Les salaires du communautaire et l’industrie de la pauvreté

Comptes de dépenses du communautaire?

Collusion, pot de vin et corruption?

TVA présente le salaire de certains directeurs d’organismes communautaires qui ramasse de l’argent pour combattre la pauvreté. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg du financement du communautaire.

Raymond Viger Dossiers Conflit d’intérêtCommunautaire

pot16sepJe vous présente dès le départ un conflit d’intérêt me concernant. Je suis le directeur bénévole d’un organisme communautaire. Non seulement le directeur général, mais aussi le directeur artistique, directeur clinique et rédacteur en chef. Tout ça bénévolement évidemment. Je vais commenter les salaires de certains directeurs d’organisme communautaire et de leur personnel. Puisque je m’investis bénévolement depuis 20 ans dans un organisme communautaire, certains seront tentés de dire que je pourrais être jaloux de ces salaires ou encore que je n’ai pas la tête suffisamment froide pour pouvoir commenter ces chiffres.

En résumé je fais parti des organismes communautaires qui travaillent très fort avec des budgets très faibles. Quand chaque dollar qui entre dans notre organisme doit être traité minitieusement pour faire le plus de millage possible, cela me donne une vision très différente sur les argents qui sont versés pour soulager la pauvreté dans notre société.

Salaires et comptes de dépense

TVA nous présente certains salaires, par exemple Vision Montréal: un directeur général gagne 200 000$ et 9 autres membres du personnel gagnent entre 120 000$ et 200 000$. C’est près de 2 millions en salaire pour 10 employés. Centraide, Moisson Montréal et le Club des petits déjeûners ont aussi été écorchés par TVA.

On y a présenté des salaires entre 120 000$ et 200 000$. Mais qu’en est-il des comptes de dépenses. J’ai vu des direction où le compte de dépense était égale et même supérieur au salaire!

Vous me direz qu’un compte de dépense c’est pour payer les dépenses encourues pour faire son travail. Pas toujours. Il y a eu des voyages au Mexique, pour la direction, le conjoint et les enfants! Les comptes de dépenses peuvent, pour certains, faire parti intégrante du salaire et… SANS PAYER D’IMPÔTS, en plus!

Pot de vin et magouilles

Des pots de vin et des magouilles, il y en a. J’ai vu des directeurs d’organismes déchirer leurs chemises en voyant la gestion de certains fonds. Mais avec des enveloppes et des petits cadeaux variant entre 5 000 $ et 12 000$, il se sont vites rassieds.

La précarité de certains emplois dans le communautaire ne permet pas à tous les employés de dénoncer tout haut tout ce qui peut se passer. Même les organismes communautaires se retrouvent souvent en conflit d’intérêt. Pour obtenir une subvention, il faut souvent obtenir des lettres d’appui… souvent de ces mêmes organismes que vous voudriez dénoncer ou questionner leur gestion d’argent.

L’industrie de la pauvreté

Léa Pool a réalisé un documentaire sur l’industrie du ruban rose reliés au cancer du sein. Il y a sûrement d’autres documentaires à réaliser.

Le marketing social peut nécessiter des gens d’expérience qui coûtent chers pour… nous conter fleurette et obtenir des objectifs de rentabilité qui ne servent qu’à payer ces gros salaires!

Exemple: sur le site de l’Université McGill, on propose aux employés de se faire prélever des montants sur leur salaire pour envoyer l’argent à Centraide.

Grâce à votre don de 260 $ à Centraide ou 10,83 $ X 24 payes un travailleur de rue peut passer 17 heures avec des jeunes dans un quartier défavorisé pour prévenir la violence et la toxicomanie et contrer l’attrait des gangs de rue.

Désolé, mais c’est de la poudre aux yeux:

Un don de 260$ est hypothéqué par les frais administratifs pour payer les employés de Centraide. Cela laisse donc un don de 180$ pour un organisme communautaire. Même si je suppose que cet organisme communautaire qui reçoit ce don n’a pas de frais de gestion, d’encadrement, de loyer, de frais comptables ou autres dépenses  pour gérer ce don de 180$, il doit tout de même verser  les charges sociales pour l’embauche du travailleur de rue. Je ne parle pas des impôts que l’employé doit payer mais de la part que l’employeur doit prélever sur l’argent versé à l’employé et qui doit être envoyé aux gouvernements. Le don de 180$ ne vaut plus que 155$. Pour 17 heures de travail de rue, cela donnerait un taux horaire de 9,11$, soit moins que le salaire minimum!

