Deuil d’un emploi

Vivre un licenciement

La perte d’emploi

La perte d’un emploi peut causer une sérieuse commotion, d’autant plus si vous ne l’avez pas anticipée.

Jean-Pierre Bellemare Dossier travailChroniques d’un prisonnier

L’estime de soi en prend un sérieux coup. On réalise subitement que nous sommes loin d’être irremplaçables. Que finalement, le sentiment d’appartenance, de familiarité que nos patrons justifiaient lorsqu’ils s’emportaient n’était que du vent. Nous n’étions qu’un employé parmi tant d’autres… Sacrée meurtrissure pour l’ego.

C’est certain que de prime abord, si on n’aimait pas son travail, l’effet sera moindre. Mais quand même, cette perte nécessite un ajustement rapide. Il faut refaire son CV, se présenter comme une pute en forçant sur le maquillage ou le déhanchement; rien de vraiment valorisant.

Personne n’y échappe, j’imagine, c’est du moins ce que je veux croire. Mais avant de tirer ma révérence, une rétrospection est nécessaire. Ce travail, quoique peu honorifique, avait ses petits à côté qui rendaient la chose plus agréable.

La connaissance de mes locataires et leur évolution familiale qu’ils me partageaient au détour d’un escalier ou lors d’une interminable attente pour l’ascenseur me procurait un accès à leur bonheur personnel. Ça n’a pas de prix de voir comment à travers l’adversité (cancer, décès, séparation), certains retroussaient leur courage et en redistribuaient aux traine-savates qui ignoraient leur situation.

Des héros qui savaient mieux que quiconque que donner crée plus de richesse qu’en recevoir. Très peu de gens connaissaient mon histoire, mais quel en était l’intérêt également? Lorsque vous avez une conversation enrichissante avec quelqu’un, cela suffit amplement.

C’est un peu comme découvrir une nouvelle recette toute simple, mais qui comble vos pupilles. On se fou royalement de la manière dont elle est concoctée. Elle nous satisfait et c’est tout ce qui compte.

Voir les enfants naître, grandir et faire leurs premiers pas avait un effet euphorique sur ma personne. Ces enfants de toutes nationalités, de tous âges, je les avais faits miens. Voilà ma véritable perte. Ces gens, qui m’ont parfois chaviré le cœur, resteront imprégnés dans mon être.

Je souhaite à tous ceux qui ont fait appel à mes services ou qui ont croisé ma route tout le bonheur possible.

J’ai rarement vu des gens véritablement malintentionnés ou malsains… et quand c’était le cas, ils détenaient trop peu de pouvoir. Leur condescendance et arrogance n’avaient d’égal que leur propre médiocrité. Mais ils ont l’avantage de nous rappeler à quel point il est bon d’être gentil et surtout équilibré.

Je suis chroniqueur depuis plusieurs années, j’ai eu ma propre troupe de théâtre, je suis aussi cinéaste à mes heures perdues et surtout je resterais votre ami. Un gros merci de vos sollicitudes, gentillesses et vos magnifiques sourires qui continueront de me hanter joyeusement.

Si une porte se ferme, une autre s’ouvre quelque part.

Autres textes sur Prison

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Rembourreur: un métier qui renaît

Rembourreur

Artisan de seconde jeunesse

Entre crise économique et meubles familiaux, un métier revient au goût du jour. Les rembourreurs. Ce métier d’artisanat utilisant mains et imagination recommence tranquillement à remplir les salles de classe. De quoi s’intéresser d’un peu plus prêt à ces fées qui font du neuf avec du vieux.

Delphine Caubet dossiers Culture, Éducation

restauration vieux meublesÀ l’École des métiers du meuble de Montréal, son directeur, Gérald Guérin est pour le moins occupé: «Le téléphone sonne tout le temps», explique-t-il. Entre particuliers et administrations qui veulent restaurer des meubles et vieux maîtres à la recherche de relève, il n’y a pas de quoi s’ennuyer.

Dans la plupart de nos maisons, les meubles proviennent d’Ikea et pour ceux d’entre nous qui ont des héritages familiaux, ils apprécient de les restaurer pour leur offrir une seconde jeunesse.

Dans l’atelier de l’École des métiers du meuble, tous s’affairent à leur ouvrage. C’est une explosion de couleurs et de textiles. Slalomant entre les tables et discutant avec les élèves, Dominique Piquet leur professeure, leur apprend à développer leur propre compréhension des matériaux.

Le rembourreur, maillon complémentaire des ébénistes et autres artisans du meuble, rembourre et recouvre de tissu (entre autres matières) les meubles.

Renaissance d’un art

«Les métiers du meuble sont cycliques, mais restent toujours», explique Gérald Guérin. Dans son école, le nombre d’élèves ne cesse de progresser; et leur profil de changer. Jusque tout récemment, l’âge moyen des étudiants était de 33 ans. «Il s’agissait de réorientation», explique la professeure Piquet.

Venant d’horizon divers tel que la coiffure, la mécanique ou le tourisme, ils ont en commun la passion du travail manuel.

«Et c’est passionnant, explique Dominique Piquet, car le jeune homme venant de mécanique a une grande précision et une minutie venant de sa précédente carrière; alors que la jeune femme venant de coiffure à un sens esthétique très développé. Cela donne des classes très intéressantes.»

Mais depuis un an ou deux, l’âge de ses futurs rembourreurs diminue pour atteindre la mi-vingtaine. Pour cette école habituée à former des adultes, un changement doit s’opérer: «Il faut davantage les encadrer, ponctue Gérald Guérin. C’est peut-être dû à toutes ces émissions de télé de décoration. Elles montrent à ne pas jeter et à réparer.»

Une chose est sure, le métier de rembourreur revient au goût du jour.

Art qui s’exposeArtisanat québécois

À 33 ans, Isabelle de Repentigny est une rembourreure de plusieurs années d’expérience qui expose pour la 1re fois en 2014. Avec son collier en cerise et ses allures de mannequin des années 50, on a du mal à l’imaginer dans un atelier. Et pourtant, le résultat est bluffant.

Divan avec dossier géant et tableaux de graffiti encastrés, petit fauteuil en cuir rouge verni, ensemble de salon printanier avec photo avant/après, sans oublier un ensemble de chambre (lit et tables de chevet) fait avec le bois de sa ferme familiale à Ste-Barbe.

Isabelle est une rembourreure pour le moins polyvalente et particulière. Pour elle, la passion se déclara à 17 ans, où elle fit une chaise pour un cours d’art plastique. Ce fut le début d’une révélation. Elle choisit dans un premier temps de s’orienter vers la menuiserie, mais les lames, la pollution et le danger la poussèrent à se tourner vers le rembourrage.

Après plusieurs années d’aller-retour dans l’aviation pour faire des sièges de jet privé, elle décide de revenir à son compte. Sa clientèle se bâtit progressivement par le bouche-à-oreille. Grâce à son côté ébéniste, elle peut modifier la structure des meubles, tout en accomplissant son travail de rembourrage.

Ce métier pour Isabelle, c’est donner une seconde vie. À côté de cela, elle peut laisser son esprit créatif prendre le dessus pour réaliser des meubles exclusifs et uniques, à son image. Elle laisse libre cours à son imagination et invite d’autres artisans à participer à ses créations.

«Je n’aime pas restreindre et être restreinte. Mais j’aime beaucoup les contrastes, c’est pour cela que j’invite d’autres personnes dans mes créations», précise-t-elle. Alors, pour un superbe sofa, elle a fait appel à un artisan pour réaliser les bras. Sans aucune consigne, la jeune femme a laissé le forgeron s’approprier le travail pour réaliser une œuvre à 4 mains.

Second souffle

Tout comme Isabelle, l’École des métiers du meuble de Montréal favorise les échanges et les partenariats entre ses élèves, notamment entre les branches de rembourrage et d’ébénisterie.

Contrairement à ces derniers, le métier de rembourreur ne se voit pas influencé par la modernité. Les ordinateurs n’ont aucune utilité dans un atelier, et seules la pratique et l’expérience des matériaux comptent. Le rembourrage reste d’ailleurs un métier qui nécessite un maître.

Grâce aux différents stages, les jeunes apprennent aux côtés de vétérans et surtout se voient l’opportunité de débouché à la fin de leurs études. Il faut dire que le taux de placement est pour le moins intéressant avec 100% d’emploi pour les finissants (selon Métiers Québec).

Certains peuvent continuer auprès de maîtres, racheter leur entreprise ou créer la leur. Enfin, quelques autres choisissent de développer une stratégie de niche comme dans… les cercueils ou les niches animales! Il suffit d’imagination, on vous dit!

Pour les demoiselles qui seraient intéressées par la profession, il est bon de tuer un mythe: le rembourrage ne nécessite pas une grande force physique; et pour certaines situations inévitables (comme le déplacement du meuble), l’ingéniosité pallie au manque de force.

Pour preuve, si officiellement dans les statistiques la profession est à plus de 80% masculine, la tendance s’inverse dans les écoles.

Alors, si vous avez de vieux meubles à la maison, n’hésitez pas à vous tourner vers l’artisan près de chez vous. Qui sait, il pourrait vous surprendre et vous ramener un meuble totalement différent.

Autres textes sur  Éducation

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Élections américaines: Mitt Romney et la tempête

Mitt Romney, la tempête et l’indécence de certains arguments économiques

«Je ne suis pas là pour sauver la planète»

Durant la campagne électorale américaine, Mitt Romney se pose en pragmatique, à la manière purement républicaine. L’important, c’est de créer des emplois, dit-il, le reste va se régler de lui-même, sans intervention de l’État.

Normand Charest – chronique Valeurs de société, dossiers EnvironnementÉconomie, Politique

reflet de société débats sociaux reflexions socialesDans ce genre de discours, Romney s’accroche au « rêve américain » qui pourtant n’a jamais fonctionné pour tous. Durant les belles années de l’après-guerre, on traitait encore les Noirs de manière terrible dans le sud des États-Unis, est-il nécessaire de le rappeler ? C’était aussi les années de la commission Hoover et de la chasse aux communistes. Pendant que certains rêvaient, d’autres vivaient un cauchemar.

Donc, selon Romney, le salut serait dans l’entreprise privée ? Certainement pour ceux qui, comme lui, sont au sommet de l’échelle économique, mais beaucoup moins pour ceux qui rament durement pour arriver.

« Je ne suis pas là pour sauver la planète »

Mais heureusement pour nous, Romney a le don de se tirer dans le pied sans qu’on l’aide. En parlant, par exemple, des 47 % de la population qui est à la charge de l’État. Et, plus récemment, lorsqu’il ridiculisait les préoccupations écologiques ainsi :

I’m not in this race to slow the rise of the oceans or to heal the planet. I’m in this race to help the American people.

Est-il vraiment nécessaire de souligner le grotesque de cette remarque ? Son but n’est pas de ralentir la montée des eaux ou de guérir la planète, mais seulement d’aider les Américains. En balayant du revers de la main toute la planète et le reste de l’humanité.

Mais comment pourrait-il les aider, lorsque la mer paralyse le métro et lorsque tout s’arrête dans le noir ? Le New York Times s’amuse à ses dépens, dans son éditorial du 29 octobre 2012 intitulé « A Big Storm Requires Big Government ». Sans les bureaucrates dont Romney voudrait se débarrasser, qui s’occuperait de la gestion des secours ? demande justement le journal.

Et sans prendre au sérieux les problèmes environnementaux actuels, comment peut-on penser à une économie et à une paix sociale durables ? Non vraiment, derrière l’apparent pragmatisme se cache ici, en réalité, une ignorance et une recherche égocentrique de pouvoir et de privilège.

L’indécence de certains arguments économiques

storm tempête américaine sandy usa new yorkEt puis on parle déjà de la reconstruction après le séisme qui relancera l’économie. Comme on parlait autrefois des guerres qui faisaient rouler l’économie. Ne ressent-on pas une honte profonde, en entendant de tels propos ? Voyez l’image des charognards qui se nourrissent de la souffrance des autres. Une telle vision du monde donne la nausée.

Les guerres bonnes pour l’économie ? Les soldats qui meurent dans les tranchées, la population sous les bombardements. Ceux qui soignent les blessés, ceux qui ramassent les morceaux éparpillés de chair, pourraient-ils parler aussi facilement de la valeur économique des catastrophes et des guerres ?

Il y a là une indécence difficile à concevoir et à excuser, du point de vue éthique ou moral.

Une économie qui repose sur le malheur des autres, sur la surconsommation et les plaisirs superficiels est forcément fausse, pour ne pas dire immorale. Elle est d’ailleurs toujours sur le bord de la crise.

Redéfinir le bonheur ?

Comment définir le bonheur, ou au moins la « qualité de la vie » ? Au départ, la nature est belle. Ses paysages nous réconfortent, et ce n’est pas pour rien qu’on l’a appelée Mère Terre. Elle nous offre de l’eau pure et de l’air pur.

Ou plutôt, « nous offrait », parce que nous avons détruit tout cela au nom de l’économie et de la surconsommation qui lui est nécessaire. Résultat : nous travaillons dans des usines grises ou des bureaux beiges, plutôt que sous le soleil.

Et pendant nos temps libres, lorsqu’il en reste, nous bravons les puants bouchons de circulation pour retrouver quelques arbres. Le sol est couvert d’asphalte, autour des centres commerciaux et des zones industrielles, là où se trouvaient, hier à peine, des pâturages et des terres, des canards et des hérons.

Retrouver des valeurs durables

Sérieusement, qui veut d’un tel monde dans lequel la beauté, la culture et le bonheur calme disparaissent au nom du pragmatisme ? Tout y est pesé en ne tenant compte que de la valeur financière, et le reste est rejeté. Une telle vie n’a aucun sens.

Mais la vie véritable est bien loin de tout cela. Elle est basée sur des valeurs plus profondes et durables : des valeurs éthiques, morales, incluant de l’entraide, du partage, de la confiance, de la compassion, de l’amour. La vie réelle implique toutes ces choses. La vie réelle qui « vaut la peine d’être vécue ».

Malgré les discours de ceux qui se prétendent plus avisés, nous devons garder le cap et conserver nos valeurs, autant sociales que spirituelles, sans lesquelles l’humanité ne pourrait pas survivre.

Article cité du New York Times, « A Big Storm Requires Big Government ».

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Amir Khadir et Québec solidaire: utopie sociale

Impacts et conséquences d’un salaire minimum à 16$

Amir Khadir et Québec solidaire en plein délire

Tel que vu dans le programme de Québec solidaire Amir Khadir, voudrait avoir le salaire minimum à 16$ de l’heure. Désolé M. Khadir, mais vous ne travaillez pas dans le même sens que moi pour aider les gens les plus démunis à prendre leur place dans la société.

Raymond Viger Dossier CommunautaireÉconomie, Politique

amir-khadir-quebec-solidaire-programme-salaire-minimum Les impacts d’un salaire minimum aussi élevé sont majeurs et nombreux. Impacts négatifs et suicidaires pour notre société. Une entreprise accepte d’investir sur un jeune parce qu’il ne coûte pas trop cher à former. S’il faut payer plus cher pour la main d’oeuvre, les jeunes auront plus de difficultés à trouver un premier emploi. Les entreprises ne prendront plus le temps de former une relève mais vont chercher une main d’oeuvre déjà qualifiée et expérimentée.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui n’est pas subventionné, cela veut dire une augmentation de nos coûts fixes de 9 236$ par semaine, soit une augmentation de la masse salariale de 480 298$ par année!!! Mais à quelle place M. Khadir je trouve l’argent pour payer une telle augmentation de mes dépenses?

De plus, avec une telle augmentation du salaire minimum, cela veut aussi dire que mes fournisseurs aussi vont voir leur coûts fixes augmenter. Cela veut donc dire que tous les produits et services que j’achète vont augmenter drastiquement.

