Les fonds de pension des employés

Les syndicats manquent de moyens

Le gouvernement manque de couilles

Raymond Viger  Dossiers ÉconomiePolitique

fonds de retraite pension money argent faillite volQue ce soit des entreprises comme Camco qui se permettent de faire faillite sans honorer leurs obligations envers le fonds de pension de ses employés ou un Vincent Lacroix qui pige frauduleusement dans les épargnes retraites, je ne vois aucune différence.

Ce qui me désole le plus dans ces histoires c’est de voir que nos gouvernements, qui sont censés nous protéger, qui ne font rien pour défendre nos intérêts.

Les fonds de pension

Un fond de pension d’un employé est la somme des cotisations de l’employeur et de l’employé. Le fond de pension va croître sous le principe de laisser l’argent faire de l’intérêt. En bout de ligne, les intérêts en arrive rapidement à être plus imposants que les cotisations versées par les deux partis. Dans la mesure où les argents s’y retrouvent.

Si une des partis ne versent pas sa part ou, pire, vide le petit cochon, les intérêts n’auront pas la chance de servir de levier pour assurer la retraite des employés.

Voler le fond de pension

usa-dollar-bills-fonds-retraite-pensionComment se fait-il que des municipalités et des entreprises aient pu piger dans ses cotisations et même ne jamais les verser, au détriment des employés?

Pourquoi ces argents ne se sont pas retrouvés dans des fiducies pour les protéger et assurer un rendement?

Un fond de pension n’est pas un compte de banque pour financer une municipalité ou une entreprise.

Des ventes à l’abri du syndic

Quand j’entends parler d’une entreprise comme Camco qui fait faillite, après avoir vendu son usine au Mexique à deux anciens administrateurs et ne pas être en mesure de verser 100% du fonds de pension et de fournir les assurances prévues, je me demande comment se fait-il que le gouvernement ne fait rien pour protéger les employés?

Comment se fait-il que les syndicats n’aient pas exigés que les argents du fonds de pension soient versés en fiducie, loin des grandes mains des entreprises?

Doublement lésé

Non seulement les gouvernements n’ont pas pris les moyens pour éviter de telles fraudes, mais la faillite a aussi lésé tous les citoyens avec des impôts qui n’ont pas été payés.

Je trouve ces manques inacceptables et ne m’aide en rien à avoir confiance en nos gouvernements pour bien protéger nos intérêts collectifs.

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La retraite de mon père et celles des politiciens

La prochaine chanson de Mes Aïeux

La retraite d’un pompier, celle d’un politicien

Quand j’essaye d’écrire sur le sujet que je voudrais aborder aujourd’hui, c’est sur un air d’une chanson de Mes Aïeux que le billet me turlupine dans la tête. Je suis convaincu que cela ferait un hit aussi fort que leur chanson Dégénérations.

Raymond Viger Dossier Politique

Mon père était pompier à la ville de Montréal. Comme plusieurs employés syndiqués, son fond de pension a fait plusieurs jaloux. Une prime de départ plus un montant annuel pour le restant de ses jours.

Pour avoir droit à cette retraite, mon père devait avoir travaillé un minimum de 30 ans de service. L’âge d’entrée était  à l’époque 21 ans. Un pompier ne pouvait donc pas prendre de retraite avant l’âge de 51 ans. Ils pouvaient demeurer en poste pour atteindre le maximum de sa retraite, soit 35 ans de service pour une retraite à l’âge de 56 ans.

Sa retraite étant calculé à 2% par année de service. Mon père ayant fait le maximum et atteint 35 ans de service. Il a donc eu droit à 70% de son salaire, le restant de ses jours. Il est décédé quelques années après avoir pris sa retraite. Mon pêre n’aura pas coûté très cher au fonds de pension des pompiers.

Citoyen VS politicien

Et c’est là qu’une nouvelle chanson de Mes Aïeux pourraient débuter. Comparer la retraite des politiciens et celle d’un pompier-citoyen. Des politiciens avaient droit à une retraite, à plein montant de leur salaire, après 2 mandats, soit 8 ans de service.

Avec la vague bleu des Conservateurs de Brian Mulroney en 1984 qui avait fait élire 211 députés, dont plusieurs parfait inconnus qui sortaient de l’école, ou encore la vague orange de Jack Layton du NPD en 2011 avec des inconnues qui étaient parti en vacances, il faut maintenant considérer que certains de ces députés qui ont été élus à 2 reprises, se retrouvent, début trentaine avec une retraite à vie avec 100% du salaire de député!

Légende urbaine?

J’étais prêt à chanter cette nouvelle chanson de Mes Aïeux qui pointaient les politiciens. Cependant, il semble y avoir beaucoup de légendes urbaines qui circulent sur les fonds de retraite des politiciens. Après vérification, il semblerait que, en se fiant au site officiel du gouvernement fédéral:

Aux termes de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, une allocation de retraite (pension) est payable aux anciens parlementaires qui ont cotisé au régime de retraite pendant au moins six ans et qui ont atteint l’âge de 55 ans.

Selon le site Rue Masson.com, on peut y lire  que cette retraite serait d’un montant de 3% par année de service avec un minimum de 6 ans. Non pas 100% de son salaire, mais 18% et ça, non pas à partir de la trentaine, mais à l’âge de 55 ans!

Entre la légende urbaine qui circule et la réalité, il semble y avoir tout un écart. Je ne suis donc pas prêt à chanter cette chanson de Mes Aïeux ou de leur en proposer le contenu.

D’où vient cette idée d’une retraite pour les politiciens?

La création du régime de retraite des députés remonte à 1952. À l’époque, le premier ministre Louis St-Laurent s’est dit inquiet de la réticence de certains à briguer un siège à la Chambre des communes par crainte que de longues années passées au service du pays ne les empêchent de s’assurer un revenu de retraite suffisant. Le premier ministre croyait que la création d’un régime de retraite renforcerait l’institution parlementaire et attirerait les meilleurs candidats aux fonctions publiques. Aux termes de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, une allocation de retraite (pension) est payable aux anciens parlementaires qui ont cotisé au régime de retraite pendant au moins six ans et qui ont atteint l’âge de 55 ans.

Référence:

Site officiel du gouvernement fédéral pour l’âge de la retraite pour un politicien.

Rue Masson sur le % de la retraite d’un politicien.

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Impacts et conséquences du jeu compulsif sur les aînés

Quand le jeu devient compulsif

Histoire du jeu compulsif d’une veuve qui a perdu tous ses placements et ses REER au main du bingo, du Casino et des machines à sous.

Diane Pelletier                                   Dossier Gambling et jeu compulsif

prevention_gambling_jeu_compulsif_joueur_pathologique_loterie_casino_pokerFrançoise, une veuve de 60 ans, a eu recours aux services de La Maison Jean Lapointe. Sa situation financière était peu reluisante, et elle se demandait comment elle parviendrait à subvenir à ses besoins les plus pressants. Elle avait dépensé tous ses placements au jeu et accumulé des dettes dont le total dépassait les 50 000$. Elle n’était même pas en mesure d’assumer les taxes et les autres frais d’entretien de sa maison.

Sa santé était devenue précaire: douleur intense et chronique au niveau des jambes, perte de poids à cause de troubles digestifs et d’une mauvaise alimentation, palpitations… Ignorant ses problèmes de jeu, son médecin avait diagnostiqué une dépression majeure. Même ses deux enfants ignoraient l’obsession qui lui rongeait le cœur. Comme la plupart des joueurs, elle protégeait jalousement le secret qui était en train de la détruire.

Comment devient-on un joueur compulsif?

Rien ne prédisposait Françoise à devenir une joueuse problématique. D’ailleurs, les jeux de hasard et d’argent ne faisaient pas partie des activités familiales. Mariée pendant 35 ans et mère de deux enfants, elle devint veuve à 57 ans. Après le décès de son conjoint, sa situation financière ne lui causait aucun souci. Elle demeurait dans la maison familiale totalement payée, n’avait aucune dette, recevait une pension de conjoint et avait un REÉR bien garni.

Le jeu s’est installé insidieusement dans sa vie. Au début, elle achetait occasionnellement des billets de loterie et, à quelques reprises, elle avait accompagné une voisine à une soirée de bingo. Après le décès de son conjoint, elle éprouvait beaucoup de solitude. Elle a donc commencé à faire du bénévolat dans un centre pour personnes âgées et les accompagnait occasionnellement au Casino.

Les machines à sous et le jeu compulsif

Lors de ses premières expériences avec les machines à sous, la chance lui sourit et un billet de 5$ introduit dans une machine au hasard lui procura un gain rapide de 500$. L’excitation de ce premier gain et les félicitations de ses amis, qui la trouvaient «chanceuse», avaient suscité chez elle un sentiment de bien-être qui l’avait réconfortée.

Pour combler une solitude qu’elle supportait difficilement, elle accompagnait maintenant sa voisine au bingo deux à trois fois par semaine. Elle se disait «chanceuse», et le jeu prenait de plus en plus de place dans sa vie. Avant de rentrer à la maison après une soirée au bingo, elle ne manquait pas une occasion de s’arrêter au dépanneur du coin pour acheter quelques «gratteux». Son passe-temps lui coûtait maintenant entre 150$ et 200$ par semaine.

Casino et machines à sous

Elle préférait le Casino et ses machines à sous. Ces appareils sont vite devenus une obsession qu’elle ne pouvait plus contrôler. Le problème s’est aggravé rapidement: elle pouvait passer la journée, même parfois la nuit complète devant les machines à sous, sans même s’arrêter pour manger!

Si le jeu a pris autant de place dans sa vie, c’est que Françoise disposait de trop de temps et ne savait pas comment le meubler. Elle n’avait pas su trouver de loisirs constructifs pour combler le vide laissé par le départ de son mari. Celui-ci avaient eu des problèmes de santé qui avaient occupés presque tout le temps de Françoise. Et puis ses deux enfants, qui étaient maintenant sa seule famille, habitaient loin de chez elle.

Dépression et jeu compulsif

Lorsqu’elle jouait, Françoise avait l’impression de s’évader et d’oublier le poids de sa solitude. En outre, le jeu était devenu un remède contre sa douleur physique; lorsqu’elle jouait, elle était moins consciente de ses douleurs articulaires et autres maux. Finalement, le jeu lui permettait de socialiser et de se divertir, tout en lui procurant une excitation que l’idée de gagner décuplait.

Juste avant de consulter, elle avait commencé à jouer seule, soi-disant afin de mieux se concentrer. Elle vivait maintenant des périodes de dépression qui la plongeaient dans un désespoir sans fond.

Finalement, elle devint secrète, évitant les situations de confrontation, et mentant à sa famille et ses amis. Pire, elle, une femme si fière qui entretenait sa maison impeccablement et s’occupait bien de sa personne, s’était mise à négliger ce qui jadis était si important.

Afin de se procurer de l’argent pour «se refaire», elle empruntait auprès de ses amis et déposait même des enveloppes vides au guichet automatique, pour ensuite retirer le montant du dépôt. Ses comptes d’électricité et de téléphone étaient en souffrance depuis plusieurs mois. En bout de piste, sa personnalité et son attitude face à la vie avaient drôlement changé: elle était devenue irritable, anxieuse, stressée et dépressive. Elle pleurait souvent et ne ressentait plus aucun plaisir dans la vie. Un soir, elle avait même pensé au suicide à la suite d’une perte de 800$.

Rétablissement du joueur compulsif

Au bout de son rouleau, Françoise a entrepris une thérapie à La Maison Jean Lapointe. Elle a depuis recouvré la santé et le goût de vivre. Elle mène maintenant une vie sereine et s’abstient de jouer. Elle assiste régulièrement aux réunions de Gamblers Anonymes et elle est même de-venue l’une de leurs bénévoles assidues.

Ce nouveau groupe d’amis a remplacé le jeu et même si le sentiment de solitude réapparaît parfois, elle sait qu’elle n’est plus seule et qu’elle peut recevoir du support. Malgré sa fragilité, elle se surprend à penser que le pire est derrière elle et que cette embellie est là pour durer.

Le traitement du jeu compulsif à La Maison Jean Lapointe

La Maison Jean Lapointe offre un ensemble de services pour les personnes qui vivent des difficultés liées au jeu. Son programme de traitement vise à mener les joueurs problématiques à s’abstenir de jouer et à retrouver leur équilibre personnel. Ce programme est gratuit et subventionné en totalité par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Une personne peut effectuer un stage externe ou interne, ou se prévaloir de services sur une base individuelle.

La Maison dispose également d’un programme d’aide à la famille et offre des services budgétaires et de fiducie. Les délais d’admission sont courts et une réponse est fournie rapidement, selon les besoins exprimés. Tous les services sont gratuits et dispensés par une équipe de conseillers spécialisés.

Activités de sensibilisation au jeu compulsif

En plus des services de traitement, La Maison Jean Lapointe a mis en place un programme de sensibilisation aux risques associés aux jeux de hasard et d’argent. Elle offre gracieusement des ateliers d’une durée de 45 à 90 minutes sur cette problématique. Ces ateliers traitent des mythes et réalités des diverses formes de jeu, des signes de jeu pathologique et des ressources d’aide disponibles.

Ces activités s’adressent à tout public qui s’intéresse au jeu et à ses conséquences, notamment les enseignants et les élèves du secondaire, les parents, les personnes retraitées, les communautés ethnoculturelles et les employés des petites, moyennes et grandes entreprises.

La Maison Jean Lapointe : (514) 288-2611

Centres adolescents : (514) 381-1218

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

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