Outremangeurs Anonymes : une fraternité des troubles alimentaires

Avez-vous déjà englouti un pot de crème glacée, un sac de biscuits, des croustilles et du chocolat en une seule soirée parce que vous vous sentiez angoissé? L’hyperphagie, ça vous dit quelque chose? C’est un trouble alimentaire qui se caractérise par la surconsommation compulsive d’aliments. Il existe un groupe de soutien pour apprendre à mieux vivre avec son besoin irrésistible de manger de façon déraisonnable : les Outremangeurs Anonymes.

Un texte de Mélodie Descoubes publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé

« Nous avons admis que nous étions impuissants devant la nourriture – que nous avions perdu la maîtrise de notre vie ».  C’est ainsi que s’énonce le premier article du programme des Douze Étapes proposé par les Outremangeurs Anonymes (OA). Ceux-ci considèrent la nourriture et le poids comme des symptômes du problème : « nous avons recours à la nourriture de la même façon que les alcooliques ont recours à l’alcool et les toxicomanes à la drogue ».

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Échapper à la réalité

Un témoignage de Cassandre Clermont-Moquin | Dossier Santé mentale

À trois ans, je vivais déjà des crises d’angoisse… J’en ai vécu tout au long de mon enfance. J’étais vraiment dans les émotions fortes, hautes et basses, mais je n’arrivais pas à les canaliser. Ma psychose est survenue en juin dernier. C’est possible qu’un état de très haute manie (hypomanie) m’ait mené à la psychose, mais les psychiatres n’étaient pas certains.

Durant la période avant ma psychose, j’étais vraiment très active; je surfais et faisais du skate tous les jours. Je ressentais tellement d’énergie, mais mon corps se fatiguait… Je ne dormais que trois-quatre heures par nuit et je ne mangeais presque plus. J’ai commencé à me faire un scénario de vie qui était complètement déconnecté de la réalité, qui se passait dans un autre niveau de conscience. Ç’a vraiment monté haut du côté de la spiritualité.

À un certain moment, mes proches ont commencé à s’inquiéter et ils m’ont amenée à l’hôpital parce que je n’étais plus fonctionnelle. Durant ma psychose, je percevais les gens comme si j’avais accès à leur inconscient, et mes rêves me parlaient. Les gens ne pouvaient plus me rejoindre là où j’étais. Quand je suis sortie de l’hôpital, je n’avais pas la bonne médication, donc j’étais encore en perte de contact avec la réalité. Ça a duré deux mois comme ça. Tout ce que je faisais, c’était du skate, du surf et marcher autour du lac, nu-pieds…je me suis beaucoup guérie avec la nature.

Ce qui m’a aidée dans ma guérison a été de prendre soin de mon corps en me reconnectant à mes cinq sens. Au début, je n’étais pas capable d’écrire un courriel…J’étais comme une enfant. J’avais de la difficulté à penser et je faisais énormément de cauchemars. J’avais peur de m’éteindre…Je sentais que je perdais mon identité, que je n’étais plus la Cassandre d’avant. Je continuais à être prisonnière de cet état-là qui était devenu tellement souffrant… tellement que j’en suis venue à vouloir me suicider. Puis, l’espoir est revenu et j’ai trouvé un médicament qui m’a aidé à être fonctionnelle.

Au début, c’était difficile pour moi d’accepter la médication, mais ça me permet d’être bien. Malgré toute la souffrance que ma psychose m’a amenée, je sens que je vis une renaissance… Ça m’a permis de réorganiser ma vie pour en faire moins, mais que ça ait plus de sens. Ça m’a permis d’apprendre à recevoir, aussi. Mes parents et ma sœur ont été de bons guides. Je vais leur être éternellement reconnaissante pour leur support. 