Dire qu’il y a de gros salariés chez Centraide pour tenter de me faire gober l’idée qu’un travailleur de rue gagne moins que le salaire minimum.

Dire qu’il y a des gens à l’Université McGill qui ont dû se questionner pour accepter de vendre Centraide à leurs employés.

Et on n’arrive à de telles abberrations.

Morale de cette histoire: dans le communautaire, plus tu travailles fort et moins tu es payé.

Morale de cette morale: puisqu’en politique les salaires sont sus et connus de tous, pourquoi ne pas avoir la même transparence dans les organismes communautaires? À partir du moment que tu es communautaire, tu appartiens à la communauté.

PS: j’aimerais bien avoir plus de temps pour écrire.

Avis: émission d’obligations communautaires

Autres textes sur Communautaire

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Louise Gagné, bénévole de l’année

Prix de l’Association des médias écrits communautaires

Le bénévolat de Louise Gagné

Préparé en cachette, la remise des prix du bénévole de l’année.

Valérie R. Carboimplication-benevole-benevolat-louise-gagnennneau   Dossier Bénévolat, Communautaire

«Es-tu libre le 1er mai? J’aimerais que tu viennes souper avec nous», demandait Raymond Viger à Louise Gagné, vers la fin avril. Ce qu’elle ignorait c’est qu’on avait déposé sa candidature à titre de bénévole de l’année pour un média communautaire, dans le cadre du congrès annuel de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).

Surprise qu’on ait pensé à elle, elle remportait l’honneur quelques jours plus tard, dans un hôtel d’Orford. Ses premiers engagements bénévoles remontent certes à loin. De cheftaine chez les Guides à membre du chœur Montjoie, d’hier à aujourd’hui, les exemples sont nombreux et notables.

Génération action

Issue d’une génération qui descendait manifester dans la rue, Louise Gagné n’a pas assez de doigts pour compter les causes qu’elle a défendues. «C’était la Révolution tranquille. La première fois qu’une génération de jeunes était plus instruite que leurs parents», souligne-t-elle. La mise sur pied de l’Union générale des étudiants (UGEQ), les manifs pour les prêts et bourses ou contre la guerre au Vietnam… «On expérimentait tout ça, ce n’était pas théorique! L’implication d’une personne dans la société s’inscrit dans l’histoire.» Une heure d’entrevue ne lui suffit pas pour raconter la sienne de long en large…

Pionnière parmi une centaine de jeunes membres de Bureau de concertation Jeunesse, elle a ainsi participé à l’élaboration d’un programme jeunesse avant la loi de 1975 qui allait reconnaître, pour la première fois, l’existence des droits des mineurs. À la même époque, elle était très impliquée au pavillon Jeunesse d’Expo 67. «J’étais consciente de faire partie de ce phénomène nouveau de la participation des jeunes à la société…»

Un parcours riche, chargé de détours

Sociologue de formation, Louise Gagné avait auparavant tenté sa chance en sciences mais en vain. «On était en 1963», se souvient-elle comme si c’était hier. On lui a refusé l’accès au département de mathématiques «parce qu’elle était une fille». Stupéfaite, elle a demandé au doyen de la faculté et au directeur du département: «Que dois-je faire?… Habille-toi comme un garçon», lui a-t-on répondu.

Pendant plus de 30 ans, elle s’est surtout portée à la défense des droits humains. Notamment auprès des jeunes, des femmes et des réfugiés. Elle a travaillé avec Jacques Couture, important ministre de l’Immigration après avoir été animateur social dans le quartier de Saint-Henri (Montréal) et à Madagascar. Dernièrement, elle briguait les suffrages comme conseillère dans Joseph-Beaubien, un district d’Outremont, dans l’équipe de Louise Harel de Vision Montréal.

