Avant les rues: la guérison de Manawan

Mahdia Mellal, dossiers Autochtone

Le cinéma québécois est gratifié depuis 2016 du premier long métrage de Chloé Leriche qui est aussi le premier film réalisé en langue Atikamekw.

Fait loin d’être anecdotique, la réalisatrice n’appartient pas à la communauté et ne parlait pas la langue. Le tournage D’Avant les rues a eu lieu à Manawan, un village amérindien de Lanaudière. Chloé a choisi de confier les rôles à des habitants du village sans expérience dans le domaine, autant dire un défi de taille.

La jeune femme férue d’images avoue ne pas l’avoir été dans son jeune âge et pour cause: pas de télé chez elle et encore moins de passion pour le septième art dans son entourage. En revanche, une grande proximité avec d’autres formes d’art. Son attirance pour les images a été suscitée par l’aspect humain, social et le message qu’elles véhiculent.

Réalisatrice de courts métrages, Chloé confie qu’elle aborde une nouvelle étape de sa carrière. «Je retournerais probablement au court métrage, ce n’est pas une voie arrêtée. Pour moi le court et le long métrage sont deux choses différentes.

Par contre, ce film représente d’une certaine façon un accomplissement: faire un long métrage signifie un engagement vis-à-vis de la communauté et implique de trouver le financement et de convaincre les bailleurs de fonds.» Et le budget du film fut de 1,3 million de dollars, dont 20% fut investi par l’équipe.

Liée au début de sa carrière au monde de la vidéo, Chloé a notamment été formatrice pendant plusieurs années au Wapikoni mobile. Une première immersion dans la réalité autochtone pour la réalisatrice.

Mais avant de se lancer, elle a longuement réfléchi: «Quand j’ai commencé à fréquenter les communautés, j’ai reçu un choc… J’ai découvert leurs problèmes sociaux et j’ai voulu en parler, mais pas juste ça, tenter aussi de faire évoluer les choses. Le racisme est nourri par l’ignorance et la méconnaissance de l’autre et je trouve que la fiction est un outil très fort qui permet de s’attacher à un personnage. J’aurais bien pu en faire un documentaire, mais selon moi, la fiction peut faire une différence.»

https://player.vimeo.com/video/157231893

BEFORE THE STREETS- (AVANT LES RUES)- by Chloé Leriche (trailer) in theaters april 15th from Funfilmdistribution on Vimeo.

Les relations humaines sont au cœur de sa démarche. Le choix de la distribution non professionnelle est fondé sur plusieurs critères: offrir un tremplin aux jeunes qui souhaitent découvrir le métier d’acteur et l’occasion de s’exprimer sur leurs préoccupations. «Je voulais que les acteurs endossent le film avec moi. Ils sont amateurs, mais ils représentent bien l’idée que je souhaite véhiculer dans le film, les principaux acteurs sont des artistes et sont investis dans la promotion des arts autochtones», explique la réalisatrice.

Chloé Leriche n’a pas manqué de souligner l’ouverture de la communauté Atikamekw. Conscients des retombées socio-économiques, les chefs lui ont ouvert les portes de la réserve et sont allés jusqu’à soutenir financièrement le projet. Cela dénote le besoin réciproque de communiquer avec le monde extérieur. Avant de lancer son film, Chloé a d’abord cherché l’approbation des 3 chefs de la communauté et les 58 conseillers. Comble de la situation, le jeune femme extérieure au milieu leur en a appris sur eux.

Au-delà des défis imposés par le film, entre ajustements et différentes difficultés de gestion sur place, l’artiste reconnaît la complexité sur le plan émotif, tant pour elle que pour les acteurs.
Jacques Newashish qui joue le rôle du beau-père de Shawnouk (l’acteur principal) précise: «Mon rôle, je l’ai vécu avec beaucoup d’émotions, il reflète tellement ma vie, je suis moi-même père de famille et je travaille souvent avec les jeunes de ma communauté. Je vis les difficultés relationnelles qui sont racontées dans le film. Ça me parle.»

Le Québec est à une époque charnière quant à la réhabilitation et à la réparation de son histoire envers les populations autochtones, le travail de Chloé Leriche s’inscrit-il dans cette ligne?