Témoignage recueilli par Humain Avant Tout

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Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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L’impact de la pandémie chez un jeune

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L’objectif d’Humain Avant Tout est de réduire les tabous entourant la santé mentale, briser l’isolement, redonner espoir et inciter les gens à demander de l’aide. L’organisme diffuse des témoignages de personnes qui vivent ou qui ont déjà vécu des troubles psychologiques diagnostiqués ou non. Voici celui de Edouard.

Au début de la COVID, ça a été difficile de m’habituer à être à deux mètres des gens, il fallait que ma mère me rappelle de reculer. Et à l’école, chaque jour, je dois mettre au moins 30 fois du Purell. C’est tannant parce que des fois j’oublie. C’est vraiment poche de ne pas pouvoir voir mes amis et ma famille. Je peux juste jouer avec ceux de ma classe et il faut que je sois à deux mètres avec les autres. J’ai des amis qui ont attrapé la COVID. Avant, j’allais marcher avec eux au Mont-Royal, mais là on fait vraiment attention. C’est la première fois de ma vie que je n’ai pas vu mes cousins et mes amis à Noël et même si j’ai eu plein de cadeaux, je me rends compte que ce que j’aime le plus c’est de jouer avec eux.

J’avais hâte de retourner à l’école aujourd’hui pour voir mes amis et mon prof, les voir en vrai à la place de les voir sur mon écran. En plus, mon grand-père est malade en ce moment et avec la COVID, c’est un peu mélangé dans mon cerveau, comme s’il y avait un gros nœud. À l’école, je ne veux pas exploser en plein milieu de la classe, alors je garde ça en mottons et rendu à la maison, je ne peux plus me retenir et des fois, ça explose. Je commence à être impatient, pas poli, à parler fort et ça peut créer des chicanes. Ma mère m’a montré à faire du yoga, de la méditation et des exercices de respiration…ça me calme. J’écris aussi dans un journal intime comment je me sens. Je suis triste et fâché contre la COVID. J’ai l’impression qu’il y a de la pluie à l’intérieur de moi. J’ai hâte de pouvoir m’approcher de mes amis.

Je voulais raconter comment je me sens parce que ma mère m’a dit que d’autres enfants allaient lire mon témoignage et que, s’ils ont le même problème, ils allaient se sentir moins seuls. Et moi ça me fait du bien d’en parler et de sortir tout ça. J’aimerais que les gens écoutent les consignes même si c’est pas toujours facile, moi aussi j’ai de la misère avec les règles, mais j’ai hâte de pouvoir faire des partys pyjamas pis des câlins pas juste à mes parents.

Ce témoignage a été parrainé par Shawn Babin, contributeur de la campagne de financement participatif d’Humain Avant Tout. Photo prise sur le site internet Humain Avant Tout.

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Rire de ses crises d’anxiété

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Je suis conscient que je suis quelqu’un d’anxieux et je me rends compte aujourd’hui que j’ai fait des crises de panique pas mal toute ma vie. Quand j’étais petit, je pouvais passer une nuit au complet à rouler dans mon lit parce que j’étais stressé d’aller à l’école le lendemain. Ça a toujours été relié à la performance… j’ai toujours vu les gens qui performaient être incroyablement acceptés… ç’a fait que je voulais performer moi aussi.

Je vois un psy toutes les semaines depuis des années et ça m’aide vraiment à extérioriser ce que je vis. Je me souviens, au début, quand j’en parlais à des amis, je me sentais comme si j’étais weirdWeird d’aller voir un psy et d’en parler. Peu de temps après, je pouvais répondre: « So what? Es-tu gêné d’aller voir un garagiste quand ton char ne va pas ben? Moi, je vais voir un psy pour ma tête. That’s it. »

Aller voir un psy, c’est encore trop associé à quelque chose de très grave. Tu sais, il y a des gens très musclés et en santé qui vont voir des nutritionnistes… Les nutritionnistes ne sont pas réservés aux gros! C’est pour tout le monde, et les psychologues aussi. Il y a quand même du travail à faire dans la société pour changer les mentalités. J’ai l’impression que dans ben des foyers québécois, on dit encore aux p’tits gars d’arrêter de pleurer. Moi, je pleure souvent… je peux pleurer sur District 31 n’importe quand (rires), je ne suis pas gêné de ça.

Encore aujourd’hui, je vis souvent malgré moi des crises d’anxiété. Je me suis demandé comment je pouvais faire pour en tirer avantage en partant de l’idée qu’il y a toujours un soleil derrière les nuages. C’est pourquoi j’ai décidé de faire un numéro d’humour là-dessus. L’humour, c’est mon moteur de communication et en ce moment, j’ai le goût de dire aux gens qu’ils ne sont pas tout seuls dans ce qu’ils vivent. Et moi non plus.

Photo prise sur le site internet Humain Avant Tout

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« J’aurais aimé que ce récit ne soit qu’une fabulation. Pourtant, cette histoire est inspirée de mon expérience terrain, trente ans d’intervention auprès de personnes marginalisées »

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Personne n’ose lui demander comment ça va. Parce que ça ne va pas. Mais vraiment pas.

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Ma plus grande angoisse était que mon père meurt

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Mon père est décédé il y a un an*… Ça a toujours été ma plus grande angoisse, la mort, mais particulièrement la sienne. Dès l’âge de huit ans, je me levais souvent en panique parce que je rêvais que mon père mourait. J’anticipais vraiment beaucoup ce moment-là. J’étais très proche de mon père et, dans notre relation, l’humour a toujours été quelque chose d’important qu’on avait en commun et qu’on aimait partager. Déjà, petit, mon meilleur public, c’était lui. Quand j’ai commencé l’humour, il m’a soutenu, parce qu’il comprenait que c’était ce que je voulais le plus. Ce courage de faire ce qu’on aime, c’est lui qui me l’a transmis, parce qu’il a lui-même laissé une grosse job pour devenir accompagnateur spirituel en soins palliatifs.

Quand il était en fin de vie, il ne voulait pas que je manque des shows pour lui. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai continué à travailler 60-70 heures par semaine durant cette période-là. C’était une manière de ne pas trop penser et de me geler la tête, comme une drogue, parce que sinon je vivais trop d’anxiété. Honnêtement, si je n’avais pas continué, je ne pense pas que je serais vivant aujourd’hui. Par moment, j’ai des gros regrets qui montent parce que je me dis que j’aurais pu faire plus. En même temps, je n’ai jamais senti que je négligeais mon père ou ma famille. Par contre, je me dis que j’aurais pu être plus présent mentalement. Mon père est décédé en juillet, la journée de mon premier gala. Il est parti pendant mon break, quelques heures avant que je monte sur scène. C’était peut-être sa seule façon de  »venir » voir le gala. Depuis qu’il est mort, je sens que ma tête est déconnectée de mon ressenti, je n’ai pas été au bout de ma peine et je ne pense pas finir par me rendre au bout. C’est comme si j’avais débranché un fil USB.

Je continue à vivre de l’anxiété au quotidien, mais je vis ça depuis que je suis tout jeune. Et autant j’ai scrappé plein de beaux moments dans ma vie à cause de mon anxiété, autant mon anxiété fait de moi qui je suis. Ça me donne ma couleur et c’est un moteur qui m’aide à créer : mon humour part principalement de là. Et y’a quelque chose de beau dans le fait de pouvoir parler d’anxiété sur scène et d’en rire… Y’a rien que je trouve plus beau que des humains qui rient pour faire passer la douleur ou la peine.

* Le témoignage a été publié sur le site internet de Humain avant tout en août 2019. Photo prise sur le site internet Humain Avant Tout

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« Lorsqu’on décide de fonder une famille, on ne peut pas s’empêcher de se projeter dans le temps. Un diagnostic de TSA chamboule tout. Ce n’est pas une maladie, ça ne se guérit pas. Si l’enfant rencontre des difficultés, ce sera pour toute sa vie. », soutient Véronique Chiasson, ergothérapeute et accompagnatrice parentale en Ontario.

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