Après avoir participé tout au long de ses années de militance à la création d’une trentaine d’organismes communautaires dont certains ont même rayonné à l’international, Louise Gagné a finalement adopté le Journal de la Rue.

«Vers 1992, alors que Raymond Viger et son collègue publiaient le Journal de la Rue avec une dizaine de jeunes, j’ai tout de suite été très sensible à cette idée de présenter le point de vue jeune.» Ainsi, elle a vu le magazine passer de 5000 à 10 000 abonnés, pour atteindre jusqu’à 85 000 abonnés et près de 500 000 lecteurs ici et à l’étranger.

Depuis 1994, elle a été tour à tour administratrice, conseillère, présidente de l’organisme et membre du comité de lecture de Reflet de Société. «La revue stimule l’économie locale à Montréal et dans les autres régions. Les sujets qu’on traite en témoignent.» Elle s’y associe aussi parce qu’on parle de phénomènes sociaux du point de vue des jeunes. «Plusieurs thèmes donnent rarement une réflexion aussi profonde dans les médias», admet celle qui dit se sentir à l’aise parmi les gens engagés au sein de l’organisme.

Au cours des dernières décennies, Louise Gagné travaillait au sein de la fonction publique. «Dans un ministère, il y a des postes que je n’ai jamais obtenus puisqu’on m’identifiait au communautaire», précise-t-elle. Sa fierté est d’avoir toujours défendu l’intérêt de la population.

«Je travaille pour le monde et le meilleur endroit pour le faire, c’est dans le communautaire…» Le message qu’elle veut léguer: «continuer à faire reconnaître l’expertise de la société civile pour un meilleur équilibre entre les jeunes et les moins jeunes, entre les experts et ceux qui vivent les problèmes.»

Autres textes sur le Bénévolat

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Louise Harel, présidente d’honneur

Quoi voir et quoi faire ce week-end?

Spectacle de financement du Café-Graffiti

Louise Harel se joint au spectacle bénéfice aHÉROSol

Raymond VigerDossiers Break-dance, Hip-hop

louise-harel-montreal-presidente-d-honneur-spectacle-financement Madame Louise Harel a confirmé son soutien au Café-Graffiti en devenant la Présidente d’honneur du spectacle de financement aHÉROSol. Mme Louise Harel présidera le souper des gouverneurs qui se déroulera avant le spectacle aHÉROSol.

AHÉROSol est un spectacle de danse où breakdancers partageront la scène avec les percusionnistes de Samajam et les sports extrêmes; BMX, Skateboard et Roller blade. Les décors seront réalisés à partir de 26 oeuvres originales de graffiteurs qui ont été exposés dans les vitrines de la Maison Simons pour la rentrée scolaire.

Le spectacle aHÉROSol aura lieu au Skatepark Le TAZ, le 20 novembre 2010 à 20:00 heures. Le Café-Graffiti est un organisme communautaire non subventionné.

concert-benefice-orchestre-symphonique-pop-de-montreal-graffiti

Merci de diffuser l’information sur vos blogues, Facebook, Twitter et tout autre moyen de communication.

Annie-Soleil ProteauPS Les décors du spectacle de financement.

PS L’animation sera assurée par Annie-Soleil Proteau.

Les différents styles de breakdance

Présentation du spectacle

Dossier de presse

Le T-shirt breakdance / graffiti du 15e anniversaire du Café Graffiti

Le T-Shirt officiel pour les 15 ans du Café-Graffiti.

Le T-Shirt a été créé par la designer de mode Janie Richard spécialement pour les 15 ans du Café-Graffiti.

Le T-Shirt, en impression d’image, vous est offert en 4 couleurs process.

Une façon originale de soutenir l’intervention du Café-Graffiti auprès des jeunes. En montrant vos couleurs et votre appartenance!

Commander votre T-Shirt du 15e anniversaire en ligne ou encore (514) 256-9000 cafegraffiti@cafegraffiti.net

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

Restauration du parc Morgan

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est*

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Avant de se présenter comme candidate à la mairie d’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour le compte du parti de Gérald Tremblay, Union Montréal, Claire Saint-Arnaud a occupé la fonction de conseillère d’arrondissement dans le district Maisonneuve-Longue-Pointe pour Vision Montréal. Inutile de dire qu’elle connaît très bien le parc Morgan… et son état actuel. Dans l’éventualité où elle deviendrait mairesse aux prochaines élections, nous lui avons demandé ce qu’elle comptait faire pour redonner à ce jardin historique son éclat d’antan.

Propos recueillis par Ariane Aubin     Dossier Parc Morgan

Plusieurs citoyens, commerçants et politiciens du quartier se sont dits préoccupés de l’état d’abandon dans lequel est laissé le parc Morgan. Partagez-vous leur opinion?

Il faut reconnaître, et je l’ai fait lors d’un débat auquel j’ai participé récemment, qu’il est évident que le parc Morgan a connu d’importants ratés au niveau de son entretien quotidien. Je pense que les citoyens ont raison d’être déçus de l’état du parc et de réclamer qu’on s’en occupe davantage. Malgré que l’on ait dit, et j’admets que j’étais du nombre, que l’on n’investirait pas des sommes énormes d’ici la réalisation des travaux de la rue Notre-Dame, l’entretien du parc devrait être efficace. Et il ne l’est pas actuellement.

À votre avis, que pourrait-on faire pour améliorer l’état des lieux en attendant que les travaux se mettent en branle?

 

La clé, c’est l’entretien régulier. Couper le gazon, vider les poubelles et réparer le mobilier urbain permettrait de redonner au parc sa vocation d’espace dédié aux activités familiales. Il faut qu’il redevienne un endroit où les gens ont envie d’entrer et de passer du temps. Cela fait bien des fois que les citoyens nous demandent une consultation, je le reconnais. Oui, on nous a demandé rassembler les gens pour discuter du sort du parc Morgan et nous n’avons jamais répondu à cette requête. Mais je m’engage cette fois-ci à tenir une consultation générale sur le sujet.

Il faudra par contre en arriver à consensus entre les aspirations des commerçants et celles des citoyens. Je considère qu’à ce jour, l’arrondissement s’est toujours investi dans l’organisation de ces activités à la hauteur de ses moyens. Quant à savoir s’il est possible de revoir tout de même les budgets d’animation à la hausse, je pense que oui. Mais avec l’ampleur que prennent des événements comme le Grand débarras [NDLR: un événement commercial annuel se tenant sur la rue Sainte-Catherine Est], il faut que citoyens et commerçants comprennent qu’il y a plusieurs parcs dans l’arrondissement et qu’il faut définir des priorités.

L’idéal serait que le parc redevienne un espace convivial, une espèce de porte sur la rue Ste-Catherine Est. La fameuse patinoire dont on parle dernièrement pourrait certainement aider à atteindre cet objectif. Plus qu’un simple anneau de glace, elle permettrait de reconfirmer le parc comme étant un site d’activités dans le quartier. L’animation du parc Morgan, son positionnement comme site stratégique est une demande qui revient souvent de la part des citoyens autant que des commerçants.

Je pense que tous les parcs sont importants, mais qu’il faut s’attarder à ceux qui ont le plus besoin d’aide. Certains parcs ont déjà subi des cures de rajeunissement au courant des dernières années et nous en sommes maintenant rendus au parc Morgan. Il en a grand besoin à court terme. Ce parc doit être considéré comme étant structurant pour l’arrondissement et je suis déterminée de permettre aux citoyens de se le réapproprier en lui donnant l’entretien qu’il mérite.

Dans la plateforme électorale d’Union Montréal, on parle de distribuer des trousses de corvées aux citoyens intéressés, afin de les impliquer dans l’entretien des lieux publics. Pensez-vous appliquer cette mesure au parc Morgan?

Ce sera présenté comme une possibilité. Mais je suis convaincue qu’à la base, le sentiment d’appartenance est là. Les citoyens attendent que ce parc auquel ils tiennent soit remis en état. Je ne vois par contre pas de problème à les faire participera au processus.