«Humm… c’est sûr, j’ai entamé ce projet il y a de cela 10 ans et c’était déjà d’actualité, mais j’ai aussi beaucoup de fascination pour cette culture ancestrale, je ressentais le devoir d’en parler, pour faire bouger les choses.»

Vous l’avez compris, Chloé n’a pas fini de faire parler de la culture et de la réalité autochtones. Le sujet étant peu documenté, elle demeure consciente de la lourde responsabilité qui repose sur son œuvre.

Manawan en quelques faits

La réserve de Manawan, située entre Val-D’Or et Montréal, compte 2 000 habitants. La langue parlée est l’atikamekw qui a intégré le système éducatif au même titre que le français. Sa transmission orale ne s’est jamais arrêtée à travers les siècles.

Sur le plan économique, la communauté est largement dépendante de l’exploitation forestière, même si l’ethnotourisme est un secteur prometteur. Néanmoins, Manawan souffre d’un chômage élevé, d’un revenu moyen inférieur à la moyenne provinciale, d’une dépendance aux fonds fédéraux et d’un manque de scolarisation.

La communauté a entre autres décidé de faire face à ses problèmes sociaux (suicide, alcool, etc.) en reconnaissant la gravité de la situation et en mettant l’accent sur la santé, les services sociaux, la police et l’éducation. Manawan dispose d’une école secondaire pour permettre à des jeunes d’étudier un peu plus longtemps.

La particularité de Manawan est qu’elle mise sur l’autonomie en termes de télécommunication et le développement technologique. Depuis 2005, le conseil Atikamekw de Manawan est inscrit comme transporteur de télécommunication auprès du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) et il est propriétaire de 200 km de réseau de fibres optiques allant de Manawan à Joliette. Leur service internet est autant offert à des particuliers qu’à des entreprises.

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Découvrir les talents dans les communautés

Musique Nomade

Rencontrer les artistes autochtones

La culture est souvent une source identitaire. Urbaine ou ancestrale, tout semble les opposer, mais une certaine jeunesse nous prouve le contraire.

Marie Semeur dossiers autochtonesHip-hop

autochtones talents musique nomadeOn connaît Wapikoni mobile pour sa promotion d’artistes audiovisuels de communautés autochtones, mais on connaît moins sa petite sœur: Musique nomade, une plateforme musicale basée sur le même principe.

L’équipe de professionnels à bord de son studio d’enregistrement sur roues se déplace de ville en ville dans tout le Canada afin d’identifier les talents musicaux directement dans les communautés autochtones. Durant l’année, ces spécialistes sont à la recherche de talents isolés, pour les mettre en ligne et leur permettre de se faire connaître.

Musique nomade

Karine Gravel, la coordinatrice de projet pour la plateforme, explique leur cheminement: «Notre plateforme souhaite soutenir la relève autochtone. Nous leur offrons gratuitement de quoi se perfectionner. La musique des Premières nations ne passe quasiment pas sur les radios. Pour encourager les artistes, on a créé ce pont entre la relève et l’industrie du disque.» Les jeunes n’ont pas les moyens financiers et matériels pour se produire.

Elle explique également que c’est dans les communautés Innu et Atikamekw qu’on trouve le plus grand nombre d’artistes voulant garder leur langue traditionnelle vivante afin de conserver leurs racines. Au Québec, on trouve quelques artistes populaires portant ces valeurs. Sur la scène québécoise, certains artistes se sont démarqués en se taillant une place tout en restant fidèles à eux-mêmes et à leur culture. Parmi eux se trouvent Samian, Elisapie Isaac ou encore Florent Vollant.

Choc de culture

Les Premières nations mélangent entre autres peinture, chant, musique et danse traditionnels comme moyen d’expression. Dans la culture hip-hop, ces 4 disciplines complémentaires ont permis à plusieurs jeunes de s’affirmer et de faire la paix avec eux-mêmes.

Révélé par l’émission de télévision Le Rythme des nations (saison 2), Malcolm est un jeune rappeur de Pesami qui compose depuis l’âge de 17 ans. Aussi confortable en français qu’en innu (sa langue maternelle), son rap est son moyen d’expression.

