Yvon Krevé bat le Hit Parade au Café-Graffiti

Yvon Krevé bat le Hit Parade au Café-Graffiti   

Dossier Hip-Hop

Plusieurs artistes urbains sont représentés au Café-Graffiti. Dans les ventes de CD, l’artiste vedette du mois de juillet est sans contredit, Yvon Krevé. Ce rappeur de Longueuil en est à son 3e album.

BannerFinale Le Café-Graffiti était en rupture de stock. Quand le nouvel arrivage de CD d’Yvon Krevé a trouvé sa place dans le présentoir du Café-Graffiti, un client attendait déjà en ligne pour en acheter un et Mélissa, la préposée aux commandes électroniques en voulait aussi un pour un de ses clients.

Je sais que vous en mourrez d’envie, mais je vais laisser la critique du CD à d’autres. Je me contenterais de dire que les fans du Hip Hop de la scène montréalaise s’arrachent le CD d’Yvon Krevé.

Yvon Krevé se fait connaître sous le nom de Von Von le vet.

Yvon Krevé a débuté sa carrière par une collaboration avec Sans Pression à L’étage sous terrain . Son 1er album, en 2001, L’Accent grave, a été nominé à l’ADISQ, nommé le meilleur album francophone au Canadian Music Awards ainsi qu’un trophé MIMI. Le 2e album d’Yvon Krevé, Quand J’Rap Pas, a aussi été nominé à l’ADISQ. Avec sa propre maison de disques, Ruzik Records, Yvon Krevé sort son 3e album, Le Vet.

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Le Café-Graffiti "ride again"

Le Café-Graffiti « ride again »    

Dossier Hip Hop

Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas parlé des jeunes du Café-Graffiti. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas des nouveautés à vous annoncer. C’est qu’il y en a trop, je ne sais plus par où commencer.

Animé par une culture urbaine et underground, le Hip Hop, les artistes du Café-Graffiti sont devenus des professionnels dans leur art. Entreprises, agences de communication, festivals internationaux, cinéma… tout le monde fait appel au Café-Graffiti pour avoir accès à des professionnels du Hip Hop.

Dans sa mission de création d’emploi et de réinsertion, le Café-Graffiti représente ces artistes maintenant devenus des professionnels, mais encadrent et soutient la relève, ceux qui seront les artistes de demain.

Que ce soit les vitrines des magasins Simon’s, l’Hôtel alt quartier Dix-30 à Brossard ou encore celui de Québec, l’aréna des Olympiques de Gatineau, les Francofolies, un décor de 10 000 pieds carré pour le Bal en Blanc, les magasins Oakley, la promotion de Volkswagon au Mont St-Anne ou encore celle au Lac Louise en Alberta, je ne réussis même pas à mettre bout-à-bout la liste de tous les contrats où les artistes urbains ont performés.

Vous pouvez voir plusieurs de leurs réalisations sur le site mis-à-jour du Café-Graffiti. J’en profite pour mentionner que l’organisme n’est pas subventionné. C’est à partir des abonnements à la revue Reflet de Société que nous pouvons continuer notre soutien aux jeunes. Pour la venue du printemps, le Café-Graffiti vous offre aussi un souvenir pour montrer votre soutien à la cause.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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Fluke, Hérésy et le Café-Graffiti sur You Tube

Fluke, Hérésy et le Café-Graffiti sur YouTube

Dossier Hip HopGraffiti

Lancement officiel du premier vidéo du Café-Graffiti sur You Tube. Nos premières vedettes: les artistes graffiteurs Fluke et Hérésy lors d’un contrat pour les magasins Oakley.

Le vidéo d’une durée de près de 5 minutes est une sorte de « Making off » de ce contrat. On y voit la préparation, la réalisation et le produit finale, le tout agrémenté du choix musical de Fluke.

Le Café-Graffiti prépare une série de vidéo sur les différents événements Hip Hop réalisés dans les dernières années. Au fur et à mesure que le montage sera terminé, il se retrouvera en ligne dans cette nouvelle collection audio-visuelle du Café-Graffiti.

Venez visiter le site régulièrement pour visionner les mises à jour. N’oubliez pas de laisser un commentaire et de voter, question d’encourager Fluke et Hérésy à continuer leur travail.

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Photos de Murales et fresques urbaines.

http://fr.youtube.com/user/cafegraffiti

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Lazy Legz, Luca Patuelli, Break-dance et Du talent à revendre

Pas d’excuses, pas de limites. Le t-shirt de Lazy Legz

Lazy Legz, Luca Patuelli, Break-dance et la finale Du talent à revendre

Charles Messier    Dossier Hip Hop,  Breakdance,  Lazy Legz,  Handicapés

lazy-legz-breaker-ill-matic-bequille-breakdance-breakdancing-hiphop-breakLazy Legz est un breaker très spécial. Il est affligé d’une maladie très rare, l’arthrogrypose, qui l’empêche de marcher et de développer les muscles de ses jambes. Lazy Legz a subi 16 opérations, ce qui lui permet maintenant de me tenir debout. Il a aussi subi des opérations pour une scoliose au dos. Huit de ces vertèbres sont fusionnées et il a une barre de titanium.

Cela n’empêche pas Lazy Legz d’être un break-dancer et d’avoir été un des 35 finalistes de l’émission « Du talent à revendre« , tourné à Las Vegas l’an dernier. La traduction francophone de cette demi-finale sera diffusée vendredi le 9 novembre à 20:00 heures sur le réseau TVA. Le gagnant de la finale recevra un prix d’un million de dollars.

Lazy Legz, Luca Patuelli: Haute voltige sur béquilles

Lazy Legz : le nom accrocheur d’un grand breakdancer montréalais, qui veut conquérir le monde en soulevant des foules ébahies devant les prouesses qu’il réalise malgré un handicap qui le force à marcher avec des béquilles. Le rencontrer donne le courage de passer à travers les petits et grands accrocs du quotidien.

Lazy Legz, les jambes paresseuses

«Lazy Legz, ça veut dire «jambes paresseuses», raconte-t-il. Ça montrelazy-legz-breaker-ill-matic-bequille-breakdance-breakdancing-hiphop que j’ai un sens de l’humour. Oui, j’ai des jambes qui ne marchent pas, mais je peux faire des blagues sur ça.»À la naissance, Luca Patuelli est affligé d’une maladie très rare, l’arthrogrypose, qui l’empêche de marcher et de développer les muscles de ses jambes.

«J’ai subi 16 opérations, ce qui me permet maintenant de me tenir debout. J’ai eu aussi des opérations pour une scoliose au dos. Huit de mes vertèbres sont maintenant fusionnées et j’ai même une barre de titanium.» Malgré son handicap et ses opérations, il remporte des compétitions de breakdancing en se projetant dans les airs, en virevoltant et en retombant sur une main comme si de rien n’était. «Ma mère aime pas ça, mais, bon…»

Lazy Legz: Bboy malgré son handicap

Luca ne considère pas son handicap comme un obstacle. Il accepte son corps tel qu’il est, sans penser à quoi ressemblerait sa vie s’il pouvait marcher «normalement». «Si je ne considère pas que j’ai un handicap, les autres personnes ne le considéreront pas non plus». Cela explique pourquoi il ne s’est jamais empêché de s’adonner à une quelconque activité.

Ses parents l’ont toujours encouragé à réaliser ses rêves. «Lorsqu’ils ont su que j’avais un handicap, ils se sont dit qu’ils allaient toujours être là pour moi. Ils m’ont toujours encouragé. Ils m’ont laissé faire toutes les activités que je voulais: natation, équitation, escalade, scouts. Je faisais aussi du skateboard sur mes genoux!»

Par rapport au breakdancing, Luca considère que son handicap est un avantage plutôt qu’un inconvénient. «J’ai un problème, oui, mais j’ai trouvé une façon de m’y adapter. Pour la danse, c’est un avantage, car, avec mes mains et mes béquilles, c’est comme si j’avais quatre mains!»

Lazy Legz: jeune artiste handicapé

Même si les enfants dans la cour d’école rejettent souvent ceux qui sont différents, Luca a toujours su se faire de bons amis. Jamais il ne s’est senti rejeté.«Je ne veux pas dire que j’étais le plus populaire à l’école, mais… En fait, j’n’aime pas être prétentieux, mais disons que je connaissais tout le monde et tout le monde me connaissait! Si j’avais des problèmes avec un gars, j’avais mes amis qui pouvaient aller le frapper!

«Une fois, on a ri de moi. Je n’aime pas m’en rappeler. Je faisais du skateboard sur mes genoux, une personne m’a demandé si elle pouvait me donner un coup de pied dans le visage. Moi, je lui ai demandé si je pouvais la frapper entre les deux jambes! Ça fait mal de se faire dire des choses comme ça.»

