Marie-Claude Marsolais                 Dossier  Famille, Hip-hopRap

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D’entrée de jeu, C-Drick avoue en riant avoir «l’instinct maternel». Le rappeur ne se fait pas prier pour parler de ses petites fiertés: un couple de jumeaux de six ans et une petite fille de huit mois. Venant lui-même d’une famille nombreuse, il a toujours voulu des enfants. Ceci ne signifie pas pour autant que la vie familiale soit toujours facile. «Quand je suis en production, je suis souvent absent. Je quitte aussi pour jouer en région», raconte-t-il en soulignant la compréhension de sa conjointe. En vieillissant, C-Drik est moins attiré par la célébrité. «Je trouverais très difficile de partir à l’étranger et de m’éloigner de tout mon petit monde.»

Sa priorité est la famille. Afin qu’elle ne manque de rien, C-Drick travaille à l’entretien à l’Université de Montréal. Il consacre une trentaine d’heures par semaine à la musique. Il commence toutefois à sentir la fatigue. «Trois enfants, c’est beaucoup de travail et d’implication.»

Moins pressé qu’à 20 ans, il vit au jour le jour. Il a compris qu’il ne fait pas de la musique pour devenir riche. C’est plutôt une affaire de passion. «La musique, je l’ai en dedans, c’est dans ma peau», admet-il.

Une passion contagieuse, puisque, fièrement, il évoque sa fille aînée qui fait déjà du hip-hop. Il prévoit faire un album rap avec elle à ses dix ans. «Une chose est certaine, elle sera bien épaulée», assure-t-il d’un ton protecteur.

Rapper impliqué dans sa communauté

Le rappeur est généreux de son temps. Il ne s’en tient pas qu’à ses enfants. Il projette organiser des ateliers sur l’histoire du hip-hop. Le rap est pour lui une musique de rassemblement.

Il voudrait enseigner cet aspect aux jeunes, leur montrer que le rap est autre chose que la violence. «De nos jours, il faut que tu parles de guns pour vendre des disques. Les jeunes ne comprennent pas toujours la réalité de ce mode de vie», dit-t-il.

Conscient du rôle qu’il peut jouer dans sa communauté, C-Drik s’implique. Il envoie des messages constructifs «J’aime les autres, j’aurais aimé être travailleur social, précise-t-il. J’ai toujours été un gars de rue, mais de manière positive.»

Attaché à son quartier, il connaît tout le monde, surtout les jeunes. «Ils m’appellent mon oncle», raconte-t-il, arborant un sourire d’éternel adolescent. Qu’il soit papa ou mon oncle, C-Drick a décidément su agencer sa passion musicale et son amour pour les jeunes.

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Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

Autres textes Hip-hop

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Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

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Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Trafic d’êtres humains en Asie 2 de 2

Trafic d’êtres humains en Asie 2 de 2

Dominic Desmarais                    Dossier Prostitution et Sexualité.

La loi du silence

prostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-4 La lutte est inégale pour contrer le trafic des êtres humains. Rares sont les trafiquants inquiétés par des poursuites criminelles. La pauvreté des victimes, la mentalité de la société, le manque de connaissances et d’expérience des policiers, des procureurs et des juges ainsi que la corruption sont autant d’obstacles dans la lutte contre la traite.

Rien n’incite les victimes à porter plainte contre les trafiquants. Malgré l’appui des organisations et leurs efforts pour améliorer la justice, les trafiquants demeurent impunis. La pauvreté est un problème majeur qui influence grandement les décisions des victimes. Traditionnellement, elles sont indemnisées par une somme d’argent, sans passer par la justice.

Vichuta Ly, avocate canadienne d’origine cambodgienne, défend les droits des femmes et des enfants victimes de la traite. Peu de ses clients veulent poursuivre leur ancien employeur. « Elles préfèrent négocier hors cour pour obtenir une compensation, parce que tous les cas vont en appel, puis à la Cour suprême. Ça prend des années. Le coupable doit subir sa sentence avant d’offrir la compensation ».

L’homme avant la femme

Les Cambodgiens suivent un code de valeurs qui valorise les hommes. Femmes et filles doivent demeurer vierges avant le mariage. L’agression sexuelle est considérée comme un échec de la victime, qui devait protéger sa réputation. Les Cambodgiennes victimes de viol peuvent difficilement se marier. Elles gardent le silence ou se blâment pour l’agression. Élevées selon cette tradition, les femmes et filles forcées à la prostitution n’osent pas porter plainte, de peur de jeter la honte sur la famille.

Pour changer les mentalités, plusieurs organisations, dont Cambodian Women’s Crisis Centre (CWCC), organisent des ateliers pour rencontrer les communautés. Les hommes et femmes, les autorités locales, les policiers, les directeurs d’écoles, sont sensibilisés aux notions d’égalité des sexes.

Système judiciaire incompétent

« C’est un système qu’on essaie d’implanter, continu M. Circo, qui confirme le peu de cas de trafic porté devant les tribunaux. Il y a beaucoup de cas de viols, pas de trafic. C’est difficile de déterminer si c’est du trafic, car les avocats et les juges ne comprennent pas ce qu’est le trafic. La définition est complexe. Ils ont donc besoin de toute la preuve, qui demande beaucoup d’informations. Ils n’ont pas le temps ou les connaissances pour enquêter. »

L’avocate Vichuta Ly utilise l’expression de corruption indirecte. « Ils ont payé pour devenir avocats, sans étudier se désole-t-elle. Ils ne savent pas comment plaider. Je travaille avec 8 avocats. Deux seulement sont bons. Les autres ne savent pas comment Julian Circo forme des policiers, des avocats et des juges pour améliorer leurs capacités à traiter des cas de trafic. Le manque d’éducation est flagrant, juge le coordonnateur à l’Organisation internationale pour la Migration (IOM). « Ils n’ont jamais été à l’école. Ceux qui ont de 30 à 50 ans n’ont pas reçu d’éducation, parce que le pays n’en donnait pas, dit-il, faisant référence à la guerre civile qui a tourné au génocide de 1975 à 1979. enquêter, ils oublient des éléments pour les dossiers, le juge renvoie le cas ». Pour mieux défendre les droits des femmes et des enfants, Vichuta Ly prend sous son aile de jeunes avocats et elle les forme.

Un système judiciaire corrompu

Les gens n’ont pas confiance en la justice. Ils rapportent peu les cas de trafic. Les accusés, souvent riches, peuvent acheter le verdict. « Les personnes haut placées, on ne peut pas les poursuivre, affirme Emmanuel Colineau, secrétaire général pour Agir pour les Femmes en Situation Précaire (AFESIP), une organisation qui aide les prostituées. Même si on parle de viol, de violence, les victimes ne peuvent pas et ne veulent pas porter plainte. Elles reçoivent de l’argent ou les propriétaires de bordels sont connectés avec police ou la justice. C’est arrivé qu’un inspecteur de police soit le financier d’un bordel ».

Pour Julian Circo, de l’OIM, le système est corrompu dans les deux sens. « Les poursuites sont occasionnelles, mais il y a rarement des sentences. Dépendamment de qui ils sont, certains s’en sortent facilement, alors que d’autres n’ont pas de procès équitable. Ils servent d’exemples pour montrer que le pays est sévère, qu’il trouve des coupables. »

Qu’est-ce que le trafic ?

Les Nations Unies définissent le trafic comme tout acte impliquant la capture, le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou la réception d’une personne à l’intérieur et à l’extérieur des frontières nationales par la violence, la menace de violence, l’enlèvement, la fraude, la duperie ou toute autre forme de coercition, puis en donnant, ou recevant des paiements et bénéfices pour obtenir le consentement d’une personne qui exerce un contrôle sur une autre, dans un but d’exploitation.

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

Trafic d’êtres humains en Asie 1 de 2

Autres textes sur la Prostitution asiatique

Asie: Traite des femmes et prostitution internationale

Exploitation sexuelle en Asie

Cambodge: sexualité et prostitution

Asie: prostitution ou mariage?

Soutien aux prostituées asiatiques

Prostitution asiatique: racoleuse ou prostituée? 3 de 3

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Prostitution: le Cambodge se mobilise

Prostitution: un fléau international

Dossier Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
Doit-on légaliser la prostitution?
Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.
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Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
Prostitution de luxe d’une escorte.
Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Définition et historique de la prostitution

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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Dominic Desmarais              Dossier Prostitution et Sexualité.

La loi du silence

prostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-3 La lutte est inégale pour contrer le trafic des êtres humains. Rares sont les trafiquants inquiétés par des poursuites criminelles. La pauvreté des victimes, la mentalité de la société, le manque de connaissances et d’expérience des policiers, des procureurs et des juges ainsi que la corruption sont autant d’obstacles dans la lutte contre la traite.