«J’ai connu une période très noire étant adolescent, l’écriture m’a permis de me libérer et de trouver la paix», raconte-t-il. Les thèmes récurrents dans sa musique reflètent sa vie personnelle, traitant de suicide, d’adolescence et de paix.

«Avec mes amis et mes cousins, on a pris l’habitude d’écouter beaucoup de rap. Grâce à la reconnaissance d’artistes autochtones, on touche d’autant plus près au monde de la musique.»

Musique nomade a également permis à Malcolm de concrétiser ses projets et de gagner en visibilité. L’inspiration, la passion, son travail acharné et sa collaboration avec la plateforme lui ont permis à ce jour d’enregistrer un album et de participer en tant qu’artiste au festival Présence autochtone 2015.

Réelle aubaine pour ces jeunes, Malcolm est content d’avoir eu la chance de faire partie de ce programme. Il apprécie le travail que mènent Karine et son équipe. «C’est une bonne chose qu’ils viennent vers nous. Ça permet de nous faire connaitre et d’animer la communauté», conclut-il.

Autres textes sur Autochtone

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Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Jardin des Premières-Nations du Jardin botanique de Montréal

L’art et la culture autochtones

Rencontre avec Sylvie Paré

Depuis quelques années, lorsque je me rends au Jardin botanique de Montréal,  je m’arrête d’abord au lieu nommé «Jardin des Premières-Nations». Parmi tout le reste, c’est celui qui me plaît le plus.

Normand Charest Dossier AutochtonesEnvironnementJardin botanique

jardins premières nations indiens amérindiens culture amérindienne

Pourtant, le jardin des Premières-Nations n’a rien de spectaculaire, contrairement à celui de la Chine, par exemple, plein de bâtiments d’allure ancienne et exotique et de grands massifs de vivaces qui demandent beaucoup d’entretien.

Le jardin dédié aux Autochtones de chez nous est tout autre. À première vue, il n’a même pas l’air d’un jardin. Plutôt qu’une seule grande entrée triomphale, il en compte plusieurs, chacune d’elles discrète et passant facilement inaperçue.

Si on n’y porte pas attention, ce jardin peut ressembler à n’importe quel boisé. Et à bien y penser, c’est peut-être là le but. Celui de nous ralentir un peu, puis de nous rapprocher de l’essentiel. C’est-à-dire de la nature et de l’authenticité.

Un jardin symbolique

jardins premières nations jardin botanique montréal autochtone indiens amérindienLe Jardin des Premières-Nations est sillonné de petits sentiers. Sous les grands arbres matures, on a planté des végétaux indigènes. Et tout y reprend graduellement un air sauvage. Sauf pour les plaquettes identifiant les plantes, qui nous rappellent que nous sommes dans un jardin botanique, jouant ainsi leur rôle éducatif.

On voit des pierres gravées couchées sur le sol, et des aménagements discrets çà et là. Une grande tente de toile, des poteaux de tipi, une hutte de sudation, une palissade…

Les régions du Québec y sont symboliquement représentées. La forêt décidue (comme elle l’est dans la région de Montréal et tout le sud du Québec; le terme «décidu» qualifiant les arbres qui perdent leurs feuilles en automne, comme l’érable et le chêne), la forêt de conifères (à feuilles persistantes) plus au nord, et puis un tout petit échantillon de la toundra où il n’y a plus de forêt.

La particularité aquatique du territoire québécois est représentée par un grand étang où l’on trouve des canards, des tortues et des moules d’eau douce sous une abondance de nénuphars en fleurs. Il n’y manque que l’orignal.

Des Autochtones accueillant

jardins premières nations jardin botanique montréal autochtone indien amérindiensLe pavillon lui-même est effacé. On a évité le rustique et la pacotille. On n’y trouvera pas d’«Indien» à plumes. L’essentiel se trouve ailleurs. Dans la nature, bien sûr, mais par-dessus tout, dans l’accueil chaleureux des animateurs: toujours de jeunes Autochtones.

Mais sa plus grande richesse, repose dans le travail de ses jeunes animateurs. C’est là, peut-être, que se trouve le concept le plus original et réussi de ce jardin. À chaque fois, je suis frappé par leur accueil patient et enthousiaste, par leur disponibilité et leur douceur. Il faut souligner cette réussite! D’ailleurs, il me semble qu’on ne parle pas assez de ces qualités autochtones, d’accueil et de douceur, dont j’ai pu faire l’expérience à d’autres occasions.

