Avant les rues: la guérison de Manawan

Mahdia Mellal, dossiers Autochtone

Le cinéma québécois est gratifié depuis 2016 du premier long métrage de Chloé Leriche qui est aussi le premier film réalisé en langue Atikamekw.

Fait loin d’être anecdotique, la réalisatrice n’appartient pas à la communauté et ne parlait pas la langue. Le tournage D’Avant les rues a eu lieu à Manawan, un village amérindien de Lanaudière. Chloé a choisi de confier les rôles à des habitants du village sans expérience dans le domaine, autant dire un défi de taille.

La jeune femme férue d’images avoue ne pas l’avoir été dans son jeune âge et pour cause: pas de télé chez elle et encore moins de passion pour le septième art dans son entourage. En revanche, une grande proximité avec d’autres formes d’art. Son attirance pour les images a été suscitée par l’aspect humain, social et le message qu’elles véhiculent.

Réalisatrice de courts métrages, Chloé confie qu’elle aborde une nouvelle étape de sa carrière. «Je retournerais probablement au court métrage, ce n’est pas une voie arrêtée. Pour moi le court et le long métrage sont deux choses différentes.

Par contre, ce film représente d’une certaine façon un accomplissement: faire un long métrage signifie un engagement vis-à-vis de la communauté et implique de trouver le financement et de convaincre les bailleurs de fonds.» Et le budget du film fut de 1,3 million de dollars, dont 20% fut investi par l’équipe.

Liée au début de sa carrière au monde de la vidéo, Chloé a notamment été formatrice pendant plusieurs années au Wapikoni mobile. Une première immersion dans la réalité autochtone pour la réalisatrice.

Mais avant de se lancer, elle a longuement réfléchi: «Quand j’ai commencé à fréquenter les communautés, j’ai reçu un choc… J’ai découvert leurs problèmes sociaux et j’ai voulu en parler, mais pas juste ça, tenter aussi de faire évoluer les choses. Le racisme est nourri par l’ignorance et la méconnaissance de l’autre et je trouve que la fiction est un outil très fort qui permet de s’attacher à un personnage. J’aurais bien pu en faire un documentaire, mais selon moi, la fiction peut faire une différence.»

https://player.vimeo.com/video/157231893

BEFORE THE STREETS- (AVANT LES RUES)- by Chloé Leriche (trailer) in theaters april 15th from Funfilmdistribution on Vimeo.

Les relations humaines sont au cœur de sa démarche. Le choix de la distribution non professionnelle est fondé sur plusieurs critères: offrir un tremplin aux jeunes qui souhaitent découvrir le métier d’acteur et l’occasion de s’exprimer sur leurs préoccupations. «Je voulais que les acteurs endossent le film avec moi. Ils sont amateurs, mais ils représentent bien l’idée que je souhaite véhiculer dans le film, les principaux acteurs sont des artistes et sont investis dans la promotion des arts autochtones», explique la réalisatrice.

Chloé Leriche n’a pas manqué de souligner l’ouverture de la communauté Atikamekw. Conscients des retombées socio-économiques, les chefs lui ont ouvert les portes de la réserve et sont allés jusqu’à soutenir financièrement le projet. Cela dénote le besoin réciproque de communiquer avec le monde extérieur. Avant de lancer son film, Chloé a d’abord cherché l’approbation des 3 chefs de la communauté et les 58 conseillers. Comble de la situation, le jeune femme extérieure au milieu leur en a appris sur eux.

Au-delà des défis imposés par le film, entre ajustements et différentes difficultés de gestion sur place, l’artiste reconnaît la complexité sur le plan émotif, tant pour elle que pour les acteurs.
Jacques Newashish qui joue le rôle du beau-père de Shawnouk (l’acteur principal) précise: «Mon rôle, je l’ai vécu avec beaucoup d’émotions, il reflète tellement ma vie, je suis moi-même père de famille et je travaille souvent avec les jeunes de ma communauté. Je vis les difficultés relationnelles qui sont racontées dans le film. Ça me parle.»

Le Québec est à une époque charnière quant à la réhabilitation et à la réparation de son histoire envers les populations autochtones, le travail de Chloé Leriche s’inscrit-il dans cette ligne?

«Humm… c’est sûr, j’ai entamé ce projet il y a de cela 10 ans et c’était déjà d’actualité, mais j’ai aussi beaucoup de fascination pour cette culture ancestrale, je ressentais le devoir d’en parler, pour faire bouger les choses.»

