Déconfine tes pensées – Un projet d’écriture

Dossier Santé mentale 

Crédit : Mélodie Descoubes

L’auteur-slameur et porte-parole du Mouvement Santé mentale Québec, David Goudreault, effectue tous les mois, avec d’autres artistes, en direct sur Facebook, une lecture publique de textes rédigés par des jeunes de 12 à 25 ans dans le cadre du projet d’écriture Déconfine tes pensées. Un beau clin d’œil au confinement vécu en raison de la pandémie COVID-19.

« On désire faire entendre vos mots dans l’espace public à travers nos voix. On souhaite savoir ce que vous avez ressenti pendant cette crise, ce que vous ressentez en ce moment. Tout est bienvenu ; écrivez en vers, en prose, des nouvelles, en inversé, en sanscrit, en calligramme, en slang… on veut vous entendre ! », explique David Goudreault.

Le niveau de stress, d’anxiété et de désespoir a généralement augmenté avec le confinement. Plusieurs jeunes sont retournés aux études avec le plaisir de revoir leurs amis, mais ont dû s’adapter au quotidien chamboulé des écoles. Le Mouvement Santé mentale Québec souhaite donner la parole aux jeunes en vue de favoriser leur résilience et réduire à long terme les effets nocifs de la pandémie sur leur santé mentale.

Vous pourrez lire ici des textes et des extraits reçus depuis l’automne dernier.


Exprimer ma colère

Chère COVID-19,

Je suis habituée d’écrire des messages à mes amis ou à ma famille pour leur dire à quel point ils sont importants pour moi, surtout en ces temps incertains. En revanche, j’ai rarement composé un message pour exprimer ma haine.

J’ai commencé à entendre de parler de toi pendant les vacances de Noël. Je me disais que tu étais vraiment très loin de nous et que tu ne m’atteindrais jamais. Alors, je me suis carrément foutue de toi.

Février est arrivé et tout était encore normal. Ensuite, mars est venu, ainsi que la semaine de relâche, où plusieurs personnes sont parties en voyage, partout dans le monde. Tu le sais très bien, tu t’es attaqué à plusieurs d’entre elles.

En revenant de la semaine de congé, jamais je n’aurais pu croire qu’autant de victimes seraient affaiblies ou mortes par ta faute. Le mercredi 11 mars 2020, ma mère m’avait prévenue de rapporter mes effets scolaires au cas où l’école fermerait pour deux semaines. Éternelle obstinée ou positive, vois-le comme tu veux, j’ai plus ou moins respecté son conseil. Je n’avais aucune idée que je ne pourrais plus voir personne pendant des semaines, confinée avec ma famille.

Ta présence dans notre pays a eu l’effet d’une bombe. Tu as explosé dans nos vies, sans te soucier de nous. J’ai essayé tant bien que mal de me convaincre que tu partirais dans le temps de le dire… mais un mois après le début du confinement, j’ai commencé à perdre espoir.

Il y a des gens qui disent que tu nous colleras après pendant près de deux ans. J’ai souvent pleuré sur mon sort. Tu m’as fait perdre cinq mois de ma vie. Tu m’as enlevé un des seuls réconforts que j’avais, le contact humain. Le simple fait de voir des gens et de pouvoir les serrer dans mes bras. Tu m’as empêchée de profiter du temps avec la seule aïeule qu’il me reste.

 Tu as mis à risque mes deux parents qui travaillent aux services essentiels. Tu m’as enlevé ma motivation de continuer d’avoir une routine. Tu m’as poussée à bout. L’annonce que l’école secondaire continuerait seulement à distance m’a aussi bien découragée.

L’été est arrivé. J’avais tant espoir que même avec toi dans les parages, les douanes américaines soient ouvertes. Bien sûr, je me suis fait une fausse joie. Encore une raison qui m’a poussée à te haïr.

Mes amis et moi faisons souvent des partys l’été. Au moins, nous avons pu, à la mi-juillet. Tu as légèrement remonté dans mon estime. L’annonce que nous irions à l’école m’a rendue tellement heureuse, que j’ai essayé de te pardonner.

Ce qui fonctionna. Jusqu’en octobre. Tu as refait surface dans ma vie, et ce, en grand. Tu as contaminé mon oncle, ma tante, mon cousin, ma seule grand-mère. Ma mère et mon père. Tu m’empêches encore de voir des gens, d’avoir une vie sociale ou tout simplement, encore une fois, d’avoir la motivation de continuer.

Je sais que tout le monde dit qu’on ne sait pas apprécier les choses quand on les a, mais ce n’est pas vrai. Je profite de chaque instant, mais je ne vois pas ce qu’il y a de positif en ce moment.

J’espère que tu auras compris que je n’ai jamais rien fait pour mériter ta haine et que tu n’aurais point la mienne si tu n’avais pas attaqué ma famille.

Je te souhaite le pire. J’ai très hâte que tu quittes mon entourage. Ou fais juste disparaître et ne refais jamais surface. J’en connais plus d’un qui serait heureux.

Ton ennemie éternelle,

Vivichou, 14 ans, Boucherville.


Gagner au change

Lors de l’arrêt soudain de l’école, j’étais pris dans les griffes du vapotage et dans une relation toxique. Ces deux problèmes faisaient en sorte qu’à la maison, ma frustration se transformait en colère.

Puisque j’étais bien habitué à ne jamais laisser paraître mes sentiments, mes parents ne comprenaient pas pourquoi je devenais agressif. Ils m’enlevaient toujours plus de privilèges. Ça rajoutait de l’huile sur le feu.

Soudainement, j’ai été coupé de mon ravitaillement de nicotine, ce qui a été le pire moment du confinement pour moi, ainsi que probablement pour ma mère et mon père. J’étais en sevrage forcé. Puisque mes parents allaient m’assassiner si je leur faisais part de ma dépendance, je n’avais aucune porte de sortie.

Ma solution : voir ma blonde toxique qui, elle, avait du ravitaillement. Pendant un mois, j’ai alors enduré son chantage émotif, des menaces de suicide, des dépenses excessives pour elle. Je l’ai même ramassée dans des partys, car elle était trop finie pour marcher. 

Bref, je devais endurer tout cela pour un peu de nicotine.  Je ne suis pas fier de moi, pas fier du tout.  Cependant, sur ce que je croyais être un coup de tête, j’ai mis fin à notre relation. Le vide qui était omniprésent dans mon cœur s’est rempli tout seul. J’ai aussi décidé d’arrêter de vapoter. C’est venu tout seul, laissant ces mauvaises habitudes peu à peu.

Les deux derniers mois ont surtout été du travail sur moi-même et, encore plus important, j’ai connu le pardon. Mes parents ont été compréhensifs et mon père, un peu vieux jeu, m’a fait bûcher tout l’été, ce qui m’a permis d’identifier ce que je veux faire de ma vie : la foresterie. Le confinement a été dur pour moi et mon entourage, mais j’en suis ressorti gagnant, avec finalement un objectif dans ma vie.

Louis Caleb, 16 ans, Acton Vale.


Offre-nous, microbe

Telle la souffrance 

La violence sera libérée 

De tout confinement

Lors de la trouvaille du soleil

Dans cette tempête de foudre

Tels les esclaves

Nous serons libérés 

De toute mauvaise ganache 

Dans cette complotiste année

Parsemée de solitude

Nous vivons dans un enclos

Telle une sardine

Claustrophobe

Dans sa boîte 

D’aluminium

Quand serons-nous délivrés

De tout velouté d’émotion

Quand serons-nous délivrés 

De tout ce manège

Sans fin?

Dès que les juges 

De cette souffrance 

En auront décidé 

Définitivement 

Quand?

Quand verrons-nous les étoiles?

Dans ce ciel 

Parfumé de noirceur

Oh, microbe 

Dis-nous 

Offre-nous cette illumination

Dans notre vie 

Offre-nous le début 

D’un horizon nouveau 

Offre-nous cette chance 

Nous t’en remercierons

Un jour 

Je ne sais pas 

Encore comment 

Mais nous le ferons 

Promis 

Sandrine, 17 ans, Shawinigan.


La casse

Bouche cousue, oreilles tendues

J’assimile les missiles qui m’assaillent

Qui sans tact attaquent : de vérité,

De faits, d’information, de formations

Voilà une belle rébellion

Ça prend forme follement et affole

Ça bouille et grouille

Puis ça casse…

Le temps stoppe, la confusion règne

L’opportuniste pille, les murs saignent

Discours muet? Action sans intention?

La conclusion semble privée de raison

Le sentiment d’impuissance est fort

Mais pour qui?

Pour le commun des morts

Tels ces mortels qui crient

NoixZette, 22 ans, Saint-Hyacinthe.


Ça va passer

Il y a des mots puissants qui ne sont pas rassurants 

Quand ça arrive, on se demande comment faire

Car c’est la première fois.

Il y a des personnes qui décrivent la situation avec de la haine ou de la peine
Parce que ça coule dans leurs veines. 

Il y a d’autres personnes qui saisissent l’occasion

Pour apprendre de nouveaux trucs, mais toujours avec précaution.

Moi, j’ai vécu ça comme si je faisais de la prison à domicile

Mais la différence, c’est que j’ai internet 

Et j’ai de quoi m’occuper.

C’est dur de rester enfermé 24h sur 24h

Je suis une personne qui a besoin de bouger 

J’ai réussi à survivre au confinement.

Des fois, je me dis que ça ne va jamais se terminer

Puis je remets mes pensées en place 

Et je me dis ça va passer.

Zélenski, 12 ans, Montréal.


Quarantaine

Quand je mangeais avec ma famille

Quelqu’un d’autre mourait de faim

Quand je dormais dans ma chambre

Quelqu’un d’autre était allongé sur un carton

Quand j’avais un écran devant moi

Quelqu’un d’autre avait des problèmes devant lui

Quand j’ai ri avec ma famille

Quelqu’un d’autre a perdu sa famille

Quand j’étais chez moi en ayant peur du coronavirus

Quelqu’un d’autre travaillait sans penser au coronavirus

Quand j’ai fait mes cours en ligne

Quelqu’un d’autre n’avait pas l’argent pour un laptop ou l’internet.

Fatema Jafari, 14 ans, Sherbrooke.


Le cirque de ma vie

Je maîtrise l’art de disparaître à la perfection
Je m’éclipse dans le néant
Alors que la foule applaudit
Ma destruction est un spectacle auquel tous assistent sans avoir acheté de billet
Je jongle avec des anneaux de feu et l’on m’envoie des fleurs
Je marche sur un fil
Sous le regard ahuri des spectateurs qui en demandent toujours plus
Je me nourris de leur admiration
J’en fais ma plus grande réussite
J’ai le ventre vide, mais des fleurs plein les mains

Julie, 19 ans, Québec.


Questions sans réponse

On te dit souvent :

Quand tu ne trouves pas ta clé,

Sors par une autre porte.

Et va penser là où sont cachées tes réponses.

Mais que se passe-t-il s’il n’y a pas d’autres portes?

Que se passe-t-il si on a volé ta porte?

Que fais-tu?

Que fais-tu quand tes clés s’envolent?

Que fais-tu quand tes portes se ferment?

Comment je sais?

Comment je sais si mes clés vont redescendre?

Comment je sais si mes portes vont se rouvrir?

J’attends?

Et si oui, pour combien de temps?

Combien de temps dois-je attendre pour que mes clés redescendent?

Combien de temps dois-je attendre pour que ma porte s’ouvre?

Valentina, 13 ans, Sherbrooke.


La tempête

Le confinement… un moment où nous nous sommes tous mis à chercher qui nous étions vraiment. Un moment où, emprisonnés en eux-mêmes, plusieurs ont perdu leur point d’ancrage.

Tout a basculé si rapidement que je n’ai pu trouver à quoi m’accrocher. La situation était irréelle. Seule dans ma tête, je me suis noyée dans mes pensées. Comme si j’étais prise au piège, comme si je n’avais aucune chance de refaire surface. Les journées ont été longues. Dans les couloirs inanimés, les nuits étaient froides.  J’ai dû me battre et je me bats toujours d’ailleurs pour m’en sortir. 

Je ne te cacherai pas que les orages doivent parfois être traversés à deux et que la paix d’esprit ne s’acquiert pas en un claquement de doigts. Mais, crois-moi, s’il te plait, la vie mérite d’être vécue. Tout ce que tu vis te rapproche du bonheur. Donc, toi, toi qui me lis, on va faire une promesse ensemble : Rien de stupide, okay?

Abygaël, 16 ans, Acton Vale.


Sans le regard des autres

Si les maladies mentales étaient autant considérées que les maladies physiques, est-ce que la santé serait une priorité? Est-ce que l’économie prendrait le bord afin que l’humanité soit respectée? Ou grandirait-elle au même titre que mon intégrité?

J’ai appris ce que serait la vie si on pouvait faire des choix sans souffrir le martyre parce qu’on se sent coupable de ne jamais sortir de son lit. Je sais maintenant comment je me sentirais si je choisissais de ne plus aller à l’école. Ça ne vaut pas la peine de perdre ma confiance et ma capacité à rester saine.

La Covid-19 fait ressortir toutes les émotions qu’on se voit obligé de garder en dedans, celles qui rendent les autres inconfortables au point où ils se sentent menacés. Elle fait ressortir les imperfections des clients des commerces qui ont tant de difficultés à faire tenir le tissu sur leur nez. On découvre enfin la vérité à propos de ceux qu’on suspectait d’avoir des problèmes de colère. On s’éloigne de ceux qui nous énervent à juger tout le monde pour des erreurs qui n’auraient pu être empêchées.

Camille, 17 ans, Mirabel.


Un congé forcé

Pendant le confinement, chaque matin, en me levant, j’attrape mon paquet de cigarettes et je sors dehors fumer ma clope. Quand j’ai fini ma tope, je l’éteins en l’écrasant sous mon snik.

Puis, je rentre à l’intérieur, j’écris un bon matin à mon chum sur internet et je retourne me coucher une heure ou deux. Je me réveille pour la deuxième fois, il est onze heures ou midi, je jette un coup d’œil dans le frigo.

Je fais cuire des patates à déjeuner, car je sais que mon frère adore ça, et moi aussi. Nous allons dehors renforcer notre fort de neige. Le confinement est très long et je n’ai rien à faire, donc je décide de me faire un igloo à moi. Ma petite sœur vient m’aider. Même si les blocs ne tiennent pas toujours, nous nous amusons beaucoup toutes les deux.

La nuit tombée, je retourne à l’intérieur. Je vois ma mère préparer un pop-corn maison. Je me débarrasse de mon culotton, le met à sécher et vais m’installer dans le salon pour écouter le film avec ma mère. Mon frère vient nous rejoindre.

Après tout, le confinement n’est pas si mal, j’en avais vraiment besoin, de ce congé!

Chloe


Le poison du charabia

Au commencement, je n’étais qu’une idée dans l’esprit prolifique de ma mère. Je crois même qu’elle n’avait envisagé personne pour partager la parentalité. Je suis née à travers l’ébauche d’un incommensurable désir de reconnaissance narcissique. Sans cri et sans douleur, j’ai vu le jour après un interminable travail. La douce chaleur de ma première couverture, le premier contact des mains sur l’épicarpe de l’acharnement maternel m’offrent la perspective d’une existence.

Dès la première œillade, j’ai su avec certitude que ma vie serait vouée à l’exercice d’un altruisme intellectuel. Je suis tatouée d’histoires et de pensées chimériques si éphémères, ne sachant survivre que sous la sollicitude d’autrui. Des bribes de souvenirs me parviennent comme une vague immense submergeant la douloureuse réminiscence de ma première relation.

Désespoir provoqué par la finalité de cette liaison vitale. C’est le goût amer de l’opium sentimental. Incapable de combler le manque, ce fichu hiatus séparant mes désirs de la rationalité humaine, j’ai soif d’un amour inextinguible. Dès lors, je suis affublée de ces incessants abandons, condamnée à de perpétuelles et fugaces passions.

Aby-Ève, 21 ans, Saint-Jean-sur-Richelieu


Le confinement a sauvé mon couple

On va se le dire, les débuts de relations sont toujours déterminants. Tout dépend des premiers mois. Si c’est déjà ardu et compliqué et que je ne suis pas trop sûre, je coupe tout, tout de suite. Alors, tu peux t’imaginer combien c’est périlleux pour moi, un début de relation au temps du confinement. Même si on voit beaucoup d’articles circuler sur les difficultés sociales, dans mon cas, ça a permis à mon couple de survivre!

Mon amoureux et moi, on terminait notre baccalauréat en enseignement lorsque la pandémie de Covid-19 est arrivée. On était censés passer les semaines les plus stressantes et drainantes de nos vies, mais on s’est retrouvé avec une situation complètement différente. Pas de stage ni de rapport à rédiger pour la fin de nos études.

On a pu grandir en tant que couple et approfondir notre relation sans stress externe ni pression. On goûte à la retraite à l’âge de 23 ans (retraite temporaire but, still). On a du temps, de l’énergie et de l’argent (Thanks to Justin). On prend le temps de prendre notre temps, on se laisse de l’espace. On s’aide à mieux se comprendre et on apprécie plus nos petits comme nos grands moments, aux balbutiements de notre vie à deux.

Mélanie St-Louis, 23 ans, St-Joseph-du-Lac.


Le grand ménage

Depuis plusieurs saisons, j’apprends à creuser à l’intérieur pour apprendre qui je suis. Certains coups de pelle sont plus douloureux que d’autres, mais ils finissent tous par être utiles d’une certaine façon.

Grâce à la montagne de temps que la Covid-19 m’a offerte, j’ai eu des tonnes d’occasions pour faire des sessions de ménage intérieur. J’ai pu faire le tri entre ce qui méritait d’être gardé et ce qui pouvait être envoyé dans un centre de charité. Certaines taches n’ont pas voulu partir, mais j’ai trouvé une façon de les rendre moins dérangeantes.

Pendant ce temps, de nouveaux items ont commencé à prendre place dans les récents espaces créés et j’ai appris à aimer tout ce qui se trame en dedans de la jeune adulte que je suis. Comme toutes bonnes rénovations, rien n’est encore parfait, mais je suis bien fière du progrès qui a été fait, car je peux maintenant dire que je suis bien chez moi.

Camille Gaucher, 23 ans, Montréal.

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la santé mentale

Autres articles publiés dans ce magazine

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres livres pouvant vous intéresser

Patrick et Raymond en Chine

Patrick et Raymond en Chine (2001)

Un livre de Patrick Viger et Raymond Viger

Conte illustré – 4,95$ (8,65$*)

Description sommaire du livre

Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. Pour le plaisir du jeu, Patrick a commencé à écrire avec son père dès l’âge de 8 ans.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Raymond Viger)

Au début de la trentaine deux tentatives de suicide. Il entreprend à leur suite une première thérapie pour sortir de la crise suicidaire. Puis une deuxième, pour analyser ce qui l’amène à entrer en crise. Appréciant le nouveau mode de vie qu’il découvre alors, il prend le parti de suivre un cours de thérapeute. Non pas pour sauver le monde, mais pour s’assurer de pouvoir reconnaître les signes avant-coureurs de sa dépression et de ses propres difficultés de fonctionnement.

Au cours des 25 dernières années, l’auteur a été travailleur de rue et intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Il a été le confident autant de victimes d’agressions sexuelles que d’agresseurs, ou de gens perturbés dans leur sexualité. Il a travaillé dans plusieurs milieux fermés, notamment ceux des jeunes marginalisés ou celui de la prostitution. Il a enseigné pendant cinq ans le Travail social à l’Université McGill.

Journaliste depuis 1974 il a publié son premier roman en 1992. Avec ses livres, il nous fait partager son vécu et celui des milliers de personnes qu’il a aidées. L’ensemble des confidences reçues par l’auteur fait de lui une personne crédible et reconnue. Il s’est d’ailleurs vu décerner plusieurs prix autant pour son intervention que pour son travail journalistique.

Il est régulièrement sollicité pour donner des conférences et des ateliers autant dans les écoles, les organismes communautaires qu’auprès de citoyens impliqués et sensibles aux thèmes sociaux.

Depuis 1992, l’auteur est directeur clinique du Journal de la Rue et rédacteur en chef du magazine Reflet de Société. Les thèmes sociaux font partie de son quotidien.

Depuis 1997, Raymond Viger a été consulté par différents organismes, universités et institutions partout dans le monde. En 2007, il a été invité à faire une tournée d’une trentaine de conférences dans les principales villes de France sur l’intervention auprès des jeunes.

Autres livres de l’auteur (Raymond Viger)

Sextos et enjeux scolaires

Qu’est-ce que c’est, un sexto?  Il existe plusieurs formes de sextos. Il est possible d’envoyer des messages, des images ou des vidéos à caractère sexuel. La plupart du temps, on envoie les sextos via un cellulaire à l’aide d’applications : SMS, Facebook Messenger, Instagram, Snapchat, WhatsApp, etc.

Une chronique de Florence V.Savoie et Estelle Cazelais, sexologues, publiée pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Sexualité

On séduit et on est séduit en retour à l’aide de ces nouvelles technologies de l’information; c’est merveilleux! C’est génial pour explorer sa sexualité, ses limites personnelles et sa confiance en l’autre. Par contre, bien malheureusement, certaines personnes n’utilisent pas positivement cet échange. Certaines personnes utilisent les sextos à des fins de chantage, d’exploitation et même de harcèlement.

La suite disponible aux abonnés de Reflet de Société Plus. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Autres textes sur Sexualité

Abonnez-vous au format numérique afin de consulter nos articles portant sur la culture du viol

Autres articles publiés dans ce magazine

        Biais9

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est couverture.jpg

Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

Tel que vu à la télévision de Radio-Canada

Reflet de Société, magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux.

Tous les profits sont versés à l’organisme Journal de la Rue pour son intervention auprès de jeunes marginalisés.

Merci de soutenir notre travail en vous abonnant à Reflet de Société. https://www.refletdesociete.com/abonnez-vous/

Pour faire un don: https://www.refletdesociete.com/faire-un-don/

Promouvoir la Santé Cardiaque

pub-tshirt-chat_web.jpgsanté-à-coeur.png

Des T-shirts originaux et un design exclusif. Promouvoir la Santé Cardiaque et soutenir l’intervention du Café Graffiti auprès des jeunes.

Pour commander par internet: https://editionstnt.com/t-shirt-design

Par courriel info@editionstnt.com

Par téléphone (514) 256-9000.

Par la poste: Café Graffiti 625 De La Salle, Montréal. Qc H1V 2J3

20$ chacun (plus taxes et transport).

Merci pour votre présence et votre soutien.

Autres textes sur les Jeunes

Autres billets sur le Graffiti

Pour les 15 ans du Café-Graffiti, son histoire

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graffOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants.

Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel 

T-Shirts originaux en cadeau

Design T-Shirts confection impression

design impression confection t-shirts

Des T-shirts originaux, un design exclusif et qui soutiennent l’intervention du Café Graffiti auprès des jeunes.

Pour commander par internet: https://editionstnt.com/t-shirt-design

Par courriel info@editionstnt.com

Par téléphone (514) 256-9000.

Par la poste:

Café Graffiti 625 De La Salle, Montréal. Qc H1V 2J3

20$ chacun (plus taxes et transport).

Merci pour votre présence et votre soutien.

Autres textes sur les Jeunes

Autres billets sur le Graffiti

Pour les 15 ans du Café-Graffiti, son histoire

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graffOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants.

Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

L’amour au temps du numérique

Une mauvaise image de notre jeunesse

Un documentaire à boycotter

Raymond Viger | Dossiers CinémaSexualité

l_amour_au_temps_du_numeriqueLes 30 novembre et 1er décembre dernier, Télé-Québec présente un documentaire réalisé par Sophie Lambert : L’amour au temps du numérique.

L’auteur y présente six jeunes de 18 à 24 ans et elle y traite de l’influence des réseaux sociaux sur les rapports amoureux.

Ayant écrit un roman sur la sexualité qui sera publié en 2016, j’étais curieux de voir ce documentaire. Mon livre ne traitant pas vraiment des réseaux sociaux mais plus de la relation entre les gens.

Moi qui pensait y découvrir une belle réflexion qui aurait pu m’amener à rajouter un chapitre ou deux dans mon livre. Grande déception. Plusieurs répétitions. Au lieu de le présenter en deux épisodes, on aurait pu facilement monter le tout pour n’en faire qu’une seule émission.

Est-ce que 6 jeunes qui sont prêts à être suivi par des caméras pour parler de leur vie sexuelle représente l’ensemble de nos jeunes? Est-ce qu’on peut facilement supposer que les jeunes qui acceptent ce projet ont un côté exhibitionniste qui ne peut correspondre à l’ensemble de nos jeunes. C’est donc une vision très stéréotypées que nous y découvrons.

Télé-Québec présente le documentaire avec d’intéressantes questions existentielles :

  • C’est quoi l’amour ?
  • Comprendre de quelle manière la conception de l’amour a changé.
  • Un fossé s’est créé entre les générations dans la vision des relations amoureuses

Cependant les prétentions de Télé-Québec ne se sont pas réalisées dans le documentaire. Est-ce que les six jeunes présentés dans ce documentaire ont été sélectionnés pour représenter l’ensemble des jeunes ? Vraiment pas.

On y présente une femme qui se dit nymphomane. Elle couche avec son chum pour se retrouver ensuite aux danseurs. Elle tombe enceinte. Il y aurait quatre hommes qui pourraient être le père.

Ensuite c’est le tour d’un barman. Salon de bronzage et entraînement au gym pour plaire à la gente féminine, un homme qui ne vit que pour ramener des conquêtes à la maison. Avant de dévoiler le nombre de victoires atteint, j’aurais imaginé plusieurs centaines. Il en déclare 17 ! Ce nombre étant un maximum, cela n’était pas cohérent avec son discours de tombeurs de ces dames et l’image .

En regardant le style de vie des jeunes présentés, la très grande majorité des jeunes n’ont ni l’argent ni le temps pour suivre le train de vie proposé.

Le documentaire présente peut-être la réalité de quelques jeunes mais ne peut prétendre à une étude sociologique de la question amoureuse chez les jeunes. Et quand Télé-Québec parle d’un fossé qui se créé entre les générations, en présentant ce genre de documentaire, Télé-Québec creuse lui-même ce fossé.

Le documentaire ne présente qu’une très mauvaise image de nos jeunes.

Autres textes sur Sexualité

Autres textes sur Cinémas films et vidéos

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel    

%d blogueurs aiment cette page :