Dans la culture amérindienne, l’homme est le frère des animaux, des plantes, et des éléments. Il en est indissociable, et c’est lui qui nous guide dans ce jardin des Premières-Nations, dont le rôle est à la fois éducatif et social.

Rencontre avec Sylvie Paré

jardin premières nations jardin botanique montréal autochtone indiens amérindienMme Sylvie Paré, en tant qu’agente culturelle, est le maître d’œuvre de tout l’aspect humain de ce jardin. Sa tâche inclut le recrutement puis la formation des jeunes Autochtones dont le travail d’animation fait parler positivement d’eux.

Nous avons rencontré Mme Paré dans ce jardin pour une entrevue. La forêt vivante nous entoure, dans ce bureau, où elle entre par deux murs vitrés qui nous englobent.

Racines amérindiennes

Malgré son apparence physique qui lui vient de son père (elle est blonde aux yeux bleus), Mme Paré est elle-même autochtone: Wendat par sa mère. Un grand-père et un arrière-grand-père maternels ont d’ailleurs été chefs à Wendake, près de Québec.

Certes, il y a beaucoup de métissage chez nous, depuis le début de la Nouvelle-France. Or, «la culture ne se transmet pas de manière génétique», nous dit Mme Paré. C’est aussi une question de choix personnel et de vouloir retrouver ses racines identitaires.

Mme Paré possède une formation en art ainsi qu’une maîtrise en muséologie. Ses origines amérindiennes ont influencé ses orientations professionnelles. Elle a été conservatrice de l’art autochtone pendant 2 ans pour le Musée canadien des Civilisations à Gatineau. Mais elle préfère la «culture vivante», nous dit-elle, c’est-à-dire «le processus de création de la culture», à la conservation d’objets dans un musée.

Au départ, son intérêt pour le jardin des Premières-Nations reposait justement sur «la revalorisation de la culture autochtone». Car à son arrivée à Montréal en 1989, elle avait bien remarqué qu’on n’en trouvait pas beaucoup de traces dans cette ville.

Naissance du jardin des Premières-Nations

Curieusement, ce lieu consacré à la culture autochtone est venu bien tard au Jardin botanique. Quand on lui demande pourquoi, Mme Paré explique: le frère Marie-Victorin (1885-1944), fondateur du Jardin botanique, et Henry Teuscher (1891-1962), son architecte paysagiste, voulaient un jardin amérindien depuis le début (un jardin de plantes médicinales «indiennes»). Cela faisait partie des plans. Et il y a bien eu quelques tentatives, mais aucune n’a duré.

C’est lorsque Pierre Bourque était maire de Montréal en 2001 que le projet fut finalement accepté. On se souviendra que M. Bourque avait dirigé avec passion le Jardin botanique avant d’être maire (le jardin de Chine fut son plus grand projet).

Et puis la volonté politique municipale, souligne Mme Paré, était peut-être appuyée par le 300e anniversaire (1701-2001) de la Grande Paix de Montréal, un important traité signé entre les nations amérindiennes et les Français, que l’on se proposait de célébrer.

La planification du projet avait débuté en 1999, avec la participation d’un comité autochtone et d’un comité scientifique. L’organisme Tourisme Montréal contribua au financement de ce jardin avec la Ville. Mais on n’a bénéficié d’aucune subvention fédérale.

Insécurité identitaire

Peut-être parce que les Québécois sont eux-mêmes en quête d’identité, ils ont longtemps semblé moins ouverts à la culture autochtone que le reste du Canada, comme si celle-ci se trouvait pour eux «dans un angle mort», nous dit Mme Paré. On trouve, par exemple, de l’art amérindien à l’aéroport de Vancouver, mais pas à celui de Montréal.

Le Québec s’est ouvert à l’apport des immigrants et à leur influence, mais pas assez aux Autochtones. Ainsi, on a eu un Jardin japonais, puis un Jardin chinois avant d’en avoir un consacré aux Premières Nations.

On note quand même, récemment, un intérêt plus grand des auteurs québécois pour cette culture et l’émergence d’une littérature autochtone chez nous. Il faut que ce rayonnement se poursuive.

