Vers une nouvelle Politique jeunesse

Le Sommet des jeunes

Nouvelles stratégies

Retour sur le Sommet d’août 2013, où des jeunes ont poursuivi leur réflexion pour une nouvelle Politique jeunesse. Déceptions et nouvelles stratégies pour arriver à leur but.

Normand Charest Dossiers Valeurs de SociétéJeunesPolitique

Dans le numéro de septembre-octobre, nous avons couvert le Sommet des jeunes, tenu à Montréal. Et nous avons promis de suivre ce dossier, parce que nous croyons que cette implication mérite qu’on l’appuie. Les jeunes devaient présenter la synthèse de leur travail à la commission parlementaire annoncée pour l’automne.

Mais depuis, la commission a été remise à janvier ou février prochain, ce qui leur donne plus de temps pour peaufiner leur mémoire. De plus, le ROCAJQ (Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec) a offert aux jeunes un espace au sein de son Colloque tenu en octobre (le OFF Colloque).

Nous avons assisté à cet OFF Colloque en tant qu’observateur, afin de mieux comprendre leur démarche. Une dizaine de jeunes étaient présents, dont Maryann Gauthier, puis Judeisy de Léon et Ursy Ledrich du BCJ (Bureau de consultation jeunesse) que nous avons déjà interviewés en août dernier.

Retour sur le Sommet

Les jeunes se posent d’abord cette question: le Sommet de cet été a-t-il été une réussite? Ils ont la candeur de s’avouer qu’ils ont éprouvé de grandes difficultés à le réaliser. C’est clair, le projet était trop ambitieux.

Rappelons que l’événement s’est déployé sur cinq jours, avec de multiples ateliers simultanés, sans compter les soirées et le point de presse. De plus, ils apprennent deux semaines avant l’événement qu’ils doivent héberger 70 participants venus de France, alors qu’ils en attendaient au plus une vingtaine. Un énorme défi pour n’importe qui, peu importe son âge.

Donner une voix aux jeunes

Le BCJ a été fondé pour donner une voix aux jeunes. Son principe de base, comme l’explique Ursy, c’est que les jeunes dirigent et proposent des projets, tandis que les intervenants appuient leurs actions, en les aidant à obtenir du financement, par exemple. D’où le slogan «par et pour les jeunes». Si les adultes prennent trop de place dans ce processus, certains jeunes ne parlent pas. C’est pourquoi les jeunes font leurs rencontres sans les intervenants.

Récupération gouvernementale

Depuis des années, ce groupe de jeunes a connu plusieurs déceptions dans ses contacts avec le gouvernement. Des projets qu’ils avaient présentés ont été refusés pour être ensuite, selon eux, repris sans que le crédit leur en soit donné.

C’est le cas pour la tournée de consultation des régions. Même l’expression «En route pour le Sommet» leur aurait été prise. Les jeunes ont écouté ceux des régions, pour prendre note de leurs préoccupations.

Le refus de financement pour raison de «dédoublement» compromettait, pour eux, trois ans de travail. D’autant plus que leurs partenaires les avaient quittés pour se joindre à la tournée gouvernementale. Ils se sont alors sentis doublement floués.

Historique: un exposé brillant

Ursy nous présente d’ailleurs, de manière brillante, un historique de la Politique jeunesse au Québec, en partant de la création du BCJ en 1970 et en passant par les différentes étapes, dont celle du Conseil permanent de la jeunesse, aboli par Jean Charest en 2010, l’Année internationale de la jeunesse, et jusqu’à aujourd’hui. Une succession de belles paroles et de promesses dont la réalisation est continuellement reportée.

Écouter sans juger: deux tournées et deux approches différentes

En plus d’une perte personnelle, c’est la validité de la tournée gouvernementale que les jeunes remettent en question. Selon eux, il y a deux conditions pour comprendre vraiment les préoccupations de la jeunesse.

1. D’abord s’assurer que l’on rejoint les jeunes de tous les milieux, sans oublier les plus marginalisés, ce que la tournée gouvernementale n’aurait pas réussi à faire, disent-ils. «Nous, nous allons voir les jeunes de la rue. Eux s’adressent plus aux jeunes étudiants, déjà politisés.»

