Peut-on comparer une émission de Radio-Canada aux radios poubelles de Québec?

Moqueries ou intimidation? Violence ou humour?

Les limites du bon sens et du savoir vivre?

Raymond Viger Dossiers JusticeHumoristeIntimidationMédias, Hochelaga-Maisonneuve

C’est la fête des mères. Malgré l’orientation de ce billet, je souhaite une belle journée à toutes les mamans.

J’en profite pour souligner que c’était la première fêtes des mères de ma fille Annie. Sa fille Clara a fait de moi grand-père et parrain.

Pour la fête des mères, le chef Éric du Bistro le Ste-Cath et notre serveur Marc-Olivier Gingras ont invité l’animateur de l’émission La soirée est (encore) jeune, Jean-Sébastien Girard et sa mère à un brunch gratuit au Bistro le Ste-Cath. Un restaurant appartenant à un organisme communautaire qui reverse 100% de ses profits à la communauté.

J’ai été cependant extrêmement déçu d’entendre les préjugés de Jean-Sébastien Girard envers le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Des gags faciles et de bas étages qui me donnent l’impression d’écouter certaines radio de Québec et non pas celle de Radio-Canada.

Heureusement que les auditeurs ont une bonne capacité de discernement.

J’ai questionné ce genre d’humour sur le site de l’émission et tenter de sonner des cloches à plusieurs niveaux. La question qui est lancée peut-on laisser passer ce genre d’humour et ne rien dire? Quel est la différence entre Jeff Filion qui attaque Sophie Chiasson et Jean-Sébastien Girard qui attaque le quartier Hochelaga-Maisonneuve et les prostituées?

Ce genre d’humour est une forme de violence. Et toute violence doit être dénoncée. Sophie Chiasson avait pu se choquer et avait eu gain de cause en cours contre Jeff Filion. Mais quand Jean-Sébastien se moque d’un quartier et d’un groupe de personnes comme les prostituées ou encore les personnes toxicomanes est-ce qu’on devrait intenter un recours collectif?

Cela va donner un sens encore plus concret à mon billet de demain!

Je demeure tout de même très surpris que ce genre d’humour trouve une place à Radio-Canada.

Autres textes sur Intimidation

Autres textes sur Média

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Les conséquences de l’intimidation

Intimidation et cyberintimidation

Les conséquences

L’intimidation en milieu scolaire est un problème connu au Québec, et largement médiatisé. On pense souvent qu’il s’agit de violence physique entre différents enfants, mais le problème va loin, car l’intimidation peut prendre de nombreuses formes.

Louise Marchand dossiers Intimidation

cyberintimidation-web intimidation taxage violence jeunes écoleLorsque l’on parle d’intimidation, on pense spontanément aux cas où un enfant ou un groupe d’enfants en malmènent un autre, en faisant preuve de violence physique: coups, bousculades à répétition… Mais d’autres formes de violence sont employées par les intimidateurs. La violence physique est la plus exposée, car elle est visible. Une bagarre attire généralement l’attention des autres enfants, ou du personnel de l’école. La violence physique est également celle qui choque le plus, d’où sa médiatisation.

Mais certains enfants sont victimes d’autres formes de violence. La violence verbale, comme les insultes à répétition par exemple, peut faire autant de mal qu’un coup. Certains enfants se trouvent dans des situations dans lesquelles ils sont quotidiennement insultés, rabaissés par un ou plusieurs de leurs camarades. Et les menaces sont également une forme de violence.

Autres formes

Au-delà de la violence physique ou verbale, il existe d’autres formes d’intimidation, dont les conséquences sont tout aussi dramatiques. Certains enfants sont victimes d’harcèlement: ils sont quotidiennement la cible de moqueries, de taxage, ou de vols… Sans recevoir de coups, ils peuvent se retrouver dans des situations de grande détresse.

Une particularité de l’intimidation est que l’enfant intimidé se retrouve isolé. Dans certains cas, les intimidateurs créent cet isolement en propageant des rumeurs pour écarter les amis du jeune.

Cyberintimidation

La forme la plus récente d’intimidation, utilisant Internet, alors même que les enfants sont de plus en plus connectés, via les réseaux sociaux. Les intimidés reçoivent des messages insultants, des menaces, des moqueries par courriels, ou par message instantané. Bien que cela soit possible de se faire insulter par des inconnus, les victimes de cyberintimidation connaissent en général leurs intimidateurs, voire elles le côtoient à l’école. Sur les réseaux sociaux ou les blogues, les messages haineux peuvent être vus par un grand nombre de personnes, et peuvent provoquer un sentiment d’humiliation chez l’intimidé. L’intimidation dépasse alors les frontières de l’école et s’invite dans l’espace privé.

Conséquences

L’intimidation ne se résume donc pas à la seule violence physique, et ses conséquences peuvent être variées. Les cas de suicides d’enfants ou d’adolescents intimidés ont été particulièrement médiatisés. Sans parler de conséquences aussi extrêmes, les effets de l’intimidation sont nombreux. La détresse que cause ce genre de situation peut mener certains enfants au décrochage scolaire. Non seulement ils ne veulent plus aller à l’école, mais certains développent des troubles de la concentration, ou de l’anxiété, ce qui empêche leur réussite scolaire.

Les dégâts causés par l’intimidation ont également des conséquences à plus long terme. Un enfant intimidé peut développer des troubles mentaux comme de l’anxiété, de la dépression, ou des troubles alimentaires (davantage chez les filles). En devenant adultes, ils peuvent conserver une mauvaise estime d’eux-mêmes, et peuvent présenter un handicap tout au long de leur vie.

Si tu es victime d’intimidation, la meilleure chose à faire est d’en parler à un adulte en qui tu as confiance, et qui pourra t’aider. Si tu ne veux pas en parler à tes parents ou à quelqu’un de ta famille, cette personne peut être quelqu’un de ton école : un professeur, une infirmière, un psychologue scolaire…

À l’extérieur de ton école, il existe des organismes à Montréal qui peuvent t’aider. Tu peux te rendre dans un Centre de Santé et de Services Sociaux (CSSS) près de chez toi, où des professionnels (infirmier(e)s, psychologues…) pourront t’aider.

L’intimidation est illégale, tu peux donc te rendre dans un poste de police près de chez toi. Si tu ne peux pas te déplacer, tu peux appeler des services tels que Jeunesse J’écoute ou Tel-Jeunes. Leurs intervenants répondent 24h/24, 7j/7 et te donneront des conseils pour t’aider. Ils ont également des sites Internet où tu peux écrire des messages auxquels ils répondront.

Toutes ces ressources ne sont pas réservées aux victimes d’intimidation. Si tu es témoin d’intimidation et que tu veux aider la victime, parles-en à quelqu’un. Si tu es un intimidateur et que tu veux arrêter, n’hésite pas à contacter un des organismes, car ils peuvent t’aider.

Tel-Jeunes :
1-800-263-2266   teljeunes.com

Jeunesse J’écoute :
1-800-668-6868   jeunessejecoute.ca

Autres textes sur Intimidation

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Intimidation en milieu scolaire

Lutter contre ce problème de société

L’intimidation à l’école

«L’intimidation c’est un problème de communauté. Cela ne concerne pas seulement l’agresseur et la victime, mais tout le monde, de la famille, à l’école, aux témoins», annonce Jasmin Roy, dirigeant de sa fondation éponyme. Cette dernière lutte contre l’intimidation et la discrimination en milieu scolaire, en arguant que c’est un problème de société avec différents acteurs.

Louise Marchand dossiers IntimidationSanté mentale.

Illustration Cyril

Illustration Cyril

La lutte contre l’intimidation se fait avant tout par la prévention. Il est important de faire comprendre à tous les enjeux de ce problème.

Aux enfants d’abord, qui doivent apprendre quelles conséquences dramatiques peuvent avoir certains de leurs actes sur leurs camarades. Il faut également leur apprendre dès le plus jeune âge des valeurs de tolérance et de respect. Certains enfants sont intimidés pour des raisons raciales, sexuelles…

C’est notamment l’objectif de campagnes telles que Ma culture dans le Respaix de l’Institut Pacifique de Montréal, qui vise à lutter contre les discriminations.

Les parents doivent être sensibilisés à ce problème, car ils ont un rôle à jouer, notamment dans les cas de cyberintimidation. En effet, cela relève de la sphère privée, et Jasmin Roy estime que la responsabilité appartient aux enfants et à leurs parents. La campagne Branché sur le positif a été lancée par le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport, en partenariat avec des associations. Elle a pour objectif de contrer la cyberintimidation en montrant à tous les bénéfices d’une bonne utilisation des réseaux sociaux.

Sortir de l’intimidation

Au-delà de la prévention, il existe des ressources qui visent à sortir les enfants des situations d’intimidation. Alain Johnson est directeur des services cliniques à Jeunesse J’écoute, un service qui propose aux jeunes par téléphone ou internet des conseils et des informations, surtout pour les intimidés.

Selon lui il est très important de commencer à sortir le jeune de l’isolement: «Souvent ils appellent parce qu’ils n’ont personne à qui se confier. Ils se sentent souvent complètement démunis face à ces situations.» Le rôle des professionnels de Jeunesse J’écoute est de les écouter, et de les déculpabiliser, car «souvent ils ont l’impression que c’est de leur faute.» L’organisme leur présente également de potentiels interlocuteurs dans leur environnement: psychologues scolaires, parents, amis… L’objectif est véritablement de les amener à en parler à quelqu’un de leur entourage qui puisse les aider.

Selon Alain Johnson, il faut aussi travailler avec les intimidateurs. Jeunesse J’écoute reçoit des appels de jeunes leur demandant comment arrêter d’intimider les autres, ou comment réparer les conséquences qu’ils ont pu provoquer. Les intervenants cherchent donc à les aider, en tentant de comprendre ce qui mène à un tel comportement, car ils estiment qu’un enfant faisant preuve de violence est lui-même en souffrance.

Jasmin Roy pense qu’il faut travailler avec les intimidateurs: «Il faut passer par l’éducation, leur montrer des comportements de remplacement.» Il attire l’attention sur le fait qu’en plus de l’agresseur et de la victime, il faut prendre en compte les témoins: «9 fois sur 10, il y a des témoins de ces situations d’intimidation.» Il est donc important de les sensibiliser, de manière à les amener à en parler. Lorsque l’intimidé n’ose pas, dénoncer la situation peut faire la différence, et attirer l’attention des adultes sur le problème, qui peuvent alors intervenir.

Adultes

Le rôle des adultes est primordial. Qu’il s’agisse du personnel de l’école ou des parents, il est important d’être vigilant, pour tenter de détecter les situations d’intimidation. Il faut faire sentir aux enfants qu’ils peuvent en parler, qu’ils sont en sécurité. Avant d’intervenir pour mettre fin au problème, il faut être au courant, c’est pourquoi il est très important d’amener les jeunes à en parler. Les parents ont un rôle primordial à jouer, notamment dans les cas de cyberintimidation: c’est à eux de contrôler l’usage de l’ordinateur, les enfants n’ayant pas assez de recul pour faire la part des choses. La lutte contre l’intimidation doit donc se faire collectivement.

Le rôle du professeur

Le professeur joue un rôle primordial dans la lutte contre l’intimidation, car il est le premier interlocuteur des enfants. Il a à la fois un rôle de prévention et d’action. À travers sa classe, le professeur aide les jeunes à identifier et démystifier le phénomène. Il peut mettre en place des discussions de groupe ou des ateliers, comme des jeux de rôles.

Le professeur est un témoin phare des situations d’intimidation à l’école. Sa première action doit être de questionner les enfants lorsqu’il soupçonne une situation: l’intimidateur présumé, l’intimidé, les témoins. Il est important de ne pas tirer de conclusions hâtives. Il est parfois le premier adulte auquel les enfants viennent parler: attention et écoute sont donc primordiales. C’est ensuite à lui d’en informer la direction pour une éventuelle intervention.

Le professeur a un rôle central et délicat dans cette lutte. Il doit à la fois faire preuve d’écoute et de tolérance, et instaurer un climat de coopération et de solidarité dans sa classe.

La législation Éléonore Genolhac

Au Québec, l’intimidation est clairement définie par la loi: «Tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.» (Loi sur l’instruction publique, article 13, paragraphe 1.1).

Cette loi a été complétée par le projet de loi 56, appelée également Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école, adoptée le 12 juin 2012. Elle précise, dans son article 2 que l’intimidation concerne «tout comportement, parole, acte ou geste, y compris la cyberintimidation, exprimés directement ou indirectement, notamment par l’intermédiaire de médias sociaux, ayant pour but de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.»

Le projet de loi 56 oblige les commissions scolaires à se doter d’un plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école. Tous les membres du personnel de l’établissement sont tenus de collaborer à la mise en place de ce plan.

Autres textes sur Intimidation

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Rapper Sans Pression; pour prévenir intimidation et décrochage

Le Rap pour éviter qu’on dérape

Sans Pression et l’intimidation

Raymond Viger Dossiers IntimidationRap

sans pression rap intimidation rapper décrochage école jeunesLe rapper Sans Pression en n’est pas à sa première collaboration sur des thèmes sociaux. En 2008, Sans Pression s’impliquait contre le décrochage dans les écoles. Aujourd’hui, le rapper s’implique contre l’intimidation dans les écoles.

Un vidéo que l’on peut partager dans les écoles et les organismes communautaires.

Merci Sans Pression pour ton implication auprès des jeunes.

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L’amour en 3 dimensions.

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Internet : l’intimidation à la maison

Cyber-intimidation

L’encadrement parental

Si jusqu’à récemment, l’intimidation ne franchissait pas les portes de la maison, Internet a fait voler en éclats cette barrière.

Éléonore Genolhac dossiers Intimidation,

Cyberintimidation-internet-maison-contrôle-parentalAujourd’hui, les enfants victimes d’intimidation le sont en permanence. Nous avons tous en mémoire les cas dramatiques d’adolescents mettant fin à leurs jours, car victimes de cyberintimidation.

Mais parce que l’école ne peut pas être la seule à lutter contre ce fléau, les parents doivent apprendre à accompagner leur enfant à l’heure du tout numérique.

Génération connectée

Martine est la maman d’un garçon de 6 ans, Arthur, une adorable tête blonde, mais qui comme de nombreux autres enfants de son âge, une fois l’école terminée, se rue sur l’ordinateur familial.

Arthur fait partie de cette génération née avec un ordinateur au bout des doigts, un pur natif numérique selon le terme du sociologue Mark Prensky. Preuve en est, du haut de ses 3 pommes, l’enfant sait se servir de sa console de jeu vidéo, de l’ordinateur et du vieil iPhone de sa mère.

Écran comme gardienne

L’Association canadienne des pédiatres préconise pourtant de ne pas laisser un enfant jouer plus de 30 min par jour devant un écran avant ses 7 ans. Beaucoup de parents aimeraient respecter cette recommandation, mais tout le monde court après le temps. L’écran a cette fabuleuse fonctionnalité d’occuper l’enfant et de le tenir tranquille.

Il est important de trouver un juste milieu entre l’écran et le temps en famille. La solution n’est pas dans l’interdiction, mais dans l’éducation qu’il faut en faire, affirme Thierry Plante, spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Medias.

Modèle parental

Au moment de l’enfance, jusqu’aux alentours de 11/12 ans, les parents sont perçus comme des modèles. Le comportement qu’ils ont est celui adopté par l’enfant et leur usage d’Internet va l’influencer. Si très tôt l’enfant comprend qu’il y a des règles à respecter, qu’il ne peut pas tout dire sous prétexte que l’écran le protège, il y a fort à parier que plus âgé, il fera plus attention à ses propos.

Thierry Plante confirme qu’il existe «une corrélation positive entre le fait d’avoir des règles sur Internet et le comportement des jeunes quand ils surfent.» Car, les nouvelles technologies empêchent les signes de communication non verbale (gestes, expressions faciales…) qui représentent 70% du message, et en conséquence diminuent l’empathie. Il est plus facile d’être méchant derrière son écran.

Confiance

Il serait illusoire de penser pouvoir maîtriser l’utilisation des nouvelles technologies. À cet âge, l’ordinateur familial a cédé sa place au téléphone intelligent ou à la tablette, sur lesquels l’adolescent peut se connecter quand il le veut. Il est primordial d’installer un lien de confiance avec l’adolescent et de l’entourer, même s’il veut voler de ses propres ailes.

Il existe une multitude de réseaux sociaux, Facebook et Twitter étant les plus connus, et les parents peuvent vite se sentir dépassés. Mais s’il n’est pas nécessaire de les connaître dans le détail, il faut néanmoins que les parents cherchent à s’y intéresser, déclare Gaston Rioux, président de la Fédération des parents du Québec. Les parents ne doivent pas chercher à poser de jugement, mais s’efforcer à comprendre ce qui occupe leurs enfants.

Réseau à risque

Il existe des réseaux sociaux qui effraient plus que d’autres. Notamment Ask.fm. Basé en Lettonie, Ask.fm est un réseau social où chaque utilisateur reçoit des questions d’autres utilisateurs, qui peuvent être anonymes. Ce site a été largement critiqué en raison du cyberharcèlement qu’il peut provoquer. Le Premier ministre anglais David Cameron a lui-même appelé au boycott de ce site, responsable selon lui du suicide de 4 adolescents au Royaume-Uni en 2013.

Pour Thierry Plante, la solution n’est toujours pas dans l’interdiction, même s’il reconnait la dangerosité d’un tel réseau. Là encore, il insiste sur la nécessité d’avoir des discussions régulières avec son jeune, sur ce qu’il fait et où il va sur Internet.

Surveillance

Pour le spécialiste en éducation, il vaut mieux discuter et non interdire. S’il ne condamne pas l’utilisation de logiciels de contrôle parental, il invite à beaucoup de prudence à leur égard. «Si la surveillance est opérée à l’insu du jeune, cela risque d’avoir de lourdes répercussions et de briser le lien de confiance qu’il a envers ses parents», dit-il.

À cette forme d’espionnage, une solution pragmatique basée sur la confiance peut être privilégié. Thierry Plante préconise la création d’une tirelire à mots de passe: l’adolescent donne l’ensemble de ses mots de passe à ses parents, qui ne les utiliseraient qu’en cas d’urgence, si l’adolescent exprime un malaise face à une situation.

Un parent ne pourra jamais s’assurer de tous les agissements de son enfant. C’est pourquoi, et plus que jamais, l’enfant doit avoir confiance pour qu’il sache qu’il n’est pas seul, et qu’il peut librement en parler avec ses parents. Avant que les choses ne se gâtent.

Logiciels de contrôle parental

Il en existe 2 catégories : ceux de filtrage et ceux de surveillance.

Dans le premier cas, il s’agit de programmes qui interdisent l’accès à différents contenus définis par les parents (pornographie, violence…). Un tel dispositif est disponible dans les nouveaux systèmes d’exploitation (Windows Vista, Mac OS X …)

Dans le deuxième cas, il s’agit de logiciels espionnant l’utilisation d’Internet par l’enfant. Ces programmes agissent comme des mouchards.

Certains vont aller loin en enregistrant les saisies sur le clavier, les mots de passe, et prendre des captures d’écran… le tout envoyé régulièrement sur une adresse courriel. Les concepteurs arguant que c’est le devoir des parents de protéger leurs enfants.

S’il est recommandé l’installation de filtres parentaux pour garantir une connexion sûre au jeune public, il est déconseillé d’avoir recours à la seconde catégorie qui est de l’espionnage et mettrait en danger la relation parents-enfants.

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Les caricatures de Mahomet à St-Louis de Blandford

Les intégristes de St-Louis de Blandford

Intimidation, harcèlement et mise en demeure

Le média communautaire Le Réveil de Saint-Louis de Blandford publie une caricature. Le conseil municipal de St-Louis de Blandford vote une résolution pour faire cesser cette violence envers la Municipalité!

Raymond Viger Dossiers Média, Intimidation

caricatures mahomet st-louis de blandford journal le reveilRappelons les faits. Un camion d’entretien routier accroche un poteau de signalisation de la grande ville de Saint-Louis de Blandford qui compte 996 habitants.

Le média communautaire le Réveil de St-Louis de Blandford  en fait une caricature dans son journal. Pour comprendre la gravité du geste posé, j’ai publié ici la caricature incriminante.

Maintenant, je vous laisse découvrir la description de cette monstrueuse violence qui en est faite dans une résolution du Conseil municipal de St-Louis de Blandford , piloté par le Maire Gilles Marchand:

2012-02-55.9 Plainte au Journal Le Réveil

RÉSOLUTION

CONSIDÉRANT

la caricature parue dans le journal communautaire Le Réveil ;

CONSIDÉRANT

que ladite caricature présente un caractère de violence envers la Municipalité et le non-respect de la signalisation routière ;

CONSIDÉRANT

que dans la majorité des éditions du journal, les textes ciblent et/ou mentionnent le nom des employés municipaux par des propos dégradants, enlevant la crédibilité à l’administration municipale ;

CONSIDÉRANT

que la Municipalité désire dénoncer cette situation de violence et compter sur l’appui des associations municipales pour faire cesser ce genre de situation ;

CONSIDÉRANT

que le journal communautaire est réalisé grâce à la participation financière du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ;

CONSIDÉRANT

qu’aucune limite en ce sens n’est imposée aux journaux communautaires par le Ministère pour prévenir ou enrayer les attaques envers les contribuables et la Municipalité par le biais de ce genre de publications ;

EN CONSÉQUENCE

Il est proposé par Étienne Veilleux et résolu à l’unanimité des membres du Conseil que la Municipalité adresse une plainte au journal Le Réveil et qu’advenant le cas où la situation se répète dans les prochaines éditions, que la Municipalité adresse des demandes d’appui

  • à la Fédération Québécoise des Municipalités,
  • à la Corporation des Officiers en Bâtiments et en environnement du Québec (COMBEQ)
  • à l’Association des directeurs municipaux (ADMQ)
  • et qu’une demande soit adressée au Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine afin que des sanctions soient prévues dans les cas de propos ou de caricatures à caractère de violence ou de non-respect envers les municipalités dans les éditions des journaux communautaires financés par le gouvernement afin de favoriser le respect de l’administration municipale et prévenir les actes de violence.

Pour répondre à cette tentative d’intimidation, le conseil légal de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ), Maître Alain André a fait parvenir une mise en demeure au Maire Gilles Marchand.

Objet: Mise en   demeure NID: 0640 -Le Journal le   Réveil

Monsieur le maire,

Nous représentons les intérêts du Journal Le Réveil de Saint-Louis-de-Blandford, membre de l’Association des Médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) pour laquelle nous agissons comme procureur.

Le 6 février 2012, en séance publique, le conseil municipal de Saint-Louis-de­Blandford a adopté la résolution 2012-02-55.9 qui s’emploie à monter en épingle des événements tout à fait anodins ou sans conséquence à l’encontre du journal Le Réveil, et ce visiblement dans le seul but de saper la confiance que les citoyens peuvent avoir en leur journal communautaire en portant atteinte à la réputation de ce journal et de ses bénévoles.

Notamment, dans les deux premiers paragraphes de sa résolution, le conseil municipal, se référant à une caricature, nous fait part de son intention de « dénoncer cette situation de « violence» (sic) pour décrire le contenu d’une caricature tout à fait anodine et qui, selon nos sources, se réfère tout simplement à un incident mineur et sans conséquence survenu lorsqu’un camion de la municipalité a heurté un poteau d’arrêt!

