Conseiller en placements et firme de courtage: l’utopie de la satisfaction du client

Conseiller en placements et firme de courtage

jean-gagnon-chronique-economique-actualite-financiere-economie-finance La satisfaction du client: une utopie complète

Jean Gagnon   Économie

Alors que nous discutions du fonctionnement de l’industrie des services financiers il y a quelques années, un ami conseiller en placements à l’emploi d’une grande firme de courtage à Montréal m’a posé la question suivante: «Non mais vraiment, crois-tu qu’on m’invite à joindre le club du Président parce que mes clients réalisent des rendements de 20% et plus?»

Barack Obama et réunion du G20

Cette remarque m’est revenue à l’esprit à l’annonce des préparatifs de la réunion du G20 qui a eu lieu à Pittsburg les 24 et 25 septembre derniers, sous la gouverne du président américain Barack Obama. C’est qu’à l’agenda de cette rencontre, on retrouvait la question de la rémunération des banquiers. N’était-il pas étonnant que les chefs des 20  pays les plus importants sur la scène économique internationale se réunissent pour parler, entre autres choses, des salaires des banquiers, dans le but de trouver une façon commune de les contrôler ?

Salaires des banquiers

Ce n’est pas un hasard si les salaires des banquiers sont aussi élevés, même lorsque les affaires vont plutôt mal. C’est en fait le principal objectif de ceux qui dirigent l’industrie des services financiers.

Tous les messages publicitaires de l’industrie vous disent le contraire; ils prétendent que ce qui importe d’abord et avant tout, c’est la satisfaction du client. Mais c’est tout à fait faux. Pour les dirigeants de ces institutions, la priorité, ce sont les revenus qu’ils vont retirer de leur travail. Et pour que ces retombées soient les plus élevées possibles, il faut satisfaire le conseil d’administration et les actionnaires, et non pas les clients.

La satisfaction du client est un élément bien accessoire. On cherche à le satisfaire juste assez pour le conserver. L’objectif est en fait de lui vendre le plus de produits possible, qu’il en ait besoin ou pas.

Conseiller en placement: des vendeurs à la commission

C’est pour cette raison que les clubs du Président existent. Mon ami était invité à joindre le club de sa firme et à profiter des avantages que cela conférait – voyages, vacances, etc – dès que les transactions effectuées par ses clients généraient des commissions annuelles de un million de dollars et plus. On n’attachait aucune importance au rendement que ses clients réalisaient. Mon ami conservait une partie des commissions qu’il générait, le reste étant versé en dividendes aux actionnaires et en bonis aux dirigeants.

La volonté de réaliser les commissions les plus élevées est tellement imprégnée dans la culture de ces firmes que si le conseiller, dans l’exercice de ses fonctions, commet des manquements aux règlements de la firme et de l’industrie, il y a fort à parier que ses patrons feront tout pour dissimuler la chose afin de ne pas se priver des revenus générés. De nombreux clients lésés doivent se rendre chaque année devant les tribunaux avant que les firmes n’admettent quelque faute que ce soit.

Si cette culture est ainsi installée à Montréal, imaginez ce qu’elle peut être à Wall Street, dans la City à Londres, et sur les places financière de Paris, Francfort et Zurich.

C’est à cette culture que s’attaquent Barack Obama et les autres dirigeants du G20. Croient-ils vraiment avoir une chance de réussir, ou le font-ils uniquement pour entretenir l’illusion que, pour eux, contrairement aux banquiers, ce qui prime c’est bien la satisfaction du client?

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Sommet du G20 Barack Obama, impuissant devant les fraudes des banques?

Sommet du G20

Barack Obama, impuissant devant les fraudes des banques?

Raymond Viger    Dossier Économie

Tout le monde se doute bien que dans notre système bancaire il y a toutes sortes de magouilles. Des banquiers qui ont des salaires à tout casser, des primes et des bonis malgré des pertes et de mauvais placements…! Le seul objectif d’une banque est de rapporter des dividendes, aux actionnaires et au Conseil d’administration.

Ça, tout le monde le sait. Sauf que là, je suis bien content de l’entendre de la bouche d’un journaliste spécialisé en économie et en finance. Jean Gagnon nous pointe le scandale bancaire que je qualifierais de mafieux. Il nous donne des exemples tirés d’expérience vécu, des faits troublants sur la confiance que nous ne devrions peut-être pas avoir dans les banques et une industrie que je pourrais qualifier de mafia à cravate. La fraude est tellement ancré profondément, que Jean Gagnon doute que les bonnes intentions de Barack Obama lors du sommet du G20 pour controler les salaires des banquiers ne soient qu’un voeu pieux, impossible à réaliser.

Un reportage de l’économiste et journaliste Jean Gagnon qui mérite le détour. Vous êtes à un clic d’avoir de la difficulté à dormir ce soir. Mes sympathies.

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Les premieres lecons de la crise economique

Les premières leçons de la crise économique

Lisa Melia DOSSIER Économie ET Politique

C’est dans un amphithéâtre rempli que Lionel Jospin a fait son entrée, sous les applaudissements, le 20 avril dernier à l’Université de Montréal. Lionel Jospin est une figure politique française très connue dans l’Hexagone, puisqu’il a été Premier ministre du président Jacques Chirac de 1997 à 2002. Affilié au parti socialiste, il a un temps enseigné l’économie, ce à quoi il est revenu le temps de cette conférence, organisée par le Centre d’études et de recherches internationales, sur les enseignements que les gouvernements et les institutions économiques devraient tirer de la crise économique qui secoue la planète depuis le début de l’année 2008.

Une crise d’abord financière

Lionel Jospin a d’abord souligné que la crise était avant tout financière. D’après lui, on a réalisé en 2007 que quelques établissements financiers regroupés à Wall Street pouvaient mener le système entier à la banqueroute. «Aucune zone de la planète n’est épargnée, rappelle M. Jospin. Chacun a sa part de responsabilité dans les dysfonctionnements, mais en vérité, si on va au fond des choses, c’est le système économique et financier lui-même qui est déséquilibré.»

Lionel Jospin - cerium Depuis les années 80, une industrie financière mondiale sans régulation s’est développée. Des crédits sont accordés à des familles qui n’ont pas les moyens de les rembourser. La spéculation, ce jeu qui consiste à anticiper les mouvements de la bourse, et même à les influencer, en achetant ou vendant des produits financiers, a été laissée sans contrôle.

Pourtant, plusieurs alertes auraient dû inquiéter les experts financiers. Dans la décennie 90, les crises financières se sont multipliées au Mexique, au Japon, en Argentine, en Russie. «Elles n’étaient pas tenues pour alarmantes, en dépit de leur ampleur, parce qu’elles survenaient à la périphérie du système», assène Lionel Jospin. C’est pourquoi le choc a été d’autant plus violent en 2008: cette fois, c’est le cœur du système qui était touché, dans le pays du capitalisme, que l’on croyait pourtant inébranlable.

Une crise économique et sociale

Il était pourtant inévitable que la crise financière devienne une crise économique car ces deux mondes sont intimement mêlés l’un à l’autre, ce qui mène à une augmentation des faillites et des licenciements. «La crise économique va entraîner son lot de souffrances, affirme M. Jospin. Subiront le plus ces maux ceux qui en sont le moins responsables.» Il souligne le sentiment d’injustice et de colère parmi les citoyens, qui vont devoir supporter le coût de la crise alors que les grands patrons de la finance continuent à recevoir des salaires et des primes de départ très élevés.

Les réponses gouvernementales à la crise

Les gouvernements se sont empressés de renflouer les établissements financiers, «ce qui était absolument indispensable pour éviter la banqueroute générale et un désastre économique», affirme Lionel Jospin.

Il note d’ailleurs que la crise a conduit à une véritable réhabilitation de l’Etat: ce sont les mêmes experts qui sommaient les Etats de ne pas intervenir dans l’économie qui demandent maintenant des aides pour éviter au système de sombrer. «Les dogmes libéraux ont volés en éclat!» Cependant, les milliards dépensés par les banques centrales et les gouvernements seront, à plus ou moins long terme, payés par les citoyens.

Les solutions de la crise

L’ancien Premier ministre est clair sur la question des solutions de la crise: il faut assainir le système financier global. Contrairement à la crise de 1929, qui a trouvé son origine dans les déséquilibres nés de la pemière guerre mondiale, la crise de 2009 vient du système lui-même. «Sortir de cette crise vraiment et éviter son renouvellement suppose de modifier [le système] profondément.»

Or, le G20, tenu à Londres le 2 avril dernier, est très insatisfaisant, selon Lionel Jospin. Le fait de tenir une réunion «élargie» à 20, qui inclue des pays comme la Chine et le Brésil, des acteurs économiques aujourd’hui incontournables, est un point positif. De même que le refus du protectionnisme et l’affirmation du besoin de contrôle et de régulation. Cependant, les gouvernements ne sont pas allés assez loin, estime M. Jospin.

«La crise ne doit pas nous faire oublier les défis de long terme.» L’ancien Premier ministre a en effet rappelé que d’autres problématiques telles que les ressources naturelles, les catastrophes climatiques dues au réchauffement de la planète, la famine et les problèmes de démographie étaient à prendre en compte aussi. En conclusion, «nous devons chercher un nouveau mode de développement. Il ne faut pas tourner le dos à l’idée de progrès, mais en renouveler le sens.»

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site du CERIUM

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
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