2. Il faut aussi recueillir les préoccupations de ces jeunes sans les juger. C’est ainsi que les jeunes du BCJ fonctionnent. À l’opposé, la consultation gouvernementale oriente le débat en sa faveur, en limitant l’expression des participants à des questions qu’elle leur impose.

Confidentialité

À partir des préoccupations recueillies lors de leur consultation, les jeunes vont maintenant élaborer leurs recommandations pour la Politique jeunesse.

Mais après avoir été déçus par la récupération gouvernementale, ils en ont tiré une bonne leçon. Dorénavant, tout leur travail demeurera confidentiel, jusqu’à ce que leur mémoire soit remis à la commission parlementaire.

Les jeunes du Sommet font partie du BCJ dont le rayon d’action ne couvre que la région de Montréal. Mais leur place au sein du ROCAJQ leur permet de s’associer à une cinquantaine d’autres organismes communautaires et à d’autres jeunes, étendant ainsi leur influence à tout le Québec.

Chacun de ces organismes pourra présenter son propre mémoire lors de la Commission parlementaire avec des recommandations similaires, ce qui ajoutera un poids politique à celles des jeunes.

«Les jeunes veulent s’approprier la Politique jeunesse, et pas seulement se la laisser imposer d’en haut par les politiciens. Si tu ne prends pas soin de la politique, c’est elle qui prendra soin de toi.» (Ursy)

On pourra dire que les jeunes manquent d’expérience, mais on ne peut ignorer leur bonne volonté et la pertinence de beaucoup de leurs idées. Si l’on promet de «donner une voix aux jeunes» comme on l’a fait, il faut bien les écouter par la suite.

Colloque sur l’action communautaire…

Lors du colloque organisé par le ROCAJQ, du 15 au 17 octobre, M. Nikolas Ducharme, secrétaire adjoint du Secrétariat à la jeunesse, est venu présenter la démarche gouvernementale de consultation qui comporte le dépôt, cet automne, d’un «Livre blanc sur la jeunesse» par le gouvernement du Québec.

Les membres d’Interjeunes et les jeunes du Sommet comptent étudier attentivement ce Livre blanc. Mme Sylvie Norris, directrice du ROCAJQ, déclare dans un communiqué de presse: «On veut s’assurer que la parole, les préoccupations, les besoins et les espoirs de tous les jeunes s’y retrouvent.» Ce qui résume bien la pensée de tous.

En fait, cette action va plus loin que le ROCAJQ parce qu’elle implique la Coalition Interjeunes qui représente 320 organismes fréquentés par 370 000 jeunes de partout au Québec. Les organismes membres de la Coalition Interjeunes sont:

  • Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) ;
  • Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ);
  • Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ);
  • Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD).

Source des informations: Marie-Danielle Larocque, responsable des communications, ROCAJQ.

Autres textes sur les Jeunes

Abonnement au magazine Reflet de Société

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gamblingInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , ext.:  1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Jeunes et société

Vers une nouvelle politique jeunesse

Le Sommet des jeunes

Après deux ans de préparation, le Bureau de consultation jeunesse (BCJ), dont l’action couvre la région de Montréal, tenait enfin son Sommet des jeunes au collège Ahuntsic, du lundi 12 août, Journée internationale de la jeunesse, au vendredi 16 août. Il s’agissait d’abord d’un lieu de réflexion pour les jeunes qui souhaitent s’impliquer positivement dans la société, sans se limiter à la critiquer.

Normand Charest       DOSSIER Valeurs de Société, Société, Jeunes, Politique.

reflet de société débat reflexion sociale

Un événement d’une semaine, cela demande une grande logistique. Et nous pouvons voir, dès 8 heures ce lundi matin, une armée de jeunes s’affairer un peu partout. Tout au long de cinq jours, il faudra choisir entre deux ou trois activités qui se tiennent en même temps, et d’abord entre un point de presse et une conférence.

Point de presse : les jeunes et leur enthousiasme

Le point de presse est donné par cinq jeunes assis à la même table. Au centre, la députée du NPD, Lysane Blanchette-Lamothe, qui nous dit que, selon son expérience du terrain, les jeunes s’intéressent beaucoup plus à la politique qu’on peut le croire, et que « si les jeunes sont l’avenir, comme on le dit souvent, ils sont aussi le présent », raison pour laquelle nous devons tenir compte d’eux et de leur implication dans la vie en société.

De chaque côté d’elle, se tiennent deux représentants des jeunes, une fille et un garçon : de la France, Fatima Diaby et Vincent Quintana ; du Québec : Judeisy de Léon et Ursy Ledrich (nous les rencontrerons plus tard pour une interview).  Probablement tous les quatre des jeunes « issus de l’immigration », comme dit l’expression. On est d’abord frappé par la bonne capacité d’expression de ces jeunes qui se sont, visiblement, bien préparés.

Soixante jeunes Français sont venus participer à ce Sommet, des jeunes d’origine africaine ou maghrébine pour la plupart, qui offrent des ateliers et qui participent avec beaucoup de joie aux divers ateliers de cette « Univers’Cité populaire d’été » (le terme « cité » renvoyant, en France, aux banlieues dites sensibles).  Ils viennent de Paris, Mulhouse, Lille, et sont accueillis par l’équipe québécoise du BCJ. Fatima Diaby nous dit : « Nous sommes venus parce que nous avons les mêmes problématiques en France : le racisme, les relations avec la police, etc. Nous avons fait des actions de financement pour venir à Montréal : des spectacles gala, des spectacles de rue. » Si la jeune députée du NPD nous parlait d’implication sociale, Vincent Quintana parle du travail sur soi dans des ateliers qui auront lieu en après-midi, où les participants racontent leur vécu, que l’on illustrera par du théâtre improvisé (le Playback Théâtre), par exemple.

Apprendre à penser pour changer le monde

En même temps que le point de presse, le philosophe et enseignant Éric Martin offre une conférence d’ouverture sur le thème « La jeunesse dans notre société » où il encourage la jeunesse à penser d’abord, à remettre en question la vision imposée des choses.

La philosophie, dit-il, c’est la jeunesse de l’esprit, puisqu’elle remet tout en question et qu’elle jette un regard neuf sur toute chose, comme la jeunesse le fait. La philosophie demande que l’on recherche le sens de la vie, de la souffrance et des valeurs. Et il s’agit en ce moment de trouver de meilleures façons d’habiter le monde et de reconnaître ses valeurs humaines.

Autres textes sur Politique et Médias

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com  (514) 256-9000 , en région: 1-877-256-9009 . cafegraffiti@cafegraffiti.net

Recommandations pour une politique jeunesse

Bureau de consultation jeunesse

Deux consultations jeunesse

Les jeunes sont-ils devenus une priorité pour tous?

Normand Charest Dossier Valeurs de Société, Jeunes, Politique

Le projet des jeunes de la BCJ, élaboré depuis deux ans, comportait une tournée des régions, suivie d’un Sommet à Montréal et de recommandations à soumettre au gouvernement québécois. Or, au printemps dernier, la première ministre Pauline Marois confiait la direction d’une vaste consultation jeunesse au jeune député Léo Bureau-Blouin, une consultation commencée par une tournée des régions.

Les jeunes de la BCJ se sont sentis trahis par cette décision, d’autant plus qu’ils se sont vu refuser leur demande de subvention de 110 000 $ pour le Sommet des jeunes : « On nous l’a refusé sous prétexte de dédoublement, alors qu’on nous a plus ou moins volé l’idée de la tournée des régions. De plus, leur tournée ne touche pas toutes les classes sociales, contrairement à la nôtre », nous disait Ursy Ledrich, un jeune représentant du BCJ en entrevue, au début du Sommet des jeunes à Montréal, le lundi 12 août 2013, un sommet qui dura toute une semaine.

Être inclusif

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), qui soutient le Sommet des jeunes au sein du comité consultatif, a d’ailleurs dénoncé ce refus, alors que le « Sommet est une autre preuve que tous les jeunes du Québec veulent participer à l’élaboration d’un projet de société qui soit inclusif » (Annie Gauvin, communiqué du 10 avril 2013).

Malgré tout, les jeunes ont travaillé intensément, jeudi et vendredi, en divers groupes de réflexion qui s’étaient penchés sur les thèmes suivants : emploi et chômage, logement, intimidation, racisme, éducation, politique, drogues, relations jeunes et policiers, homophobie, et ils présentaient leurs recommandations en plénière, vendredi après-midi.

Toutes ces recommandations seront regroupées en un document de synthèse, et un mémoire sera présenté en ce sens lors de la consultation sur la Politique jeunesse annoncée pour l’automne 2013 par le gouvernement québécois, nous dit M. Gilles Tardif, coordonnateur du BCJ. [Nous apprenons par la suite que la Commission parlementaire annoncée pour l’automne a été remise à janvier ou février 2014.]

Nous suivrons ce dossier de près pour voir son évolution, car il ne s’agit pas de minimiser la volonté d’implication positive de cette jeunesse, souvent issue de milieux difficiles, et qu’on pointe du doigt lorsqu’il y a des désordres sociaux. Au contraire, il nous faut encourager son action constructive et non violente, en nous débarrassant nous-mêmes, en premier lieu, de nos idées préconçues.

_____________________________

La Journée internationale de la jeunesse

La Journée internationale de la jeunesse a été instaurée en 1999 par les Nations unies et elle est célébrée dans le monde entier le 12 août. Le Programme d’action mondial pour la jeunesse de l’ONU touche dix domaines prioritaires :

  • L’éducation
  • L’emploi
  • La famine et la pauvreté
  • La santé
  • L’environnement
  • L’usage abusif des drogues et autres stupéfiants
  • La délinquance juvénile
  • Les loisirs sains
  • Les filles et jeunes femmes
  • La participation des jeunes dans la société et dans la prise de décision.

Le Bureau de consultation jeunesse

Le Sommet des jeunes d’août 2013 a été organisé par le Bureau de consultation jeunesse. Le BCJ est un organisme d’action communautaire autonome qui agit auprès des jeunes de 14 à 25 ans depuis 1970 («par et pour les jeunes»). Appuyé par Centraide du Grand-Montréal, il compte plusieurs points de services sur l’ensemble du territoire du Montréal métropolitain (Montréal, Laval et Longueuil). Le BCJ s’intéresse à la marginalité et aux conditions sociales des jeunes. Le BCJ fonctionne sur un mode de gestion collective en établissant un véritable partenariat avec ses membres, soit les jeunes. Son mandat principal est d’appuyer les jeunes dans leur cheminement vers une plus grande autonomie, et dans la recherche de solutions pour l’amélioration de leurs conditions de vie. (D’après le site Web du BCJ.)

Autres textes sur Politique et Médias

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Abonnement au magazine Reflet de Société

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , ext.:  1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Le Bureau de consultation jeunesse se mobilise pour les jeunes

La place des jeunes

Mobilisation pour les jeunes avec le BCJ

En réaction à l’absence des jeunes dans les grands enjeux sociaux, le Bureau de consultation jeunesse (BCJ) se lance dans l’organisation d’un grand projet de mobilisation citoyenne pour la jeunesse à travers le Québec. L’organisme a également monté une exposition rassemblant des œuvres conçus par les jeunes qui témoignent de leurs talents artistiques et de leur volonté de s’impliquer dans la société.  

Anders Turgeon  Dossier Jeunes

À la suite d’une résolution adoptée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2010, 2011 a été désignée Année internationale de la jeunesse. Cette proclamation a été décrétée sous le thème « Dialogue et compréhension mutuelle ». Au Québec, cette initiative des Nations Unies n’a eu que peu d’effets puisque aucune action n’a été prévue pour les jeunes.

En plus de l’absence de reconnaissance pour les jeunes, le gouvernement de Jean Charest décrétait l’abolition du Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) en 2010. Ses activités se retrouvaient intégrées au Secrétariat de la jeunesse dont le Premier ministre a la responsabilité. La disparition de l’organisme paragouvernemental a causé surprise et incompréhension chez les jeunes et les autres organismes jeunesse.

Un projet de Sommet des jeunes pour mobiliser la jeunesse

Face à cette absence de voix sociale pour les jeunes au Québec, le BCJ entreprend un projet afin d’exposer les réflexions de la jeunesse sur sa place au sein de la société. « Le projet a pour objectif de susciter, dans l’espace public, dans les médias et dans la sphère politique, un débat sur la place qu’on accorde, dans notre société, aux jeunes et à la jeunesse en général », expose le BCJ.

Ce projet se veut une réponse à une représentation « négative » des jeunes dans les médias ainsi qu’à « l’inexistence » d’une « vraie politique jeunesse au Québec », fait valoir le BCJ. Il est présenté comme étant une plate-forme divisée en deux volets : une tournée de consultation des jeunes à travers le Québec et un Sommet des jeunes qui est prévu pour mars 2013.

La tournée des jeunes à travers la province débute en août 2012 suite aux activités du BCJ entourant la Journée internationale de la jeunesse le 12 août. Prenant la route, des jeunes s’adressent ainsi à d’autres jeunes pour leur présenter le projet et les outils dont ils auront besoin pour le Sommet. S’en suivra un travail de réflexion, de la part des jeunes et des organismes jeunesse impliqués dans le projet, sur la place actuelle et idéalisée qu’occupe la jeunesse dans les espaces social, politique et médiatique au Québec.

Après la tournée se tiendra le Sommet des jeunes en mars 2013. Cet événement consiste en une grande rencontre au cours de laquelle se tiendront des ateliers, des débats, des conférences, des spectacles ainsi que d’autres manifestations sur le thème de l’implication citoyenne et sociale des jeunes. Le Sommet se terminera par la mise en commun du travail effectué par les jeunes, durant la tournée, pour la rédaction d’une politique jeunesse par et pour les jeunes.

L’expression artistique de la jeunesse

Avant que ne débute la tournée des jeunes du Québec, le BCJ dévoile des œuvres produites par des jeunes ayant pris part au Camp d’orientation 2012 de l’organisme. Dans le cadre du camp, ces œuvres sont le mode d’expression de ces jeunes invités à se prononcer sur les différents projets de l’organisme et sur ce qui les préoccupe dans la société : le racisme, l’homophobie, etc.

Les réalisations artistiques des jeunes sont regroupées sous la forme d’une exposition intitulée « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime ». Les responsables du BCJ ont donné ce nom à l’exposition en raison de la multitude de médiums artistiques utilisés par les jeunes (peinture, photos, poésie, rap, breakdance, etc.) et de la vitalité de ces derniers quant à la vision de leur place dans la société. Vous pouvez visiter l’exposition au Centre de documentation du BCJ en plus de regarder la vidéo tournée durant le camp.

Pour rejoindre le Bureau de consultation jeunesse

Pour plus de renseignements sur le projet relatif au Sommet des jeunes de 2013 ainsi que sur l’exposition « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime », l’adresse du BCJ est le 5355, rue Wellington, à Verdun. Vous pouvez également visiter le site web du BCJ ou contacter Mathieu Marcotte, 514-274-9887, courriel : mathieu.marcotte.bcj@gmail.com

Que votre désir d’en savoir plus sur les motivations sociales des jeunes soit éclairant et enrichissant!

Autres textes sur les Jeunes

Lazy Legz présente son T-Shirt Pas d’excuses… pas de limites

T-Shirts Pas d'excuses Pas de limites Lazy LegzPour soutenir le breakdancer Lazy Legz dans ses conférences de motivation dans les écoles.

Les T-Shirts Pas d’excuses, pas de limites en noir ou encore No excuses, no limits en bleu sont maintenant disponibles. 20$ (plus taxes et transport).

Par téléphone pour paiement par carte de crédit 514-256-9000. Par Internet. ou courriel cafegraffiti@cafegraffiti.net

En  passant au  Café-Graffiti 4237 Ste-Catherine est du lundi au vendredi  de 9:00 hres à  17:00 hres. vous pouvez payer en argent, chèque, carte  de crédit ou débit.

Par la poste: 4237 Ste-Catherine est  Montréal, Qc. H1V  1X4. N’oubliez pas de mentionner la grandeur et si vous voulez le T-Shirt français ou anglais.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Louise Gagné, bénévole de l’année

Prix de l’Association des médias écrits communautaires

Le bénévolat de Louise Gagné

Préparé en cachette, la remise des prix du bénévole de l’année.

Valérie R. Carboimplication-benevole-benevolat-louise-gagnennneau   Dossier Bénévolat, Communautaire

«Es-tu libre le 1er mai? J’aimerais que tu viennes souper avec nous», demandait Raymond Viger à Louise Gagné, vers la fin avril. Ce qu’elle ignorait c’est qu’on avait déposé sa candidature à titre de bénévole de l’année pour un média communautaire, dans le cadre du congrès annuel de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).

Surprise qu’on ait pensé à elle, elle remportait l’honneur quelques jours plus tard, dans un hôtel d’Orford. Ses premiers engagements bénévoles remontent certes à loin. De cheftaine chez les Guides à membre du chœur Montjoie, d’hier à aujourd’hui, les exemples sont nombreux et notables.

Génération action

Issue d’une génération qui descendait manifester dans la rue, Louise Gagné n’a pas assez de doigts pour compter les causes qu’elle a défendues. «C’était la Révolution tranquille. La première fois qu’une génération de jeunes était plus instruite que leurs parents», souligne-t-elle. La mise sur pied de l’Union générale des étudiants (UGEQ), les manifs pour les prêts et bourses ou contre la guerre au Vietnam… «On expérimentait tout ça, ce n’était pas théorique! L’implication d’une personne dans la société s’inscrit dans l’histoire.» Une heure d’entrevue ne lui suffit pas pour raconter la sienne de long en large…

Pionnière parmi une centaine de jeunes membres de Bureau de concertation Jeunesse, elle a ainsi participé à l’élaboration d’un programme jeunesse avant la loi de 1975 qui allait reconnaître, pour la première fois, l’existence des droits des mineurs. À la même époque, elle était très impliquée au pavillon Jeunesse d’Expo 67. «J’étais consciente de faire partie de ce phénomène nouveau de la participation des jeunes à la société…»

Un parcours riche, chargé de détours

Sociologue de formation, Louise Gagné avait auparavant tenté sa chance en sciences mais en vain. «On était en 1963», se souvient-elle comme si c’était hier. On lui a refusé l’accès au département de mathématiques «parce qu’elle était une fille». Stupéfaite, elle a demandé au doyen de la faculté et au directeur du département: «Que dois-je faire?… Habille-toi comme un garçon», lui a-t-on répondu.

Pendant plus de 30 ans, elle s’est surtout portée à la défense des droits humains. Notamment auprès des jeunes, des femmes et des réfugiés. Elle a travaillé avec Jacques Couture, important ministre de l’Immigration après avoir été animateur social dans le quartier de Saint-Henri (Montréal) et à Madagascar. Dernièrement, elle briguait les suffrages comme conseillère dans Joseph-Beaubien, un district d’Outremont, dans l’équipe de Louise Harel de Vision Montréal.

Après avoir participé tout au long de ses années de militance à la création d’une trentaine d’organismes communautaires dont certains ont même rayonné à l’international, Louise Gagné a finalement adopté le Journal de la Rue.

«Vers 1992, alors que Raymond Viger et son collègue publiaient le Journal de la Rue avec une dizaine de jeunes, j’ai tout de suite été très sensible à cette idée de présenter le point de vue jeune.» Ainsi, elle a vu le magazine passer de 5000 à 10 000 abonnés, pour atteindre jusqu’à 85 000 abonnés et près de 500 000 lecteurs ici et à l’étranger.

Depuis 1994, elle a été tour à tour administratrice, conseillère, présidente de l’organisme et membre du comité de lecture de Reflet de Société. «La revue stimule l’économie locale à Montréal et dans les autres régions. Les sujets qu’on traite en témoignent.» Elle s’y associe aussi parce qu’on parle de phénomènes sociaux du point de vue des jeunes. «Plusieurs thèmes donnent rarement une réflexion aussi profonde dans les médias», admet celle qui dit se sentir à l’aise parmi les gens engagés au sein de l’organisme.

Au cours des dernières décennies, Louise Gagné travaillait au sein de la fonction publique. «Dans un ministère, il y a des postes que je n’ai jamais obtenus puisqu’on m’identifiait au communautaire», précise-t-elle. Sa fierté est d’avoir toujours défendu l’intérêt de la population.

«Je travaille pour le monde et le meilleur endroit pour le faire, c’est dans le communautaire…» Le message qu’elle veut léguer: «continuer à faire reconnaître l’expertise de la société civile pour un meilleur équilibre entre les jeunes et les moins jeunes, entre les experts et ceux qui vivent les problèmes.»

Autres textes sur le Bénévolat

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

%d blogueurs aiment cette page :