D’un extrême à l’autre

Un extrémiste est l’adhérent d’une doctrine politique, religieuse, économique ou autre, qui refuse d’envisager toute alternative ou toute nuance à ce qu’il croit être la vérité. Essayez de discuter avec un membre de Greenpeace et tentez de le convaincre que le pétrole est une énergie nécessaire.

Un éditorial de Raymond Viger publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Environnement

« Inversez la position; tentez de convaincre les dirigeants de cette pétrolière que l’environnement a besoin d’être protégé ; que même si cela devait faire augmenter leurs dépenses, ça serait bénéfique pour la planète. Greenpeace, avec toutes ses actions de sabotage, est un groupe extrémiste aux yeux des pétrolières. Et celles-ci en sont un tout autant pour Greenpeace.», signe-t-il dans son éditorial.

La suite disponible sur Reflet de Société Plus. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Autres textes sur Environnement

Greenpeace cherche des designs de T-Shirts pour ses bénévoles

Concours de design pour un T-Shirt

Nouveau T-shirt pour Greenpeace

Greenpeace renouvelle sa garde-robe. Un nouveau T-Shirt pour ses bénévoles. Un concours est lancé pour trouver un nouveau design à ce T-Shirt.

Raymond Viger | Dossiers Communautaire, Commerce équitable

Voici la demande textuelle de Greenpeace pour le design d’un T-Shirt:

Dans un esprit de créativité participative, l’équipe de bénévoles de Greenpeace prend l’initiative de lancer cet excitant concours de design! Nous avons besoin de nouveaux t-shirts pour nos bénévoles et de votre expertise en design et en création pour  nous aider à les réaliser. Nous espérons que vous participerez en grand nombre pour nous soumettre un design original. L’heureux gagnant verra sa création exposée sur des centaines de chandails partout au Canada.

Les bénévoles de Greenpeace jouissent d’une grande visibilité médiatique. Le design retenu sera donc très publicisé. Nous remettrons également d’autres prix Greenpeace!

Alors, courez la chance de voir votre T-shirt porter par des centaines de bénévoles à travers le Québec et le Canada.

La date limite pour participer est le jeudi 31 mai 2012.

Les droits d’auteur des designs de T-Shirts présentés

Même si le communiqué n’en parle pas, il faut aller sur le site de Greenpeace pour se rendre compte de ce que j’appelle un abus envers les artistes. En plus d’exiger que le design soit fait avec des programmes tels que Illustrator ou Photoshop en 300 DPI, il faut aussi que le design soit présenté sur un modèle de T-Shirt, il y a cette exigence:

You still own the rights to your design, but by entering the competition, you give Greenpeace permission to use any material submitted (not just the winning entries) on our website, and on promotional materials etc.

Une traduction maison: Vous conservez vos droits d’auteur, mais en participant à ce concours, vous donnez à Greenpeace la permission d’utiliser tout matériel soumis (pas juste les gagnants) pour le site Internet ou pour tout matériel promotionnel. Greenpeace prend donc avantage de tout le matériel reçu, gagnant ou non!

Qui va payer le loyer des artistes?

Je véhicule la demande parce que c’est un organisme communautaire et que beaucoup de bénévoles se mobilisent pour soutenir la mission de Greenpeace. Je demeure tout de même attristé lorsque je vois ce genre de demande.

Pourquoi ne sommes-nous pas capable de trouver un peu d’argent pour l’artiste qui va gagner ce concours? N’oublions pas que plusieurs artistes vont possiblement se mobiliser pour présenter une maquette. Aucun ne sera payé. Pourquoi le gagnant ne le serait-il pas? Même symbolique, le montant permettrait peut-être à l’artiste de manger un repas la journée qu’il sera déclaré gagnant.

Possiblement que mes 20 dernières années à cotôyer des artistes dans les rues qui rêvent de gagner un jour leur vie avec leur art. Possiblement parce que pendant ces 20 annnées, à toutes les semaines, des gens appellent pour avoir des images ou des réalisations gratuites… en échange de visibilité.

C’est beau la visibilité. Mais quand tu as le ventre vide et que tu n’as même pas de quoi peindre et exercer ton art, ça sert à quoi de la visibilité?

Autres textes sur Communautaire

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_imageOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres pouvant vous intéresser

Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes. Plus de 260 spectacles gratuits sont présentés annuellement.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.

Le combat des femmes pour l’environnement

Greenpeace, Équiterre et Réseau québécois des femmes en environnement

Trois femmes dans la bataille de l’environnement

De jeunes femmes ont choisi l’environnement comme cheval de bataille de leur vie. J’ai rencontré trois d’entre elles. Chacune m’a confié la cause qui lui tient le plus à cœur, sa principale inquiétude, ses souhaits et conseils.

Sylvie Daneau | Dossiers Commerce équitable et Environnement.

Ioana Cotutiu (Greenpeace Canada)

Âgée de 31 ans, Ioana Cotutiu est responsable de l’administration et de la gestion chez Greenpeace Canada. Roumaine, elle immigre au Canada en 1999 et devient membre active de Greenpeace en 2001. Elle étudie en santé environnementale.

L’agriculture industrielle est la cause qui la tracasse le plus: «Les gouvernements canadien et québécois permettent la culture et la commercialisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) sans connaître leurs impacts à long terme sur notre santé et l’environnement… au mépris de la volonté de la majorité de la population et les recommandations de la Société royale du Canada. Ils refusent même d’imposer l’étiquetage obligatoire. Résultat: nous ne pouvons même pas choisir d’en manger ou pas», dénonce-t-elle.

La jeune femme se préoccupe également des changements aux climats, causés par la pollution: «Les gouvernements doivent développer les énergies alternatives comme l’éolien (énergie du vent) et le solaire, au lieu des centrales au gaz, comme celle de Bécancour.»

«Pour préserver la beauté naturelle du Québec, explique la Québécoise d’adoption, il suffirait de ne pas chercher à la transformer: prospections gazières et pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent, coupes à blanc dans la forêt boréale…» Les gens peuvent agir ici même, croit Ioana: «Il ne faut pas nécessairement embarquer sur un bateau de Greenpeace et aller au bout du monde pour sauver la planète…»

Doris Hamelin (Équiterre)

Dans la quarantaine, Doris Hamelin est adjointe à la coordination générale pour Équiterre. La bachelière en comptabilité a connu cet organisme québécois par son programme d’agriculture soutenue par la communauté, liant les fermes biologiques aux citadins. Elle voulait y participer pour obtenir des paniers de fruits et légumes biologiques, apportés en ville par les fermiers.

Native de Normétal, un village de l’Abitibi-Témiscamingue, elle a vu les ravages causés à l’habitat naturel par l’exploitation minière (Noranda) et forestière. «D’une forêt que j’ai vue lentement se vider de ses arbres, je trouve aberrant qu’une poignée de personnes profitent de ces richesses-là», opine-t-elle.

Les gestes quotidiens préservant la nature lui tiennent à cœur. Doris vient en aide aux Mexicains en achetant du café équitable, et aux agriculteurs du Québec en se procurant ses paniers biologiques. Des gens laissent le soin aux organismes, comme Greenpeace et Équiterre, de monter aux barricades», se désole-t-elle. On peut agir comme consommateur, croit-elle. D’ailleurs, Équiterre prône le slogan «Acheter, c’est voter», popularisé par sa co-fondatrice Laure Waridel. Mais Doris nuance le pouvoir de la consommation: il faut l’agencer avec la pression du public sur les gouvernements. «Voter, c’est le premier devoir du citoyen», rappelle-t-elle.

Caroline Voyer (RQFE)

Caroline Voyer coordonne le Réseau Québécois des femmes en environnement (RQFE). À 30 ans, elle est aussi vice-présidente de l’organisme Environnement Jeunesse. En 2000, la situation planétaire la préoccupait tellement qu’elle a quitté son emploi pour se joindre au mouvement écologiste.

Elle trouve insupportable qu’on contamine l’air, provoquant des maladies respiratoires chez les enfants, comme l’asthme et les allergies. «Ces situations, dit-elle, sont prises à la légère par les gouvernements.» L’accès à l’eau potable la mobilise également, les fuites d’eau, le gaspillage. «Je trouve dommage de traiter l’eau pour la perdre par la suite.»

«Au Québec, on est champion mondial des déchets! Ces montagnes de détritus ont un impact sur notre sol, notre eau, notre air et notre santé. Faudra-t-il une catastrophe pour provoquer des changements?», interroge-t-elle.

Leurs messages pour l’environnement

Les trois femmes engagées souhaitent voir les gens s’informer, appuyer (au moins) une cause, un organisme. Elles suggèrent:

Ioana Cotutiu: Moins d’espaces verts transformés en stationnements ou en chantiers de construction.

Doris Hamelin: Pour réduire l’usage de l’automobile, plus d’autobus et de services pour nous emmener à la montagne ou à la forêt.

Caroline Voyer: Suivre l’exemple de Londres, qui diminue l’accès des voitures à son centre-ville, pour améliorer la qualité de l’air.

Ioana Cotutiu: Économiser l’eau et l’énergie, acheter du papier recyclé, éviter les produits toxiques. Si l’utilisation d’une auto est indispensable, en acheter une consommant moins d’essence, idéalement hybride (dotée d’un moteur électrique alternant avec le moteur à essence, par exemple).

Doris Hamelin: Suivre le programme d’efficacité énergétique d’Équiterre pour l’isolation des intérieurs.

Caroline Voyer: Acheter des fruits et légumes en vrac, pour éviter le gaspillage des emballages.

Autres textes sur Environnement

Autres textes sur Commerce équitable

D’un couvert à l’autre

D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

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