Avocats pro bono recherchés, pour une justice sociale

Pour mettre de l’ordre dans notre société

Mordre des mollets

Raymond Viger  Dossiers JusticePolitique

Jean_Drapeau_et_Pacifique_Plante_1954Malgré plusieurs efforts pour nettoyer la corruption, je ne suis pas convaincu que notre société fonctionne pour le meilleur.

Après Jean Drapeau et Pacifique Plante dans les années 1950 qui ont tenté de nettoyer Montréal, toutes sortes de commissions d’enquête ont suivi telles la CECO en 1972 ou plus récemment la Commission Charbonneau.

On y voit et entend d’énormes scandales. De quoi faire dresser le poil sur tout mon corps. Des crimes gros comme le bras, mais sans jamais d’accusation formelle. Des réseaux criminels qui continuent leurs opérations en toute impunité. En bout de ligne, ces efforts de nettoyage sont-ils vain et inutiles?

Certains diront que pour chaque tête mafieuse coupée une autre prendra aussitôt sa place. Peut-être. Mais à force de faire du ménage, on peut espérer que le crime organisé s’affaiblira, n’aura pas le temps de s’incruster. De plus, combien de combines illégales sont possibles parce que des fonctionnaires se disent que c’est la façon de faire, que tout le monde le fait, que personne ne se fait prendre, que même s’ils se font prendre ils auront eu le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour que ça en vaille la peine? En nettoyant régulièrement mais surtout énergiquement, certains fonctionnaires n’oseront peut-être pas se mouiller, rendant plus difficile certains abus.

utopistes-economie-finance-revolte-bourse-seat-in justiceSi on veut une société juste et équitable, c’est la Justice qui doit être notre outil pour atteindre l’objectif. Il nous faut donc avoir accès à des avocats pour taper sur les doigts de ceux qui les ont trop long. Une façon légale et démocratique de montrer notre mécontentement quand le gouvernement ne réussi pas à le faire.

Parce que si nous ne pouvons pas avoir accès à des moyens légaux pour faire entendre nos voix, il ne restera que des moyens violents pour atteindre une justice sociale.

Lorsqu’il n’est pas payant pour les autorités politiques de légiférer et d’agir pour atteindre une justice sociale, il faut que la démocratie les force à revenir à leur mandat premier. Une saine gestion de la société dans un objectif d’équité et de justice.

Ce ne sont pas les armes qu’il nous faut lever contre l’autorité. Cela ne ferait que justifier la répression et l’usage de la force policière.

C’est une armée d’avocats qu’il nous faut lever.

Archimède voulait un point d’appui pour soulever le monde. Moi je veux des avocats pour le changer.

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Liberté… Un sourire intérieur

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Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

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Pourquoi affronter quand on peut esquiver

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Annie Viger                     Dossier Économie

Une autre session vient de se terminer au parlement québécois. Il semble que le gouvernement Charest ont esquivé tous les problèmes cette année. Alors que le partie de l’opposition et une bonne partie de la population ont demandé une enquête publique sur les malversations du secteur de la construction, le premier ministre et son équipe ont esquivé. Cette année, à deux reprises Jean Charest aurait pu agir dans le cas de la Caisse de dépôt et encore là, il a préféré ignorer le problème. Il a toutefois annoncé un sommet sur les finances publiques où l’on pourrait y voir une augmentation du tarif d’Hydro-Québec et une hausse des taxes de ventes.

 

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Kitcisakik: le village sans école

Spécial rentrée scolaire

École à la maison, école musulmane, école en milieu autochtone, école spécialisée en musique et cheminement scolaire marqué par la dyslexie, Reflet de Société vous offre pour la rentrée un grand dossier sur l’éducation. Hors des sentiers battus, nous vous invitons à découvrir les 1001 visages de l’école au Québec.

kitcisakik-village-algonquin-val-d-or-abitibi-anicinape-aki-autochtone Kitcisakik: le village sans école

Dossiers Autochtone, École à la maisonÉcole alternative

Le village algonquin de Kitcisakik est illégal aux yeux des gouvernements québécois et canadien. L’absence de dépenses publiques qui en résultent à forcé ses habitants à envoyer leurs enfants à Val-d’Or, à 100 km de distance, afin d’y être scolarisés. La communauté met présentement sur pied une école primaire afin que ces familles puissent garder leurs enfants près d’eux. Les parents doivent maintenant réapprendre à s’occuper de leur progéniture et les habitants de l’un des villages les plus pauvres du Canada en profitent pour s’attaquer aux nombreux problèmes qui minent leur communauté.