«Si les Québécois reconnaissaient la part amérindienne qui est en eux et dans leur culture, ils comprendraient mieux les Autochtones», nous dit Mme Paré. «Les premiers arrivants européens ont survécu grâce à l’assistance des Amérindiens, qui leur ont appris à s’adapter à un nouveau climat. Si l’on voulait dresser l’inventaire de tous nos emprunts à leur culture, la liste serait longue.»

Protéger la Terre Mère

Nous pouvons encore beaucoup apprendre des valeurs autochtones. Des valeurs communautaires basées sur l’écoute et le respect de l’autre. Mais aussi des conceptions écologiques, à l’opposé de la surexploitation commerciale de la pêche, des forêts et des mines, qui a déjà fait tant de dommages au pays.

«Le message de protéger la Terre Mère est naturellement toujours au centre de notre action», nous dit Mme Paré. «Les communautés du Nord ont beaucoup souffert de la pollution par les mines et de l’oppression des grandes entreprises. On pense aussi au cercle vicieux de la surexploitation des forêts. Bravo à Richard Desjardins pour ses deux films [en collaboration avec Robert Monderie], L’erreur boréale (1999), qui dénonce les coupes à blanc et Le peuple invisible (2007), sur les Algonquins et le pillage de leurs ressources naturelles. Il est un véritable allié des Autochtones et l’on se doit de souligner son travail.»

Un lieu de guérison

L’aspect spirituel est important dans la culture autochtone et, par conséquent, il l’est aussi pour ce jardin. Dans le cadre de l’animation, Mme Paré s’assure de la collaboration de personnes qualifiées dans ce domaine, et elle accueille des aînés, des personnes-ressources qui peuvent procéder aux cérémonies traditionnelles.

De plus, le sacré et l’art sont intimement liés: «L’art est sacré pour moi. C’est une activité qui vient de l’intérieur, une recherche d’absolu, un travail sur soi, une façon d’avancer dans nos valeurs.»

Apprendre à s’exprimer

Au départ, beaucoup de jeunes Autochtones éprouvent des difficultés à s’exprimer. Parfois, ils ne maîtrisent pas suffisamment ni le français, ni leur langue maternelle. Puis ils se sentent déracinés en ville, loin des valeurs communautaires de leur réserve.

Des organisations les aident à s’exprimer, par exemple: «Ondinnok», une compagnie de théâtre amérindien fondé à Montréal en 1985 ou «Wapikoni Mobile», initiée par la cinéaste Manon Barbeau, fille du peintre Marcel Barbeau (signataire du Refus global). Le Wapikoni offre des studios mobiles de vidéo et d’enregistrement qui parcourent les réserves et donnent l’occasion aux jeunes de faire l’expérience du cinéma et de la musique.

«Il est urgent de valoriser les jeunes des réserves et leurs talents. Car ces peuples ont dû affronter d’énormes difficultés d’adaptation. Il y a eu une véritable cassure et un rejet de part et d’autre», nous dit Mme Paré. «D’autre part, ce qui est bien avec le jardin des Premières-Nations, c’est qu’il est permanent, alors que l’avenir de beaucoup de projets n’est pas toujours assuré.»

Valoriser sa culture

«Avec nous, et à travers leur formation et leur travail, les jeunes apprennent à se valoriser et à valoriser leur culture. Dans leur travail, on leur demande de partir de leur histoire, de leur passé, mais aussi de leur présent. Dans tout ce que nous faisons, nous souhaitons mettre en valeur les artistes et les artisans actuels, ceux d’aujourd’hui, et la beauté de leurs œuvres.»

Jeunes animateurs

En ce moment, la plupart des jeunes animateurs sont des Innus. Mais presque toutes les onze nations autochtones du Québec ont été représentées au cours des années.

Les jeunes sont heureux de pouvoir échanger entre eux et de nouer des amitiés. Le Jardin offre un «support solide pour intégrer une vie saine et protégée au cœur de la ville. Sinon, c’est difficile pour eux», nous dit Mme Paré. Le problème, c’est qu’il s’agit d’un emploi saisonnier, de mai à octobre. Et avec les règles de plus en plus sévères de l’assurance-emploi, ce travail peut devenir plus précaire.

«J’essaie d’être à leur écoute. Je leur demande de partir de leur propre culture, de leurs valeurs pour entrer en contact avec le public. Et ils prennent tout le temps nécessaire pour écouter et parler avec les visiteurs. Car il y a beaucoup de stéréotypes et de clichés à déconstruire, et il s’agit de travailler sur le changement des mentalités.»

Groupes scolaires

«Beaucoup de groupes scolaires visitent le jardin, parce que l’histoire autochtone est maintenant devenue obligatoire au deuxième cycle du primaire. Mais ce serait mieux si elle l’était déjà au premier. Car il s’agit de désamorcer les fausses perceptions dès le plus jeune âge, autant que possible. Et ainsi, le travail des jeunes animateurs se fait beaucoup au niveau de la tradition orale.

Mais ce n’est pas facile de recruter des jeunes pour travailler au jardin. Parce qu’ils doivent quitter leur communauté et leur famille. C’est la même chose, d’ailleurs, pour les jardins de la Chine et du Japon», nous dit Mme Paré.

Les Premières Nations en France

En 2010, le Jardin botanique de Montréal a été invité à établir un jardin amérindien en France. Sylvie Paré fut chargée de ce projet que l’on nomma «Ohtehra» (ce qui signifie «racines» en langue wendat). Ce lieu se trouve dans les «Jardins fruitiers» de Laquenexy, une petite ville près de Metz, en Moselle.

On y découvre les cultures amérindiennes du maïs, des haricots et des courges (les Trois Sœurs), ainsi que du tabac et des plantes médicinales. Les animateurs du jardin des Premières-Nations y travaillent depuis 2010, et ils contribuent à donner aux Français une image plus juste et actuelle des Amérindiens, loin des stéréotypes habituels.

__________________

Programmation du Jardin des Premières-Nations

L’animation à l’intérieur du Jardin des Premières-Nations commence le 22 juin, (le lendemain de la «Journée nationale des Autochtones» au Canada) et se termine le 3 novembre.

L’animation comprend des expositions, des ateliers et des rencontres, en plus des conversations entre les animateurs et les visiteurs.

Rappelons que juin est aussi le «Mois national de l’histoire autochtone» (Canada). Tandis que le 9 août correspond à la «Journée internationale des peuples autochtones», telle qu’établie par l’Assemblée générale des Nations unies en 1995.

(Pour une programmation plus détaillée du jardin des Premières-Nations.)

Regrouper les forces

Mme Paré participe au «Réseau pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone à Montréal» dont le but est d’améliorer la qualité de vie des Autochtones en milieu urbain. Ce réseau regroupe plusieurs organismes et leur donne une plus grande influence, en regroupant les forces.

Son action au cœur de ce réseau, à un niveau artistique et culturel, lui a permis de développer un fonds pour les arts et la littérature autochtones, en collaboration avec le ministère de la Culture du Québec.

Autres textes sur Autochtone et Jardin botanique

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Fanny Aishaa et Sophie Boivin: 10 murales pour sauver 10 cours d’eau dans 10 communautés

Fonds communautaires Aviva et l’environnement

10 murales, 10 cours d’eau, 10 communautés

À partir de lundi le 3 octobre à midi jusqu’au 19 octobre, nous sollicitons votre aide pour voter pour le projet des muraliste Fanny Aishaa et Sophie Boivin.

Raymond Viger Dossiers CultureGraffiti

Un concours débute aujourd’hui à midi jusqu’au 19 octobre sur le site Internet des Fonds communautaire Aviva. Le gagnant pourra réaliser son projet communautaire.

murale-amazonie-aishaa-fonds-communautaire-avivaLes muralistes Fanny Aishaa et Sophie Boivin participent à ce concours et ont besoin de votre aide.  Fanny Aishaa et S0phie Boivin proposent un projet environnemental et culturel: réaliser 10 murales collectives dans 10 communautés sur 10 cours d’eau du Québec.

Pour gagner, il faut que Fanny Aishaa et Sophie Boivin récoltent le plus de vote possible. Vous pouvez voter une fois par jour.

Voici le message que Fanny Aishaa et S0phie Boivin nous lancent pour décrire leur projet:

muralistes-fanny-aishaa-fonds-entraide-avivaDans un Québec marqué de divisions, de différentes perceptions, de priorités sociales, économiques, politiques, culturelles distinctes, il est important de commémorer ce qui nous rassemble et de le communiquer positivement.

Sans ancrage dans une direction commune, il sera difficile de trouver une voie qui connecte tous les peuples, toutes les générations des premiers habitants de ce grand territoire jusqu’aux nouveaux arrivants. Si pour un instant, nous pouvions oublier les frontières, les murs qui nous séparent et s’unir dans le dialogue à travers UN élément qui unit toutes les générations, nations, cultures et espèces, on constaterait que l’eau est notre plus grande richesse commune.

fanny-aishaa-murales-graffiti-fonds-entraide-aviva-muraleLes communautés ciblées seront des communautés qui n’ont pas le budget nécessaire pour générer ce genre d’activités de concertation culturelles et dont certains cours d’eau sont en danger, où certaines tensions, divisions règnent. Le territoire québécois est très vaste et parfois il manque de véhicule pour que les histoires se rencontrent.

Merci du fond du coeur pour votre grande aide! Aidez-nous à diffuser auprès de vos amis, familles, réseaux…

murales-fanny-aishaa-processus-collectif-fonds-communautaires-avivaPour la première ronde, du 3 octobre au 19 octobre, vous pouvez voter pour le projet de Aishaa et Sophie. Vous avez droit à un vote par jour par idée et 15 votes par jour pour toutes les idées. Aishaa et Sophie nous invitent aussi à voter pour le projet de la Wapikoni Mobile dans la section des projets jeunesses.

Vous pouvez participer en votant une fois par jour tout en diffusant l’information dans vos réseaux sociaux, contacts, site internet, liste de diffusions, babillards, etc Un vote pour l’environnement, pour l’eau et pour la réalisation de ce grand rêve!

Fanny Aïshaa muraliste: art urbain et environnement

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Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Le cinéma des oubliés

Le monde du cinéma est parfois fait de frime et de clinquant mais, d’autre fois, il nous offre une vitrine surprenante sur des mondes parallèles et méconnus. Manon Barbeau, cinéaste et documentariste, connue pour son documentaire sur les enfants du Refus Global, fait encore mieux.

Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Claudine Douaire   Dossier Cinéma, Autochtone

wapikoni mobile manon barbeau cinéma film dvd critique filmGrâce à son projet vidéo et musical ambulant, nommé la Wapikoni mobile, Manon Barbeau permet aux jeunes marginalisés, laissés pour compte ou isolés, de prendre la parole et de laisser libre cours à leur créativité.

La Wapikoni mobile est un véhicule doté de caméras vidéo, de tables de montage et d’unités d’enregistrement qui arpente les réserves amérindiennes du Québec et va à la rencontre des jeunes de ces communautés recluses.

Épaulés par des professionnels de l’industrie, les jeunes autochtones, caméra en main, sont libres d’aborder tout sujet qui les touchent. Ils font des films avec ce qu’ils possèdent : une tête pleine d’idées et la volonté de s’exprimer.

La naissance de la Wapikoni mobile

Cette aventure a débuté en 1999, lorsque Manon s’est intéressée de près au sort des enfants de la rue de Québec, dans son documentaire L’Armée de l’ombre. Elle avait alors impliqué des jeunes dans le processus créatif et éditorial de son documentaire. Ils ont décidé de quoi ils parleraient et comment ils le réaliseraient.

«Ces jeunes marginalisés obtenaient enfin l’écoute qu’ils n’avaient jamais eu ailleurs. Ils avaient beaucoup à dire et, en plus, ils s’exprimaient d’une façon très articulée», explique-t-elle. Ce fut un succès auprès des jeunes. De cette expérience est née l’envie d’écouter ce que les jeunes autochtones, qui vivent aussi beaucoup de détresse, ont à dire. manon barbeau wapikoni mobile film cinéma dvd critique film

La Wapikoni mobile, une voie autochtone

Manon Barbeau est allée à la rencontre de jeunes Atikamekw dans la communauté autochtone de Wemotaci, située à proximité de La Tuque, en Mauricie. La cinéaste ressentait une responsabilité morale envers ces jeunes. Elle voulait permettre à ces derniers, débordant d’inventivité mais souffrant d’isolement et d’un manque de perspectives, d’avoir un lieu de rencontre, d’échange, d’apprentissage et de création.