Je m’engage donc à prioriser la réfection du parc Morgan. Au niveau du programme d’Union Montréal, ensuite, le maire a annoncé que des investissements importants au niveau des parcs seraient effectués. De ces montants, il est certain que j’irais chercher le plus possible pour les parcs de l’arrondissement, et pour Morgan en particulier.

Prendrez-vous en compte la valeur patrimoniale particulière du parc?

À mes yeux, ce qui en fait un élément important avant tout, c’est l’affection qu’éprouvent les citoyens pour ce parc et son aspect stratégique. Il existe une différence entre les lieux qui sont cités et ceux qui sont signifiés patrimoniaux. Le kiosque à musique du parc, par exemple, a été identifié comme significatif, mais n’a pas été cité. Je pense toutefois que même si le fait de citer un bâtiment ou un lieu comme étant un élément patrimonial oblige les autorités à s’en occuper comme il se doit, un patrimoine de voisinage et d’estime comme l’est le parc Morgan mérite autant d’égards. À nous de faire en sorte que ce soit le cas!

* Ce texte a été publié avant les élections municipales sur le site des Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve. Réal Ménard, du parti Vision Montréal, a depuis remporté la mairie de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve aux élections municipales du 1er novembre.

Autres Textes sur Parc Morgan

Triste histoire: Parc Morgan dans Hochelaga-Maisonneuve

Un joyau en friche

Les beaux jours du parc Morgan

Réal Ménard et le parc Morgan

Jimmy Vigneux, la SDC Ste-Catherine Est et le parc Morgan

Un parc en latence

Bien plus qu’une chicane de clôture

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Un parc en latence

Un parc en latence

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Le parc Morgan est-il abandonné par les élus d’Hochelaga-Maisonneuve? C’est ce que croient certains citoyens et membres d’organismes locaux, qui déplorent le triste état dans lequel est laissé ce parc historique. Le conseiller municipal d’Hochelaga depuis 2005 pour le parti Vision Montréal, Laurent Blanchard, a accepté de partager son point de vue sur la question avec les lecteurs de Reflet de mon quartier.

Propos recueillis par Ariane Aubin                       Dossier Parc Morgan

Depuis le début années 1980, plusieurs citoyens et organismes du quartier nous demandent que les parcs Morgan et Champêtre soient réunis dans le cadre de la modernisation de la rue Notre-Dame [NDLR: les deux espaces sont en ce moment séparés par la rue Notre-Dame, sans passage piétonnier]. Le projet a été retravaillé à chaque changement d’administration, mais l’idée de fusionner les deux parcs est demeurée la même. Ce printemps, on nous a annoncé que les coûts avaient explosé et que des fonctionnaires avaient été chargés de revoir l’ensemble du projet. Le 30 juin, les élus du coin ont rencontré la ministre des transports Julie Boulet qui nous a assuré que l’essentiel des coupures seront faites dans le Centre-Sud et dans Ville-Marie, sans qu’Hochelaga-Maisonneuve ne soit touché.

Selon les plans déposés en 2005, le parc Morgan subira plusieurs transformations. En ce moment, la partie Sud du parc Morgan et le parc Champêtre se situent trois mètres plus bas que le kiosque Morgan, mais tout ça sera bientôt mis à niveau. Si le gouvernement actuel respecte l’échéancier anticipé, on peut espérer que les modifications prévues pour le parc Morgan soient complétées en 2011.

En attendant que ces travaux majeurs soient lancés, les services locaux se sont dit qu’il valait mieux ne pas investir massivement dans le parc. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne fait rien: dans une première étape d’entretien, le kiosque du parc Morgan a subi des restaurations mineures pour qu’il tienne jusqu’au moment des travaux de la rue Notre-Dame. Selon les plans qui nous ont été présentés l’hiver dernier, ces travaux comprendront, en plus de la mise à niveau des terrains, la réfection des terrains de soccer et de football et l’installation d’estrades dans la partie Est du parc.