Pour Lazy Legz, Montréal, ma ville

Fils de parents d’origine italienne Luca est né à Montréal. À l’âge de 4 ans , il déménage à Washington en raison du travail de son père, un homme d’affaires. Il est de retour dans la métropole à 17 ans. Il compte aujourd’hui y rester toute sa vie «J’ai voyagé beaucoup et, honnêtement, je suis heureux à Montréal. Après avoir vécu 14 ans à Washington , j’affirme quand même que Montréal est ma ville. Aux États-Unis, on pense tout le temps à l’argent. Par exemple, lorsque j’ai commencé à avoir l’atention des médias, j’ai eu des appels téléphoniques de personnes qui voulaient juste faire de l’argent avec moi en ne me donnant presque rien!» Montréal est aussi une ville qui lui permet de rencontrer beaucoup d’autres bons breakdancers. Il voudrait cependant qu’ils soient mieux reconnus mondialement. «Montréal n’est pas encore très connue dans le monde du breakdancing. La france, la Corée et les États-Unis, surtout New-York et Los Angeles, sont les pays les plus performants.»

«Montréal pourrait avoir une plus grande renommée si ses danseurs voyageaient plus et s’ils connaissaient d’autres danseurs partout dans le monde. Il faudrait que les équipes montréalaises gagnent plus de compétitions. Elles ont beaucoup de potentiel, car les danseurs ici ont le sens du rythme. Ils sont très bons, mais ils ne peuvent pas être reconnus s’ils ne voyagent pas.»

Popularité de Lazy Legz

«Avec les filles, je suis timide, mais j’ai eu des copines. Les filles sont un peu plus autour de moi depuis que j’attire l’attention des médias. J’aimerais avoir une relation stable avec une fille, mais c’est trop difficiles pour moi, parce que je voyage beaucoup. Je la verrais même pas une fois par semaine. Je ne vois presque pas mes amis. En ce moment, ma carrière est plus importante. Quand je suis arrivé à Montréal, J’ai décidé de ne pas être le meilleur breakdancer au monde, mais que je voulais être connu partout au monde. C’était après la compétition Under Pressure, alors que j’étais arrivé quatrième contre des participants sans aucun handicap. La plupart de ceux qui n’ont pas d’handicap sont content pour moi, quand je gagne. Je veux être jugé comme les autres.»

Lazy Legz, un danseur spectaculaire

Les exploits qu’il réalise avec ses béquilles attirent beaucoup l’attention du public, il souhaite en profiter, sans toutefois devenir un aimal de cirque. «Je ne veux pas juste être les gars qui entre sur une scène avec ses béquilles et qui fait quelque chose de spectaculaire. Je sais que j’ai des limites physiques, mais je veux faire le plus possible pour être considéré comme un autre breakdancer, parce que, si un jour une équipe canadienne est formée, je veux en faire partie! Lazy Legz va être là!»

Danser au Québec, aux États-Unis et en Corée

Il a d’abord été connu aux États-Unis, mais sa popularité est grandissante au québec et même en Corée! «Depuis janvier 2006, j’ai un vidéo qui circule sur Internet. À partir de ce moment-là, j’ai beaucoup d’attention des médias. Une équipe de télévision de Corée est venue à Montréal. Elle m’a suivi pendant deux jours, elle est venue à une compétition, ele a interviewé mes parents, ect. Après, il y a eu à CBC l’émisson The Hour, puis une entrevue à Much Music, ensuite à Salut Bonjour, au magazine 7 jours, au journal the gazette, etc.»

Un film sur la vie de Lazy Legz?

Un producteur de cinéma a déjà offert à Luca de tourner un film sur sa vie. Après avoir montré le contrat à un avocat, il a décidé de le refuser, considèrant qu’il se ferait exploiter. Aussi, même s’il rêve de célébrité, il souhaite actuellement garder un peu d’anonymat. «Avec un film, je n’aurais plus le temps de voir mes amis, plus le temps pour les compétitions, parce que ma vie serait complètement différentes. Avec un film, peut-être que je devrais mettre mes autres projets de côté. Je me demande comment les gens autour de moi réagiraient. Seraient-ils jaloux? Est-ce que j’aurais de la difficulté à sortir dehors? Je ne veux pas ruiner ma carrière juste pour un film! Pour l’instant, je veux bâtir une équipe avec d’autres d’anseurs handicapé, qui s’appellera IIImatic Style, je veux voyager partout au monde avec eux, et après je ferai un documentaire sur ce projet.»