«Les jeunes des communautés autochtones sont très riches et possèdent beaucoup de talent. Il fallait trouver une manière de leur donner une chance de se faire entendre, que leurs voix portent.»

Des créations nécessaires

La Wapikoni mobile a pris la route pour la première fois en 2004 grâce à une persévérance à toute épreuve et avec l’appui financier de l’Office national du film. Depuis, ce projet itinérant a parcouru des dizaines de milliers de kilomètres et produit plus de 160 films réalisés par des jeunes de plusieurs communautés. Plusieurs créations ont été reçues et primées dans des festivals internationaux.

Manon Barbeau, aussi directrice pédagogique et artistique du projet, a eu plusieurs coups de cœur au cours de ces aventures. «Ces jeunes, en forte quête identitaire, doivent s’accrocher à quelque chose pour continuer à vivre. Cela passe beaucoup par la création, soit musicale ou vidéo. La Wapikoni leur offre la possibilité de se valoriser, de parler d’eux, de partager et de se trouver, se retrouver», commente la fondatrice.

Un art autochtone de qualité en expansion

La création musicale est beaucoup appréciée dans les communautés. La Wapikoni mobile permet d’enregistrer musique et chansons. Samian, le rappeur algonquin aujourd’hui célèbre, a enregistré sa première démo grâce aux studios itinérants de la Wapikoni. «Samian est devenu un exemple positif pour les jeunes des communautés. Il aurait pu continuer à s’autodétruire mais il a saisi la chance qui lui était offerte et il fait maintenant rayonner sa culture partout au Québec. Il inspire beaucoup de jeunes à se prendre en main», déclare-t-elle.

Ce projet prend de l’ampleur. Manon Barbeau possède désormais deux véhicules motorisés qui sillonnent les communautés autochtones du Québec. Une initiative similaire sera mise en œuvre en Polynésie française.

Des échanges ont aussi eu lieu avec des pays comme la Bolivie et le Brésil. «Plusieurs jeunes ont rencontré d’autres autochtones des pays d’Amérique du Sud. Nous souhaitons créer un réseau de créateurs autochtones. Ils ont tellement à apprendre et à enseigner les uns aux autres», note Manon Barbeau.

Changer sa destinée par l’art

Manon tire beaucoup de fierté de ces jeunes capables de troquer leur détresse pour de l’inspiration. On s’imagine également le bonheur de ces jeunes autochtones. Ceux qui se retrouvaient devant rien sont désormais derrière la caméra et complètement maître d’œuvre de leur création…et sans doute un peu plus maître de leur destin.

Merci à Manon Barbeau d’avoir pris quelques minutes de son temps pour nous éclairer sur son projet.

Pour en savoir plus sur la Wapikoni mobile et ses jeunes créateurs : www.onf.ca/aventures/wapikonimobile/excursionWeb/index.php

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La Wapikoni Mobile reprend la route

Le Wapikoni mobile reprend la route

Lisa Melia            Dossier Autochtone

Initiative de Manon Barbeau, le Wapikoni mobile est un studio ambulant permettant aux jeunes autochtones de produire des courts-métrages sur la route depuis 2004.

wapikoni autochtones premières nations films indiens réserves De nouveau sur la route

Elle est partie le 20 avril pour un périple de six mois au cours duquel près de 200 jeunes autochtones produiront plus de 100 courts-métrages et enregistrements musicaux. La bibliothèque du Wapikoni mobile compte déjà près de 250 travaux, traduits en six langues et 25 lauréats de prix internationaux prestigieux parmi les 850 jeunes qui ont pu s’exprimer.

Départ de Montréal

Le mercredi 22 avril, le Wapikoni mobile fait escale à Montréal à trois point de la ville: de 8h à 9h30, à l’entrée du 1425 Alexandre de Sève, de 11h à 14h30, au coin de Saint-Laurent et Saint-Antoine, entre 16h et 18h30, enfin, près du 1400 Boulevard René-Lévesque Est.

Le site du Wapikoni mobile

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