Se faire expulser du Québec

Immigrer au Canada

Partir pour mieux revenir

Cindy a quitté son Angleterre natale pour le Canada sans se retourner. En s’établissant au Québec, la jeune femme fermait le livre d’une enfance difficile. Une famille violente et sans amour, une ville terne et dure et une vie de souffre-douleur.

Dominic Desmarais   Dossiers Famille , Développement personnel

cindy-goldylocks-break-hip-hop-breakdance-danse-hiphopPoussée par sa famille anglaise qui veut l’empêcher de poursuivre sa relation avec un musulman en Tunisie, Cindy débarque au Québec pour 5 semaines. Elle y rejoint sa grande sœur qu’elle n’a pas vue depuis 10 ans. Le cœur gros de ne pas retourner voir son amoureux, désemparée par l’incompréhension de sa famille, la jeune fille de 18 ans voit sa vie s’écrouler alors qu’elle débarque en territoire inconnu.

Cindy a accepté la suggestion de sa famille. Elle ira visiter sa sœur, qui a quitté la maison familiale lorsqu’elle avait 8 ans. Elle la connaît si peu, cette grande sœur qui a eu le cran de quitter un foyer trouble et violent. Sa grande sœur, qui a voyagé partout, seule. Qui a traversé les États-Unis et qui a trouvé mari au Québec, à Roxton Falls. Une toute petite ville de 1300 habitants dans la Montérégie toute francophone. Cindy ne connaît rien de l’endroit, de la langue. Elle n’a jamais habité la campagne. Elle est en crise et amoureuse. Sa rencontre avec sa sœur, devenue une étrangère, l’apaisera.

Les retrouvailles cindy-breakdance-hiphop-hip-hop-danse

«J’avais peur d’aller la voir. Je ne la connaissais pas et elle m’intimidait. Mais j’ai beaucoup parlé avec elle de ma relation amoureuse. Elle m’a écouté. Je lui ai raconté que mon petit ami était possessif. Que je n’avais pas eu de plaisir sexuellement, que les relations intimes ne m’avaient pas plu. Je pensais que faire l’amour, c’était faire plaisir à son partenaire. Elle m’a fait comprendre que ce n’est pas ça, une relation. Ça m’a fait tellement de bien de pouvoir me confier. Je n’avais jamais eu de conseils sur la sexualité, sur les relations amoureuses. Ça m’a encouragé à m’ouvrir encore plus avec elle.»

Pour la première fois de sa vie, Cindy se sent écoutée, respectée. Sa relation avec sa sœur se raffermit alors qu’elle commence à s’intégrer à la vie de campagne de Roxton Falls. Avec son beau-frère, un maréchal ferrant, elle fabrique des affiches de bienvenue à poser sur les maisons et des bijoux. Elle peint aussi des remorques de chevaux. Elle fait le tour des foires avec le mari de sa sœur.

Apprendre le français

Une immersion totale qui la force à apprendre le français. Sa timidité s’effrite. Elle s’épanouit. «J’y suis resté 6 mois. Mais quand l’hiver est arrivé, la grange où j’habitais est devenue trop froide. J’avais le choix entre rentrer en Angleterre ou de quitter Roxton Falls.»

cindy-goldylock-breakdance-danse-hiphop-hip-hop-breakLa Cindy nouvelle version, plus à l’aise dans sa peau, n’a aucune envie de retourner vers son passé, sa ville natale, sa famille.

Montréal, mon amour

Elle profite d’une courte visite du père de son beau-frère à Montréal pour l’accompagner. «C’était la première fois que je voyais une telle ville. Pour moi, ça me faisait penser à ce que j’avais imaginé de New York. Des gros immeubles, des tours, des gens partout! Quand on roulait sur le pont Champlain, mon cœur s’est mis à battre. Montréal m’apparaissait tellement belle. Je ne suis pas quelqu’un de la campagne. J’ai besoin que ça bouge. Ça été un coup de foudre. Je voulais rester sur l’île!»

Cindy veut s’établir sur sa terre promise, la métropole de la province. Sur les conseils de sa sœur, qui a été gardienne d’enfant à son arrivée aux États-Unis, la jeune femme déniche la perle rare dès son arrivée à Montréal. Une médecin, paniquée de ne trouver personne pour s’occuper de ses enfants, l’embauche à la première rencontre. Cindy est hébergée et bien rémunérée pour garder les enfants, leur préparer à manger, faire du ménage. Elle dispose de peu de temps libre pour explorer la ville. Ses seuls amis sont les petits dont elle a la charge.

