Roman Fantastique de Stéphane Desjardins

Le récit fantastique 2018 des Éditions TNT

Le rapporteur de Stéphane Desjardins

Le livre de Stéphane est offert en prévente et vous permet:

  • Recevoir un livre dédicacé de la première édition.
  • Recevoir une invitation V.I.P. pour le lancement du livre (bouchées et cocktail de bienvenue incluses).
  • Recevoir une affiche 8 1/2 par 11 de la couverture.
  • Participer au succès de ce roman fantastique

29,95$ (5,05$ taxes et transport). Téléphone (514) 256-9000. Internet.

Arnaud Kokas s’ennuie. Journaliste financier reconnu, il se questionne sur le sens de sa vie. C’est la crise de la quarantaine. Il vit seul, désabusé, dans un petit condo du Vieux-Montréal. Son patron l’emmerde, il se demande pourquoi il fait ce boulot qui ne sert qu’aux privilégiés, il n’a pas de blonde, pas d’enfant, seulement quelques rares amis avec qui il pédale ou skie les fins de semaine.

Alors qu’il se lamente intérieurement sur son sort en admirant le magnifique stabile de Calder qui émerge de la canopée de l’île Sainte-Hélène, un monsieur étrange l’accoste pour lui proposer une mission, dont il lui donnera les détails seulement s’il l’accepte!

Mais tout se bouscule. En quelques minutes, Kokas et l’inconnu sont pourchassés dans les rues de Montréal par des tueurs implacables et puissants. Dans le feu de l’action, Kokas acceptera cette mission, qui l’enverra sur Naraka, seule planète où, dans tout l’univers connu, on trouve une molécule à la propriété unique: le khal. Elle dégage suffisamment d’énergie pour permettre aux Galactiques de plier l’espace, soit de se rendre instantanément d’un endroit à l’autre de l’univers. C’est le stade suprême de la théorie de la Constance de l’évolution, qui consacre les similitudes troublantes de l’évolution des galaxies, des planètes, des formes de vie et des espèces primitives ou évoluées. Et même des sociétés humaines.

Kokas vivra un choc culturel intense alors qu’il sera plongé dans une guerre de ressources naturelles menée par un empereur psychopathe, le Sphynx, qui règne par la terreur, la torture et les technologies nouvelles sur une planète qui s’extirpe lentement du Moyen-âge pour embrasser l’industrialisation et la modernité. Il se rendra rapidement compte du caractère impossible de sa mission, alors que sa traque se poursuit dans des paysages époustouflants et des cités qui rappellent les médinas du monde arabe ou le New York du siècle dernier.

Surtout, Kokas devra composer avec la mystérieuse Bao, des forces spéciales de la Fédération galactique, qui est responsable de sa protection. Bao est une femme-chat énigmatique, au regard métallique, qui vient d’une planète meurtrie par l’hiver nucléaire, peuplée presque seulement de femmes. Bao est une formidable guerrière, qui comprend mal cet étrange barbare qu’on a repêché sur une planète exotique, mais arriérée, et qui fait preuve d’un sens de l’humour teinté de cynisme et de désabusement, qu’elle peine à déchiffrer. Peuvent-ils se faire confiance?

À mesure que progresse la mission, la situation de Kokas et de Bao est de plus en plus désespérée. Car le Sphynx s’apprête à conquérir tous les royaumes de Naraka qui lui résistent, question de contrôler les mines de khal et de faire pencher en sa faveur le rapport de force avec les Galactiques. Le Sphinx bénéficie de l’aide des Olorun, une secte secrète, violente et fanatique, qui entend ramener les peuples des étoiles, depuis longtemps athées et soumis à une culture techno-scientifique, dans le droit chemin, celui de Dieu.

Se superposent ainsi deux conflits: celui des ressources naturelles sur Naraka et celui de la science contre religion, à l’échelle de l’univers connu.

Arnaud Kokas, lui, ne pense qu’à une seule chose: retrouver le confort douillet de son condo du Vieux-Montréal et un capucino glacé de chez Tim Hortons!

29,95$ (5,05$ taxes et transport). Téléphone (514) 256-9000. Internet.

La Coccinelle jaune; le beau risque de Gabrielle

Gabrielle Moffett, fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune

Le beau risque de Gabrielle

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Est-il possible pour un jeune entrepreneur créatif de gagner son pain dans Hochelaga-Maisonneuve? Oui, répond Gabrielle Moffett, propriétaire-fondatrice de la boutique Coccinelle Jaune, située rue Sainte-Catherine Est. Et si l’adaptation n’est pas toujours facile, le jeu peut en valoir la chandelle.

Ariane Aubin

Coccinelle jaune artisanat du QuébecAvant de s’installer dans Hochelaga-Maisonneuve, Gabrielle Moffett ne connaissait du secteur que sa composition sociale semblable à celle du quartier St-Roch à Québec, où elle habitait auparavant. En apparence, rien ne prédestinait donc l’ancienne éducatrice en garderie à fonder une boutique consacrée aux artisans québécois sur la rue Ste-Catherine Est. Mais alors qu’elle venait tout juste d’emménager dans le secteur, la jeune femme est tombée sur un article qui l’a inspirée. «Cela parlait de la fondatrice du café Lubu. J’y suis allée par curiosité et le coin m’a vraiment intéressée. Dans ce temps-là, il n’y avait pas beaucoup de commerces. À part Lubu et l’Oiseau bleu, c’étaient surtout des bric-à-brac, où l’on vendait de veilles sécheuses!»

Une ambiance bien différente de l’effervescence créative du St-Roch que Gabrielle Moffett a quitté il y a quelques années. Mais celle qui était alors au chômage a eu le coup de foudre pour le quartier et a décidé sur un coup de tête de créer sa propre entreprise. Grâce au montant obtenu à la vente de sa propriété de Québec et à l’aide de la Corporation de développement de l’Est (CDEST), un organisme voué à la revitalisation socio-économique de l’arrondissement, ce rêve un peu fou s’est rapidement concrétisé. La CDEST a référé Gabrielle au Soutien aux jeunes entrepreneurs (SAJE) Montréal Métropolitain, qui offre aux entrepreneurs éligibles une subvention leur permettant de construire leur plan d’affaire et de survivre à la première année – souvent mouvementée – d’activité de leur entreprise.

Cette aide considérable aurait été plus difficile à obtenir ailleurs que dans Hochelaga-Maisonneuve, où des mesures importantes ont été mises en branle pour stimuler l’économie locale, croit Gabrielle Moffett. «Si j’avais essayé d’ouvrir une boutique comme La Coccinelle jaune sur le Plateau Mont-Royal par exemple, ça n’aurait pas fonctionné. Mais ici, les ressources étaient disponibles et on m’a donné un bon coup de pouce.»

Une nouvelle vague sur Sainte-Catherine Est

Quatre ans plus tard, la commerçante en herbe a su se forger une clientèle fidèle et une réputation qui, fait rare dans le secteur, dépasse même les limites de l’arrondissement. Elle s’est aussi trouvé une colocataire: Isabelle Boisvert, dont la boutique de vêtements éco-responsables Folle Guenille partage désormais les locaux de la Coccinelle. L’entreprise va bien, mais Gabrielle Moffett est consciente qu’elle ne deviendra probablement pas millionnaire de cette façon. «Si quelqu’un se lance en affaires pour faire un coup d’argent, il va être déçu, C’est beaucoup d’heures de travail pour ce que ça rapporte, mais on a l’avantage d’avoir notre propre emploi. Et je le fais pour le plaisir.»

La jeune femme le fait aussi pour contribuer au développement de ce quartier qu’elle aime en évitant idéalement d’en faire un «nouveau Plateau» gentrifié, comme le prédisaient les médias montréalais il y a quelques années. «J’aime mon quartier tel qu’il est. En venant m’installer ici, je savais à quoi m’attendre, je savais qu’il y avait de la prostitution et de la pauvreté. Ces gens sont généralement agréables à côtoyer au quotidien, même s’ils ne dépensent pas nécessairement chez nous. On ramasse des canettes pour Marcel, Diane qui vient nous demander des services… »

Une solidarité semblable s’est aussi installée entre les jeunes commerçants qui ont pignon sur la rue Sainte-Catherine Est. La nouvelle génération se rencontre parfois autour d’une bière pour partager bons et mauvais coups, mais aussi pour parler stratégie. Il y a deux ans, cette concertation encouragée par la Société de développement commercial (SDC) de l’artère, a donné naissance au Grand Débarras. Si l’événement était plutôt modeste au départ, sa troisième édition a accueilli cet été de nombreux visiteurs attirés par les produits offerts par une cinquantaine d’artisans du coin.

Vaincre l’inertie

Les initiatives de Gabrielle Moffett et ses jeunes collègues se heurtent toutefois à la résistance de certains commerçants des générations précédentes, bien installés dans leurs habitudes et un peu aigris face au déclin économique récent du secteur. Sans parler de la collaboration des instances municipales qui est elle aussi bien loin d’être acquise. Des fleurs plantées par certains propriétaires de commerces dans les plates-bandes de la Ville ont ainsi été carrément rasées par l’arrondissement lors du nettoyage des fosses d’arbres. Un traitement semblable a été réservé aux plants de tomates et de fines herbes disséminés dans les bacs à fleurs de la promenade Ste-Catherine Est, sous prétexte que ces bacs appartiennent à l’arrondissement et non aux commerçants. «Ce sont des enfantillages, déplore la propriétaire de la Coccinelle Jaune. Après, on nous dit que le quartier n’est pas propre et peu accueillant. Mais on ne nous donne pas tellement le goût de nous investir.»

Les querelles de trottoir seront toutefois mises de côté au cours des prochains mois, alors que des travaux majeurs chambarderont la rue Sainte-Catherine Est. Gabrielle Moffett redoute un peu l’effet qu’a eu la réfection du boulevard St-Laurent sur les commerçants de la Main. Plusieurs ont dû fermer leurs portes en raison d’une baisse marquée de la clientèle, découragée par le chaos qui a régné sur l’artère commerciale pendant d’interminables mois. En attendant que le détail des travaux soit dévoilé, la commerçante met des sous de côté, «au cas où». Et elle rêve un peu, d’un Hochelaga-Maisonneuve embelli et dynamique où viendraient se promener par un beau dimanche après-midi les Montréalais des autres quartiers… et même du Plateau!

La Coccinelle Jaune est située au 4236 Ste-Catherine est. Une rue à l’est de PIE-IX.

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