Commerce équitable; confiance envers la certification

Faites-vous confiance au commerce équitable?

À vous la parole…

Reflet de Société a réalisé un reportage sur la certification de commerce équitable SPP (Symbole des petits producteurs). Mais de façon générale, faites-vous confiance au caractère «équitable» des certifications de commerce équitable? Voici quelques commentaires reçus .

Dossiers Commerce équitableCommunautaire

commerce équitable certification vox pop produits bios«Non pas vraiment. Le monde ment tout le temps. Mais j’achète quand même des produits de temps en temps.»
Michel, 59 ans.

«Oui, en principe je fais confiance, mais surtout aux logos qui sont connus ou les certifications qui sont rapportées dans les médias. Mais il devrait y en avoir davantage par contre…»
Gaétan, 69 ans.

«Je leur fais plus ou moins confiance. On ne sait pas qui fait ou déclare que c’est équitable. Mais je ne cherche pas non plus à en acheter à cause du prix.»
Rachel, 39 ans.

«Moyen… je ne fais pas trop confiance aux certifications. Il n’y a pas de logo unifié… Parfois j’achète du café, mais il faudrait que les certifications soient davantage connues du public.»
Camille, 65 ans.

«Non, je ne fais pas confiance aux certifications équitables. Ces étiquettes ne servent qu’à augmenter le prix.»
Michel, 70 ans.

«Je fait plus ou moins confiance à ces certifications. Je vais acheter des produits avec des certifications équitables, mais je ne suis pas sure de ce que c’est qu’être équitable pour eux. Mais je ne vais pas toujours au bout d’une vérification non plus.»
Stéphanie, 42 ans.

«J’espère qu’elles sont fiables, il ne manquerait plus que ça. J’essaie d’acheter le plus souvent possible équitable. C’est pour une bonne cause quand on connait les conditions de vie des producteurs.»
Carole, 62 ans.

«Des fois j’ai des doutes sur la provenance des produits équitables. Tout le monde utilise des étiquettes de toutes sortes. Celles qui sont imprimées directement sur les paquets m’inspirent davantage confiance que celles qui sont ajoutées.»
Denis, 55 ans.

«Cela va dépendre où j’achète ces produits. Je vais faire davantage confiance si c’est dans un commerce qui ne vend que des produits du genre.»
Jacinthe, 60 ans.

«Avant je suivais les informations sur le commerce équitable, mais je m’en suis un peu distancé. J’ai entendu que certaines certifications n’étaient finalement pas si équitable. Mais je sais que le Santropol a lancé quelque chose d’intéressant. En résumé, je pourrais dire que je n’avance pas les yeux fermés avec ces produits.»
Anne-Marie, 35 ans.

«Oui, je fais confiance aux certifications, car elles ont des nomes et des règles.»
Jean-Philippe, 32 ans.

«Oui, je leur fais confiance, c’est le principe des certifications.»
Victor, 25 ans.

«Non, je n’y crois plus. J’ai travaillé pour une de ces compagnies et elle était abusive. Elle mentait dans sa diffusion publique sur le partage réel des profits.»
Léa, 25 ans.

«Oui, je fais confiance. C’est une protection pour les producteurs et les employés.»
Carmen, 65 ans.

«Oui, je fais confiance à la bonne foi de ces certifications. Mais c’est compliqué car il faut qu’ils aient beaucoup de transparence. Donc, je me dis que si ces certifications travaillent sur une base de bonne foi, c’est moins pire.»
Jérémie, 22 ans.

«Oui, je veux croire qu’on peut leur faire confiance. Elles sont essentielles au développement des communautés. Pour ma part, je priorise ces produits»
Rachelle, 29 ans.

Durant notre sondage, environ 50% des répondants ne connaissaient pas le commerce équitable ou de façon erronée. Nombre d’entre eux confondaient les produits biologiques et équitables. Même si ces 2 principes peuvent être des critères pour des certifications, leur association n’est pas automatique.

«Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés (…).» (Source: FINE. Association informelle d’acteurs du commerce équitable à travers le monde.)

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Biodiversité alimentaire menacée: mécanisation agricole, Monsanto…

Vox Pop

Quelle est votre opinion sur la biodiversité?