Il est certain que le parc Morgan mériterait quand même d’être rajeuni et ce sera fait, mais il n’est pas le seul à être dans cette situation. La durée de vie des jeux pour enfants en général est courte: après une génération, il faut souvent les remplacer. Sans oublier que certains parcs servent plus que d’autres, en particulier ceux situés dans les secteurs les plus habités. Le parc Hochelaga [situé entre les rues Davidson et Darling] par exemple, se trouve juste à côté d’une garderie et d’une école et beaucoup d’enfants utilisent ses jeux. C’est donc là que les travaux ont commencé en premier plutôt qu’au parc Morgan, qui est plus en périphérie des secteurs habités. On peut dire que le parc Morgan a une fonction récréative de quartier plutôt qu’une fonction de proximité.

Pour que le parc retrouve cette fonction récréative, je souhaiterais que l’on ressuscite le comité d’animation du parc Morgan, formé à mon souvenir de quatre organismes du coin. Si jamais de telles initiatives renaissaient, bien sûr qu’on y participerait! L’arrondissement verrait la chose d’un très bon œil, mais il ne faudrait pas que nous soyons la seule vache à lait du comité organisateur. Nous ne contribuerions pas de façon monétaire, mais plutôt en fournissant de l’équipement, car la Ville ne finance que les organismes de loisirs partenaires offrant des prestations de services.

Il serait aussi important d’augmenter l’animation hivernale du parc. Dans notre plateforme électorale, nous allons intégrer l’idée de créer un anneau de glace dans le parc Morgan. Restera à voir si la patinoire sera utilisée par les citoyens et si elle ne sera pas la cible de vandales. Il y a beaucoup d’incivilités au parc, ce qui explique pourquoi nous avons investi dans la surveillance d’installations sportives extérieures afin qu’elles ne se dégradent pas davantage. Deux jeunes en t-shirts orange se sont donc promenés tout l’été dans le parc. Je me suis rendu compte que leur utilité n’est pas nécessairement évidente, mais il faut comprendre qu’ils n’ont pas le droit de poser des actes relevant de la convention collective d’autres employés de la Ville. Ils sont donc obligés d’être de simples observateurs. Je pense par contre que leur simple présence a découragé certains individus de commettre des incivilités, parce que ces employés ont des walkies-talkies et peuvent appeler la police ou un surveillant.

Ce genre de mesure a créé des améliorations, pas spécifiquement au parc Morgan, mais en général. Par exemple, des jeunes ont causé 60 000 dollars de dommages au parc Pierre-Bernard dans le secteur Tétreauville, en attaquant la pompe à eau de la pataugeoire à coups de bâton de baseball il y a quelques mois. La présence de surveillants réduit ce genre de vandalisme.

Le parc Morgan n’est pas moins bien traité que les autres. Si une balançoire est brisée, nous allons la remplacer, mais nous ne changerons pas le module en entier. Nous avons aussi acquis une nouvelle machine pour nettoyer le sable autour des jeux pour enfants, car nous recevions beaucoup de plaintes quant à l’état de ce sable. Mais sans vouloir déprécier mes électeurs, ceux qui laissent leur chien courir dans le parc Morgan et faire ses besoins dans le sable ne contribuent pas à rendre les lieux fréquentables! Nous avons tendance à oublier que le civisme citoyen n’est pas toujours au rendez-vous. Je trouve que les parcs en règle générale sont le meilleur lieu de l’expression des citoyens et il suffit de jeter un œil aux parcs impeccables que l’on trouve en Angleterre ou en Allemagne pour réaliser comment il est possible d’avoir des lieux publics en bon état, accueillants. C’est ça aussi qu’il faut régler au Québec!

Autres textes sur le dossier Parc Morgan:

Triste histoire: Parc Morgan dans Hochelaga-Maisonneuve

Un joyau en friche

Les beaux jours du parc Morgan

Réal Ménard et le parc Morgan

Jimmy Vigneux, la SDC Ste-Catherine Est et le parc Morgan

Un parc en latence

Bien plus qu’une chicane de clôture

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Politique municipale, Vision Montréal, Louise Harel et Benoît Labonté Louise Gagné, candidate pour Vision Montréal

Politique municipale, Vision Montréal, Louise Harel et Benoît Labonté

Louise Gagné, candidate pour Vision Montréal

Raymond Viger          Dossier Politique, Ville de Montréal

Louise Harel, chef de Vision Montréal et candidate à la mairie, et Benoit Labonté, chef de l’Opposition officielle, ont présenté Louise Gagné comme candidate pour l’investiture de Vision Montréal dans l’arrondissement d’Outremont à l’élection du 1er novembre prochain.