Augmentation du salaire minimum et inflation

Ces augmentations vont créer une inflation sans précédent. Sans calculer les augmentations de dépenses qui proviendraient de mes fournisseurs, l’augmentation du salaire minimum à 16$ me forcerait à augmenter mes revenus. Ma source de revenu est la vente d’abonnements au magazine Reflet de Société. Je devrais, du jour au lendemain en augmenter le prix de vente de 35%! Avec une telle augmentation pensez-vous que nous allons pouvoir conserver le même nombre de vente? Pas convaincu.

M. Khadir, une augmentation du salaire minimum à 16$ n’est pas sérieux. Je ne peux pas comprendre comment Québec Solidaire soutient une telle proposition. Déjà les dernières augmentations du salaire minimum nous ont rentré dedans et j’ai dû diminuer le nombre d’employés pour compenser ces augmentations de dépenses.

Impacts et conséquences d’un salaire minimum à 16$

Pour un organisme de réinsertion comme le nôtre, une augmentation du salaire minimum à 16$ de l’heure veut tout simplement dire que nous fermons les portes. Je ne vois pas en quoi cela va aider la société de faire fermer les organismes et les entreprises qui offrent des débouchés à des gens qui n’ont pas toutes les compétences pour se trouver un emploi du jour au lendemain. Augmentation du nombre de chômeurs, augmentation de gens qui se retrouvent à l’assistance sociale… M. Khadir, ce que vous nous proposez est la déroute sociale assurée.

J’aimerais M. Khadir que vous nous expliquiez comment vous voulez aider les plus démunis, les plus fragiles et les plus sensibles avec une augmentation du salaire minimum à 16$ de l’heure. Malgré ma carrière en science et mon expérience autant du privé que du communautaire, je ne comprends pas la philosophie et vos calculs qui peuvent soutenir une telle demande.

Sur le site de Québec solidaire, en page 26 du cahier synthèse du programme de Québec solidaire, Québec solidaire soutient une proposition de majorer le salaire minimum à 16$!

Merci de venir nous expliquer parce que je ne sais pas où vous voulez aller avec une telle proposition.

Mise à jour:

Tentative d’avoir une réponse de Québec solidaire sur le débat amorcé sur le salaire minimum à 16$.

Synthèse de la saga du débat sur le salaire minimum à 16$.

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17 mai Journee internationale contre l homophobie

17 mai: Journée internationale contre l’homophobie

Lisa Melia……DOSSIERS Homosexualité ET Sexualité

Le 17 mai 1990, l’Organisation mondiale de la Santé retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. C’est devenu depuis la Journée internationale contre l’homophobie. Une seule journée pour mettre sur le devant de la scène ce qui est un combat de tous les jours pour de nombreuses personnes où beaucoup reste à faire.

homosexualité homosexuel homos lesbiennes gai gay Homosexualité sans frontière

En 2009, le thème est «l’homosexualité n’a pas de frontière.» La Fondation Émergence, qui organise la promotion de cette journée, veut en faire un «événement rassembleur et un moment de convergence des actions de lutte menées contre l’homophobie.»

L’objectif, comme les années précédentes, est de sensibiliser la population aux réalités homosexuelles et aux discriminations existantes dans un but d’information et de prévention. Cette année cependant, l’accent est également mis sur les populations ethnoculturelles et leur perception de l’homosexualité.

Homosexualité et populations immigrées

La Journée internationale contre l’homophobie a connue sa première édition en 2003 au Canada, et l’initiative a par la suite été reprise par des pays comme la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, avant de devenir un mouvement effectivement international. Les organisateurs soulignent cette année que bien que l’homosexualité reste discriminée dans les sociétés occidentales, elle est légale et protégée. Or, une partie des immigrants qui arrivent au Canada sont originaires de pays dans lesquels elle est interdite et pénalisée. L’objectif de cette édition est donc de sensibiliser ces populations qui «voient certaines de leurs valeurs propres remises en cause» à leur arrivée. L’idée principale est que l’homosexualité ne connaît pas de frontière et existe partout dans le monde.