Il est manifeste que le choix par les membres du conseil de ville d’agir par le biais d’une «Résolution» plutôt que par l’utilisation de moyens plus atténués, moins dramatiques et moins démesurés, révèle un acharnement peu commun à l’encontre d’un journal communautaire! Ajoutons à cela le libellé de cette résolution remplie de sous-entendus lourds de sens, traitant certains textes du Journal Réveil comme étant «des propos dégradants» et qui, toujours selon cette résolution, «enlevant la crédibilité à l’administration municipale» (sic)

Il est donc apodictique que cette résolution ne visait qu’à dévaloriser et à miner la respectabilité et la considération dont jouit dans la municipalité le journal communautaire Le Réveil ainsi qu’à harasser les bénévoles journalistes œuvrant au cœur de ce journal.

De fait, c’est à se demander si cette résolution se voulait avoir pour seul effet de limiter la liberté d’expression garantie aux   journalistes du journal communautaire Le Réveil par la Charte canadienne en cherchant à intimider et à museler les responsables du journal et ses bénévoles?

On ne rappellera jamais assez que la liberté de presse est un fondement de notre démocratie parce qu’elle permet justement de questionner les différents paliers de gouvernements au nom des citoyens. Le journal Le Réveil est un journal indépendant et libre de publier ce qu’il veut, sans se faire dicter son contenu par qui que ce soit et entend le demeurer! Tout citoyen est libre de ne pas être en accord avec certains contenus et d’y exprimer une opinion différente.

La municipalité de Saint-Louis-de-Blandford, ses employés ainsi que tous les membres de son conseil municipal sont donc par la présente mis en demeure

  • de ne pas donner suite à la résolution no 2012-02-55.9 en adressant une demande non fondée de sanctions à quelque organisme que ce soit, public ou privé dans le seul but de nuire et de leur causer des dommages moraux et monétaires ET
  • de cesser tout harcèlement ou intimidation à l’encontre du journal communautaire Le Réveil, ses administrateurs et ou ses bénévoles.

Les artisans de la presse communautaire n’ont rien d’autres à faire que de se défendre contre de telles démarches municipales.

Avec de telles intimidations pour décourager des bénévoles:

  • À quoi sert de faire la semaine du bénévolat pour reconnaître nos bénévoles si on ne cesse de les intimider les autres jours de l’année?
  • À quoi sert de faire des prix pour reconnaître nos bénévoles si on les harcèle le restant de l’année?

Tout ça parce que le maire Gilles Marchand n’entend pas à rire et n’aime pas qu’on caricature SA ville. 

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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L’intimidation ne se vit pas seulement à l’école

Un journaliste peut-il survivre en région?

Journalistes intimidés à Shawinigan

L’info lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), nous présente un texte d’Alain Gravel sur un cas d’intimidation de journalistes en région. L’intimidation est un dossier que nous avons documenté avec plusieurs exemples provenant de différents milieux. Le texte d’Alain Gravel nous présente un bel exemple de cas d’intimidation professionnelle. Je vous présente ici le texte d’Alain Gravel dans sa version intégrale, tel que publié par la FPJQ.

Texte d’Alain Gravel publié dans l’édition électronique du 30 et sur son blogue sur Radio-Canada.

Dossiers Intimidation, Médias

Cataractes
J’ai travaillé pendant quelques années en région au début de ma carrière. Il n’est pas toujours facile de rester indépendant comme journaliste lorsqu’on vit en région.

On croise le maire au dépanneur. On est assis au restaurant à une table voisine du président de la chambre de commerce, etc. Lorsqu’on critique un peu trop sévèrement les autorités, les pressions peuvent être vives sur les dirigeants des médias pour faire changer les choses.

Je peux donc facilement me mettre dans la peau de mes collègues de la Mauricie, le journaliste Hugo Lavallée et le réalisateur Pierre Marceau, qui ont signé récemment à notre émission une enquête sur le nouvel amphithéâtre de Shawinigan et son financement public.

Ce qu’on retenait essentiellement de leur enquête, c’est que l’histoire de cet aréna était un cas typique d’un financement public où le privé empochait les profits à travers d’une OSBL (organisation sans but lucratif).

Évidemment, les dirigeants de la ville et des Cataractes ne sont pas contents.