Rien n’incite les victimes à porter plainte contre les trafiquants. Malgré l’appui des organisations et leurs efforts pour améliorer la justice, les trafiquants demeurent impunis. La pauvreté est un problème majeur qui influence grandement les décisions des victimes. Traditionnellement, elles sont indemnisées par une somme d’argent, sans passer par la justice.

Vichuta Ly, avocate canadienne d’origine cambodgienne, défend les droits des femmes et des enfants victimes de la traite. Peu de ses clients veulent poursuivre leur ancien employeur. « Elles préfèrent négocier hors cour pour obtenir une compensation, parce que tous les cas vont en appel, puis à la Cour suprême. Ça prend des années. Le coupable doit subir sa sentence avant d’offrir la compensation ».

L’homme avant la femme

Les Cambodgiens suivent un code de valeurs qui valorise les hommes. Femmes et filles doivent demeurer vierges avant le mariage. L’agression sexuelle est considérée comme un échec de la victime, qui devait protéger sa réputation. Les Cambodgiennes victimes de viol peuvent difficilement se marier. Elles gardent le silence ou se blâment pour l’agression. Élevées selon cette tradition, les femmes et filles forcées à la prostitution n’osent pas porter plainte, de peur de jeter la honte sur la famille.

Pour changer les mentalités, plusieurs organisations, dont Cambodian Women’s Crisis Centre (CWCC), organisent des ateliers pour rencontrer les communautés. Les hommes et femmes, les autorités locales, les policiers, les directeurs d’écoles, sont sensibilisés aux notions d’égalité des sexes.

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« C’est un système qu’on essaie d’implanter, continu M. Circo, qui confirme le peu de cas de trafic porté devant les tribunaux. Il y a beaucoup de cas de viols, pas de trafic. C’est difficile de déterminer si c’est du trafic, car les avocats et les juges ne comprennent pas ce qu’est le trafic. La définition est complexe. Ils ont donc besoin de toute la preuve, qui demande beaucoup d’informations. Ils n’ont pas le temps ou les connaissances pour enquêter. »

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Pour Julian Circo, de l’OIM, le système est corrompu dans les deux sens. « Les poursuites sont occasionnelles, mais il y a rarement des sentences. Dépendamment de qui ils sont, certains s’en sortent facilement, alors que d’autres n’ont pas de procès équitable. Ils servent d’exemples pour montrer que le pays est sévère, qu’il trouve des coupables. »

Qu’est-ce que le trafic ?

Les Nations Unies définissent le trafic comme tout acte impliquant la capture, le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou la réception d’une personne à l’intérieur et à l’extérieur des frontières nationales par la violence, la menace de violence, l’enlèvement, la fraude, la duperie ou toute autre forme de coercition, puis en donnant, ou recevant des paiements et bénéfices pour obtenir le consentement d’une personne qui exerce un contrôle sur une autre, dans un but d’exploitation.

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Autres textes sur la Prostitution asiatique

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Du viol à la prostitution

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Du viol à la prostitution

Christine Burtin, travailleuse sociale, Dossier Prostitution et Sexualité.

viol-prostitution-legalisation-prostitution-legalise-prostitution Valérie a été adoptée par une famille de médecins. Elle a toujours eu du mal à l’école et en famille. À 17 ans, ses parents divorcent. Secouée, elle décide de ne plus s’imposer de limites. Un an plus tard, Valérie tombe enceinte. Elle se sent incapable d’élever son enfant qu’elle confie à son père. Elle mène alors une vie de toxicomanie, de prostitution et de délinquance. Elle va en prison quelque temps et met au monde un autre enfant qu’elle élève, même si elle traîne encore dans un quartier réputé pour ses activités de prostitution.

Viol collectif

Valérie porte un lourd secret qu’elle n’a jamais partagé. Même ses parents ne sont pas au courant, raconte-t-elle. «À 11 ans, j’ai pris les clés de la camionnette de mon père pour y installer un copain qui s’était fait mettre dehors par sa mère. Un gars un peu plus vieux que je connaissais bien. Je lui ai rendu visite dans la camionnette. Il était avec un autre gars que je ne connaissais pas. Ils m’ont violée. Comme j’avais pris les clés, je me sentais coupable. Je me disais qu’encore une fois je m’étais mis dans de sales draps.»

«Le soir, mon père ne comprenait pas pourquoi je restais dans la baignoire sans vouloir en sortir. Je me sentais sale. Je ne pouvais en parler à personne. À partir de ce moment, je n’en avais plus rien à foutre de ce qui allait m’arriver. Ma mère biologique m’avait abandonnée à la naissance. Les gars m’avaient volé ma virginité. En plus, le seul rempart qui me restait est tombé lorsque mes parents se sont séparés. C’est à partir de là que tout a dérapé.»