L’équipe de Reflet de Société a mis devant le fait accompli des Québécois pour qu’ils commentent cette information: En 100 ans, nous avons perdu 75% de la biodiversité alimentaire mondiale. Qu’en pensez-vous ?

Dossier Environnement

vox pop environnement biodiversité menace agricultureNotre dossier est-il pertinent? Est-ce un enjeu important pour vous? Pour cela, nous sommes allez vous rencontrer dans les rues de Montréal à 3 points névralgiques: un marché public, une grande surface spécialisée dans les bas prix et au Centre-Ville de Montréal. Voici quelques-uns des commentaires reçus:

«Vous m’apprenez quelque chose. Je suis très surpris… c’est dû à l’industrialisation
j’imagine?» Pierre

«C’est sûrement pour le mieux, il y a tellement de produits qu’il faut garder les meilleurs.» David

«Je l’ai lu ce matin! Il faut arrêter d’acheter des produits des États-Unis et aller plus dans nos marchés publics. Il y en a partout et ils sont accessibles. On a payait avec nos impôts pour ça. Les maraichers sont vraiment très bien. Quand les produits québécois arrivent sur les étals, les grandes surfaces ne sont pas prêtes de me voir.» Nicole

«Je sais que c’est vrai. Je vais juste prendre l’exemple de la carotte. On en fait une qui convient à tout le monde, elle est longue, belle… on en a même fait des petites qu’on a plus besoin d’éplucher. Le problème c’est que son rôle à la carotte c’est pas d’être belle! Elle est sauvage et elle pousse dans la terre, les gens l’oublient.» Anonyme

«C’est très inquiétant! Et c’est dangereux s’il y a des maladies. Tout ça parce qu’ils sélectionnent de plus en plus les produits.» Lyse

«C’est l’évolution, c’est probablement dû à la mondialisation. Mais en même temps, on a davantage de choix. Dans l’espace, ils peuvent se nourrir qu’avec des pillules… à l’avenir la nourriture sera pour le plaisir et on s’alimentera autrement. Comme dans l’espace.» Antonio

«C’est pas grave. Une tomate est une tomate. Quand je vais au supermarché, je ne demande pas la tomate italienne précisément. Tant qu’il y a des tomates pour ton hamburger et ton ketchup, c’est correct.»  Loïck

«Je n’ai pas le sentiment de pouvoir y faire grand chose. C’est aux politiques de prendre des décisions pour la protection de l’environnement.» Véronique

«C’est la faute du client. Il ne faut pas porter attention aux défauts des produits. Ce n’est pas grave s’ils sont un peu abimés ou si la couleur n’est pas la bonne. Tout ne peut pas être parfait.» Chris

«Ça me fait penser à Monsento. C’est inquiétant, révoltant. On s’accapare des espèces au détriment des autres, ça nuit à la diversité locale. Les agriculteurs ne peuvent plus se procurer des graines ailleurs qu’auprès des multinationales. Il faudrait que des produits à base d’OGM puissent être identifiés dans les commerces et que les autres aient plus de visibilités.» Sana

«C’est dommage, mais j’imagine que c’est pour nourrir plus de monde.» Anonyme

«Il va falloir faire quelque chose pour la retrouver car cela ne peut pas fonctionner comme ça. On a besoin de diversité pour une agriculture durable, car s’il y a un problème, on est fait. On s’en va droit vers une seule variété et on met pas les chances de notre coté pour l’avenir.» Michel, producteur de la ferme Espo’Art

«On est à l’ère de la monoculture. Tant que les grandes industries feront de la monoculture, ce qui les arrange parce que c’est plus payant, on perdra en diversité.» Anonyme

Acheter local ne résout pas toujours le problème…

– Les productions spécialisées du Canada (soja, blé,…) utlisent des semences réglementées, comme celles de Monsanto.

– La mécanisation agricole et industrielle est à mettre en cause. Les producteurs produisent des denrées dont le calibrage correspond à leur machinerie. Parmis les variétés, certains choisiront celles dont la taille fonctionne avec leur équipement.

– Les grandes industries de la vente ont un cahier des charges sur l’esthétique des aliments. Produire est bien, vendre est une autre histoire.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet:
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