Et ils ne se sont pas gênés pour le communiquer à Hugo, un jeune journaliste qui a beaucoup d’avenir.

Le président des Cataractes, Réal Breton, a décidé de se plaindre directement au journaliste en lui disant au téléphone que « le dossier ne restera pas comme ça, soyez certains de ça. Vous ne salirez pas notre nom en faisant des reportages comme ça. (…) Je ne répondrai plus à aucune de vos questions, et je ne vous donnerai plus jamais d’entrevue.

En général, une personnalité publique se doit de répondre à toutes les questions et n’a pas à faire le tri des « bons » et des « mauvais » journalistes. Même lorsque ça chauffe.

Ce n’est pas tout. Le maire de Shawinigan, Michel Angers, qui a donné une entrevue à notre journaliste durant son enquête, est allé jusqu’à exercer des pressions pour qu’on reprenne le tout, n’étant pas satisfait de sa performance.

30 minutes après que notre équipe eût quitté l’hôtel de ville, il a personnellement téléphoné à celle qui dirige les services français de Radio-Canada dans la région de la Mauricie, Nancy Sabourin, pour lui demander de tout reprendre à zéro.

Le lendemain, il lui a laissé de nombreux messages à cet effet.

Mme Sabourin a accepté que l’entrevue soit reprise, mais que la première ne soit pas effacée et puisse être utilisée.

Mais ça va plus loin. Le maire Angers a tenu une conférence de presse le lendemain de la diffusion du reportage en déclarant qu’il était « pathétique que deux journalistes régionaux, M. Marceau et M. Lavallée, dépeignent [comme ça] la ville de Shawinigan sur tout le réseau français de Radio-Canada. […] Décidément, y’a des gens qui ne vivent pas sur la même planète que nous. […] C’est triste, pathétique et, à la limite, mesquin. »

Depuis quand le mandat d’un journaliste est de donner une bonne image de sa région? Notre rôle comme journalistes d’enquête n’est-il pas de réclamer des comptes, de poser des questions sur la gestion des fonds publics. Comme le disait mon patron, Jean Pelletier, dans une lettre ouverte au Nouvelliste : « L’information rend libre même si elle peut déplaire en certains milieux »

Les dirigeants de Shawinigan n’ont en outre pas aimé les images de pauvreté de leur ville que nous avons diffusées. Pourtant, elles correspondent à la description qu’en fait Statistique Canada dans son dernier recensement sur la fréquence du faible revenu dans une communauté. Cet indice le plus révélateur du taux de pauvreté place Shawinigan au 145ième rang sur 149 parmi les régions métropolitaines de recensement du Canada.

Ce qu’il y a aussi d’étonnant, c’est que le président des Cataractes, Réal Breton a finalement accepté durant cette même conférence de presse de dévoiler des chiffres qu’il ne voulait pas donner publiquement durant la confection de notre reportage.

D’ailleurs, le ton de toute cette conférence de presse a été très agressif.

On le voit, notre équipe a été la cible d’une certaine forme d’intimidation, par des menaces à peine voilées.

Ça ne s’arrête pas là. Des commerçants de Shawinigan ont indiqué leur intention de boycotter Radio-Canada dans l’achat de leur publicité. Et la Chambre de Commerce locale a organisé une manifestation dans les rues de Shawinigan pour protester contre notre reportage.

Dans des grandes villes, il est arrive que des pressions soient exercées sur des journalistes ou les directions des salles de nouvelles de grands médias, mais rarement aussi directement.

À la place, les gens qui ne sont pas contents de notre travail déposent des plaintes à l’ombudsman de Radio-Canada, ou au conseil de presse du Québec ou carrément nous poursuivent en Cour.

On le voit, en région ça se fait parfois différemment. Là où ça dépasse les bornes, c’est lorsqu’on tente d’intimider un journaliste pour la seule et bonne raison qu’on n’a pas aimé son reportage.

Surtout qu’à ce jour, personne n’a encore contesté les faits exposés dans l’enquête de Hugo et de Pierre.

Un texte d’Alain Gravel publié dans l’édition électronique du 30 et sur son blogue sur Radio-Canada.

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