Vous l’avez compris, Chloé n’a pas fini de faire parler de la culture et de la réalité autochtones. Le sujet étant peu documenté, elle demeure consciente de la lourde responsabilité qui repose sur son œuvre.

Manawan en quelques faits

La réserve de Manawan, située entre Val-D’Or et Montréal, compte 2 000 habitants. La langue parlée est l’atikamekw qui a intégré le système éducatif au même titre que le français. Sa transmission orale ne s’est jamais arrêtée à travers les siècles.

Sur le plan économique, la communauté est largement dépendante de l’exploitation forestière, même si l’ethnotourisme est un secteur prometteur. Néanmoins, Manawan souffre d’un chômage élevé, d’un revenu moyen inférieur à la moyenne provinciale, d’une dépendance aux fonds fédéraux et d’un manque de scolarisation.

La communauté a entre autres décidé de faire face à ses problèmes sociaux (suicide, alcool, etc.) en reconnaissant la gravité de la situation et en mettant l’accent sur la santé, les services sociaux, la police et l’éducation. Manawan dispose d’une école secondaire pour permettre à des jeunes d’étudier un peu plus longtemps.

La particularité de Manawan est qu’elle mise sur l’autonomie en termes de télécommunication et le développement technologique. Depuis 2005, le conseil Atikamekw de Manawan est inscrit comme transporteur de télécommunication auprès du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) et il est propriétaire de 200 km de réseau de fibres optiques allant de Manawan à Joliette. Leur service internet est autant offert à des particuliers qu’à des entreprises.

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Courts métrages du Wapikoni mobile

Jeunes cinéastes des Premières Nations

L’art autochtone à l’honneur

Le Wapikoni mobile est un studio ambulant de création audiovisuelle et musicale consacré aux jeunes des Premières Nations.

Raymond Viger  Dossiers Autochtone, Artistes,

manon barbeau wapikoni mobile autochtone premieres nationsDepuis 2004, plus de 2500 participants du Wapikoni mobile ont collaboré à la réalisation de 600 courts métrages traduits en plusieurs langues et lauréats de 67 prix dans de prestigieux festivals nationaux et internationaux

Pour le Lancement 2013, le Wapikoni est fier de présenter les derniers films des jeunes cinéastes des Premières Nations. Cette sélection de courts métrages rassemblent des œuvres de qualité remarquable et mettent en valeur une culture contemporaine riche mais trop souvent méconnue.

Lors de cette soirée, le Wapikoni présentera une dizaine de courts métrages parmi lesquels les dernières œuvres de Réal Junior Leblanc et de Délia Gunn, tous deux récipiendaires du Prix coup de cœur et mention spéciale de Télé Québec 2013. Suite à son passage dans la prestigieuse École des Gobelins à Paris, le talentueux réalisateur mi’gmaq, Raymond Caplin, nous fera découvrir son deuxième film d’animation, Traditional Healing, et moment fort de cette projection, un court métrage retraçant la première participation du Wapikoni mobile à l’ONU!

Dans l’esprit des préparatifs de son 10ième anniversaire en 2014, le Wapikoni dévoilera son tout nouveau site Web. La soirée sera animée par Nicolas Bergeron et Melissa Mollen Dupuis, cofondatrice du mouvement Idle No More, qui vous inviteront à commenter en direct vos coups de cœur.

Les représentants des médias sont conviés à rencontrer les réalisateurs et réalisatrices de talent venus de loin pour célébrer avec le public montréalais!

Lancement 2013 du Wapikoni

Projection des meilleurs courts métrages, échanges avec les cinéastes des Premières Nations et remise du Prix du public Canal D

Mardi 15 octobre 2013 à 18 h 00 au Cœur des sciences de l’UQAM
Agora Hydro-Québec – 175, av. du Président-Kennedy (à l’angle de Jeanne-Mance)

info@wapikoni.ca (514) 276- 9274 http://www.wapikoni.tv

Autres textes sur le Wapikoni

Autres textes sur Autochtone

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

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Fanny Aishaa et Sophie Boivin: 10 murales pour sauver 10 cours d’eau dans 10 communautés

Fonds communautaires Aviva et l’environnement

10 murales, 10 cours d’eau, 10 communautés

À partir de lundi le 3 octobre à midi jusqu’au 19 octobre, nous sollicitons votre aide pour voter pour le projet des muraliste Fanny Aishaa et Sophie Boivin.