L’avenir de Lazy Legz

Toute la vie de Luca Patuelli tourne autour du breakdancing, même ses études à l’Université Concordia, où il suit deux à trois cours par année. «J’étudie le marketing. J’aimerais bien mélanger le marketing avec mon breakdancing parce qu’éventuellement je voudrais créer plus d’événements. j’ai déjà commencé à organiser des compétitions et des événements à Montréal»

Il pense à long terme, croyant qu’il ne pourra pas continuer plus de dix ans à danser comme il le fait.«J’ai des tendinites sur mes deux bras et je fais de la physiothérapie pour les guérir. Mon corps est comme une voiture qui peut seulement faire un certain nombre de kilomètrage avant de ne plus fonctionner»

Lazy Legz dans les écoles: conférence sur la motivation

«En ce moment, je vais dans les écoles pour faire des conférences sur la motivation. Je raconte mon histoire, j’apprends aux enfants à faire deux-trois mouvements de breakdancing. J’aime les rencontrer, car je vois dans leurs yeux qu’ils apprécient vraiment ce que je viens leur dire: transformez le négatif en positif .

Pour encourager Lazy Legz dans son message de détermination: Pas d’excuses, pas de limites. Le t-shirt de Lazy Legz

Textes sur Lazy Legz

Autres articles sur la finale Du talent à revendre.

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Autres textes sur Break-dance

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Lazy Legz présente son T-Shirt Pas d’excuses… pas de limites

T-Shirts Pas d'excuses Pas de limites Lazy LegzPour soutenir le breakdancer Lazy Legz dans ses conférences de motivation dans les écoles.

Les T-Shirts Pas d’excuses, pas de limites en noir ou encore No excuses, no limits en bleu sont maintenant disponibles. 20$ (plus taxes et transport).

Par téléphone pour paiement par carte de crédit 514-256-9000. Par Internet. ou courriel cafegraffiti@cafegraffiti.net

En passant au Café-Graffiti 4237 Ste-Catherine est du lundi au vendredi de 9:00 hres à 17:00 hres. vous pouvez payer en argent, chèque, carte de crédit ou débit.

Par la poste: 4237 Ste-Catherine est Montréal, Qc. H1V 1X4. N’oubliez pas de mentionner la grandeur et si vous voulez le T-Shirt français ou anglais.

Atach Tatuq et l’Adisq

Atach Tatuq et l’Adisq     Dossier Hip Hop

Printemps 2006, le Café-Graffiti organise un voyage de 6 semaines en France pour des artistes de la culture Hip Hop. Le but du voyage est de permettre à cese artistes de faire des contacts avec les artisans de la scène Hip Hop française, de faire des spectacles sur leurs scènes et de les aider dans la continuité de leur carrière.

Parmi le groupe de 8 artistes, nous retrouvons Égypto, L’intrus, DJ Naes et Rass, 4 membres du groupe Atach Tatuq. En cours de préparatif, les 4 artistes décident de se désister du groupe. Ils viennent d’apprendre qu’ils sont en nomination pour le Félix de l’album Hip Hop de l’année avec leur CD DeluXXX. S’ils gagnent un Félix, ils veulent être présent pour le recevoir avec les autres membres du groupe.

Ils auront été récompensés. Atach Tatuq a gagné son Félix. Après avoir vu évolué ce groupe pendant plusieurs années, je dois malgré tout faire un deuil. Aujourd’hui, dimanche le 17 décembre 2006 marque la fin de ce groupe qui va maintenant se séparer et amorcer des carrières en solo ou en plus petit groupe. C’est vrai qu’avec 13 membres dans l’équipe, ce n’est pas toujours facile de faire les rencontres et les planifications.

Bonne continuité à tous les anciens membres d’Atach Tatuq et bon spectacle ce soir!

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Rapper et père de famille

Roberto Mayer; de la violence à la musique

Le gangster Rap

Rap et gangster rap ne chantent plus la même rime

Rap et gangster rap ne chantent plus la même rime.

Par Dominic Desmarais Volume 14.3. Février 2006

rap rapper dj street art hip hopÉlevé dans la pauvreté, Phast envahit le monde du Hip-Hop avec son attitude de la rue. Il veut redonner ses lettres de noblesse à cette musique, dominée aujourd’hui par les criminels.

Phast a le sourire facile. Le verbe également. Rappeur depuis 5 ans, il aspire à un retour aux sources du Hip-Hop: un mode d’expression qui véhicule un message. Pas tuer des gens. «Ce que j’envisage, c’est de ramener les vraies valeurs du Hip-Hop. Si le jeune veut être un gangster et tuer du monde, ça le regarde. Mais c’est-tu nécessaire d’être pimp, de tuer du monde pour être hot? Le monde comme 50 Cent, ce qu’ils pensent c’est que, si tu n’as pas tué, si tu t’es pas fait tiré, t’es pas hot.»

Phast vient de la vieille école. Celles des racines du Hip-Hop. Dans ses chansons, Phast aborde ses histoires, celles de ses proches. La réalité de la rue, le système carcéral, la pédophilie, le piratage, les femmes qui utilisent les enfants pour en faire baver aux hommes.

«Oui j’ai des thèmes durs. Mais faut séparer le gangster rap de ma musique que je qualifie de hardcore rap. Ma musique sera jamais peace. Je suis capable de faire une toune romantique. Mais mon passé ne me permet pas de faire un beat trop joyeux. J’ai des tracks qui parlent de la rue. Le monde est rendu fou. Les jeunes se promènent avec des couteaux. Mon frère a perdu un de ses chums et sa blonde, enceinte, dans un driveby.» À l’écouter, son authenticité saute aux yeux. Son énergie, ses propos, ressemblent en tous points à sa musique.

Le Hip-Hop doit-il passer par des histoires aussi dures? L’artiste ne le pense pas. «Je refuse de dire que ça prend des textes négatifs pour être écouté. Malheureusement, les jeunes s’identifient à ça. Ça me dérange.»

Son album a un côté négatif. Il l’admet d’emblée. «C’est mes histoires. Ce que j’avais à cracher en 3 ans. Y’a moyen de dire à quelqu’un que tu veux y accrocher le portrait sans parler de gun, de le tuer. Il y a une différence dans la mentalité, dans le message.» Phast est intense. Ses mots sortent sans hésitation, comme une rafale de mitraillette.

Sa réalité n’est pas rose. Celle de la rue. Qu’il est loin d’être seul à vivre. «Avoir une arme dans 5 ans, ça va être nécessaire. Le monde est rendu fou. Mon message, c’est que c’est pas nécessaire d’être violent, mais c’est nécessaire de montrer que tu te laisseras pas marcher sur les pieds.»

Une enfance difficile

«J’ai pas eu une belle vie. Ma mère était seule. Pas d’argent. Elle était sur l’assistance sociale. Mon père était absent, il ne m’a rien donné… C’est pour ça que je me suis battu pour obtenir ce que je voulais. Je suis conscient que j’aurais pu être mieux. Mais je sais aussi que j’aurais pu être pas mal pire. C’est ce qui me tient. Ce qui fait que je vais m’en sortir.»

Plus jeune, Phast passe un peu de temps derrière les barreaux. Jamais pour des crimes reliés à des armes ou la drogue, précise-t-il. Puis, il écope 8 mois pour 9600$ de contraventions impayées. «Ma mère m’a donné de bonnes valeurs. Mais elle peut pas tout faire. Je faisais mes petites passes ben safe. Je venais d’avoir ma fille. Un mois et demi de fait. Je me pogne un job. Je ne fais plus de conneries. Ç’a allait bien.»

La vie allait le rattraper. La mère de sa fille porte plainte pour violence conjugale. Phast retourne alors purger le reste de sa sentence pour ses contraventions. Acquitté, dit-il, il garde un goût amer des libertés conditionnelles: il est retourné en prison en raison d’une plainte non fondée… «La mère de ma fille m’a dit: si tu me laisses pour une autre fille, je vais vous tuer tous les deux. Je l’ai quittée. Moi, j’ai payé pour les caves qui battent leurs femmes…»

De cette mésaventure, il écrit ses premières chansons. Pour la première fois, il rap. Sur cette fille, sur le système carcéral. «Ma musique va me mener sur le droit chemin. Y’a une histoire sur chacune de mes tracks. Fallait que je sorte ça parce que la musique c’est fait pour s’exprimer. C’est sûr que je vendrai pas comme Corneille…» avoue-t-il, le sourire en coin.

Il ne peut changer son passé, ses petites combines. «C’est un choix que j’ai fait. C’est un mauvais choix. J’ai les nerfs finis à cause de ça. Je suis tanné de vivre avec la haine. J’aimerais ça, changer de vibe.» De l’espoir s’en vient: le 22 février, Phast lance son premier album.

Mise à jour le 20 janvier 2008: Phast a maintenant terminé son deuxième album qui vient de paraître. Les deux albums sont disponibles au Café-Graffiti dont vous avez les coordonnés plus haut.

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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