Louise Gagné est une femme connue et reconnue dans les milieux communautaires, politiques et institutionnels. Elle a travaillé avec de nombreux ministres, participé à la création de plusieurs organismes communautaires. Mme Gagné s’est investi avec le Bureau international du droit des enfants, auprès de l’Immigration… Protection de la jeunesse, défense des droits humains, Santé… ses implication auront été nombreuses.

En 2003, Reflet de Société avait présenté un reportage sur Louise Gagné et sa famille. Louise Gagné a été présidente du Conseil d’administration de Reflet de Société et a fait parti pendant de nombreuses années de notre comité de lecture.

Bonne chance Louise pour ta nouvelle implication politique avec Louise Harel et Benoît Labonté.

Louise Gagné Vision Montréal politique municipale

 

PUBLICITÉ

Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

concert bénéfice spectacle orchestre symphonique pop de montréal 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenterons un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Les danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.

Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission. Pour plus d’informations sur le concerto aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Louise Harel traitée de raciste par un anglophone sur Twitter

Louise Harel traité de raciste par un anglophone sur Twitter et Jack Layton suit ce Twitter!

Raymond Viger       Dossier Internet

Les élections municipales arrivent. Louise Harel fait son entrée sur la scène municipale. Il n’en fallait pas moins pour que Twitter commence à s’exciter.

En 3 heures, un anglophone qui se fait appeler Stop Louise Harel, a mis en ligne 21 billets traitant Louise Harel de raciste, d’anglophobe et tout ce que vous voulez. Sur Twitter, il suit 400 personnes en espérant que ceux-ci iront lire ses billets. En peu de temps, 14 Twitteux ont décidé de le suivre. Est-ce que ces 14 personnes ont pris le temps de lire avant d’accepter de suivre ce twitteux? Est-ce que ces gens endossent la violence des propos de ce Twitter?

Pas sûr. Pour certains, collectionner des suiveux sur Twitter, c’est comme collectionner des petits amis dans Facebook. Plus on en a, plus on se sent aimé, plus on se sent important, peu importe qui nous suit.

Je vais faire une petite expérience et faire parvenir un message à ces 14 suiveux de Twitter pour savoir s’ils ont lu le message avant d’accepter de le suivre.

Je vous tiens au courant des résultats dès que je reçois des réponses.

Jack Layton embarque dans la course

PS 3 juillet 09 19:00 heures: L’histoire se corse. Jack Layton avait été invité par le twitter de StopLouiseHarel. Jack Layton a accepté de suivre ce twitt! J’ai lancé un message à Jack Layton pour savoir s’il avait lu dans quoi il s’embarquait avant de répondre positivement à ce Twitt.

PS 3 juillet 09 19:20 heures: première réponse reçu de DeaconBill: merci. I follow Quebec politics via Twitter and La Presse online since US press never mentions it. Will unfollow him on your suggestion.

PS 3 juillet 09 20:20 heures: Cet événement sur Twitter arrive au même moment qu’un journaliste anglophone, Don MacPherson, publie un reportage après s’être déguisé en francophone. Renart L’Éveillé nous en présente les principales lignes tandi que Louis Préfontaine y va de ses commentaires.

PS 4 juillet 9:30 heures: Réponse reçue de CancelDebtFast: Yes, this is an auto-responding message, I’m not trying to fool anyone…but mama always said…something is better than nothing!

PS 10 juillet 21:30 heures: Jack Layton suit toujours le Twitter Stop Louise Harel et n’a toujours pas répondu à me demande s’il avait lu qui il suivait. Pourtant, il y a des messages écrit sur le Twitter de Jack Layton. Il écrit sur Twitter, mais ne lit pas les messages qu’on lui envoit et ne vérifie pas qui il suit. Vive Twitter!

PUBLICITÉ

show_image L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :