Humour 17: L’âge légal du consentement sexuel

À quel âge peut-on faire l’amour?

Raymond Viger  Dossiers Mon humour, Humour des autres

Une petite vite

Avant 1890, l’âge légal minimum pour avoir des rapports sexuels était de 12 ans. Le mariage de Samuel de Champlain avec Hélène Boullé en 1610 était donc légal.

En 1890, il a passé à 14 ans.

En mai 2008, c’est maintenant 16 ans.

Si la tendance se maintient dans cent ans il faudra être majeur pour faire l’amour.

Autres chroniques sur Mon humour

Autres textes sur l’Humour des autres

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité

Vanessa, Voyages dans les Caraïbes

roman sexualité humour éducation sexuelle sexe livreRoman qui est un outil de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur. L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations.

25$ plus 4,50$ taxes et transport.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

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Roman humoristique et éducatif sur la sexualité

Éducation sexuelle et relations amoureuses

Roman humoristique

Raymond Viger     Dossiers Sexualité, Livres

roman humoristique sexualité éducation sexuelleLe ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Vanessa… Voyage dans les Caraïbes est un outil de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur. L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les évènements de la vie.

Attrayant et par l’humour, ce roman de 340 pages parle de sexualité. Avec simplicité. Parce qu’on ne peut pas laisser les sites pornographiques ou n’importe qui le faire. Il faut s’outiller pour rejoindre le jeune mais aussi les adultes souvent blessés dans leur sexualité.

Ce livre sur la sexualité partira à l’impression à la fin du mois d’août. En réservant à l’avance votre exemplaire, vous aurez le droit à d’intéressantes surprises.

La sexualité

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans. Il est maintenant prêt à partir pour l’imprimerie.

Parcours de l’auteur

auteur conférencier journalisteHomme d’affaire reconnu, au début de la trentaine il fait deux tentatives de suicide. Il débute une première thérapie pour sortir de la crise suicidaire. Une 2e pour démonter ce qui l’amène à entrer en crise. Appréciant le nouveau mode de vie qu’il découvre il continue et suit son cours de thérapeute. Non pas pour sauver le monde mais pour s’assurer de reconnaître les signes avant-coureurs de sa dépression et de ses propres difficultés de fonctionnement.

Depuis les 25 dernières années, l’auteur a été travailleur de rue et intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Il a été le confident de victimes d’actes sexuels, d’agresseurs, de gens perturbés dans leur sexualité. Il a travaillé dans plusieurs milieux fermés, notamment, les jeunes marginalisés ainsi que des milieux de prostitution. Il a enseigné pendant 5 ans en Travail Social à l’Université McGill. Avec ce roman, il nous partage son vécu et celui de milliers de personnes qu’il a aidé.

L’ensemble des confidences reçus font de l’auteur une personne crédible et reconnu. Il a reçu plusieurs prix autant pour son intervention qu’en journalisme.

Journaliste depuis 1974 il a publié son premier roman en 1992. Il est régulièrement demandé pour donner des conférences et des ateliers autant dans des écoles, organismes communautaires qu’auprès des citoyens impliqués et sensibles aux thèmes sociaux.

Depuis 1992, l’auteur est directeur clinique au Journal de la Rue et rédacteur en chef pour le magazine Reflet de Société. Les thèmes sociaux font parti de son quotidien.

Depuis 1997, l’auteur a été consulté par différents organismes, universités et institutions à travers le monde. En 2007, il a été invité à faire une tournée d’une trentaine de conférences dans les principales villes de France sur l’intervention auprès des jeunes.

Pour réserver votre exemplaire, par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Vous pouvez aussi visiter le projet de financement du livre: https://www.indiegogo.com/projects/roman-humoristique-et-educatif-sur-la-sexualite#/

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Biographie de l’auteur

L’amour au temps du numérique

Une mauvaise image de notre jeunesse

Un documentaire à boycottter

Raymond Viger Dossier CinémaSexualité

l_amour_au_temps_du_numeriqueLes 30 novembre et 1er décembre dernier, Télé-Québec présente un documentaire réalisé par Sophie Lambert : L’amour au temps du numérique.

L’auteur y présente six jeunes de 18 à 24 ans et elle y traite de l’influence des réseaux sociaux sur les rapports amoureux.

Ayant écrit un roman sur la sexualité qui sera publié en 2016, j’étais curieux de voir ce documentaire. Mon livre ne traitant pas vraiment des réseaux sociaux mais plus de la relation entre les gens.

Moi qui pensait y découvrir une belle réflexion qui aurait pu m’amener à rajouter un chapitre ou deux dans mon livre. Grande déception. Plusieurs répétitions. Au lieu de le présenter en deux épisodes, on aurait pu facilement monter le tout pour n’en faire qu’une seule émission.

Est-ce que 6 jeunes qui sont prêts à être suivi par des caméras pour parler de leur vie sexuelle représente l’ensemble de nos jeunes? Est-ce qu’on peut facilement supposer que les jeunes qui acceptent ce projet ont un côté exhibitionniste qui ne peut correspondre à l’ensemble de nos jeunes. C’est donc une vision très stéréotypées que nous y découvrons.

Télé-Québec présente le documentaire avec d’intéressantes questions existentielles :

  • C’est quoi l’amour ?
  • Comprendre de quelle manière la conception de l’amour a changé.
  • Un fossé s’est créé entre les générations dans la vision des relations amoureuses

Cependant les prétentions de Télé-Québec ne se sont pas réalisées dans le documentaire. Est-ce que les six jeunes présentés dans ce documentaire ont été sélectionnés pour représenter l’ensemble des jeunes ? Vraiment pas.

On y présente une femme qui se dit nymphomane. Elle couche avec son chum pour se retrouver ensuite aux danseurs. Elle tombe enceinte. Il y aurait quatre hommes qui pourraient être le père.

Ensuite c’est le tour d’un barman. Salon de bronzage et entraînement au gym pour plaire à la gente féminine, un homme qui ne vit que pour ramener des conquêtes à la maison. Avant de dévoiler le nombre de victoires atteint, j’aurais imaginé plusieurs centaines. Il en déclare 17 ! Ce nombre étant un maximum, cela n’était pas cohérent avec son discours de tombeurs de ces dames et l’image .

En regardant le style de vie des jeunes présentés, la très grande majorité des jeunes n’ont ni l’argent ni le temps pour suivre le train de vie proposé.

Le documentaire présente peut-être la réalité de quelques jeunes mais ne peut prétendre à une étude sociologique de la question amoureuse chez les jeunes. Et quand Télé-Québec parle d’un fossé qui se créé entre les générations, en présentant ce genre de documentaire, Télé-Québec creuse lui-même ce fossé.

Le documentaire ne présente qu’une très mauvaise image de nos jeunes.

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Des femmes pédophiles?

Pédophilie

Des femmes comme «agresseuses» sexuelles?

Travailler dans un magazine comme Reflet de Société ça change une personne. Quand j’ai commencé mes piges en 2014, un collègue m’avait dit de me fixer des limites de sujets que je ne pourrais pas traiter émotionnellement. «Pour éviter de finir en boule sous mon bureau», comme il disait si bien. Conseil que j’ai suivi.

Delphine Caubet     Dossier CriminalitéSexualité

homme victime femme pédophile

Photo: Jeanbaptisteparis

Je me suis donc mis 2 barrières (qui se rejoignent): les violeurs et les pédophiles. Deux perspectives que je refusais d’ouvrir. Maintenant que j’y repense, c’était assez stupide de ma part. Essayer de comprendre ces 2 phénomènes, c’était comme les tolérer pour moi. Pourtant, en tant qu’être humain, je condamne la violence conjugale, mais ça a toujours été un problème m’a interpellée et sur lequel je me suis intéressée aux agresseurs. En somme, j’avais établi 2 poids, 2 mesures.

Face caché de la pédophilie

Finalement, il y a quelques semaines, il s’est présenté l’opportunité de mieux comprendre la pédophilie et d’écouter ce qu’il se passait dans la tête des agresseurs. D’abord un peu craintive, je m’y suis lancée et j’ai eu 2 surprises : une première bonne, car j’ai pu écouter le récit d’un agresseur sans pour autant lui sauter à la gorge ou partir en courant.

Par contre, la 2e surprise fut différente… Après mon entrevue avec Cathia Lavallée du Centre d’entraide et de traitement des agressions sexuelles (CETAS), elle m’a révélé qu’environ 20% des agressions seraient commises par des femmes. Un chiffre largement supérieur à ce à quoi je m’attendais. Mais ces dernières ne sont pas dénoncées ou les victimes ne sont pas prises au sérieux. Après tout, de quoi se plaindrait le p’tit gars qui a eu son initiation avec une femme qui sait ce qu’elle fait. Je caricature à peine.

Après avoir pris contact avec l’institut Pinel (hôpital psychiatrique), ils n’auraient à l’interne aucune patiente pédophile, et depuis 2012, ils n’ont vu qu’une femme par année avoir un commis délit de la sorte, sans pour autant être considérée comme pédophile.

Banalisation

Un article récent montre bien la différence de traitement entre les pédophiles hommes et femmes. Sur le site du média MCE (Ma chaîne étudiante) est paru un top 10 «des profs [femmes] les plus sexy qui ont abusé de leurs élèves.»

Oui, ce site n’est pas une référence pour de l’information pointue et de l’actualité, mais il n’empêche qu’un billet résumant les hommes les plus hot ayant abusé de leurs étudiantes n’aurait jamais été publié ou aurait fait scandale. Et ce, sur n’importe quel média. Et particulièrement dans les pages d’un destiné aux étudiants.

D’après Cathia Lavallée, les choses commencent à changer dans ce domaine. Auparavant, les femmes étaient vues comme des victimes, où il fallait chercher l’homme derrière ses actes. Mais ces dernières années, nous avons vu quelques procès où l’implication des femmes se dessinait autrement.

Et détail intéressant que j’ai découvert en écrivant ce billet, d’après le dictionnaire Larousse, le nom «agresseur» n’a pas de féminin.

Autres textes sur Justice

iberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Biographie de l’auteur

Diversité identitaire et sexuelle; l’Église et la communauté LGBT

L’Église Unie accueille la communauté LGBT

Diversité identitaire et sexuelle

L’Église Unie du Canada, est l’une des plus importantes Églises protestantes du pays. Gary Paterson, le Modérateur (équivalent au Pape), ouvertement homosexuel appuie notamment l’égalité des sexes et prend en compte les droits sociopolitiques de la communauté LGBT. L’Église Unie célèbre des mariages entre conjoints de même sexe et elle ouvre ses portes à tout le monde, peu importe l’orientation sexuelle. Les pasteurs peuvent être des hommes ou des femmes et être en couple hétérosexuel ou homosexuel.

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

Le Pasteur Marco, qui représente l’Église Unie à Montréal, dans l’arrondissement de Verdun, nous en dit plus sur son Église et sa relation avec la communauté lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT). 

Sophie Laisney: Sur quel principe se fonde l’Église Unie?

szombathely-church-eglise-religion-spiritualitéPasteur Marco: L’Église Unie a toujours été très orientée vers la justice sociale. Par exemple, les femmes ont été ordonnées dans cette Église en 1936, avant même qu’elles aient le droit de vote au Canada. Nous sommes une église chrétienne et nous accueillons les personnes qui sont en cheminement de foi. Nous n’avons aucun problème avec l’accueil de personnes de tous horizons confondus. En 1988, l’Église Unie a fait une déclaration, accueillant les gens de toutes les diversités et identités sexuelles. Cela nous a posé quelques problèmes avec d’autres dénominations (sous-groupe d’une religion), il y a eu des réticences et certaines tensions.

S.L: Êtes-vous critiqués par d’autres Églises?

P.M: En tant qu’Église «à contre-courant», on s’est fait harceler par beaucoup d’autres Églises. On s’est fait envoyer en enfer! Ce qui est assez particulier, car Jésus se serait certainement associé à la cause LGBT, car il a toujours approché dans son ministère les marginalisés de son époque pour enlever le stigmatisme social qui entoure ces exclus (les lépreux, les malades, les femmes ou les samaritains -les musulmans de nos jours-). Donc, il aurait selon moi, sans doute voulu démystifier les exclus de la communauté LGBT. Concernant cette communauté, il y a en effet des dénominations plus conservatrices dans les Églises baptistes ou les Églises évangélistes. Nous n’avons aucun contact avec eux et je pense que nous n’en aurons jamais. Et ils n’auront probablement pas d’ouverture à la communauté LGBT, en tout cas pas dans les prochaines décennies. Par contre, nous avons de bien meilleures relations avec l’Église anglicane qui est aussi très ouverte sur la justice sociale. Nos Églises sont en communion.

S.L: Globalement, est-ce que vous constatez une ouverture des religions face aux diversités sexuelles?

église et homosexualité  religion homosexuel lesbienneP.M: Oui, absolument. L’Église anglicane, par exemple, est ouverte au mariage de conjoints de même sexe, c’est une chose que l’on n’aurait pas vue il y a une dizaine d’années. D’autres religions sont en train de s’ouvrir sur cette question. Il y a un an, pratiquement jour pour jour, j’ai marié deux hommes: un musulman et un chrétien. C’était un mariage inter-foi et c’était important pour moi d’unir ces deux traditions au sein de mon église. Nous avons lu le Coran et la Bible durant le mariage. Nous avons aussi des contacts très étroits avec la synagogue Emanu-El-Beth Sholom, qui est ouverte à la communauté LGBT.

S.L: Le public a très peu d’échos des ouvertures religieuses. Pourquoi?

P.M: On ne veut pas entendre parler de religions libérales. On veut entendre parler des sectes, de la femme qui est emprisonnée chez elle par son mari. On ne veut pas entendre ce que l’Église Unie fait, mais de ce que l’Église catholique ne fait pas. Les prêtres ne peuvent pas se marier, les femmes ne peuvent pas être ordonnées dans l’Église catholique, mais cela, l’Église Unie le fait, et on n’en entend pas parler. Ça ne fait pas vendre les journaux.

S.L: Vous utilisez beaucoup les nouveaux médias (Youtube, Facebook) pour faire passer le message de l’Église. Pour quelles raisons?

P.M: Il faut utiliser les médias de notre temps pour être capable de rejoindre les gens. Les réseaux sociaux apportent l’opportunité de rejoindre le plus grand nombre. Cela apporte une vision plus saine et plus libre de vivre sa foi.

Mais on gère ces réseaux sociaux de très près, car il peut y avoir facilement des débordements. Nous avons dû «supprimer» beaucoup de personnes de nos pages, car elles revenaient continuellement sur Facebook et sur Youtube pour nous démolir complètement avec des propos ancrés dans l’ignorance. Sur la plupart de nos vidéos Youtube, l’option des commentaires est désactivée parce qu’on a eu notre lot de commentaires négatifs.

Au Québec et de façon plus générale, actuellement, il y a une forte ignorance religieuse. On ne connait pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Tout est mis dans le même panier, et une sorte de propagande «pleut» sur les réseaux sociaux. Par exemple, il y en a beaucoup qui croient que la foi, c’est juste des rituels à faire. Mais la foi, c’est bien plus profond que ça. Mes vidéos sont des entrevues qui veulent montrer différentes facettes d’un aspect méconnu de la religion pour diminuer les préjugés. Le plus gros de mon travail c’est la démystification. Il faut informer les gens qui sont «désinformés».

S.L: Est-ce que l’Église Unie a créé des partenariats avec les organismes LGBT?

P.M: Il y a une dynamique de méfiance des gens à l’encontre de l’Église, y compris des organismes LGBT. L’Église Unie a tenté de s’unir avec des associations, mais il n’y avait jamais de suite. Les partenariats n’ont pas abouti. Il ne faut pas oublier que l’Église a été très «instrumentale» dans l’homophobie.

Dans mon Église (l’Église Unie la Passerelle) et de façon plus générale, on essaie de créer une démystification de l’homosexualité. Pour l’instant, il n y a pas de partenariat et ça me surprendrait que ça arrive. Sur la page de l’Église La Passerelle, on fait malgré tout la promotion de l’association GRIS-Montréal (Ndlr:Groupe de recherche et d’intervention sociale), par exemple. On essaie d’être un soutien dans les actions ou les levées de fonds, autant qu’on peut le faire et avec les moyens qu’on a. Mais ce n’est pas parce qu’on ne crée pas de partenariat que nous ne sommes pas unis par le même but : la diminution des discriminations.

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Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Trans et homosexuel, un même combat?

La cause trans encore marginalisée

Oppression des genres

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

«Les mouvements trans en sont au même point que l’étaient les mouvements homosexuels dans les années 70», déclare Gabrielle Bouchard du Centre de lutte contre l’oppression des genres. «GRIS-Montréal, par exemple, leur travail est très important, mais ce qu’ils ont réussi à bâtir date des années 80. C’est-à-dire une structure, une connexion, des réseaux qui leur ont permis d’avoir des connaissances dans le financement.»

Anonymat des trans

artistes urbains street art underground illustrateur t-shirtL’Aide aux trans du Québec (ATQ), principal organisme de soutien à la communauté, n’a pas la pleine capacité de s’organiser pour obtenir les moyens financiers. De plus, les personnes trans  quittent le milieu communautaire une fois que leur transformation est complétée. «Ce n’est pas le même problème, lorsqu’un homosexuel fait son coming-out. Il est homo pour le reste de sa vie. Une personne trans, une fois que sa réassignation est terminée, il n’a pas envie d’être un transsexuel toute sa vie. Désormais, il est une femme ou un homme. Ils veulent vivre un certain anonymat», raconte Marie Houzeau de GRIS-Montréal.

L’ATQ, fondée au début des années 80, est tenue à bout de bras par sa fondatrice Marie-Marcelle Godbout. Après plus de trente ans, l’ATQ ne bénéficie toujours pas d’un financement continu. L’organisme fonctionne principalement grâce au bénévolat. La question des personnes trans et ses revendications sont isolées au sein de la communauté homosexuelle et bisexuelle.

Exclusion des trans

De nombreux organismes qui militent pour la cause homosexuelle et bisexuelle ne prennent peu ou pas en compte les souffrances liées aux personnes trans. «L’expérience des transgenres est complètement différente. Si notre organisme doit faire des interventions concernant les transgenres, il faudrait que nous développions nos connaissances. Même les organismes qui se consacrent à la transsexualité ne sont pas unanimes; certains veulent qu’on s’intéresse à leur cause, d’autres considèrent que ce n’est pas à nous de le faire», affirme Marie Houzeau.

Ainsi, des clivages se créent au sein des diverses communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans). Gabrielle Bouchard évoque des organismes homosexuels et bisexuels qui ne parlent pas de la communauté trans par souci de «stratégie».

La voix des trans

Néanmoins, la représentante du Centre de lutte contre l’oppression des genres n’oublie pas de nommer les organismes qui font avancer la cause des personnes trans. «La coalition des familles homoparentales», qui a pour principal partenaire l’ATQ et le Conseil québécois LGBT en fait partie. «Steve Foster est sûrement celui qui a fait le plus de chemin dans sa pensée personnelle, mais aussi dans les actions de son organisme. Il utilise son privilège de président du Conseil québécois pour faire entendre les voix des personnes trans.» Steve Foster, dans le cadre du Conseil québécois LGBT, sensibilise énormément aux droits des personnes trans et les a joint à la cause des gays, lesbiennes et bisexuelles. 

Illustrations Cyril Blanchard du Café Graffiti

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Enfants transgenres; diversité identitaire et sexuelle

Enfants transgenres

Diversité identitaire et sexuelle

Notre société est réglée sur un mode binaire. On est gentil ou méchant. C’est noir ou blanc. On est un homme ou une femme. Mais pour certains enfants, la chose est plus compliquée. Ils aimeraient être une nuance de gris, parfois proche du blanc, d’autres fois du noir. Et pour certains, être un mélange de couleurs indéfinissables.

Ces enfants ne rentrent pas dans la catégorie de leur genre (homme – femme) habituel. Ils sont appelés transgenres, et dans notre société catégorisée, ils tentent de se forger leur propre identité. Regard sur ces jeunes qui dépassent leur sexe pour se construire leur genre.

Delphine Caubet Dossiers HomosexualitéSexualité

Mat a 16 ans. Au quotidien, il aime créer un flou autour de son genre. Tantôt plus masculin, tantôt plus féminin. Cette confusion autour de son genre lui offre une plus grande liberté et surtout, diminue la pression sociale. Il ne répond plus aux attentes et aux clichés sociétaux, auxquels il devrait se conformer en tant que garçon ou fille. Mat est androgyne. Le français étant ce qu’il est, nous utiliserons le pronom «il» pour qualifier Mat.

Le sexe n’est pas le genre

À la naissance, les enfants sont identifiés en fonction de leurs organes génitaux et les parents les habillent en conséquence. Une fille portera des robes et un garçon des pantalons. Les jouets seront également achetés en fonction. Mais certains enfants dits transgenres se sentent à l’étroit dans ces modèles. D’après le docteur Shuvo Ghosh, pédiatre du développement à l’Hôpital de Montréal pour enfants, ces jeunes développent une identité ou un genre atypique.

Paradoxalement, auprès des enfants de son service, le Dr Ghosh voit essentiellement de jeunes garçons. «Car la moitié féminine est mieux acceptée comme garçon manqué. C’est pas la petite fille qui joue au soldat qui va arriver dans ma clinique. Mais un garçon de 4 ans, qui a une « obsession » des princesses, sera amené ici pour qu’on sache ce que nous pouvons faire pour lui.» Selon le Dr Ghosh, il y a davantage d’interdictions chez les garçons. En bas âge, une fille peut porter des pantalons et jouer aux soldats, mais l’inverse est interdit. En revanche, à l’adolescence, le docteur constate qu’autant de garçons que de filles viennent le consulter.

Akiko Asano, la mère de Mat, parle du genre de son enfant: «À 3 ans, mon enfant a fait sa première transition sociale.» «Un jour, je lui ai dit « tu es un bon garçon » et il m’a répondu que non, qu’il était une fille. Il avait la conviction totale d’être une fille.» Akiko parle d’un enfant plein de frustration et de colère, «mais depuis qu’on a fait la transition sociale, il est devenu très calme.» « Avant, c’était comme si mon enfant voulait dire qu’il existait et que personne ne l’écoutait.» Par transition sociale, Akiko Asano entend reconnaître son enfant tel qu’il le souhaite et surtout, le laisser s’habiller et jouer avec ce qu’il veut.

Tous les enfants dits transgenres ne sont pas aussi catégoriques que Mat. Pour certains, il peut s’agir d’une simple variation du genre. C’est-à-dire, qu’ils dépassent les clichés, par des goûts ou comportements, qui normalement ne devraient pas être associés à leur sexe.

Accepter sa différence?

Depuis une dizaine d’années, la société accepterait mieux les variances de genre, selon le Dr Ghosh. Mais le vrai changement est de parler de ces jeunes, même si cela crée de la controverse.

Ce qui est étrange, d’après le Dr Ghosh, c’est qu’une frange de la population est très conservatrice sur ce sujet-là, alors qu’elle ne l’est pas nécessairement dans la vie courante. « Peut-être qu’ils ne sont pas confortables avec le sujet, car cela leur pose des questionnements personnels. Je ne sais pas.» Mais aujourd’hui, les personnes transgenres sont de plus en plus démystifiées. Ce sont des personnes concrètes que l’on côtoie tous les jours.

Pour le Dr Ghosh, il est important de travailler l’estime de soi avec ces jeunes. Car, les préjugés et les regards des autres les atteignent. Alors, le docteur parle longuement avec les familles pour les aider à trouver des ressources permettant à l’enfant de socialiser avec son entourage, autant avec des enfants que des adultes.

Réticences

Si les parents de Mat ont toujours été ouverts à la différence de leur enfant, leur entourage, en revanche, a été plus réticent. «Nous avons perdu beaucoup d’amis et au niveau familial, il existe des frictions.» Au primaire, pour que Mat soit reconnu comme une fille, Akiko et son conjoint ont engagé un psychologue pour expliquer et aider les enseignants à intégrer leur enfant. Mat voulait qu’on s’adresse à lui au féminin.

Aujourd’hui, à 16 ans, Mat a changé 4 fois d’école, même si sa mère précise que la première fois n’avait aucun rapport avec son genre. Pour les 3 changements d’écoles au secondaire, «c’était à cause de leur ignorance. Ils ne pouvaient pas supporter l’anxiété de mon enfant.»

Depuis, Mat a fait une seconde transition et se considère comme androgyne. Il se plait à créer un flou autour de son genre et demande à ce qu’on utilise le pronom neutre en anglais ou le masculin en français. Une façon pour lui de diminuer l’anxiété de l’adolescence.

Diminuer les hormones

«Chez les enfants transgenres, la puberté est très inquiétante» explique le Dr Ghosh, car «c’est le choc de la réalité.» Pour les jeunes qui poursuivraient leur variance à l’adolescence (et donc, persisteraient avec le temps), cette nouvelle étape de la vie peut s’avérer très stressante. Elle s’accompagne de changements physiques qui peuvent troubler le jeune s’il n’est pas en accord avec son corps.

Pour qu’ils aient plus de temps de réflexion et diminuer l’anxiété, certains d’entre eux prennent des bloqueurs hormonaux. Comme Mat, qui les utilise depuis ses 11 ans. Ces bloqueurs ne stoppent pas complètement la puberté. Ils la ralentissent. Naturellement, cela prendrait 2 à 3 ans, explique le Dr Ghosh, mais avec ces médicaments elle durerait 4 ou 5 ans. Ainsi, le jeune dispose de plus de temps pour réfléchir à son avenir et à ses options. Certains peuvent se diriger vers un changement de sexe physique, d’autres au contraire voir plus au jour le jour, comme Mat.

Il n’existe pas de schéma sur l’avenir des enfants transgenres. Ceux avec une simple variance peuvent grandir en accord avec leur genre et sexe, d’autres choisir de cultiver le mystère, comme Mat. Enfin, d’autres peuvent changer de sexe pour être plus en accord avec leur genre. Ils deviendront alors ce que l’on appelle des transsexuels. En somme, il existe autant d’avenirs possibles qu’il y a d’enfants.

Le coming out?

Avec l’adolescence vient aussi la période des premiers amours. «Et c’est compliqué» rit Akiko. Car à moins de deux personnes transgenres, le jeune s’interroge. Doit-il se dévoiler ou être plus subtil? Mais alors, l’autre ne sait pas «ce que j’ai dans les culottes» plaisante la mère de Mat. Pour Akiko, il est important que son enfant ait des endroits où il se sente en sécurité, et où il pourra tomber amoureux. Cela peut-être des camps de jour, des camps d’été, des retraites,… Des lieux où il pourra exprimer son genre sans crainte des regards.

Lorsque de nouveaux parents arrivent avec leur enfant, une question revient souvent au Dr Ghosh: l’enfant est-il gay? Et sa réponse est toujours la même: «À 4 ans ou même 8 ans, l’orientation sexuelle n’est pas impliquée. On ne peut pas en discuter à cet âge-là.» En revanche, à l’adolescence, le docteur commence à en parler progressivement.

Pas de consensus

La difficulté dans notre société binaire est de vouloir enfermer des personnes dans des cases. Une personne avec un sexe masculin, de genre féminin et aimant les hommes. Est-ce un homosexuel? Un hétérosexuel? Et pour ceux qui préfèrent les transsexuels?

Dans son bureau, le Dr Ghosh voit des enfants de tous horizons. «Entre 2 à 3 nouveaux par semaine.» Étant le seul médecin du Québec à s’occuper d’enfants transgenres, il reçoit des patients de toute la province. Et contrairement aux idées reçues, il a proportionnellement autant d’enfants transgrenres à la campagne qu’à Montréal.

Peu d’études ont été faites sur le questionnement du genre, mais selon le Dr Ghosh environ 5% à 10% de la population se poserait des questions, et seul 1% à 2% présenterait une vraie variance. Enfin, seuls 40% à 50% de ces derniers changeraient de sexe. Soit au maximum 1% de la population. Un chiffre non négligeable à l’échelle nationale.

L’origine de cette variance n’est pas claire. Si tant est qu’il faille une origine. Pour le Dr Ghosh, les transgenres ont toujours existé: «Le phénomène est là depuis 2, 3 ou 4 mille ans. Depuis l’histoire de l’humanité. Mais ce n’est pas un sujet acceptable à discuter ouvertement. Même si maintenant, c’est davantage autorisé d’en parler.» Une autre des théories serait qu’aujourd’hui, les parents auraient moins tendance à enfermer leur enfant dans un genre. Ce qui les laisserait libres d’être ce qu’ils veulent, sans contrainte. L’avantage de cette hypothèse est de ne pas voir ce phénomène comme une dégénérescence de la société, précise le Dr Ghosh. «Les choix sont plus individuels, plus naturels et surtout moins anxiogènes, car la personne est ce qu’elle veut.»

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