François Richard

L’école Mikisicec (petit aigle) est constituée de deux roulottes aménagées en trois salles de classes et quelques bureaux. Une dizaine d’écoliers de 3ème année se disent heureux de vivre avec leurs parents. Ceux dont la scolarisation a débuté à Val-d’Or regrettent toutefois les avantages d’une plus grande école. «Il n’y a pas de salle de gym ici.» «Je n’aime pas ça être mélangé avec les plus petits.» «C’est plate parce qu’on n’est pas beaucoup.» Une fois les frustrations passées, des aspects plus positifs sont évoqués. «Les Blancs à Val d’Or n’étaient pas gentils avec moi.» «Le cours d’algonquin est le fun.»

kitcisakik-village-algonquin-val-d-or-abitibi «J’aime mieux rester dans la communauté.»

Kitcisakik est un village de quelque 430 habitants situé dans la réserve faunique De La Vérendrye, à une centaine de kilomètres au sud de Val-d’Or. Bien que les Algonquins affirment l’avoir toujours habité, le territoire appartient légalement à Hydro-Québec (HQ). Vu l’illégalité de l’occupation des lieux, Kitcisakik ne bénéficie ni du statut de réserve, ni de celui de municipalité. Les gouvernements fédéral et provincial n’y injectant pas de fonds, le village est dépourvu de tous les services, dont l’électricité et l’eau courante. La centaine de maisons est construite avec des matériaux de fortune et, malgré la présence d’un barrage d’HQ au centre du village, les bâtiments publics sont parmi les seuls électrifiés. Un «bloc sanitaire» permet aux habitants de s’approvisionner en eau potable qu’ils doivent transporter dans des seaux. Le «bloc» est pourvu de douches, de toilettes et de machines à laver.

Aller apprendre chez les Blancs

Depuis 1955, les enfants de Kitcisakik doivent quitter leur communauté afin d’aller à l’école. Ils fréquentaient alors un pensionnat du gouvernement fédéral dirigé par des frères Oblats jusqu’à sa fermeture dans les années 1970. Ils seront par la suite scolarisés dans les écoles publiques d’Abitibi-Témiscamingue. Les élèves de quatrième année et au-delà continuent de vivre dans des familles d’accueil de Val-d’Or, ne rentrant à la maison que les fins de semaine et durant les vacances d’été. Pour mettre fin à cette situation, le Conseil de bande instaure progressivement l’école primaire dans le village. La maternelle y a été implantée en 2005 et l’école grossit au rythme d’une année à la fois. Elle compte présentement trois classes pour des écoliers de niveau maternel à la troisième année. Les cours sont donnés par des enseignantes professionnelles et le programme du ministère de l’Éducation du Québec est respecté. Les cours de quatrième année y seront dispensés à partir de l’automne 2009. Un Centre de stimulation précoce a aussi été instauré.

Les écoliers d’aujourd’hui ne vivront donc pas la même enfance que leurs parents qui ont dû surmonter le choc du déracinement. En raison de la rupture familiale, les jeunes n’ont en général pas appris l’algonquin, créant un fossé culturel. 3 générations de parents n’ont pas connu de modèles parentaux dont ils pourraient s’inspirer pour aider leurs enfants.

