Cindy Deroeux. Nouvelle exposition au Café Graffiti

Le sens des couleurs, Cindy Deroeux

Les influences de l’artiste

Raymond Viger  Dossier Culture

image1-3Jeune artiste française (originaire de Paris), autodidacte. Toute petite, elle dessinait. C’est sa mère qui lui a transmis la fibre artistique et a contribué à son intérêt pour la peinture en l’emmenant au musée dès son plus jeune âge.

Ses inspirations lui viennent du surréalisme (Mirò) en passant par le Pop Art (Warhol).

C’est à la suite du décès de sa grand-mère en 2013, que son intérêt pour les couleurs vives est né. Elle a alors commencé à travailler avec des Posca (feutres à base d’eau), ceux-ci lui permettant d’avoir des couleurs plus éclatantes.

En septembre 2014, à l’âge de 24 ans, après l’obtention de sa maîtrise en marketing digital, Cindy s’est installée à Montréal pour y vivre de nouvelles expériences.  Elle a alors rencontré un artiste photographe montréalais, Jean-Pierre Rollin avec qui elle s’est initiée à l’art du bodypainting. Une rencontre qui a influencé son art puisque celui-ci lui a commandé son premier grand format. C’est à la suite de cette rencontre qu’elle a eu la volonté d’exposer et de produire en grand.

image5En dehors des influences de grands maîtres de la peinture, c’est la musique qui se trouve souvent au coeur de ses toiles. L’univers de la musique électronique déteint sur son style : couleurs vives, costumes de fête, tendances psychédéliques ou monde fantastique, tout un univers. Cet attrait pour le monde de la nuit se retrouve dans chaque toile de façon évidente ou déguisée… Passionnée de musique électronique, Cindy a été agent artistique, reporter et promotrice d’événements. Elle a voyagé dans les 4 coins du monde dans différents festivals pour sa passion.

Montréal a aussi joué un rôle crucial dans l’influence artistique de Cindy, d’une part car les rencontres qu’elle a pu faire l’ont encouragées dans son art, d’autres part car elle a trouvé une nouvelle inspiration en rencontrant des artistes comme Chris Dyer par exemple.

Dans ses dernières productions, Cindy s’est intéressée de près au street art, de la galerie Fresh Paint, au festival Mural, elle a découvert une nouvelle façon de créer en accord avec son style. Dans ses dernières toiles, elle a d’ailleurs commencé à utiliser la peinture en spray. Plus récemment inspirée par le New School (propre au tatouage) et les cartoons, vous retrouverez un certain clin d’œil à ces styles dans ses dernières toiles.

 Angry owl in the city mesure 30 x 36 pouces et est en vente à 480$

La 2e toile, Orlando, mesure 28 x 22 pouces pour 380$. Cette toile a été réalisée à la suite des événements à Orlando.
C’est un hommage à la liberté.

Cindy Deroueux expose au Café Graffiti, du 6 juillet au 26 août.

4237 Ste-Catherine est, Montréal, H1V 1X4. (514) 259-6900

cafegraffiti@cafegraffiti.net

Du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00.

Autres billets sur la Culture qui pourraient vous intéresser:

La BD entre enfin au Musée (MBAM)

Pour les 15 ans de La Pastèque

La BD entre enfin au Musée ?

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente « La BD s’expose au Musée », une exposition préparée par La Pastèque pour fêter le 15e anniversaire de ses éditions. Du 6 novembre 2013 au 30 mars 2014.

Normand Charest –  dossier IllustrationsCulture

La-Pasteque-au-Musée beaux arts montréal bandes dessinées bd illustrations

Les illustrateurs sont aussi des artistes

La BD entre enfin au Musée ? Ce n’est pas la première fois, cependant. Tintin y est déjà passé et Astérix. Et franchement, c’est logique puisqu’elle y est déjà passé par œuvres interposées : je pense à celles du Pop Art, de Lichtenstein, par exemple.

En fait, tout est passé, parce qu’on ne sait pas dire non à l’avant-garde depuis dada (début du 20e siècle), qui expose des objets « ready made » à la Duchamp : des objets industriels sur lesquels on se contente de mettre un titre et un nom. Le propre de dada était de nous confronter à des non-sens, une manière de remettre en question les valeurs des institutions savantes et du marché de l’art… qui finissent quand même par récupérer tout cela.

Après la poterie et la photographie

D’où les installations qui ont suivi après : des tas de planches exposées dans les musées si coûteux. On a aussi accueilli la photo en tant qu’art noble. Puis la poterie. Et le verre soufflé de Chihuly – qui le mérite bien. On hésite pourtant à reconnaître la valeur des illustrateurs contemporains, alors que l’on expose des gravures anciennes qui n’étaient elles-mêmes que des illustrations, ainsi que les affiches commerciales fin 19e et début 20e siècles.

Là, les gens des Beaux-Arts se sont « peinturés dans le coin », pour parler en image de comics dans les journaux. Et c’est dans cette logique que la BD s’expose au Musée, à l’occasion du 15e anniversaire des éditions La Pastèque. L’idée est de juxtaposer le travail de 15 bédéistes et les œuvres du Musée desquelles ils se sont inspirés.

Parmi les différents pairages, celui de Michel Rabagliati – le père de la série Paul, le héros principal de La Pastèque – avec une toile de Miró est le plus réussi.  Un personnage nommé Javier colle une grande affiche sur un mur de Barcelone : on y annonce des sardinas. Ensuite, tous les carrés qui la composent partent au vent. Il n’en reste qu’un. Un marchand d’art qui passe s’extasie devant cette œuvre et l’expose dans sa galerie : ce morceau correspond exactement à la toile de Miró (que l’on peut voir exposé sur le mur d’en-face). Javier, le colleur d’affiche, est promu artiste malgré lui et il semble en avoir honte. Un clin d’œil aux dessinateurs qui se moquaient de l’art abstrait autrefois dans les journaux, le tout en harmonie avec le côté rétro des dessins de Rabagliati. Un voyage dans le temps, en quelque sorte. Délicieux.

C’est ce que j’ai préféré de cette petite exposition, même s’il y a aussi d’autres belles choses à voir. Comme les vues du port de Montréal depuis les villages amérindiens jusqu’à maintenant, juxtaposées à une gravure de Marc-Aurèle Fortin : une vue du port avec le pont Jacques-Cartier en construction.

À voir, quand même. Surtout que l’entrée est gratuite pour cette exposition.

_____________

Mon frère est né un 9 novembre, comme aujourd’hui. Permettez que je lui dédie ce billet, puisque nous partagions tous les deux l’amour de la peinture et du dessin, depuis notre petite enfance et jusqu’à son départ pour cause de maladie en 1982. — N.C.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :