Coûts sociaux du jeu compulsif

Impacts et conséquences du gambling

Loto-Québec encaisse chaque année des centaines de millions de dollars de profits. Qu’en est-il des coûts sociaux reliés au jeu compulsif?

Gabriel Alexandre Gosselin            Dossier loto_quebec_gambling_jeu_compulsif_joeurs_pathologiques_casino_preventionGambling et jeu compulsif

Les coûts sociaux suivants sont entraînés par le jeu compulsif:

  • Traitements (publics et privés), prévention et recherches
  • Coûts judiciaires (ex.: délit pour dettes non payées d’un joueur voulant continuer à jouer)
  • Coûts juridiques (ex.: divorce dû au comportement d’un joueur pathologique)
  • Coûts en service policiers et pénaux (ex.: vol à la caisse pour faire de l’argent rapidement)
  • Soins pour problèmes de santé (ex.: stress, drogue, alcool, tentative de suicide)

Le problème d’un joueur pathologique crée inévitablement des répercussions négatives sur ses proches, et sur sa famille particulièrement. Celle-ci peut vivre à son tour des problèmes du même type que ceux décrits précédemment, et engendrer des coûts supplémentaires.

Les coûts sociaux associés au jeu n’ont pas encore été évalués au Québec. En 2002-2003, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) faisait de ces recherches sur le sujet une des quatre priorités de son plan d’action sur le jeu. Ces études n’ont toujours pas été entamées

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Les dés sont truqués

Jeux de hasard en ligne

Les dés sont cliqués

François Richard jeu-en-ligne-gambling-virtuel-dependance-au-poker  Dossier  Gambling et jeu compulsif

Les jeux de hasard en ligne permettent à ceux qui s’y adonnent d’avoir accès à un casino à domicile ouvert en tout temps et dépourvu de personnel de sécurité. Illégale et anonyme, cette activité aux effets encore méconnus pourrait avoir un impact catastrophique sur les joueurs compulsifs.

«T’essayes d’aller te coucher, tu t’endors pas. Tu ne sortiras pas nécessairement pour aller au bar du coin pour parier, mais quand ton casino n’est pas loin de  ta chambre à coucher, le détour pour aller jouer n’est pas grand à faire. Tu te dis que tu vas y aller juste cinq ou dix minutes. Finalement, tu passes des heures à parier. Souvent, j’arrêtais de jouer quand je n’avais plus de fonds disponibles sur ma carte de crédit.»

L’histoire de Michel, qui a perdu beaucoup d’argent en jouant sur Internet, résume les principaux dangers associés à cette activité: la proximité du jeu, l’anonymat et l’absence de garde-fous. En ligne, il n’y pas d’arrêt dans le jeu pour sortir fumer une cigarette ou retirer de l’argent au guichet automatique, ni de procédure d’auto-exclusion du site, comme au casino. L’anthropologue Élizabeth Papineau, qui a travaillé sur les jeux de hasard en ligne, juge qu’«ils entrent dans la catégorie des jeux les plus à risque. Il n’y a personne pour arrêter le joueur, plusieurs repères qui pourraient le rattacher à la réalité disparaissent. Il y a là une facilité de jouer beaucoup.»

Le phénomène du jeu en ligne est encore peu documenté. Les rares données disponibles sur la question laissent toutefois entrevoir que ses adeptes seraient plus nombreux à éprouver des problèmes de dépendance que les amateurs de jeux plus «traditionnels», tels les loteries et les jeux instantanés (gratteux). Ainsi, la dernière grande étude portant sur les habitudes de jeu de l’ensemble des Québécois, réalisée en 2002, révélait que bien que les adeptes des casinos virtuels ne représentaient que 0,3 % du nombre total de joueurs, ils avaient un taux d’addiction de 9,1 %, comparé à 1 % dans la population en général et de 10 % à 20 % parmi les utilisateurs d’appareils de loterie vidéo.

De plus, le poker, qui représente une grande part de l’offre disponible sur la Toile, figure parmi les jeux de hasard qui occasionnent le plus de problèmes de dépendance. Une étude réalisée sur un échantillon, trop modeste pour être généralisé, de la région de Québec a permis d’apprendre que 6 % des joueurs de poker éprouvaient des problèmes de dépendance au jeu.

Malgré ces chiffres préoccupants, le  membre de la coalition Emjeu (un groupe de militants opposés à la façon dont le gouvernement québécois gère l’offre de jeux de hasard dans la province) Alain Dubois, croit qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre-mesure. «En ce moment, ce sont les appareils de loterie-vidéo qui sont responsables de la quasi-totalité des cas en traitement.» Selon lui, l’illégalité du jeu en ligne freine son développement. Il souligne les risques de fraudes et de non-paiement des gains qui rebuteraient plusieurs joueurs invétérés.

Des dépenses illimitées

Michel a d’ailleurs été victime des façons de faire peu honnêtes des administrateurs de certains sites. Dans son cas, le casino virtuel l’a laissé dépenser bien au-delà de sa limite de crédit. «Je jouais tous les jours en me disant que quand ma limite serait atteinte, l’utilisation de ma carte de crédit me serait refusée… J’ai dépensé trois fois ma limite de crédit. Quand le compte est rentré, je n’en revenais même pas. Quand tu joues avec du cash, tu sais combien tu as en entrant et combien tu as perdu en sortant. Quand tu joues avec une carte de crédit, tu ne sais pas grand-chose.»

Certains intervenants auprès des joueurs à problème croient que le jeu en ligne devrait être légalisé pour éviter les abus. La psychologue et chercheure Magali Dufour croit qu’il serait «plus porteur de travailler à partir des sites, faire de la prévention en ligne, sur les sites et auprès de la population en général». Alain Dubois juge au contraire que le gouvernement québécois devrait appliquer des lois qui ne seraient pour l’instant que théoriques. Il donne l’exemple des États-Unis où les transactions par carte de crédit sur les sites de jeux de hasard sont automatiquement bloquées et où un propriétaire de casino virtuel a déjà été arrêté. «C’est plus facile à gérer que les sites de pédophilie, car, dans le cas des casinos, tout est public. C’est donc une question de volonté et l’inaction du gouvernement est inquiétante.»

Alain Dubois croit que cette inaction gouvernementale est un prélude à la légalisation du jeu en ligne, qui ferait éventuellement partie de la gamme de jeux offerts par Loto-Québec (LQ). Il soutient que la société d’État a embauché plusieurs concepteurs de jeux vidéos et qu’elle planche actuellement sur différents concepts de jeux pour la Toile.

Le porte-parole de LQ, Jean-Pierre Roy, reconnaît que différents produits informatiques sont développés par son entreprise, notamment pour être vendus à des sociétés de loteries de l’extérieur du Québec. Il nie toutefois que LQ songe à lancer des casinos virtuels. «Selon les données que nous avons compilées, les jeux en ligne ne seraient pas très rentables au Québec, notamment en raison de la taille modeste du marché. Nous avons de plus des questionnements quant aux possibles effets néfastes d’un type de jeu qui se pratique seul et à domicile. Les autres formes de jeux offerts par LQ impliquent tous des contacts sociaux, ce qui encourage un jeu plus modéré.»

Les gens comme Michel devront vraisemblablement apprendre à composer avec un environnement où le jeu est omniprésent. «Certains disent que les vidéo-pokers sont criminels parce qu’on en trouve partout, qu’ils sont trop accessibles. Imagine que le vidéo-poker est dans ta maison et au bureau, disponible en tout temps, accessible d’un clic de souris. C’est ça le jeu sur Internet, un enfer.»

Las Vegas, Macao et … la Rive-sud de Montréal

La réserve mohawk de Kahnawake, située à quelques kilomètres au sud-ouest de Montréal, abrite la plus grande concentration de casinos virtuels au monde, soit 460 en 2008. Malgré l’illégalité de la pratique au Canada, les gouvernements fédéral et provincial ne sont jamais intervenus pour mettre fin aux activités de la Mohawk Internet Technologies (MIT), l’entreprise responsable des installations. MIT est une création du Conseil de bande de Kahnawake. Les profits générés par l’entreprise sont investis dans la communauté. Les responsables de MIT se défendent d’héberger des casinos virtuels sur leur territoire. Ils affirment diriger plutôt une entreprise de fourniture de serveurs et de bandes passantes, sans égard aux activités des utilisateurs de leurs installations.

Selon la firme newyorkaise de consultants Christiansen Capital Advisors, qui se spécialise dans l’observation et l’étude de l’industrie des jeux de hasard, des revenus de près de 23 milliards de dollars ont été engendrés par le jeu en ligne en 2009, une croissance fulgurante comparée aux 3 milliards générés en 2001.

Loto-Québec fournit, pour sa part, 200 millions de dollars par année au gouvernement québécois, soit 0,003 % du budget public.

François Richard

Illustration: Louise Pianetti-Voarick

Reflet de Société, Vol 18, No. 1, Septembre/Octobre 2009, p. 24-25

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Jeux en ligne legalisation en France

Jeu en ligne: légalisation en France

Lisa Melia      DOSSIER  Gambling et jeu compulsifCasino

Le 7 octobre était discuté au sein de l’Assemblée Nationale française un projet de loi porté par le ministre du Budget Eric Woerth visant à légaliser le jeu en ligne et l’ouvrir à la concurrence.

online_gambling Le jeu en France: du monopole à la concurrence

Actuellement, seuls la Française des jeux, équivalent de Loto-Québec, et le PMU, qui s’occupe des paris sportifs, sont autorisés à proposer des paris en ligne. Cependant, de nombreux casinos en lignes existent et sont accessibles aux internautes français. C’est dans le but d’enrayer cette situation et de réguler le secteur des jeux d’argent et du hasard que le ministre a pensé son projet de loi. Plusieurs dispositifs de sécurité seraient ainsi mis en place: ceux existants seraient renforcés, les jeux seraient interdits aux mineurs et une licence de l’Autorité de régulation des jeux en ligne serait indispensable pour les opérateurs voulant se lancer dans cette entreprise.

De plus, l’ouverture ne serait que partielle: seuls les paris dits «mutuels», c’est-à-dire quand tous les joueurs mettent leur argent en commun et l’organisme touche une commission, et les paris sportifs sont concernés. Exception faite pour le poker, au motif qu’il s’agit autant, sinon plus, d’un jeu de stratégie que de hasard, et que lorsqu’un joueur perd, c’est au profit d’un autre, et non au profit d’une entreprise. Les jeux de hasard, comme les machines à sous, ne seront donc pas légalisé, et les casinos se plaignent d’une discrimination. En effet, la Française des jeux proposent sur son site des jeux qui fonctionnent comme les machines à sous. Le monopole sera ainsi conservé.

Jeu compulsif: des profits alléchants

Ce projet excite les convoitises, et pour cause: en 2008, la Française des jeux a réalisé 1,17 milliard d’euros de chiffre d’affaire grâce aux jeux en ligne, soit 1,79 milliards de dollars. Dans cinq ans, ce chiffre pourrait atteindre les 3,4 milliards d’euro (5,2 milliards $). La Française des jeux comptent quelques 28,5 millions de joueurs, la PMU, 6,5 millions. En y ajoutant les casinos, le chiffre d’affaire total du jeu en France s’élève à plus de 33 milliards $ par année. C’est pourquoi le projet de loi suscite de nombreuses critiques, certains assurant qu’il vise avant tout à satisfaire les lobbies proches du pouvoir. Ainsi, près de cinquante intéressés seraient prêt à se lancer dans le jeu en ligne si le projet de loi est approuvé, parmi lesquels Arnaud Lagardère et Martin Bouygues, des “pointures” de l’économie française.

Le gambling et la dépendance

Autre réserve: la dépendance aux jeux reste très mal connue dans l’Hexagone. Michel Lejoyeux, Pr de psychiatrie et auteur d’un ouvrage, Les Secrets des comportements, expliquait dans une interview accordée au quotidien français Le Monde qu’il n’y a pas de données objectives sur le gambling en France, contrairement à l’Amérique du Nord. On se base ainsi sur les études canadiennes et américaines pour estimer la situation française. Il s’inquiète également de ce projet de loi, car la publicité qui en découlera ne manquera pas d’avoir un effet incitatif important sur les populations à risques. «Il existe une règle simple pour toutes les addictions, explique-t-il, l’augmentation de l’offre augmente le risque qu’une personne potentiellement dépendante le devienne.»

Un projet de loi pour les lobbies?

Enfin, une partie des experts et de la classe politique française se désole de voir la fin de ce qu’ils appellent un «modèle français» en la matière, qui conservait le jeu dans les mains de l’Etat, assurant ainsi sa régulation et son contrôle. Vendredi 9 octobre, le débat s’est achevé à l’Assemblée Nationale. Les dispositifs de contrôles ont ainsi été jugés insuffisants. Alors qu’une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) parue en 2008 invitait les sites de jeu en ligne à proposer des ressources et des informations sur la dépendance au jeu, le projet de loi se borne à recommander des mécanismes de modération et l’interdiction de jouer. Le parti socialiste, dans l’opposition, a ensuite entraîné le débat sur le plan moral, en fustigeant la banalisation du jeu et de ses effets addictifs. Les députés socialistes accusent également le gouvernement de précipiter le projet en vue de la coupe du monde de soccer qui aura lieux en 2010 en Afrique du Sud, évènement qui sera nécessairement suivi par une grande partie de l’Hexagone.

En dépit de ces débats houleux et des critiques, le projet de loi a été accepté, mardi 13 octobre à l’Assemblée Nationale française, permettant ainsi l’ouverture à la concurrence du marché des jeux sur Internet pour 2010. Bien que la régulation soit réellement nécessaire – car de nombreux casinos en lignes existent –, la précipitation avec laquelle le gouvernement français a fait passer ce texte a un effet négatif sur le travail de prévention de la dépendance au jeu. Or, le gambling reste la première dépendance dans l’Hexagone, devant l’alcool et les drogues.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

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Être le conjoint d’un gambler

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La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

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Crédit photo: Gabriel_Not

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

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DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: 514 256 9000, en région: 1-877 256 9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

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DVD Gambling: de l’aide pour les joueurs compulsifs

DVD Gambling: de l’aide pour les joueurs compulsifs

Ariane Aubin              Dossier Gambling et jeu compulsif

Endettement chronique, troubles familiaux, spirales de la drogue et du mensonge… Le quotidien d’un joueur compulsif n’a rien de la vie glamour que promettent les pubs des grands casinos.

Pour aider ceux qui sont déjà accros autant que les joueurs occasionnels à risque de le devenir et les jeunes encore étrangers aux dangers des jeux de hasard, Reflet de Société, en collaboration avec le Café-Graffiti, présente un DVD de sensibilisation au jeu compulsif.

Ce document vidéo est destiné à provoquer la discussion et la réflexion sur cette dépendance qui touche aujourd’hui plus de 180 000 Québécois. Des témoignages bouleversants entrecoupés du rap de Biz de Loco Locass, Khyro d’Atach Tatuq, de Sournoi, rappeur et joueur compulsif et de Corbeau s’y succèdent.

Did Tafari Bélizaire, ancien joueur compulsif devenu paraplégique après avoir tenté de se suicider et Éléonore Mainguy, ex-croupière au Casino de Charlevoix participe au DVD. Le constat est clair: il n’y a aucun plaisir ou avantage à retirer des jeux de hasard.

Rappeur Biz de Loco Locass et la Maudite Machine!

Biz de Loco Locass avait lui aussi co-produit un documentaire sur le jeu compulsif: Maudite Machine! Le rap qu’il nous offre est un lyric bien renseigné est approprié au DVD.

Vous avez aussi accès a du matériel que vous pouvez télécharger pour vos campagnes de prévention du jeu compulsif.

Au coût de 20$, le DVD en prévention du jeu compulsif de Reflet de Société est disponible sur Internet ou par la poste:

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Courriel :     journal@journaldelarue.ca

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Le medicament Mirapex provoque le jeu compulsif

Le médicament Mirapex provoque le jeu compulsif

François Richard Dossiers  Gambling et jeu compulsifProtection du consommateur et Santé

Le médicament Mirapex, prescrit aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou souffrant du syndrome des jambes sans repos, aurait comme effet secondaire la dépendance au jeu. Selon plusieurs études réalisées au cours des dernières années, le taux de joueurs compulsifs chez les consommateurs de Mirapex oscillerait entre 8 % et 15 %. Le taux varie pourtant entre 1 % et 5 % dans la population québécoise, selon les études et les méthodes de calcul.

Mirapex et effets secondaires

Le fabricant du Mirapex, la compagnie allemande Boehringer Ingelheim, reconnaît l’existence de ce troublant effet secondaire. Elle le mentionne à la page 17 (sur 50) de la monographie de son médicament. La monographie est un document scientifique que les firmes pharmaceutiques doivent obligatoirement produire à l’attention des professionnels de la santé lorsqu’un de leur médicament est autorisé à être prescrit au Canada. Les consommateurs de médicaments ne lisent habituellement pas les monographies. Certains jugent donc n’avoir pas été mis en garde par Boehringer Ingelheim des risques liés à la consommation de leur produit.

Recours collectif

Pour cette raison, une demande de recours collectif a été déposée à la Cour supérieure du Québec au mois de février dernier. La demanderesse, France Lépine, affirme avoir développé un problème de dépendance au jeu après avoir commencé à consommer du Mirapex afin de traiter son syndrome des jambes sans repos. Elle aurait perdu argent, conjointe, travail et famille avant de surmonter sa dépendance, notamment en cessant de prendre le médicament.

Une autre demande de recours collectif a été déposée en Ontario en 2005. Dans ce cas-ci, la demande a été suspendue en attendant le résultat de procédures similaires en cours aux États-Unis. Le cabinet d’avocats en charge du dossier au Québec, Lauzon Bélanger, dit envisager de fondre les deux recours en un seul.

RAMQ et Mirapex

Malgré les résultats d’études réalisées dès 2003 démontrant des risques liés à la consommation de Mirapex, il serait prescrit environ 200 000 fois par année au Québec selon les chiffres de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).  N’existe-t-il pas au Québec un mécanisme de contrôle permettant de retirer préventivement de la circulation un médicament qui ferait courir des risques à ses consommateurs? Nous vous reviendrons avec une réponse sous peu.

Informations supplémentaires

En attendant, ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le recours collectif et les risques liés à la consommation de Mirapex peuvent consulter le blogue de la requérante France Lépine, la demande d’autorisation de recours collectif, ainsi qu’un article du journal La Presse dont ce billet est largement inspiré.

Pour en savoir plus sur la maladie de Parkinson et sur le syndrome des jambes sans repos, cliquez les liens indiqués.

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RESSOURCES

Ressources

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show_imageConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

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Remerciements d’Alain Dubois, personnalité de l’année 2008

Remerciements d’Alain Dubois, personnalité de l’année 2008

Raymond Viger     Dossier  Loto-Québec

Le 14 février dernier, nous avions publié la nomination de M. Alain Dubois comme personnalité de l’année 2008 par Reflet de Société. Nous publions aujourd’hui les remerciements que M. Alain Dubois nous a fait parvenir.

safe_image MERCI!

Je suis extrêmement honoré et réellement touché d’avoir été choisi comme personnalité de l’année 2008 par le magazine Reflet de Société. Depuis presque toujours j’ai été impliqué socialement. Le plus souvent dans des causes liées aux droits de la personne. Cette implication était, jusqu’à récemment, plutôt anonyme. C’est l’absence de débat public sur la place de l’industrie du gambling dans nos sociétés (et sa gestion); le manque de sources d’information indépendantes et… malheureusement, des pressions pour me faire taire, qui m’ont amené, presque malgré moi, à prendre la parole publiquement sur cet important enjeu de santé publique.

Je n’avais jamais imaginé qu’un simple article dans un journal syndical en février 2001 qui dénonçait la collusion entre des chercheurs et l’industrie du gambling m’amènerait si loin… Un peu à l’image de l’effet papillon, je ne pouvais plus arrêter le mouvement que j’avais contribué à initier. Jamais dans mes 30 ans d’implications sociales et bénévoles, je n’ai eu autant le sentiment que mon implication comme individu pouvait faire une différence aussi significative et amener de réels changements.

Si cette implication fut – et est encore – très gratifiante, elle amena dans sa suite de lourdes responsabilités et le sentiment de devoir être toujours à la hauteur des attentes que j’avais contribué à créer. Je ne suis donc pas mécontent de voir aujourd’hui que toutes les questions reliées à la place du jeu dans la société québécoise sont devenues d’importants enjeux de santé publique qui font quasi quotidiennement la Une des médias. Et ce d’autant que certaines circonstances et évènements m’obligent à être plus discret dans mon implication bénévole.

Je sais… il y a encore beaucoup à faire. Le gouvernement par le biais de sa société d’État, Loto-Québec, continue (malgré un hypocrite discours contraire) à augmenter son offre pour les jeux d’argent et de hasard et à en faire la promotion active. Une triste situation qui témoigne d’un bris du contrat social qui lie l’État aux citoyens qu’il est normalement censé protéger. Il est impératif que l’on retire les appareils de loterie vidéo (ALV) des bars et que l’on confie à la santé publique le mandat d’analyser la programmation et la conception des divers appareils électroniques de jeu et, si nécessaire, de faire modifier ceux-ci afin de les rendre moins dangereux. Il est aussi crucial que l’on réduise le mandat de Loto-Québec à un unique et simple rôle de gestionnaire de jeu d’argent et de hasard.

Loto-Québec cultive l’art de la dépendance, non seulement auprès des joueurs, mais aussi auprès des organismes qu’elle finance par le biais de sa fondation et qui perdent ainsi tout sens critique face à ses activités : centre de traitement pour joueurs compulsifs; établissement public du réseau de la santé (jeu et en santé mentale); centre de recherche et chercheurs universitaires, centre d’emploi et autres services s’adressant aux joueurs, etc. Il n’y aucune raison qui justifie que l’industrie du gambling ne soit pas soumise à des règles équivalentes à celle du tabac y compris en ce qui concerne la publicité et les commandites.

Il est inconcevable qu’une société d’État retire la majorité de ses profits de personnes qui ont un problème de jeu et que sa gestion ait créé une situation pire qu’à l’époque où le crime organisé contrôlait cette activité. En bref, il serait plus que souhaitable que la gestion de l’offre de jeu soit avant tout dictée par des impératifs de santé publique, plutôt que financiers. Le jeu responsable, c’est en premier lieu une gestion responsable… lire sécuritaire.

Pour terminer, je souhaite remercier tous ceux et celles qui ont contribué à faire avancer cette cause de santé publique. Je pense ici à Raymond Viger, l’éditeur de Reflet de Société qui a joué un rôle de pionnier dans l’éveil des consciences face aux méfaits associés au gambling; à mes collègues de la coalition EmJEU – entre autres, le philosophe Pierre Desjardins et l’ex-croupière Éléonore Mainguy; aux intègres et dévoués chercheurs associés à la Santé Publique, entre autres; Jean Leblond, Élisabeth Papineau et Serge Chevalier; au chercheur universitaire Amnon Suissa, un des rares à n’avoir pas fait un marché de Faust avec Loto-Québec ainsi qu’à la journaliste et anthropologue Anne Panasuk pour ses percutants reportages sur les impacts dévastateurs des loterie-vidéos sur les communautés autochtones. Je ne voudrais pas oublier les nombreux joueurs qui m’ont aidé à comprendre de l’intérieure, c.-à-d. du point de vue du joueur, cette grave dépendance qui afflige un nombre considérable de nos concitoyens… merci Raoul, MH, Frank, Nathalie et tous les autres!

Alain Dubois

Sur la photo on peut voir l’immense bouquet de fleur qui m’a été remis à cette occasion. En arrière plan la superbe murale qui m’a été offert par le Café Graffiti en remerciement pour mon travail de sensibilisation…

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