«Nos enfants ne sont plus des étrangers»

«Les parents avaient des habitudes qui n’avaient rien de parentales.» Gilles Brazeau est père de 5 enfants, 2 naturels, 3 d’adoption. Ils fréquentent tous l’école Mikisicec. Durant son enfance, sa grand-mère «le protégeait» lors de ses séjours à Kitcisakik. «L’été, nos parents n’étaient pas toujours là, il y avait un fléau de consommation d’alcool et de drogues.» Celui qui est aujourd’hui responsable des dossiers liés à la santé au Conseil de bande affirme que ses enfants aiment l’école et qu’elle leur permet d’être intégrés à la communauté. Le terme a une signification particulière à Kitcisakik: se sentir chez soi au sein de sa famille. La tâche, soutient Gilles Brazeau, est très complexe. «Aujourd’hui nous vivons l’intégration, les enfants sont avec nous toute la semaine. Nous ne sommes pas prêts pour ça.»

Le directeur en santé de Kitcisakik, Michel Pénosway, travaille, en collaboration avec une équipe de recherche de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), à l’élaboration de services destinés aux parents et visant à leur réapprendre leurs «habiletés parentales». Selon lui, le changement le plus important apporté par l’école Mikisicec est que «les enfants ne sont plus des étrangers. Ils ne sont plus en vacances ici.» Afin d’«intégrer» les enfants de Kitcisakik, l’ensemble du village a dû se mobiliser. Le Conseil de bande en a profité pour lancer plusieurs chantiers de travail social et de formation professionnelle visant à rehausser le niveau de vie de la communauté. L’exercice a mobilisé l’ensemble du village et tout le monde a eu son mot à dire. «Au lieu d’offrir aux gens des services prédéterminés, nous les laissons exprimer leurs besoins puis nous mettons en place des services pour les satisfaire.» L’expression de ces besoins a eu lieu dans le cadre d’une recherche réalisée par une équipe de chercheurs de l’UQAT en collaboration avec les intervenants sociaux de Kitcisakik.

En guise d’exemple d’«habiletés parentales» à apprendre, Michel Pénosway raconte le déroulement d’un exercice visant à améliorer les dialogues parents-enfants. «Un parent se plaignait de ce que son enfant ne l’écoutait pas lorsqu’il lui demandait de ranger ses vêtements. Nous avons donc fait un jeu dans lequel les rôles étaient inversés. L’enfant, imitant ce qu’il avait entendu, a demandé à son père de ranger ses vêtements sans lui indiquer où il devait les déposer. Le père a alors réalisé que si son enfant ne lui obéissait pas, c’était simplement parce que ses consignes n’étaient pas claires.»

Le Conseil de bande a dû embaucher du personnel qualifié. Manquant d’expertise, les Algonquins ont eu recours aux services d’une dizaine de Québécois pour occuper des postes, entres autres, de formateurs. Raymond Lauzon, le directeur de l’éducation, croit que «le fait que la communauté ait décidé elle-même de se prendre en main et qu’elle ait embauché des Québécois pour l’y aider est unique en Abitibi et sûrement au Québec».

Apprendre à vivre au 21è siècle

Normand Saint-Germain offre différentes formations socioprofessionnelles. Il décrit son rôle comme étant «de mettre les Algonquins au diapason du 21è siècle.» Les barrières à l’emploi sont en effet très nombreuses pour des gens qui «connaissent peu les réalités du monde du travail et sont rarement bilingues», selon une intervenante auprès de la communauté.

Les parents bénéficient aussi de services d’aide à la gestion de budget et de cours de cuisine santé. Ils doivent apprendre à composer avec le même revenu que lorsque leurs enfants étaient nourris à Val d’Or toute la semaine, ce qui entraîne son lot de difficultés dans une communauté où le taux d’emploi n’est que de 25% et où la moitié de la population a moins de 17 ans.

Selon Michel Pénosway la taille restreinte du village et les liens de parenté qui en découlent jouent en faveur des changements. «La proximité des membres de la communauté a un impact, ça gêne ceux qui prennent moins part aux changements.» La consommation d’alcool aurait d’ailleurs grandement diminué depuis l’instauration de l’école et des chantiers sociaux. L’animateur culturel auprès des jeunes Toby Brazeau juge qu’«avec les enfants ici, on dégrise. L’alcool doit partir.»

Un certificat multidisciplinaire en intervention sociale est donné à l’UQAT à la demande des habitants de Kitcisakik afin de former des intervenantes sociales qui travaillaient avant sans formation. Cette question de la formation est de la première importance. L’accès à l’emploi et au développement passe par l’acquisition de connaissances. Un obstacle de taille dans une communauté où seulement 12% des gens ont un diplôme d’études secondaires et où l’école est associée au déracinement et aux abus vécus dans les pensionnats.

Enfin des obstacles culturels se dressent sur le chemin de l’emploi. Toby Brazeau croit que «les gens ne sont pas intéressés par le travail à l’extérieur de la communauté. Leur famille est ici.» Ce désir d’être «chez soi» entraîne aussi le décrochage scolaire. L’animateur culturel explique d’ailleurs en partie son abandon scolaire, à l’âge de 15 ans, par le besoin qu’il avait de se retrouver parmi les siens.

Tout le monde à Kitcisakik affirme vouloir se réapproprier la culture algonquine. Pour l’instant, c’est plus facile à dire qu’à faire. Bien que tout le monde en baragouine au moins quelques mots, la plupart des 35 ans et moins ne maîtrisent pas la langue de leurs grands-parents. Les cours d’algonquin prévus à l’école Mikisicec ont d’ailleurs dû être abandonnés, faute de volontaires pour l’enseigner.

Un chemin exceptionnel… à petits pas

Selon Raymond Lauzon, le chemin parcouru jusqu’à présent est exceptionnel. «Il faut imaginer les impacts sociaux lorsque les gens ne jouent pas leur rôle de parents, qu’ils passent dix mois par année sans leurs enfants. Ils manquaient de notions quant à l’importance de l’école, du quotidien.» S’il déplore le faible niveau de participation des parents de Kitcisakik à certaines des activités culturelles offertes par l’école, il souligne qu’il admire leur courage. «Regarde le bloc sanitaire. Il n’y a que deux douches pour tout le village. Pourtant les enfants arrivent tous propres et bien habillés à l’école. On n’avance pas à grand déploiement, mais à petits pas.»

Le chemin se poursuit cet automne avec l’introduction de la quatrième année à l’école Mikisicec. Avec 38 enfants d’âge primaire sur 49 qui fréquentent dorénavant l’école du village, la communauté de Kitcisakik se rapproche de son objectif, garder ses enfants dans les familles et leur rendre la fierté d’être Algonquins.

Le village aux milles formulaires

L’occupation contestée du territoire entraîne une foule de tracasseries administratives au Conseil de bande. Contrairement aux autres communautés autochtones du pays jouissant du statut de réserve Kitcisakik ne reçoit pas de fonds généraux de la part des gouvernements québécois et canadiens afin d’assurer les dépenses sociales et administratives. Ses habitants doivent donc recourir à une multitude de programmes gouvernementaux spécifiques afin d’obtenir des subventions ciblées.

Selon le responsable des dossiers liés à la santé au Conseil de bande, Gilles Brazeau, Kitcisakik bénéficie d’environ 130 programmes et des rapports différents doivent être remplis pour chacun. L’accès aux subventions de 25 programmes est nécessaire dans le cas de l’école primaire seulement. «Je lève mon chapeau aux gestionnaires», déclare Gilles Brazeau, mi-blagueur, mi-désabusé.

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Recours collectif Brochu contre Loto-Québec

Recours collectif Brochu contre Loto-Québec

Raymond Viger Dossiers Gambling et jeu compulsif, Loto-Québec, Recours collectif contre Loto-Québec

gambling-loto-quebec-gambler-joueurs-compulsifs-joueur-pathologique-casino La crise économique va demander un gros effort de la part de tout le monde. Le gouvernement, on s’en doute, aura besoin de tout l’argent qu’il peut aller chercher. Ce qui risque d’augmenter la pression sur ses vaches à lait que sont la SAQ, Hydro-Québec et Loto-Québec. Qui va payer? Beaucoup trop de gens qui n’ont pas les moyens.

Je questionne régulièrement Loto-Québec et son impact sur la population. Ce n’est pas d’hier que le sort des joueurs pathologiques me tient à cœur. Celui de leurs proches également. Mais j’ai l’étrange impression que Loto-Québec, malgré ses belles publicités, ne s’en préoccupe pas tellement.

