Un membre de gang de rue en prison

Survivre en prison pour un Blood

Journal intime d’un membre de gang de rue qui veut s’en sortir. Général, membre très actif d’un gang de rue, change son fusil d’épaule et quitte le gang. À travers l’histoire de Général, Reflet de Société raconte la vie dans un gang de rue.

Dominic Desmarais Dossier Gang de rue

Général est membre des Rouges de Montréal-Nord. Il a fait son chemin par la violence et le crime. Valorisé par ses pairs pour son séjour derrière les barreaux, Général y a trouvé la volonté de changer de vie.

gang-de-rue-comment-sortir-gangs-de-rue-criminelGénéral célébrait son 18ème anniversaire en grand. Lui, le caïd sans peur et au portefeuille sans fond, méritait une fête digne des rois. Dans un hôtel loué pour l’occasion, ses amis et lui se promettaient un party qu’aucun n’oublierait. Il a reçu son gâteau par l’entremise de gens qu’il n’avait pas invité : le SWAT, l’unité policière spécialisée dans les interventions risquées. «On a entendu un hélicoptère. Puis les forces spéciales ont pointé leurs lasers sur nous.» En dehors de l’hôtel, Général est accueilli par une troupe de curieux. Les journalistes de TVA, TQS et d’autres médias sont là pour marquer la postérité. Général et ses amis deviennent des stars dans leur milieu.

Un Rouge parmi les Bleus

Général est arrêté pour un vol à main armée en 2002. Il passera 3 ans en prison. En attente de son procès, il est envoyé à Bordeaux. Il cohabite avec des criminels de tous les horizons. Mais les gens de son clan sont rares. Il est en territoire ennemi, chez les Bleus. «J’étais toujours sur le qui-vive. Je n’arrivais pas à bien dormir. Ce n’était pas mon monde qui avait le contrôle.» Général est chanceux. Son cousin, un Bleu qui habite Saint-Michel, est aussi à Bordeaux. Avec ses comparses d’origine africaine, il prend Général sous son aile malgré son affiliation ennemie. «C’est ce qui m’a sauvé. Mon cousin et les Africains des Crips.»

gang-de-rue-general-gangs-de-rue-criminalité-montreal-nord-gangBien que sur ses gardes, Général laisse sa nature s’exprimer. Lui, leader à l’extérieur, observe qui exerce le pouvoir dans le secteur de 180 criminels. Il remarque le président du comité des détenus, l’organe décisionnel après les gardiens, et rentre dans ses bonnes grâces. «Quand je suis arrivé, j’ai fait mes preuves avec le président. Quand il y avait un problème avec des prisonniers, j’étais avec lui, derrière lui.» Général s’intègre à ce point qu’il est élu sur le comité. Il en reçoit des avantages qui valorisent sa nature de chef.

«Comme j’étais dans le comité, tout allait bien pour moi. On me donnait des cigarettes, je pouvais me servir en premier à la cafétéria. S’il y avait un événement, une friction, je m’en mêlais. Une fois, j’ai organisé une réunion. Tous les gars sont venus. Les skinheads, les Noirs, les motards, les Italiens. J’avais une chanson. Nous on danse le disco! Je les ai tous fait chanter. Les 180 gars!»

Mais les jours paisibles de Général à Bordeaux s’achèvent. Un de ses frères, un Blood, vient le rejoindre en prison. Cette fois, le cousin et les autres Africains des Bleus ne veulent pas le protéger. Ils veulent sa peau. «Les Crips ont voulu le passer. Mais c’était un de mes amis. Je n’ai pas voulu. Alors je me suis battu contre eux pour l’aider. J’avais les Bleus et les blancs contre moi. Les skinheads étaient bien contents de voir des Noirs s’entretuer. Ils le disaient ouvertement. Et les Italiens, eux, s’en foutaient. La prison, c’est la prison. Un criminel, ça reste un criminel.» Général se retrouve seul contre la majorité. Son instinct de survie l’exhorte à la violence. Ce qui lui vaut un passage de cinq jours en isolation. Le trou, comme Général le surnomme.

Un blood parmi les siens

Le jeune criminel est transféré au pénitencier de Rivières-des-Prairies, un établissement à sécurité maximum. Général est mis dans une aile, une wing, de Bogars: huit hommes de son clan. «J’étais avec mes gars, chez moi. Sauf qu’on est en prison… Il y a toujours un stress. Même s’il y avait des problèmes entre nous, je savais qu’ils représentaient Montréal-Nord, les Blood. Alors parce qu’on fait partie de la même famille, on réglait nos chicanes plus facilement. Mais si un détenu arrivait et qu’il n’était pas un membre, c’était plus difficile pour lui. Il devait faire le ménage le matin, nettoyer les tables. Sinon, on le tabassait.»

gangs-de-rue-jeunes-criminels-gang-de-rue-taxage-prostitution-dopeLa vie en prison est régie par des règles. Ceux qui les transgressent se font rappeler à l’ordre sévèrement. «Certains entrent en prison sans en avoir la mentalité. Ils pensent qu’ils doivent faire leur place. Mais tu ne peux pas quand tu es isolé, avec des Bogars. Il y en a un, super musclé, qui a voulu montrer qu’il ne se laisserait pas intimider. Qu’il n’avait peur de personne. Il s’en est pris au plus petit de la wing. Mais c’était un des nôtres. Il s’attaquait à nous! On lui est tous tombés dessus. Il avait beau être grand et fort, il n’as pas pu faire sa place. Plusieurs se sont fait rosser pour ça.»

Ce qui est vrai en territoire des Bogars l’est aussi chez les Bleus, les motards, les maffieux. «En dedans, les motards se font taper. Ce n’est pas parce que tu es patché que tu ne te feras pas tabasser. Tout comme ce n’est pas parce que tu es un membre influent d’un gang que tu ne te feras pas corriger. En prison, c’est la loi du plus fort. Et le plus fort, c’est le groupe le plus nombreux.»

L’air frais

Général sort toutes les semaines de son univers carcéral. Quatre fois par semaine, il reçoit des visiteurs pendant une heure: ses parents et ses grandes sœurs ainsi que ses copines. «J’avais beaucoup de copines! C’est elles qui venaient me voir. En prison, c’est juste les filles qui viennent. Tu peux compter sur les doigts de ta main le nombre de gens qui sont là pour toi. Ça me faisait sortir de la wing. C’est ce que j’appréciais le plus. Surtout quand mes copines venaient. Le plus dur, c’est quand ma mère me visitait. Elle pleurait tout le temps. Pourquoi tu m’as fait ça?»

Après les entretiens avec sa mère,  Général retournait à la cellule le cœur déchiré. Sur le coup, il ne réalise pas quel impact les larmes de sa mère ont sur lui et sa volonté de changer de vie. Malgré les moments pénibles qu’il vit en sa compagnie, il se considère privilégié d’avoir une famille qui tient à lui. Il compare sa situation avec celle de ses co-détenus qui ne reçoivent aucune visite.

«Dans le milieu des gangs, il y en a beaucoup qui n’ont pas de famille. C’est pour ça que le phénomène est difficile à arrêter. Les jeunes y trouvent la famille qu’ils n’ont jamais eue. À Montréal-Nord, on était un bon groupe. Au moins une trentaine des gars n’avaient pas de famille ou avaient été reniés par leurs parents. Ils dorment dans la rue ou squattent chez des amis. Ils n’ont pas une cenne. Tout ce qu’ils recherchent, c’est un lien d’appartenance. Ils vont être les premiers à descendre quelqu’un qui cause problème. Ils sont plus dangereux parce qu’ils n’ont rien à perdre. Pour eux, faire de la prison, ça leur donne un break.»

Le magouilleur

Si les visites de sa famille font naître chez lui un début de questionnement, Général n’est pas encore au stade du changement. Il est aussi business en dedans qu’au dehors. «Je vendais, en prison. J’ai essayé de faire entrer du stock par une copine. Je le faisais mettre par un ami dans des chaussures que je lui avais demandé de m’apporter. Elle s’est fait prendre… et elle ne le savait pas! Elle m’en veux encore pour ça! J’ai tout admis. Elle n’a pas eu de conséquences. Ce n’était pas la première à qui ça arrivait. Les gardiens sont habitués!»

Ses copines sont surveillées, Général développe une autre stratégie pour fournir les autres détenus en pot. «J’allais voir d’autres prisonniers qui n’avaient rien à manger, qui n’avaient pas d’argent. Je passais par eux pour qu’ils reçoivent des gens qui leur apportaient mon stock. Et si jamais ils se faisaient prendre, ils me devaient la valeur de ce qui était saisi!» Général devient plus fort. Les autres détenus lui doivent leur niveau de vie amélioré. Et s’ils ne veulent pas le perdre, ils doivent répondre aux demandes du jeune caïd.

Général écoule sa drogue contre des cigarettes qui remplacent le dollar, à l’intérieur. Ou le détenu demande à un ami à l’extérieur de déposer de l’argent dans le compte du jeune Blood. «Je fumais beaucoup! Mais je faisais pas mal d’argent! Je faisais fumer toute la wing!» Avec cet argent et les cigarettes, Général s’offre de la nourriture au marché noir de la cantine, comme on l’appelle: du riz, des nouilles gattuso et du thon.

Le soir, Général et ses amis se regroupent pour une bouffe collective. «Même les motards mangeaient leur riz et leur gattuso avec nous! J’ai fait beaucoup de contacts, en prison. Surtout avec les patchés. On les protégeait, dans notre wing. Ils sont devenus des frères. Et ça m’a aidé, une fois sorti de prison. Quand mon monde avait des problèmes d’approvisionnement, qu’on ne trouvait pas de fournisseurs, j’allais voir mes contacts personnellement. C’est sûr que tu as plus confiance quand tu as passé du temps avec quelqu’un en dedans.»

Enfin libre

Arrive le jour tant attendu. Après trois années, Général est libéré. Il a 21 ans. Il ne connaît rien d’autre que la dure réalité de la rue. «Je suis revenu assez vite à ma vie. Dès que je suis sorti, dix de mes gars m’attendaient. On a fêté ça! Mais on a failli être arrêtés parce qu’on faisait trop de bruit!»

Général retournait dans sa famille. Mais insidieusement, l’expérience de la vie carcérale venait de le changer à jamais. Il ne le comprenait pas encore. Avec le recul, il réalise que c’est de là que son questionnement sur son mode de vie a pris naissance. C’est la prison qui lui aura fait quitter les Blood. Même s’il lui a fallu des années pour y parvenir.

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

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À quel moment un prisonnier mérite-il son pardon?

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Prison, travaux communautaires et réhabilitation

Le crime est-il du domaine public?

Notre organisme reçoit régulièrement des gens qui ont reçus des sentences, qui entrent en prison ou qui viennent d’en sortir. Collègues de travail, membres qui utilisent nos services et journalistes me demandent souvent quelle a été leur crime?

Raymond Viger Dossiers Prison, Criminalité

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-pen-tole C’est le genre de question qui n’obtiendra pas de réponse de ma part. Ni de Danielle Simard qui partage la philosophie d’intervention de notre organisme. Parce que très souvent, je ne le sais pas. Et cela ne m’intéresse pas de le savoir.

Après un certain temps d’intervention avec la personne il arrive que la personne ressente le besoin d’en parler. Je vais l’écouter sans la juger, me limitant à intervenir que si cela peut être bon pour son cheminement. Dans d’autres occasions, la personne me livre dès le départ son vécu et ses crimes. Par besoin d’honnêteté envers moi. Comment pourrais-je juger une personne qui a besoin d’être honnête dans sa relation avec moi? À part de le remercier pour la confiance qu’il me témoigne ou encore de le féliciter pour ce besoin d’honnêteté, je n’ai pas grand-chose à rajouter. Juste l’écouter.

Mohamed Lotfi, qui réalise l’émission des Souverains Anonymes auprès des détenus de la prison de Bordeaux, nous a livré un très beau témoignage sur la réhabilitation du prisonnier. Un courrier du lecteur qui a été publié sur le site Internet du journal Voir.

Félicitations à Mohamed Lotfi pour le travail qu’il fait à la prison de Bordeaux et pour cette philosophie de vie qui permet d’aider et de soutenir la réhabilitation des prisonniers.

Lettre de Mohamed Lorfi.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

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Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Une radio en prison, Souverains Anonymes

Bienvenue aux Souverains Anonymes

Une nouvelle page pour «les hommes de passage»

Selon Mohamed Lofti, le créateur et l’animateur de Souverains Anonymes, l’émission est «une démarche d’ouverture des personnes incarcérées à la communauté». L’émission de radio Souverains Anonymes, créée en 1990, a la particularité d’être enregistrée à la prison de Bordeaux et de donner la parole à des détenus qui y purgent une peine.

Martin Ouellet   Dossiers Chroniques d’un prisonnier, Communautaire, Média

L’émission est retransmise non seulement en ses murs, mais également sur les ondes de CIBL, CKRL et Radio Centre-Ville. Souverains Anonymes, c’est donc une fenêtre où communiquent le monde carcéral et le monde extérieur.

C’est également une façon pour les détenus de s’évader par la poésie, la musique, le pouvoir libérateur de la parole. En plus, ils ont l’occasion de recevoir la visite d’invités spéciaux, chaque semaine, des artistes pour la plupart, mais aussi des ministres, des athlètes, des scientifiques, etc. Ainsi réunis, prisonniers et visiteurs philosophent, créent, rêvent, devenant ainsi des Souverains, le temps d’une émission…

Une radio pour la prison de Bordeaux

À ce jour, plus de 7000 détenus de Bordeaux ont pris la parole devant le micro et plus de 350 invités ont vécu cette expérience unique. À chaque numéro, le Journal de la Rue vous présentera de nouveaux poèmes de Souverains Anonymes, vous ouvrant ainsi une fenêtre sur leur réalité mais aussi sur leurs rêves et leur créativité. Nous rencontrerons également des invités qui ont participé à Souverains Anonymes pour qu’ils témoignent de leurs souvenirs auprès de ces «hommes de passage»…

Pour en connaître davantage sur Souverains Anonymes, consultez ces différentes sources d’information: Évidemment, l’émission de radio Souverains Anonymes, diffusée à CIBL (101,5 FM) les jeudis à 18h, à CKRL (89,1 FM) les vendredis à 9h, ainsi qu’à Radio Centre-ville, (CINQ FM 102,3) les mardis à 15h.

Site internet des Souverains Anonymes

Libre à vous, un album de chansons enregistré à Bordeaux d’après les textes de détenus avec la participation d’une cinquantaine d’artistes et musiciens. Documentaire Des hommes de passage, réalisé par Bruno Boulianne, distribué par l’ONF.

Littérature des Souverains Anonymes:

Jean-Pierre Lizotte

Je suis fatigué et las d’être ici. J’y ai passé une partie de ma vie. Je n’ai plus rien à apprendre. Quoique, j’ai de nombreuses choses à te faire comprendre! Ça va faire 8 ans que je suis à Bordeaux. Si je suis en train d’y laisser ma peau! Alors, je scierai mes propres barreaux. Pour connaître le renouveau. J’ai tout donné. Pour me faire apprécier et aimer. Maintenant, je suis très respecté. Je n’ai plus rien à prouver. J’ai tellement vu de détenus au téléphone bleu. Dire à leur blonde adieu. J’ai vu la vraie misère noire. Ce n’est pas beau à voir. J’ai vu des détenus se couper les veines. Ils avaient trop de misère et de peines. J’ai moi-même coupé les miennes. Alors, pense au futur, aux tiennes. Je suis fatigué et las d’être ici. J’y ai passé une partie de ma vie. Je n’ai plus rien à apprendre. Quoique, j’ai de nombreuse choses à te faire comprendre!

L’homme caché

Jean-Paul Catellier

J’ai peur lorsque, parfois je vois cet homme caché au fond de moi. Mais où se cache t-il ? Je ne le saurai jamais. Soudain, après quelques bières, le voilà qu’il apparaît. Lorsque, petit à petit j’accélère la cadence. Bière après bière, rien n’a plus d’importance. Mon cerveau s’enivre et tout à coup, pris de rage. L’homme caché fait le beau temps et l’orage. Est-ce que les gens le savent? Peuvent-ils le voir? Cet homme caché en moi, est-il mon miroir? Lorsque la nuit se transforme graduellement en lumière. L’homme caché se calme et disparaît dans son univers. Soudain le matin, pensant à sa femme et à tous ses problèmes. Il a la tête pris dans l’étau et la voix qui hurle des blasphèmes. De nouveau, l’homme sombre. Il fuit, il a peur de son ombre. Où est-il passé? Je ne sais guère? Est-il encore en moi? Ou perdu à jamais derrière ces barreaux de fer?

Autres textes sur Chroniques d’un prisonnier

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
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-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
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