Lettre ouverte à Dominic Arpin

Lettre ouverte à Dominic Arpin

Dominic Arpin a écrit un blogue qui questionne sa présence sur Internet. Je n’ai pu me retenir et j’ai eu le goût de lui envoyer un petit message de soutien. Je vous partage ma réflexion.

Recherchiste bénévole pour les concurrents

M. Arpin, je suis touché par votre blogue. Que penser quand on a l’impression de nourrir les concurrents avec notre travail? Je vis la même chose depuis une quinzaine d’années. Je suis intervenant pour l’organisme Le Journal de la Rue. Nous avons un magazine, Reflet de Société et nous avons créé le projet Café-Graffiti. Je gère deux blogues ou plusieurs de nos idées sont présentées avant qu’on ne les publie.

Imaginez, notre magazine est publié aux deux mois! C’est long à retenir une idée avant qu’elle ne soit publiée. Étant en contact avec beaucoup de personnes de milieux parfois difficiles à rejoindre, à chaque semaine des recherchistes m’appellent pour des mises en contact, des opinions.

J’étais bénévole pour l’organisme et j’ai déjà passé des journées entières à promener des journalistes dans différents secteurs de Montréal pour leur faire comprendre la réalité des jeunes. Je crois même l’avoir déjà fait avec vous il y a une dizaine d’années de cela.

Mon blogue est lu par des journalistes presque tous les jours. Par les statistiques, j’ai pu voir la provenance de certains lecteurs. Quand tu travailles 100 heures semaine pour réaliser un travail avec peu de moyens, peut-on laisser des recherchistes utiliser le fruit de notre travail?

De mon côté, je suis habité par une mission de changement social. Si les journalistes et recherchistes se servent de nous, cela nous permet de les influencer pour en arriver, nous l’espérons, à une société plus humaine et plus juste. C’est vrai cependant que la reconnaissance n’y est pas. Quand on est en compétition pour des cotes d’écoute ou des copies vendues, cela change l’angle de la question.

Dans tous nos livres et nos magazines, nous autorisons la photocopie de nos textes. Nous publions nos textes sur Internet et proposons aux Internautes de copier et de diffuser nos textes. Malgré tout, notre magazine a connu un excellent taux de croissance depuis 10 ans. Nous nous sommes retrouvés à plusieurs reprises Champions de la croissance de L’actualité ainsi que de Profit 100 à Toronto. Plus de 2000 intervenants photocopient nos textes à travers le Québec, près de 2000 organismes communautaires. Les ministères de l’Éducation autant du Québec que de l’Ontario utilisent nos textes comme référence pour les écoles secondaires. Le dernier sondage Crop nous donne maintenant 491 000 lecteurs à travers le Québec.

Oui, les gens nous observent, nous copient. Jusqu’ou devons-nous les laisser profiter de notre travail? Les leaders, les gens qui sont avant-gardistes et qui travaillent fort en recherche vont toujours se faire copier ou imiter par les autres. Je fais confiance aux Internautes et aux lecteurs pour en arriver à discerner les produits originaux et d’avant-garde.

J’ai une proposition pour vous. Vous pouvez toujours continuer à faire vos blogues et exprimer au fur et à mesure vos découvertes. Vous n’avez qu’à postdater la sortie du blogue à une date ou les autres médias ne pourront pas y avoir accès à temps avant la sortie de votre émission. Cela vous permettra de présenter une émission originale et d’être le premier sur Internet à les présenter.

En même temps, je comprends votre épuisement vis-à-vis un blogue. De mon côté, le blogue se fait après avoir travaillé 100 heures semaines. Souvent aux petites heures de la nuit avant de ne dormir que quelques heures.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Une Réponse

  1. Plus je vous lis et plus j’aime ça:) Je travail en recherche, je comprends très bien le topo.

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