Dans ce numéro, notre journaliste Dominic Desmarais fait un bref récapitulatif du recours collectif de joueurs pathologiques contre notre vénérable institution du jeu. Je dis bref, car comment transposer en quelques pages 6 ans et demi de procédures judiciaires? Et nous n’en sommes qu’au début!

Recours collectif contre Loto-Québec

Le recours, qui a débuté en 2001, est devenu un procès depuis octobre dernier seulement. Il s’agit d’une première mondiale. C’est la toute première fois qu’un tribunal est appelé à se prononcer quant à la responsabilité d’une institution du jeu sur la maladie de jeu pathologique. Une première mondiale qui, si elle fait jurisprudence, aura un impact… mondial! Malgré l’ampleur des enjeux en cours, êtes-vous au courant? Très peu de médias en parlent. Après tout, cette maladie, qui touche directement plus de 100 000 personnes, qui à leur tour touchent directement leur entourage, n’est pas aussi croustillante que le gangstérisme et les procès reliés aux Hells Angels. Alors on en parle peu. D’autant plus que le procès se déroule à Québec, un village pour le nombril montréalais des médias.

gambling-loto-québec-jeu-compulsif-joueurs-pathologiques-gamblers-casino Loto-Québec en profite…

On en parle peu, de ce premier recours mondial mais, étrangement, on voit beaucoup, depuis l’automne, les publicités de Loto-Québec qui vante son jeu responsable. La télé et les journaux en sont bien nourris. Loto-Québec, si elle ne peut acheter un jugement, a tout de même les moyens de s’acheter une belle personnalité.

On en parle peu, aussi, en raison du droit. C’est que le juge qui entend la cause, Gratien Duchesne, ne veut pas qu’on en parle. Cette cause lui appartient, il peut décider de tout. Les procès sont ouverts au public? Pas de problème. Mais ce public n’aura pas le droit d’ouvrir la bouche pour en parler au dehors. Car le juge Gratien Duchesne a émis une ordonnance de non publication pour les citoyens qui ne sont pas des journalistes reconnus. Le citoyen serait-il trop con pour rendre compte de ce qu’il pourrait entendre et voir lors de ce procès? Je n’ai pas de réponse. Le juge ne s’est jamais expliqué. Il est seul à le savoir.

Loto-Québec n’aurait pu demander mieux. Quelle image aurait-on d’elle, après avoir entendu les témoignages de détresse de ces gens malades de jeu pathologique? Je me questionne sérieusement. Peut-on débattre, en société, de ce problème qui nous interpelle tous? Ne sommes-nous pas tous concernés par ce problème de société qui met en cause non pas seulement Loto-Québec, mais surtout celui qui tire les ficelles, le grand boss, c’est-à-dire le gouvernement? Ils veulent des joueurs responsables? Je leur propose à la place des citoyens responsables! On réglerait bien d’autres problèmes ainsi.

gambling-loto-québec-jeu-compulsif-casino-joueur-pathologique Joueurs pathologiques mis en sourdine

En matière de jeu pathologique, la première action à prendre est d’informer. Les gens doivent savoir qu’il est possible de développer une dépendance au jeu. Et qui de mieux pour nous informer que ceux-là même qui vivent cette détresse? Le juge Duchesne réalise-t-il l’ampleur de la maladie de jeu pathologique, l’ampleur de la détresse des gens qui témoignent devant lui?

Même la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), qui délivre les permis pour les appareils de loterie vidéo, reconnaît le problème relié au jeu. Même la Régie reconnaît l’importance d’informer et de sensibiliser les gens. La Régie s’inquiète d’ailleurs de l’impact de ces joueurs sur leurs enfants. En 2004, son président, dans une allocution, reconnaissait que «ce sont les comportements de jeu des parents qui influencent le plus les comportements de jeu des jeunes.» C’était il y a 4 ans!

Et aujourd’hui, alors qu’il se présente une occasion en or de sensibiliser TOUT le monde, particulièrement nos enfants, on préfère balayer le problème sous le tapis. Faudra-t-il attendre que 500 000 de nos jeunes développent la maladie de jeu pathologique, pour agir? Pourquoi attendre? Pour de l’argent? Nous n’en avons pas les moyens. Mais pour le savoir, il faudrait entendre parler de ce recours…

Ressources pour le jeu compulsif:

Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
Narcotiques Anonymes
(514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
Nar-Anon
(514) 725-9284
Alcooliques Anonymes
(514) 376-9230

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

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show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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BCE, Bell Canada et une nouvelle fiducie de revenu

BCE, Bell Canada et une nouvelle fiducie de revenu

Dossier Loto-Québec , Économie

Je vais accepter ici de me montrer sous toute mon ignorance. J’ai toujours été convaincu que Bell Canada et toutes ces entreprises qui sonnaient à peu près pareil étaient une sorte de Société d’État qui offrait un service de qualité à ces citoyens et qui rapportaient des surplus qui étaient redonné à notre gouvernement fédéral. Un peu comme le fait Loto-Québec ou Hydro-Québec.

J’ai dû mal interprété ou mal comprendre la définition de Bell Canada. Les médias nous rapportent que BCE va redevenir Bell Canada et se transformer en fiducie de revenu. Une fiducie de revenu est une façon de ne pas payer d’impôts à notre gouvernement. Une sorte d’échappatoire fiscale comme il semble en avoir beaucoup au Canada.

Pour Bell Canada, de se transformer pour ne pas payer d’impôts devient contraire à ma vision de société d’état fédérale. Est-ce que je me suis gourré à ce point et que Bell Canada est une entreprise privée et n’a rien à voir avec notre gouvernement et ses actifs?

Ce blogue d’aujourd’hui démontre ma grande incompétence vis-à-vis certaines notions de hautes finances et des échapatoires fiscales. Une chose demeure, j’ai des hauts le coeur quand une entreprise, indépendamment que ce soit Bell ou une autre entreprise privée, se limite à changer quelques statuts dans ses règlements et que cela lui permet d’éviter de payer ses impôts.

Je travaille pour un organisme communautaire et nous ne sommes pas financé par le gouvernement. Nous avons créé une cinquantaine d’emplois qui paient leur impôts. Nous payons la part d’employeur sur ces salaires. Nous payons des taxes de ventes, des taxes d’affaires, des permis… Nous sommes fier des sommes d’argent que nos opérations peuvent dégager pour envoyer de l’argent à nos différents paliers de gouvernement. Et nous sommes du communautaire. Si certaines entreprises privées n’avaient que la moitié de notre fierté à être citoyen, cela pourrait changer la couleur de notre société.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Hydro-Québec et les audiences publiques

Hydro-Québec et les audiences publiques.

Parce que je ne suis pas un spécialiste en démocratie et dans les grands dossiers, je me pose des questions que certains qualifieront de très « basic ».

Dans le débat sur l’hydroélectricité et la rivière Rupert, il y a des consultations publiques. Je définie le terme comme étant des consultations pour connaître les différentes positions et propositions du peuple. Malgré que ces audiences publiques sont prévues se terminer en juin 2006, les bulldozers d’Hydro-Québec sont déjà prêts à entrer en action pour la fin de 2006. Finalement, peu importe ce que les citoyens vont dire ou proposer, Hydro-Québec a déjà son plan en tête.

Je me questionne sur l’ouverture d’esprit de ces sociétés d’État qui vont en consultation. J’ai l’impression qu’elles le font parce que la réglementation les obligent, mais que cela ne change en rien à leurs intentions. Elles n’ont nullement l’intention d’avoir une oreille attentive à ce qui est dit.

https://raymondviger.wordpress.com/2006/12/11/la-ministre-de-la-culture-et-des-communications-line-beauchamp-et-son-discours-de-10-000/

https://raymondviger.wordpress.com/2006/05/31/les-societes-detat-veulent-ils-remplacer-le-ministere-de-la-culture/

https://raymondviger.wordpress.com/2006/06/22/ministere-du-tourisme-et-les-festivals/

https://raymondviger.wordpress.com/2006/03/23/jean-charest-et-les-societes-detat/

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