Sommes-nous une société plus écologiquement responsable?

Polluer, un peu à tous les jours

Environnement et pollution citoyenne

Raymond Viger Dossier Environnement

nespresso-pollution-cafe-environnement

Capsules espresso

En 2012, 27 milliards de capsules pour le café espresso sont jetées à la poubelle.

La tendance ne va pas en diminuant.

Dans une société où l’on a décidé de faire attention à son alimentation, où l’on veut faire de l’exercice à chaque jour, qu’on utilise une voiture électrique pour aller au travail et que l’on se dit « écolo » parce que nous mettons un bac vert pour le recyclage et maintenant un bac brun de compostage, sommes-nous vraiment écologique?

L’eau en bouteille

Chaque litre d’eau en bouteille requiert entre 1/3 et 1/4 de litre de pétrole, ainsi que 2 à 3 litres d’eau supplémentaire.

Le plastique est néfaste pour l’environnement et dangereux pour la faune marine. S’il est jeté dans la nature, il finit dans les océans où il va se fragmenter et alimenter les vortex de déchets rencontrés dans tous les océans de la planète.

En 2006,  la consommation au Canada dépassait les 2 milliards de litres d’eau, celle des États-Unis représentait plus de 33 milliard de litres.

L’hygiène et la bouteille

L’eau en bouteille présente des problèmes importants en ce qui concerne l’hygiène, puisque les diverses manipulations nécessaires au remplissage aboutissent à une contamination de l’intérieur de la bouteille. Cette contamination est en particulier très importante si la bouteille est aussi comme récipient à partir duquel l’eau est bue au « goulot ».

Dénoncer et polluer

Pendant qu’un de mes doigts pointent les pollueurs qui se véhiculent en gros VUS et 4 par 4, je bois une gorgée d’eau dans cette fameuse bouteille d’eau. Ce matin en me levant j’ai pris quelques café dans ma nouvelle machine espresso. Pendant que ce doigt pointe ce pollueur dans son gros véhicule est-ce que je suis conscient de ces quatre autres qui me pointent?

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Biographie de l’auteur.

Jean Béliveau, le tour du monde en 11 ans

Tour du monde à pied

Retour sur les pas du Marcheur

En 11 ans, il a marché 75 543 km, rencontré 4 prix Nobel de la Paix et vécu des histoires incroyables. Aujourd’hui, Jean Béliveau (dit le Marcheur) revient sur ses pas pour observer sa marche à travers 64 pays et réfléchir sur l’homme qu’il est devenu. Et comme derrière tout grand homme, il y a une grande femme (même s’il préfère dire à côté) sa compagne Luce parle également de ces années à soutenir et accompagner son conjoint. Une histoire extraordinaire avec des personnes hors du commun. 

Delphine Caubet dossiers Environnement

Jean-Béliveau 2006-06-29-Jean Béliveau, peu de gens peuvent se targuer d’avoir son vécu. À la fin des années 1990, Jean traverse une crise existentielle; il perd son entreprise, le travail de plusieurs années. Alors il commence à marcher. Un pâté de maisons… deux pâtés de maisons… et puis la décision est prise. Il part 11 ans faire le tour du monde à pied. Le départ se fait en août 2000, de Montréal, direction le Sud.

Marcher pour la paix

Jean a marché pour la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde de l’UNESCO. L’idée de marcher pour une cause n’était pas nouvelle. Avant son départ, il avait approché des organisations, mais toutes étaient réfractaires à l’idée de se joindre à lui. C’est Luce, sa compagne, qui le convainquit de soutenir la décennie de l’UNESCO.

Si aujourd’hui, l’homme de 60 ans a intégré la cause, les premiers temps n’ont pas été faciles. «Quand j’étais aux États-Unis, j’avais l’impression d’être un imposteur, explique-t-il. J’étais invité dans des écoles pour discuter avec les enfants, pour parler de la paix. C’était au début de la guerre en Irak.»

Lui n’en pouvait plus, il était parti pour découvrir le monde. Promouvoir une cause n’est arrivé qu’après dans son cheminement. Alors, être invité à défendre des valeurs aussi grandes, nobles et mondiales! Cela peut effrayer au commencement.

La réaction de Jean ne s’est pas faite attendre. «Pendant une période aux États-Unis, je ne voulais plus voir personne. Je dormais dans les bois, j’étais sale… je voulais vraiment être seul. Et puis un jour j’ai eu une prise de conscience. Je vais marcher pour la paix et pour les enfants. C’est décidé.»

Pendant son périple, il dort dans des camps ennemis et partage la table de «radicaux»: «J’ai déjà été chez des habitants pour qui Ben Laden est un héros. Et ils m’encourageaient à continuer, à marcher pour la paix. Dans des camps ennemis, chacun me recevait bien. Je me suis senti bien avec eux», explique le Marcheur.
L’étincelle du brasier
Mais pour réussir son exploit, il a fallu que Jean devienne le Marcheur. «Et ce sont les gens sur la route qui m’ont formé», explique-t-il. En chemin, il fait des rencontres, discute et fatalement on lui parle de son panneau où est écrit qu’il marche pour la paix.

«C’est la population, les gens simples, qui appelaient les médias», explique-t-il. L’engouement se fait, les médias de tous pays parlent de lui tandis qu’il rencontre de grands personnages, dont Nelson Mandela, prix Nobel de la paix. «Sa rencontre a été une grande bénédiction. Quand j’allais dans un pays et que je montrais notre photo, les gens comprenaient de quoi il s’agissait.»

Sa venue suscitait un engouement phénoménal pour promouvoir la non-violence et la cause des enfants: «Quand je suis arrivé dans un village du Chili, on m’avait dit que 3 ou 4 enfants m’attendraient. Mais en réalité il y en avait 300 ou 400! Ma présence était l’occasion pour des organismes de publiciser leur cause. Aux Philippines, par exemple, la Fondation Virlanie a profité de mon passage pour organiser une grande marche pour la protection des enfants. Il y a eu plus de 1 000 personnes et ils ont récolté 5 000$ pour le financement!» Jean était l’épicentre, mais l’investissement venait des populations locales.

Une page se tourneJean-Béliveau---14-octobre-2003

Si ces 11 années ont été un projet conjoint entre Luce et Jean, aujourd’hui une page s’est tournée. Jean a bouclé sa marche le 16 octobre 2011 à Montréal. Luce, que le Marcheur qualifie «de lumière qui l’a éclairé sur son chemin», souhaite maintenant passer à autre chose. Depuis 2004, elle est à la retraite et elle s’est entièrement consacrée à leur projet de tour de monde. «Je n’ai jamais autant travaillé, plaisante-t-elle. Au moins 40h/semaine.»

Le Marcheur qui a traversé 64 pays et fait rêver des milliers d’hommes et de femmes est aussi une personne, et aujourd’hui comme tout autre, il est à un tournant de sa vie. En janvier 2015, il est reparti en Colombie pour une marche (l’un des 5 pays ou régions qu’il n’a pas pu faire pour des raisons politiques), et cette fois-ci il reviendra avec du matériel pour faire – peut-être – des documentaires.

Il cite notamment sa rencontre avec des migrants africains qui remontent l’Amérique latine pour rejoindre celle du Nord. Des images qui promettent d’être intéressantes!

Nouvel homme

Ces marches ont changé Jean. Il dit lui-même qu’avant il était un homme avec peu de valeurs et d’éducation. «J’ai arrêté l’école en secondaire 1. Ma vision du monde était restreinte. Je n’avais pas nécessairement de bonnes valeurs. Pour mon entreprise, il m’arrivait de jouer des coudes et de payer pour des contrats par exemple. Pas souvent, mais c’est arrivé.»

Alors forcément, toutes ces années à ne pas savoir où dormir ni comment manger, lui ont appris à vivre de façon minimaliste. Luce, sa conjointe, était toujours avec lui. Elle le suivait sur son ordinateur, «marchait sur le clavier» et l’aidait autant qu’elle le pouvait.

Vivre en pleine nature ou avec des personnes démunies a fait de lui «un fanatique de l’environnement» selon ses propres termes. «Quand je suis arrivé en Asie, j’ai vu la surconsommation et les conséquences sur l’environnement. J’ai commencé à vouloir défendre notre nature. Je me suis posé beaucoup de questions… Est-ce que je suis en train de me perdre? Je suis là pour marcher pour la paix et les enfants. Dois-je m’impliquer autant dans l’environnement? Et j’ai fini par comprendre: protéger l’environnement, c’est protéger nos enfants et leur avenir.»

Choc du retour

De retour à Montréal, la vie commune a été un nouveau défi pour le couple. 11 années à se voir une fois par an dans des circonstances toujours exceptionnelles; paradoxalement le quotidien est un défi. «Et j’ai frappé mon mur, dit Luce. Jean était préparé à ce que ce soit dur. Il avait rencontré des médecins en Australie qui l’avaient averti. Moi, je n’avais pas pensé aux difficultés, pourtant mes amies m’avaient mise en garde.»

Lui n’avait besoin de rien et avait acquis une conscience écologique exacerbée; elle, elle avait continué à vivre dans notre confort. «Je ne comprenais pas qu’il n’arrive pas à s’adapter à la vie ordinaire. Et c’est vrai qu’il est devenu un fanatique de l’environnement. Parfois je n’ai même pas le temps de me laver les mains qu’il ferme le robinet.»

Mais le Marcheur, c’était surtout une équipe, chacun y avait un rôle. L’un marchant à travers le monde, l’autre sur son clavier répondant aux courriels et gardant contact avec les personnes rencontrées. Luce et Jean ont réussi un exploit ensemble.

Mais 4 ans après le retour de l’homme, le couple a décidé de prendre des chemins différents. «Comme l’a chanté Joe Dassin “On s’est aimé comme on se quitte”, explique Jean. Après 27 ans ensemble c’est étrange, mais c’est d’un commun accord.» Malgré ce dénouement, l’histoire de Luce et Jean n’en perd rien de sa superbe.

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Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Communautaire et agriculteurs contre le gaspillage

Sécurité alimentaire

L’Escouade anti-gaspillage

Depuis le printemps 2014, l’Outaouais a son Escouade anti-gaspillage. Une armée de bénévoles prêts à sillonner les champs et les marchés pour récolter les fruits et légumes destinés au gaspillage. Rencontre avec sa coordonnatrice, Nathalie McSween.

Delphine Caubet dossiers EnvironnementCommunautaire

Escouade-anti-gaspiAu Canada, 40% des denrées sont gaspillées. C’est 183 kg d’aliments par an et par personne d’après la Table de concertation sur la faim et le développement social de l’Outaouais (TCFDSO). L’autre réalité est que depuis 2008, la région connait une augmentation de 25% de ses besoins en urgence alimentaire.

Deux solitudes qui se rencontrent en Outaouais.

Ignorance

Lorsque le projet a débuté en 2014, l’Escouade n’avait aucun contact avec les agriculteurs. Elle savait juste que les membres de la TCFDSO étaient pris à la gorge. Les demandes augmentaient tandis que les subventions diminuaient.

Alors ils ont fait un pari: glaner les fruits et légumes dans les champs et les invendus des marchés publics. «Le problème est que les gens ne se connaissaient pas, explique Nathalie McSween. Les agriculteurs ne connaissaient pas les organismes en sécurité alimentaire, et ces derniers ne pensaient pas aux producteurs. On a fait le pari que les agriculteurs seraient prêts à donner leur surplus si des bénévoles venaient les récolter. Et ça a été le cas!» Le projet a été un vif succès.

Complicités

«En été, les agriculteurs travaillent beaucoup, explique Nathalie. Parfois jusque 14h à 16h par jour. Ils n’ont ni le temps ni l’argent de récolter des produits pour les banques alimentaires.» Alors un modèle à la carte leur est proposé: ils ne signent pas d’engagement, mais passent des appels sur une base volontaire pour que des bénévoles viennent chercher les surplus. Et ce modèle a séduit une vingtaine d’agriculteurs.

En 2014, ce n’est pas moins de 7 tonnes de fruits et légumes qui ont été glanés par l’Escouade. Menée par Nathalie McSween, mais surtout appliquée par 75 bénévoles, «des gens avec une conscience écologique».

C’était également une activité familiale qui permettait d’expliquer aux enfants l’agriculture, la nature et le fonctionnement des banques alimentaires. Un autre succès à la carte.

Redistribution

Quand l’Escouade part glaner des produits, elle appelle les banques alimentaires de la région pour les récupérer. Le reste va en ville ou à Moisson Outaouais. «Mais on a besoin de transformations», explique Nathalie McSween.

L’Escouade a déjà récolté 1 000 kg de courgettes, mais les organismes en sécurité alimentaire n’étaient pas capables d’en recevoir autant. «Et cela fait du gaspillage», ponctue la coordonnatrice. Leur projet à l’avenir est de faire une cuisine collective autonome et amicale pour les aînés. Un gros mot pour un projet complémentaire à l’Escouade.

Il s’agira d’une cuisine anti-gaspillage: les produits que les organismes ne pourront pas récupérer seront cuisinés par des bénévoles. «Les cuisines collectives sont stigmatisées comme étant pour les pauvres. Mais d’autres personnes aiment cuisiner ensemble. Ici notre cuisine anti-gaspillage sera amicale, car redistribuée à des absents. En l’occurrence pour les personnes âgées.»

À l’avenir, l’Escouade anti-gaspillage voudrait étendre ses activités aux supermarchés et restaurants pour ramasser les invendus.

Autres textes sur Environnement

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com.

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

La programmation 2015 est affichée sur le site du bistro.

Bistro le Ste-Cath

bistro est montréal restaurant où manger quoi faire salle spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Histoire des potagers québécois

Légumes ancestraux

Bienvenue au Potagers d’antan

Dans un petit village du Québec, un passionné d’histoire et d’agriculture tente de maintenir le passé dans le présent. Dans ses quelque 60 000 pieds carrés de terrain, les fruits et légumes ancestraux du Québec cohabitent. Son potager a des allures de fourre-tout où tabac, framboises et crosne (entre tant d’autres choses) trouvent leur place.

Delphine Caubet dossier Environnement

environnement Potagers d'antan agriculture biodiversité alimentairePour Michel, maître jardinier du Potagers d’antan, la passion s’est déclarée en 2003, l’année où sa conjointe et lui achetèrent une maison du 19e siècle. Avec tant de réparations, le jeune père cherche un autre passe-temps et un défouloir à sa vie professionnelle. Le jardin, à l’abandon depuis des années, s’est révélé à la hauteur de ses attentes.

Ce petit-fils d’agriculteurs n’avait jamais imaginé qu’un jour il aurait sa terre, et que mieux encore, il l’exploiterait. Et dans quel état elle était! Pour continuer sur la thématique d’antan, Michel fait tout avec les outils de l’époque. Alors exit les motoculteurs ou tout autre engin motorisé. Mains et pioches sont ses seuls amis. «Et j’ai trouvé de tout dans la terre! Des marteaux, des sacs… Elle était dans le même piteux état que la maison.»

Semences ancestrales

12 années plus tard, Michel est devenu l’un des rares producteurs de semences ancestrales du Québec. Dans un contexte où l’humanité a perdu 75% de la biodiversité agricole en 1 siècle, Michel fait figure de garde-fou. Il veut préserver ces «trésors», quand bon nombre de personnes ignorent en avoir sur leur terre.

L’éventail de son potager? Lui-même l’ignore. À cette question s’ensuit un monologue recensant quelques une des plantes auxquelles il s’est frotté. Tomates (entre autres la Savignac dont le maître jardinier pourrait vous conter l’histoire entourant le religieux québécois qui la créa), oignons, pommes de terre, haricots, tabac (un insecticide biologique très intéressant, affirme-il), crosne, cerfeuil tubéreux, melons, courges, camerises, fines herbes, prunes, cerises… et la liste continue.

Biodiversité agricole

Tant de diversité permet à Michel de faire des essais, mais aussi de se prémunir d’une hécatombe. Planter diverses tomates n’est pas que pour le plaisir. En cas de gel ou de maladie, chaque espèce tomates a une réaction différente et la diversification accroit les chances d’avoir des survivants. Et les enfants de ces derniers seront plus forts…

Michel s’est fait connaître dans le milieu des semenciers. S’il travaille avec les Européens, des Québécois l’appellent aussi pour lui offrir des semences qui pouvaient être dans leurs familles depuis plusieurs années. Des familles qui ignorent parfois ce à quoi elles ressemblent… Michel prend alors des allures d’explorateur en plantant des semences dont il ignore parfois le résultat.

Potagers d’antan sur le web

En 2010, Michel débute son blogue Potagers d’antan. Depuis ces années à cultiver et à s’intéresser à l’histoire des potagers québécois, le maître jardinier a recueilli une masse d’informations. «Mais si on passe au feu ou que je meurs, tout est perdu.» Alors le Potagers d’antan se déplace sur la toile pour livrer ses secrets. À l’intérieur, on y retrouve des informations sur ses semences rares, leur histoire et bien sûr quelques trucs et astuces de jardiniers.

Cerise sur le gâteau, Michel vend les semences, «le matériel génétique» comme il dit. Là encore le maître jardinier met tout en œuvre pour que continuent à vivre ces plantes ancestrales et ces potagers d’antan.

Si vous aussi le patrimoine agricole du Québec vous intéresse, rendez-vous sur: goo.gl/PE93yK

Autres textes sur Environnement

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Diversité génétique agricole

Agriculture

Disparition massive

Le constat est simple: en 1 siècle la terre a perdu 75% de la diversité génétique agricole. De gros mots pour qualifier une situation inquiétante. 

Delphine Caubet   dossier  Environnement

Semences-du-patrimoineEn quelques siècles, notre agriculture est passée d’une production vivrière (autoconsommation) à une production industrielle. Et la sélection à outrance des «bons» gènes a une conséquence: l’extinction massive de variétés agricoles.

Super-semences

Avec des productions de plusieurs milliers d’hectares spécialisées dans quelques variétés, le Canada et les producteurs veulent du rendement. Et la création des semences est essentielle.

Des laboratoires (bien souvent de l’étranger) créent de super denrées agricoles en sélectionnant les meilleurs gènes. Par exemple, pour créer une super-tomate, le laboratoire sélectionnera les gènes de celle qui a la meilleure productivité, la meilleure résistance aux maladies, la plus belle apparence, etc.

L’objectif: que la semence s’adapte au maximum de types de sol et dans toutes les conditions. Que les producteurs soient au Mexique, au Québec ou en Europe, ils auront les mêmes semences. La vente du produit sera aussi standardisée.

Danger

L’agriculture canadienne étant basée sur certaines productions (maïs, soja, canola, blé, avoine, pomme de terre…), il est essentiel que ces productions soient efficaces et saines. Toute une économie en dépend. Et les producteurs ne peuvent pas choisir n’importe quelles semences, car elles sont légiférées.

La création d’hybrides en laboratoire n’est pas le problème. Mais en conséquence, nous ne produisons que certaines espèces, en très grande quantité.

Pour Lyne Bellemare, coordonnatrice du volet francophone à Semences du patrimoine, ce n’est pas juste une question de patrimoine agricole. «La diversité génétique est en train de disparaitre, alors que c’est essentiel. Si une seule espèce est cultivée et qu’elle est touchée par une maladie, on peut tout perdre. Avoir une diversité c’est assurer la survie. Ceux qui résisteront aux maladies auront des descendants plus forts et immunisés à cette maladie.»

Concrètement, si aujourd’hui nos super-semences sont peu ou pas affectées par les maladies, cela ne garantit pas que ce sera le cas à l’avenir. En sélectionnant démesurément les gènes, on encourt l’extinction ce certaines potentiellement utiles à l’avenir.

Le constat est sévère, en 100 ans 75% de la biodiversité agricole s’est éteinte. Et 90% du bassin de gènes restants n’est pas cultivé explique Semences du patrimoine.

Back-up de dernier recours

Face à ce constat, plusieurs pays ont mis sur place des banques de Matériel génétique pour sauver ce qui peut l’être encore. Il en existe 3 au Canada qui congèlent les semences rares ou maintenant éteintes. La banque de Saskatoon, spécialisée dans les crucifères (choux, brocolis,…) et fougères, contient le plus d’échantillons: 113 000 semences.

Lyne Bellemare explique: «Si un cataclysme se produit, nous pouvons aller chercher des back-up. Mais si nous les ressortons 100 ans après la conservation, ces plantes ne sont plus adaptées à la réalité du terrain.» Concrètement, congeler c’est bien, mais cultiver serait mieux.

D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), «seules 12 espèces végétales et 14 espèces animales assurent désormais l’essentiel de l’alimentation de la planète, alors que dans le passé 10 000 espèces étaient cultivées pour nourrir la planète.»

L’extinction de variétés agricoles fait partie du processus naturel de notre planète. En revanche, une perte de 75% en 100 ans est considérée comme inquiétante par les experts.

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Biodiversité alimentaire menacée: mécanisation agricole, Monsanto…

Vox Pop

Quelle est votre opinion sur la biodiversité?

L’équipe de Reflet de Société a mis devant le fait accompli des Québécois pour qu’ils commentent cette information: En 100 ans, nous avons perdu 75% de la biodiversité alimentaire mondiale. Qu’en pensez-vous ?

Dossier Environnement

vox pop environnement biodiversité menace agricultureNotre dossier est-il pertinent? Est-ce un enjeu important pour vous? Pour cela, nous sommes allez vous rencontrer dans les rues de Montréal à 3 points névralgiques: un marché public, une grande surface spécialisée dans les bas prix et au Centre-Ville de Montréal. Voici quelques-uns des commentaires reçus:

«Vous m’apprenez quelque chose. Je suis très surpris… c’est dû à l’industrialisation
j’imagine?» Pierre

«C’est sûrement pour le mieux, il y a tellement de produits qu’il faut garder les meilleurs.» David

«Je l’ai lu ce matin! Il faut arrêter d’acheter des produits des États-Unis et aller plus dans nos marchés publics. Il y en a partout et ils sont accessibles. On a payait avec nos impôts pour ça. Les maraichers sont vraiment très bien. Quand les produits québécois arrivent sur les étals, les grandes surfaces ne sont pas prêtes de me voir.» Nicole

«Je sais que c’est vrai. Je vais juste prendre l’exemple de la carotte. On en fait une qui convient à tout le monde, elle est longue, belle… on en a même fait des petites qu’on a plus besoin d’éplucher. Le problème c’est que son rôle à la carotte c’est pas d’être belle! Elle est sauvage et elle pousse dans la terre, les gens l’oublient.» Anonyme

«C’est très inquiétant! Et c’est dangereux s’il y a des maladies. Tout ça parce qu’ils sélectionnent de plus en plus les produits.» Lyse

«C’est l’évolution, c’est probablement dû à la mondialisation. Mais en même temps, on a davantage de choix. Dans l’espace, ils peuvent se nourrir qu’avec des pillules… à l’avenir la nourriture sera pour le plaisir et on s’alimentera autrement. Comme dans l’espace.» Antonio

«C’est pas grave. Une tomate est une tomate. Quand je vais au supermarché, je ne demande pas la tomate italienne précisément. Tant qu’il y a des tomates pour ton hamburger et ton ketchup, c’est correct.»  Loïck

«Je n’ai pas le sentiment de pouvoir y faire grand chose. C’est aux politiques de prendre des décisions pour la protection de l’environnement.» Véronique

«C’est la faute du client. Il ne faut pas porter attention aux défauts des produits. Ce n’est pas grave s’ils sont un peu abimés ou si la couleur n’est pas la bonne. Tout ne peut pas être parfait.» Chris

«Ça me fait penser à Monsento. C’est inquiétant, révoltant. On s’accapare des espèces au détriment des autres, ça nuit à la diversité locale. Les agriculteurs ne peuvent plus se procurer des graines ailleurs qu’auprès des multinationales. Il faudrait que des produits à base d’OGM puissent être identifiés dans les commerces et que les autres aient plus de visibilités.» Sana

«C’est dommage, mais j’imagine que c’est pour nourrir plus de monde.» Anonyme

«Il va falloir faire quelque chose pour la retrouver car cela ne peut pas fonctionner comme ça. On a besoin de diversité pour une agriculture durable, car s’il y a un problème, on est fait. On s’en va droit vers une seule variété et on met pas les chances de notre coté pour l’avenir.» Michel, producteur de la ferme Espo’Art

«On est à l’ère de la monoculture. Tant que les grandes industries feront de la monoculture, ce qui les arrange parce que c’est plus payant, on perdra en diversité.» Anonyme

Acheter local ne résout pas toujours le problème…

– Les productions spécialisées du Canada (soja, blé,…) utlisent des semences réglementées, comme celles de Monsanto.

– La mécanisation agricole et industrielle est à mettre en cause. Les producteurs produisent des denrées dont le calibrage correspond à leur machinerie. Parmis les variétés, certains choisiront celles dont la taille fonctionne avec leur équipement.

– Les grandes industries de la vente ont un cahier des charges sur l’esthétique des aliments. Produire est bien, vendre est une autre histoire.

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Raymond Viger Dossiers SantéSanté mentaleEnvironnement

60601da2-0f60-41fc-b211-6f77d4454e73_ORIGINALUne école de Laval fournirait des pupitres vélos pour ses élèves hyperactifs. Une façon de les aider à se concentrer en faisant de l’exercice.

L’idée est intéressante. Est-ce que les promoteurs de cette idée ont pensé à relier ces vélos à des génératrices pour produire de l’électricité?

Une façon additionnelle de permettre aux hyperactifs de prendre une place positive dans notre société.

Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin.

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L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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