Raymond Viger Dossiers CultureGraffiti

Un concours débute aujourd’hui à midi jusqu’au 19 octobre sur le site Internet des Fonds communautaire Aviva. Le gagnant pourra réaliser son projet communautaire.

murale-amazonie-aishaa-fonds-communautaire-avivaLes muralistes Fanny Aishaa et Sophie Boivin participent à ce concours et ont besoin de votre aide.  Fanny Aishaa et S0phie Boivin proposent un projet environnemental et culturel: réaliser 10 murales collectives dans 10 communautés sur 10 cours d’eau du Québec.

Pour gagner, il faut que Fanny Aishaa et Sophie Boivin récoltent le plus de vote possible. Vous pouvez voter une fois par jour.

Voici le message que Fanny Aishaa et S0phie Boivin nous lancent pour décrire leur projet:

muralistes-fanny-aishaa-fonds-entraide-avivaDans un Québec marqué de divisions, de différentes perceptions, de priorités sociales, économiques, politiques, culturelles distinctes, il est important de commémorer ce qui nous rassemble et de le communiquer positivement.

Sans ancrage dans une direction commune, il sera difficile de trouver une voie qui connecte tous les peuples, toutes les générations des premiers habitants de ce grand territoire jusqu’aux nouveaux arrivants. Si pour un instant, nous pouvions oublier les frontières, les murs qui nous séparent et s’unir dans le dialogue à travers UN élément qui unit toutes les générations, nations, cultures et espèces, on constaterait que l’eau est notre plus grande richesse commune.

fanny-aishaa-murales-graffiti-fonds-entraide-aviva-muraleLes communautés ciblées seront des communautés qui n’ont pas le budget nécessaire pour générer ce genre d’activités de concertation culturelles et dont certains cours d’eau sont en danger, où certaines tensions, divisions règnent. Le territoire québécois est très vaste et parfois il manque de véhicule pour que les histoires se rencontrent.

Merci du fond du coeur pour votre grande aide! Aidez-nous à diffuser auprès de vos amis, familles, réseaux…

murales-fanny-aishaa-processus-collectif-fonds-communautaires-avivaPour la première ronde, du 3 octobre au 19 octobre, vous pouvez voter pour le projet de Aishaa et Sophie. Vous avez droit à un vote par jour par idée et 15 votes par jour pour toutes les idées. Aishaa et Sophie nous invitent aussi à voter pour le projet de la Wapikoni Mobile dans la section des projets jeunesses.

Vous pouvez participer en votant une fois par jour tout en diffusant l’information dans vos réseaux sociaux, contacts, site internet, liste de diffusions, babillards, etc Un vote pour l’environnement, pour l’eau et pour la réalisation de ce grand rêve!

Fanny Aïshaa muraliste: art urbain et environnement

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Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Le cinéma des oubliés

Le monde du cinéma est parfois fait de frime et de clinquant mais, d’autre fois, il nous offre une vitrine surprenante sur des mondes parallèles et méconnus. Manon Barbeau, cinéaste et documentariste, connue pour son documentaire sur les enfants du Refus Global, fait encore mieux.

Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Claudine Douaire   Dossier Cinéma, Autochtone

wapikoni mobile manon barbeau cinéma film dvd critique filmGrâce à son projet vidéo et musical ambulant, nommé la Wapikoni mobile, Manon Barbeau permet aux jeunes marginalisés, laissés pour compte ou isolés, de prendre la parole et de laisser libre cours à leur créativité.

La Wapikoni mobile est un véhicule doté de caméras vidéo, de tables de montage et d’unités d’enregistrement qui arpente les réserves amérindiennes du Québec et va à la rencontre des jeunes de ces communautés recluses.

Épaulés par des professionnels de l’industrie, les jeunes autochtones, caméra en main, sont libres d’aborder tout sujet qui les touchent. Ils font des films avec ce qu’ils possèdent : une tête pleine d’idées et la volonté de s’exprimer.

La naissance de la Wapikoni mobile

Cette aventure a débuté en 1999, lorsque Manon s’est intéressée de près au sort des enfants de la rue de Québec, dans son documentaire L’Armée de l’ombre. Elle avait alors impliqué des jeunes dans le processus créatif et éditorial de son documentaire. Ils ont décidé de quoi ils parleraient et comment ils le réaliseraient.

«Ces jeunes marginalisés obtenaient enfin l’écoute qu’ils n’avaient jamais eu ailleurs. Ils avaient beaucoup à dire et, en plus, ils s’exprimaient d’une façon très articulée», explique-t-elle. Ce fut un succès auprès des jeunes. De cette expérience est née l’envie d’écouter ce que les jeunes autochtones, qui vivent aussi beaucoup de détresse, ont à dire. manon barbeau wapikoni mobile film cinéma dvd critique film

La Wapikoni mobile, une voie autochtone

Manon Barbeau est allée à la rencontre de jeunes Atikamekw dans la communauté autochtone de Wemotaci, située à proximité de La Tuque, en Mauricie. La cinéaste ressentait une responsabilité morale envers ces jeunes. Elle voulait permettre à ces derniers, débordant d’inventivité mais souffrant d’isolement et d’un manque de perspectives, d’avoir un lieu de rencontre, d’échange, d’apprentissage et de création.

«Les jeunes des communautés autochtones sont très riches et possèdent beaucoup de talent. Il fallait trouver une manière de leur donner une chance de se faire entendre, que leurs voix portent.»

Des créations nécessaires

La Wapikoni mobile a pris la route pour la première fois en 2004 grâce à une persévérance à toute épreuve et avec l’appui financier de l’Office national du film. Depuis, ce projet itinérant a parcouru des dizaines de milliers de kilomètres et produit plus de 160 films réalisés par des jeunes de plusieurs communautés. Plusieurs créations ont été reçues et primées dans des festivals internationaux.

Manon Barbeau, aussi directrice pédagogique et artistique du projet, a eu plusieurs coups de cœur au cours de ces aventures. «Ces jeunes, en forte quête identitaire, doivent s’accrocher à quelque chose pour continuer à vivre. Cela passe beaucoup par la création, soit musicale ou vidéo. La Wapikoni leur offre la possibilité de se valoriser, de parler d’eux, de partager et de se trouver, se retrouver», commente la fondatrice.

Un art autochtone de qualité en expansion

La création musicale est beaucoup appréciée dans les communautés. La Wapikoni mobile permet d’enregistrer musique et chansons. Samian, le rappeur algonquin aujourd’hui célèbre, a enregistré sa première démo grâce aux studios itinérants de la Wapikoni. «Samian est devenu un exemple positif pour les jeunes des communautés. Il aurait pu continuer à s’autodétruire mais il a saisi la chance qui lui était offerte et il fait maintenant rayonner sa culture partout au Québec. Il inspire beaucoup de jeunes à se prendre en main», déclare-t-elle.

Ce projet prend de l’ampleur. Manon Barbeau possède désormais deux véhicules motorisés qui sillonnent les communautés autochtones du Québec. Une initiative similaire sera mise en œuvre en Polynésie française.

Des échanges ont aussi eu lieu avec des pays comme la Bolivie et le Brésil. «Plusieurs jeunes ont rencontré d’autres autochtones des pays d’Amérique du Sud. Nous souhaitons créer un réseau de créateurs autochtones. Ils ont tellement à apprendre et à enseigner les uns aux autres», note Manon Barbeau.

Changer sa destinée par l’art

Manon tire beaucoup de fierté de ces jeunes capables de troquer leur détresse pour de l’inspiration. On s’imagine également le bonheur de ces jeunes autochtones. Ceux qui se retrouvaient devant rien sont désormais derrière la caméra et complètement maître d’œuvre de leur création…et sans doute un peu plus maître de leur destin.

Merci à Manon Barbeau d’avoir pris quelques minutes de son temps pour nous éclairer sur son projet.

Pour en savoir plus sur la Wapikoni mobile et ses jeunes créateurs : www.onf.ca/aventures/wapikonimobile/excursionWeb/index.php

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La Wapikoni Mobile reprend la route

Le Wapikoni mobile reprend la route

Lisa Melia            Dossier Autochtone

Initiative de Manon Barbeau, le Wapikoni mobile est un studio ambulant permettant aux jeunes autochtones de produire des courts-métrages sur la route depuis 2004.

wapikoni autochtones premières nations films indiens réserves De nouveau sur la route

Elle est partie le 20 avril pour un périple de six mois au cours duquel près de 200 jeunes autochtones produiront plus de 100 courts-métrages et enregistrements musicaux. La bibliothèque du Wapikoni mobile compte déjà près de 250 travaux, traduits en six langues et 25 lauréats de prix internationaux prestigieux parmi les 850 jeunes qui ont pu s’exprimer.

Départ de Montréal

Le mercredi 22 avril, le Wapikoni mobile fait escale à Montréal à trois point de la ville: de 8h à 9h30, à l’entrée du 1425 Alexandre de Sève, de 11h à 14h30, au coin de Saint-Laurent et Saint-Antoine, entre 16h et 18h30, enfin, près du 1400 Boulevard René-Lévesque Est.

Le site du Wapikoni mobile

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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