Combattre l’homophobie dans tous les domaines

Cette thématique est par ailleurs le dernier volet d’un plan quinquennal visant les secteurs dans lesquels la lutte contre l’homophobie est à mener : la famille, le travail, l’éducation, la santé et les communautés culturelles. Ce sont dans les deux premiers que l’homophobie est la plus présente, rattrapée depuis peu par Internet. Un rapport de l’association française SOS Homophobie affirme que les propos homophobes sur la toile ont été multipliés par trois en quatre ans. En France, la loi Perben II criminalise l’homophobie, aussi bien les actes que les paroles. Encore faut-il faire appliquer la loi, estiment les associations.

La Fondation Émergence veut aussi, grâce à cette journée, montrer les effets dévastateurs de l’homophobie et de l’exclusion, en particulier sur les jeunes. C’est, selon la Fondation, «un phénomène insidieux qui a su se frayer des chemins subtils, discrets et habituellement invisibles», d’où l’importance de la journée du 17 mai pour le dénoncer.

Pour en savoir plus

Le site homophobie.org des organisateurs de la Journée internationale contre l’homophobie.

Un sondage sur l’homophobie au Québec, commandité par Gai écoute.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

show_image Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Les premieres lecons de la crise economique

Les premières leçons de la crise économique

Lisa Melia DOSSIER Économie ET Politique

C’est dans un amphithéâtre rempli que Lionel Jospin a fait son entrée, sous les applaudissements, le 20 avril dernier à l’Université de Montréal. Lionel Jospin est une figure politique française très connue dans l’Hexagone, puisqu’il a été Premier ministre du président Jacques Chirac de 1997 à 2002. Affilié au parti socialiste, il a un temps enseigné l’économie, ce à quoi il est revenu le temps de cette conférence, organisée par le Centre d’études et de recherches internationales, sur les enseignements que les gouvernements et les institutions économiques devraient tirer de la crise économique qui secoue la planète depuis le début de l’année 2008.

Une crise d’abord financière

Lionel Jospin a d’abord souligné que la crise était avant tout financière. D’après lui, on a réalisé en 2007 que quelques établissements financiers regroupés à Wall Street pouvaient mener le système entier à la banqueroute. «Aucune zone de la planète n’est épargnée, rappelle M. Jospin. Chacun a sa part de responsabilité dans les dysfonctionnements, mais en vérité, si on va au fond des choses, c’est le système économique et financier lui-même qui est déséquilibré.»

Lionel Jospin - cerium Depuis les années 80, une industrie financière mondiale sans régulation s’est développée. Des crédits sont accordés à des familles qui n’ont pas les moyens de les rembourser. La spéculation, ce jeu qui consiste à anticiper les mouvements de la bourse, et même à les influencer, en achetant ou vendant des produits financiers, a été laissée sans contrôle.

Pourtant, plusieurs alertes auraient dû inquiéter les experts financiers. Dans la décennie 90, les crises financières se sont multipliées au Mexique, au Japon, en Argentine, en Russie. «Elles n’étaient pas tenues pour alarmantes, en dépit de leur ampleur, parce qu’elles survenaient à la périphérie du système», assène Lionel Jospin. C’est pourquoi le choc a été d’autant plus violent en 2008: cette fois, c’est le cœur du système qui était touché, dans le pays du capitalisme, que l’on croyait pourtant inébranlable.

Une crise économique et sociale

Il était pourtant inévitable que la crise financière devienne une crise économique car ces deux mondes sont intimement mêlés l’un à l’autre, ce qui mène à une augmentation des faillites et des licenciements. «La crise économique va entraîner son lot de souffrances, affirme M. Jospin. Subiront le plus ces maux ceux qui en sont le moins responsables.» Il souligne le sentiment d’injustice et de colère parmi les citoyens, qui vont devoir supporter le coût de la crise alors que les grands patrons de la finance continuent à recevoir des salaires et des primes de départ très élevés.

Les réponses gouvernementales à la crise

Les gouvernements se sont empressés de renflouer les établissements financiers, «ce qui était absolument indispensable pour éviter la banqueroute générale et un désastre économique», affirme Lionel Jospin.

Il note d’ailleurs que la crise a conduit à une véritable réhabilitation de l’Etat: ce sont les mêmes experts qui sommaient les Etats de ne pas intervenir dans l’économie qui demandent maintenant des aides pour éviter au système de sombrer. «Les dogmes libéraux ont volés en éclat!» Cependant, les milliards dépensés par les banques centrales et les gouvernements seront, à plus ou moins long terme, payés par les citoyens.

Les solutions de la crise

L’ancien Premier ministre est clair sur la question des solutions de la crise: il faut assainir le système financier global. Contrairement à la crise de 1929, qui a trouvé son origine dans les déséquilibres nés de la pemière guerre mondiale, la crise de 2009 vient du système lui-même. «Sortir de cette crise vraiment et éviter son renouvellement suppose de modifier [le système] profondément.»

Or, le G20, tenu à Londres le 2 avril dernier, est très insatisfaisant, selon Lionel Jospin. Le fait de tenir une réunion «élargie» à 20, qui inclue des pays comme la Chine et le Brésil, des acteurs économiques aujourd’hui incontournables, est un point positif. De même que le refus du protectionnisme et l’affirmation du besoin de contrôle et de régulation. Cependant, les gouvernements ne sont pas allés assez loin, estime M. Jospin.

«La crise ne doit pas nous faire oublier les défis de long terme.» L’ancien Premier ministre a en effet rappelé que d’autres problématiques telles que les ressources naturelles, les catastrophes climatiques dues au réchauffement de la planète, la famine et les problèmes de démographie étaient à prendre en compte aussi. En conclusion, «nous devons chercher un nouveau mode de développement. Il ne faut pas tourner le dos à l’idée de progrès, mais en renouveler le sens.»

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site du CERIUM

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Défendre son emploi malgré la crise économique

Défendre son emploi malgré la crise économique

François Richard

Dossiers Économie

La Cour supérieure du Québec a accordé une injonction à l’Université du Québec à Montréal le 25 mars dernier. La mesure est dirigée contre les professeurs de l’établissement, en grève depuis deux semaines. Il leur sera interdit pour les dix prochains jours de tenir quelque manifestation que ce soit à l’intérieur de l’université, d’être plus de cinq à la fois sur les lignes de piquetage et de s’approcher à plus de cinq mètres des portes de l’UQAM lorsqu’ils manifestent.

Ces mesures sont extrêmement sévères, vu le peu d’impact de ce conflit de travail sur la société en général. De plus, le juge Jean-François de Grandpré a eu recours à un argumentaire peu crédible pour justifier sa décision, évoquant la sécurité des usagers de l’UQAM qui serait mise en péril par les professeur qui manifestent. Comme si ces derniers étaient un groupe de dangereux trouble-fêtes qui risquaient à tout moment de saccager l’université et de s’en prendre violemment aux étudiants ou aux employées de cafétéria.

Crise économique, licenciements, conflits de travail

Plus de 200 000 Canadiens ont perdu leur emploi depuis le début de la crise économique. Il est inquiétant dans ce contexte de constater que la justice se montre prête à briser un mouvement de contestation légitime au nom de considérations sécuritaires tirées par les cheveux. Avant même que la crise actuelle ne débute, les Québécois et les Canadiens des autres provinces ont été témoins d’un durcissement croissant des relations de travail et d’un effritement des droits des travailleurs au pays. Depuis une dizaine d’années, le phénomène s’aggrave et ce autant dans les entreprises privées que chez les employeurs publics, de Wal-Mart qui ferme ses succursales récemment syndiquées au gouvernement du Québec qui interdit toute forme de militantisme au employés du secteur public sur leurs lieux de travail.

S’il faut qu’en plus les tribunaux se mêlent de conflits de travail qui ne concernent pas la justice, il faut s’attendre à ce que de nombreuses entreprises profitent de la crise pour effectuer des licenciements et des réductions de salaire qui auraient été considérées inacceptables en des temps plus prospères. Pourtant, pour qu’une société soit prospère, il faut que la majorité de sa population le soit aussi. Malgré les conditions difficiles crées par la crise, les travailleurs doivent continuer de défendre leur emploi et leur qualité de vie.

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