Consommation de drogues

«Avec l’argent de poche que me donnait mon père et un peu de système D, j’achetais ce dont j’avais besoin: alcool, haschich, un peu de tout. Je fuguais, je n’allais plus au collège. Le jour de mes 18 ans, j’ai fêté ça royalement! Whisky, hasch et surtout, ce que je réclamais depuis longtemps à mon copain, de l’héroïne. J’ai été malade, mais j’ai eu envie d’y retourner. Avec l’héro, tu oublies tout, tu es hors de la réalité. C’est ce que je recherchais. C’était un cadeau empoisonné, mais c’est moi qui le voulais.»

À l’époque, Valérie ne voyait jamais sa mère. Les relations avec son père se limitaient à ce qu’il paie son loyer, qu’il remplisse son frigo et lui donne de l’argent de poche. De 18 à 21 ans, elle se débrouille: vol à la tire, vente de drogue, petits trafics. «J’allais chercher de l’héro en grande quantité et j’en revendais. Bien sûr, j’en consommais. Tout ce qui m’intéressait, c’était le fric et la drogue. Je consommais de 10 à 15 grammes d’héro par jour.»

À 18 ans, alors enceinte de sa fille, Valérie se fait arrêter. Elle est condamnée à 2 ans ferme, plus 2 ans de sursis et 5 ans de mise à l’épreuve. «Seule ma mère est venue me voir en prison. À ma sortie, je recommence à consommer et à vendre. Mais l’argent, ce n’est pas éternel! Dans l’hôtel où je vivais, j’avais repéré une fille qui semblait riche. Moi, j’avais besoin d’héro et d’argent. On a parlé et elle m’a tout appris sur la prostitution. Ma première journée, j’ai fait tous les clients que je pouvais. En rentrant à l’hôtel, je me suis arrêtée pour acheter ces éponges à vaisselle vertes qui grattent. Durant deux heures sous la douche, je me suis frottée jusqu’au sang. Je me sentais sale. Mais j’avais gagné beaucoup d’argent. Le lendemain, j’y suis retournée.»

Les séquelles de la prostitution

Valérie porte les marques de sa vie de galère. Son caractère, rebelle et batailleur, rappelle l’adolescente qu’elle était. Elle jette un regard critique sur son milieu. «Le monde de la prostitution, c’est abominable. Je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. Y’a des clients qui te disent qu’ils veulent faire l’amour. Mais comment peux-tu appeler ça de l’amour? C’est tout sauf ça. C’est surtout un monde de violence. À chaque fois, j’avais peur. J’ai failli mourir plusieurs fois. Si je n’avais pas su me défendre, j’y serais passé. Je suis une grande gueule et ça m’a sauvé quelques fois.»

Depuis 3 ans, Valérie suit un programme de substitution à l’héro. Elle consomme encore de l’alcool et du cannabis. Elle vit avec un compagnon qui la rend heureuse, dit-elle. Ensemble, ils élèvent son dernier né. Françoise, sa mère, paie le loyer, l’électricité, remplit le frigo et les accueille à l’occasion. Valérie veut changer de vie. Elle voudrait ne pas avoir à se débattre avec l’assistance sociale et des perspectives professionnelles peu réjouissantes faute de formation professionnelle et de sa santé précaire. Elle songe parfois retourner se prostituer pour rapporter cet argent qui lui fait défaut. Mais les mauvais souvenirs et la peur de perdre son enfant la retiennent.

Dossier Prostitution et Sexualité.

L’amour en 3 dimensions.

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Effets pervers de la légalisation de la prostitution

Effets pervers de la légalisation de la prostitution

Recherche de Daniel Lauzon et Richard Morris  Dossier Prostitution et Sexualité.

jeune sexualité jeunes relations sexuelles sexe éducation sexuelle Les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Australie ont légalisé la prostitution depuis maintenant 10 ans. Que conclure de leur expérience? La Coalition against trafficking in women (CATW) a pris position, ainsi que Yolande Geadah dans son livre «La prostitution, un métier comme un autre?». Reflet de Société vous a préparé un court résumé des attentes initiales et de la réalité qui en a découlé après 10 années de légalisation de la prostitution.

Redonner une dignité aux femmes prostituées ainsi qu’un statut professionnel

La légalisation ou la décriminalisation du sexe redore le blason de l’industrie du sexe et les femmes demeurent à la merci des opérateurs du système.

Aider à mettre fin à l’exploitation de femmes immigrantes victimes de la traite aux fins de prostitution

Selon un rapport de recherche, 80% des femmes qui sont dans les établissements de prostitution légale des Pays-Bas ont fait l’objet d’un trafic d’immigrants. Selon des organismes communautaires, un an après la légalisation des maisons closes aux Pays-Bas, le nombre de victimes de la traite avait augmenté. En Allemagne, plus de 85% des prostituées proviennent de l’immigration et ont reçu une aide pour entrer sur le territoire allemand (coût du billet d’avion, papiers officiels…). Ces femmes se retrouvent souvent en dette envers leurs employeurs qui facturent des intérêts et des frais administratifs. Cette dette permet à l’employeur de garder un contrôle sur ces femmes pendant des années. En Australie, depuis la légalisation de la prostitution, il est devenu difficile, voire impossible, de s’attaquer à la traite des femmes.

Contrôler l’expansion de l’industrie du sexe

L’industrie du sexe a progressé de 25% aux Pays-Bas. À toute heure du jour et de la nuit, des femmes de tous les âges et de toutes origines sont exposées quasiment nues, derrière les tristement célèbres vitrines des établissements. En Australie, la prostitution est une activité qui suit la hausse du tourisme et l’expansion des casinos. Le nombre de bordels a triplé! En Suisse, le nombre de maisons closes a doublé en quelques années après la légalisation partielle de certains quartiers réservés à la prostitution. Les riverains se sentent envahis par cette activité et sont confrontés au va-et-vient permanent même dans des zones où la prostitution n’est pas autorisée.

Faire disparaître les prostituées de la rue

Plusieurs femmes refusent le contrôle et l’exploitation par ces nouveaux «hommes d’affaires». Elles se retrouvent à la rue. De plus, en augmentant le nombre de bordels et de prostituées dans les pays où il y a eu légalisation, lorsque celles-ci ne répondent plus aux normes de leurs employeurs, elles n’ont pas d’autres choix que de se retrouver à la rue pour survivre. Elles deviennent vite en compétition avec de la viande fraîche plus facilement disponible par l’immigration, ce qui les amène de plus en plus tôt à la rue.

Supprimer le contrôle des groupes criminalisés et les importants revenus rattachés à la prostitution

En Australie, la prostitution s’est véritablement développée dans le secteur illégal. Pensons-y bien. Du jour au lendemain on légalise la prostitution. Qui a les moyens pour se trouver un prête-nom et trouver rapidement les sommes nécessaires pour aménager des centres commerciaux pour la vente du sexe? Ce sont les groupes criminalisés qui bénéficient de cette nouvelle réglementation. Au lieu d’enrichir les groupes criminalisés, ramener des taxes et des impôts aux gouvernements pour investir dans la prévention et le soutien aux femmes.Malgré les revenus générés, en Australie, les institutions en place n’ont ni les moyens, ni le personnel suffisant pour enquêter sur les maisons closes, faire le nettoyage de la corruption installée et poursuivre les directeurs illégaux. L’augmentation des revenus de l’état ne compense pas l’augmentation des dépenses pour les corps policiers et les institutions qui doivent contrôler la prostitution. Ceci laisse libre cours à toutes sortes d’abus dont les groupes criminalisés s’amusent à profiter.

Protéger les femmes prostituées contre les abus et la violence

Certaines études réalisées auprès de victimes d’exploitation sexuelle commerciale démontrent que les établissements de prostitution, qu’ils soient légaux ou non, se préoccupent des clients et non de protéger les femmes. De plus, malgré la légalisation de la prostitution en Australie, la prostitution enfantine a augmenté de façon dramatique.

Faire la promotion de la santé des femmes

Dans les maisons closes contrôlées, une politique pour l’usage du préservatif est en place. Malgré tout, selon une étude, 47% des clients demandent des rapports sexuels sans préservatif. Les trois quarts de ces clients proposent même de payer plus cher un rapport sans préservatif et presque la moitié des prostituées ont été agressées si elles insistaient pour que l’homme utilise un préservatif. C’est donc dire, que malgré la légalisation de la prostitution, les femmes demeurent impuissantes et vulnérables face aux 15% d’hommes violents. Les promoteurs de la commercialisation de la femme ne les protègent en rien. Avec la légalisation de la prostitution, il y a une augmentation du nombre de relations non protégées.

Dossier Prostitution et Sexualité.

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