Un nouvel amour

Pour s’émanciper de ce rôle exigeant, Cindy suit des cours d’aérobie dans un YMCA. Elle y rencontre Angelo, un professeur de danse hip-hop originaire de Madagascar. C’est le coup de foudre. Ils s’amourachent l’un de l’autre très rapidement. Elle a 19 ans, il vient de célébrer son 31ème anniversaire. Elle habite chez le docteur pour qui elle travaille. Il dort chez des amis. «Quand je l’ai rencontré, il dormait dans le métro, dans la rue. Il avait épuisé toutes ses options. Ses amis ne voulaient plus l’héberger. Il prenait sa douche au YMCA où il donnait ses cours de danse.»

Cindy suit les cours d’Angelo. Leur amour s’affirme. Cindy tombe enceinte. Mais leurs conditions de vie sont trop instables. «On voulait le garder. Mais il a fallu que j’avorte. Ça m’a fait mal.» C’était en 1999. La pire année de sa jeune existence. Puis, le coup fatal: elle doit quitter Angelo car elle est déportée. Son visa de touriste est périmé. L’âme en peine, elle retourne en Angleterre. «J’y suis restée 4 jours. Je me suis fait insulter sans raison, dans la rue, trois fois. Ce qui ne m’était jamais arrivé au Québec. J’ai réalisé que je ne pouvais pas vivre chez moi.»

Immigrer au Canada

Cindy prend le risque de revenir à Montréal et d’être refoulée. Après une longue discussion avec des agents d’immigration à son arrivée, elle respire mieux. Les portes du Canada lui sont ouvertes pourvu qu’elle se marie avec son amour d’Angelo.

NDLR: Ce billet est le troisième d’une série de 4. La suite sera publiée le 3 octobre prochain.

Première partie de Violence familiale et famille dysfonctionnelle

Deuxième partie Découvrir sa féminité et le premier amour d’adolescent

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Avant d’être un papa

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Karina Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Karina Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Dossier Accommodements raisonnables, Tout le monde en parle

Le 18 novembre, Karina Goma, documentariste, est invitée par Guy A. Lepage à l’émission Tout le monde en parle. Elle y mentionne que les cours prénataux qui ont été offerts à diverses communautés culturelles ou les hommes ne pouvaient être présents sont une formule inventée pour un groupe spécifique.

L’action posée par le CLSC pour rejoindre un groupe de citoyens a été mal interprétée par les médias, que toute l’histoire a été montée en épingle et que certains en ont fait du capital politique. Si les gens avaient été sur le terrain au lieu de demeurer dans leur tour d’ivoire, ç’a aurait été très différent. On n’aurait pas parlé de scandale des accommodements raisonnables.

Posons-nous la question sur comment on en est arrivé là. Le tout débute avec les vitres givrées du YMCA. Les journalistes crient au scandale et nous mettent en une le fait que le YMCA se plie aux exigences des juifs pour cacher le corps de ces dames qui s’entraînent.

Pourtant, si on se fie aux dires de Super Cath qui fait un commentaire sur le blogue de François Rodrigue : « Et, honnêtement, toute l’histoire des accommodements raisonnables, c’est une tempête dans un verre d’eau créée par les médias! L’histoire des vitres teintées du YMCA… J’ai su d’une de leurs clientes que la clientèle demandait depuis longtemps à faire teinter les vitres pour une question d’intimité, mais le YMCA n’avait pas les fonds nécessaires pour le faire. Alors lorsque la communauté juive a proposé de le faire – à ses frais! – c’est évident qu’ils allaient accepter. C’est juste drôle que cette partie de l’histoire n’ait pas été rapportée dans les nouvelles. »

L’histoire du YMCA serait donc une entente de bon principe entre 2 organisations qui s’entraident. Un exemple de bon voisinage. Rien à voir avec un scandale sur les accommodements raisonnables.

Ces deux histoires en une des médias deviennent une cible pour Mario Dumont qui saute sur l’actualité comme un chien enragé devant un os et qui n’a pas mangé depuis belle lurette. On le place en une lui aussi.

Avec tout ce qui est lu en une par les médias, on fait peur aux gens d’Hérouxville. Aux armes citoyens, protégeons notre communauté. Par peur, sur la défensive, ils écrivent un texte qui se retrouve lui aussi à faire la une. Ils y parlent des immigrants, sans trop connaître ce que c’est. Juste au cas ou une communauté de l’autre bout du monde, en regardant un globe-terrestre s’exclame: « Nous voulons quitter notre pays, nous voulons nous établir à Hérouxville ».

Pour alimenter le débat, un journaliste demande au directeur général des élections: « Si une femme voilée voulait voter, pourrait-elle le faire? » Le DGE, au lieu de répondre qu’il se posera la question quand on sera vis-à-vis cette réalité, prend les devants et nous sort la connerie de dire qu’on peut voter voilé. Cela fait encore la une. Des citoyens mécontents décident de jouer le jeu des médias et vont voter voilés. Une autre nouvelle qui fait la une.

Pour prendre position, si le DGE avait demandé l’avis aux intéressées, il se serait fait répondre que, dans leur pays, les gens doivent s’identifier pour voter!!!

Dans toutes ces histoires, il n’y a pas de conflits entre immigrants et le Québec. Ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau de journalistes en manque de sensationnalisme pour vendre du papier.

Tout cela nous amène à créer une commission qui va nous coûter la peau des fesses, ou des gens vont s’en servir pour canaliser leur violence verbale. Certains diront que ça sera une forme de thérapie sociale pour que le méchant sorte. Désolé, une thérapie se fait à huis clos. On peu « bitcher » qui on veut en thérapie, parce que seul le thérapeute va savoir ce que vous avez dit. On ne fait pas de thérapie en public et encore moins sans thérapeute!!!

Dans cette histoire, c’est un bel exemple de mauvais journalisme. Un journalisme qui crée la nouvelle plutôt que de couvrir les nouvelles.

J’étais pour dire que ce genre d’histoire me fait honte d’être journaliste. C’est vrai que je fais du journalisme. Mais je ne me considère pas comme un journaliste. Pour moi, question de sauver mon intégrité, cela fait une grande différence.

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Le traitement journalistique des accommodements raisonnables

Les vitres teintées du YMCA et les accommodements raisonnables

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Voter à visage découvert

Karine Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Les accommodements raisonnables

Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson

Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables

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Le YMCA, les vitres teintées et les accommodements raisonnables

Le YMCA, les vitres teintées et les accommodements raisonnables

Dossier Accommodements raisonnables.

Sur le blog de François Rodrigue, le commentaire de SuperCath peut faire réfléchir;

« Et, honnêtement, toute l’histoire des accommodements raisonnables, c’est une tempête dans un verre d’eau créée par les médias! Un exemple : l’histoire des vitres teintées du YMCA… J’ai su d’une de leurs clientes que la clientèle demandait depuis longtemps à faire teinter les vitres pour une question d’intimité, mais le YMCA n’avait pas les fonds nécessaires pour le faire. Alors lorsque la communauté juive a proposé de le faire – à ses frais! – c’est évident qu’ils allaient accepter. C’est juste drôle que cette partie de l’histoire n’est pas été rapportée dans les nouvelles, n’est-ce pas? »

S’il est vrai, ce commentaire questionne royalement la façon que les médias ont rapporté la nouvelle et l’interprétation qu’ils en ont fait.

Autres textes sur les accommodements raisonnables.

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Dossier Accommodements raisonnables.

Des policières à qui l’on demande d’éviter les juifs hassidim. Un YMCA qui givre ses vitres pour éviter que les jeunes garçons juifs observent les filles en tenue de gymnastique dans les fenêtres. Dans un CLSC, un patient juif passe devant tout le monde parce qu’il doit revenir chez lui pour respecter le sabbat. Dans un autre CLSC, des cours prénataux sont réservés aux femmes pour respecter les traditions musulmanes, hindoues ou sikhs…

Ces événements ont fait couler beaucoup d’encre. voici un court résumé des articles parus dans le Journal de Montréal du 20 au 22 novembre:

Mario Dumont, soutenu par Jean Allaire le fondateur de l’ADQ, en a profité pour déchirer sa chemise et tenter de se faire un peu de capital politique. André Boisclair déchire la sienne contre Mario Dumont sur le ton et les termes utilisés dans un débat qui méritent d’être fait. Richard Martineau accuse les féministes de rester dans le placard par peur de faire un débat avec les « puissants juifs ». Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec lui répond que la liberté de religion est une épineuse question. Tant qu’à Hélène Harvey, présidente du Conseil du statut de la femme, elle refuse de répondre, tandis que la porte-parole, Danielle Beauchemin, mentionne qu’il leur manque des éléments pour débattre d’une question aussi complexe. Pour Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, la question mérite d’être débattue calmement. À tout cela, Richard Martineau nous revient en disant que les féministes tournent autour du pot et qu’elles marchent sur des œufs quand c’est le temps de dénoncer les extrémistes juifs ou musulmans. Joseph Facal soutient les propos de Mario Dumont. André Boisclair nous revient en demandant que le débat se fasse pacifiquement et dans le respect des individus.

Ouf! Maintenant que nous avons résumé la position de quelques personnalités qui ont pris la parole dans le Journal de Montréal, reste-t-il encore des choses à dire? Je crois que oui. Plusieurs dénoncent les demandes des intégristes. Là n’est pas le problème. Les intégristes peuvent bien demander tout ce qu’ils veulent. Le problème c’est qu’il y a eu des gens qui ont dit oui à ces demandes. Et cela fait malheureusement parti de notre patrimoine génétique. La peur de déplaire. La peur d’être politiquement incorrect. La peur de nous affirmer. La peur d’ouvrir un vrai débat… Les difficultés que nous pouvons avoir avec les immigrants ne sont que le miroir de ce que nous sommes, dans nos forces et nos faiblesses. Nos positions ne sont pas claires. Nous créons de la confusion dans l’application et l’interprétation de nos règlements. Ce ne sont pas les immigrants et les intégristes qu’il faut condamner. C’est notre capacité à être une société avec des règles précises et notre capacité de les faire appliquer. C’est comme avec les adolescents. Qu’ils ne cessent de demander des privilèges aux parents n’est pas un problème en soi. Les parents qui ne savent pas dire non et de faire respecter ce non, là il y a problème!

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Dossier: Accommodements raisonnables                Richard Martineau

Des policières à qui l’on demande d’éviter les juifs hassidim. Un YMCA qui givre ses vitres pour éviter que les jeunes garçons juifs observent les filles en tenue de gymnastique dans les fenêtres. Dans un CLSC, un patient juif passe devant tout le monde parce qu’il doit revenir chez lui pour respecter le sabbat. Dans un autre CLSC, des cours prénataux sont réservés aux femmes pour respecter les traditions musulmanes, hindoues ou sikhs…

Ces événements ont fait couler beaucoup d’encre. voici un court résumé des articles parus dans le Journal de Montréal du 20 au 22 novembre:

Mario Dumont et les accommodements raisonnables

Mario Dumont, soutenu par Jean Allaire le fondateur de l’ADQ, en a profité pour déchirer sa chemise et tenter de se faire un peu de capital politique. André Boisclair déchire la sienne contre Mario Dumont sur le ton et les termes utilisés dans un débat qui méritent d’être fait. Richard Martineau accuse les féministes de rester dans le placard par peur de faire un débat avec les “puissants juifs”. Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec lui répond que la liberté de religion est une épineuse question. Tant qu’à Hélène Harvey, présidente du Conseil du statut de la femme, elle refuse de répondre, tandis que la porte-parole, Danielle Beauchemin, mentionne qu’il leur manque des éléments pour débattre d’une question aussi complexe. Pour Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, la question mérite d’être débattue calmement. À tout cela, Richard Martineau nous revient en disant que les féministes tournent autour du pot et qu’elles marchent sur des œufs quand c’est le temps de dénoncer les extrémistes juifs ou musulmans. Joseph Facal soutient les propos de Mario Dumont. André Boisclair nous revient en demandant que le débat se fasse pacifiquement et dans le respect des individus.

Les intégristes et les accommodements raisonnables

Ouf! Maintenant que nous avons résumé la position de quelques personnalités qui ont pris la parole dans le Journal de Montréal, reste-t-il encore des choses à dire? Je crois que oui. Plusieurs dénoncent les demandes des intégristes. Là n’est pas le problème. Les intégristes peuvent bien demander tout ce qu’ils veulent. Le problème c’est qu’il y a eu des gens qui ont dit oui à ces demandes. Et cela fait malheureusement parti de notre patrimoine génétique. La peur de déplaire. La peur d’être politiquement incorrect. La peur de nous affirmer. La peur d’ouvrir un vrai débat…

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