Itinérance des femmes dans le Quartier St-Roch

Femmes et itinérance à Québec

Quartier St-Roch et Limoilou, femme et itinérance

La revitalisation du quartier St-Roch, à Québec, repousse non seulement les itinérants vers Limoilou, mais elle les appauvrit encore plus en augmentant la précarité chez les femmes qui y résident. Telles sont les conclusions auxquelles est arrivée la sociologue Fanny Bourgeois dans son mémoire de maîtrise.

Catherine Boisclair Agence Science Presse

Dossiers ProstitutionSexualité et Itinérance

L’itinérance au féminin prend une forme particulière, selon l’étudiante de l’Université Laval. Contrairement aux hommes, les femmes risquent le viol si elles itinérance prostitution escorte putain rue put prostituées dorment dehors. Tout l’argent qu’elles possèdent est donc investi dans leur stratégie de survie numéro un: avoir un toit. C’est le cas des 44 femmes que la chercheuse a interviewées.

Les itinérantes de St-Roch sont ainsi directement touchées par l’augmentation des prix des loyers, poussée par la forte demande locative des nouveaux arrivants attirés par la revitalisation. Parfois forcées de déménager loin des ressources d’aide et sans moyens d’y revenir, les femmes deviennent encore plus vulnérables.

Répression policière dans le quartier St-Roch

La répression policière dans le quartier, en hausse depuis la revitalisation, rend encore plus vicieux le cercle de la pauvreté pour celles qui restent, conclut la sociologue. La prostitution, principal gagne-pain de ses interlocutrices, est sanctionnée par l’interdiction de revenir dans le quartier, sans quoi elles se verront remettre des contraventions.

Les femmes itinérantes continuent malgré tout de fréquenter St-Roch, qui demeure leur lieu de résidence, de socialisation et de travail, puisque « les clients vont là pareil », assure Fanny Bourgeois. Endettées par l’accumulation de contraventions, « elles vont faire un peu de prison. Avec un casier judiciaire, comment peuvent-elles se trouver un emploi? », questionne la chercheuse. Elle constate aussi que les femmes adoptent des comportements beaucoup plus à risque pour éviter de se faire prendre lors de la sollicitation. Pressées de trouver preneur, « elles vont être moins attentives aux signes qui indiquent qu’un client est violent » ou qu’il refusera le condom.

La sociologue espère un meilleur financement des organismes communautaires. Ceux-ci devront éventuellement déménager vers Limoilou, tout en laissant des gens dans le besoin dans St-Roch.

Un mal pour un bien?

Guy Mercier, géographe de l’Université Laval, rappelle que l’urbaniste est en quelque sorte l’ennemi des populations marginalisées. « La revitalisation d’un quartier va chasser les gens qui vont là parce qu’ils ne peuvent pas aller ailleurs », soutient le professeur. « Il ne faut pas croire aux miracles sociaux de l’urbanisme », conclut-il.

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Louise Gagné, bénévole de l’année

Prix de l’Association des médias écrits communautaires

Le bénévolat de Louise Gagné

Préparé en cachette, la remise des prix du bénévole de l’année.

Valérie R. Carboimplication-benevole-benevolat-louise-gagnennneau   Dossier Bénévolat, Communautaire

«Es-tu libre le 1er mai? J’aimerais que tu viennes souper avec nous», demandait Raymond Viger à Louise Gagné, vers la fin avril. Ce qu’elle ignorait c’est qu’on avait déposé sa candidature à titre de bénévole de l’année pour un média communautaire, dans le cadre du congrès annuel de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ).

Surprise qu’on ait pensé à elle, elle remportait l’honneur quelques jours plus tard, dans un hôtel d’Orford. Ses premiers engagements bénévoles remontent certes à loin. De cheftaine chez les Guides à membre du chœur Montjoie, d’hier à aujourd’hui, les exemples sont nombreux et notables.

Génération action

Issue d’une génération qui descendait manifester dans la rue, Louise Gagné n’a pas assez de doigts pour compter les causes qu’elle a défendues. «C’était la Révolution tranquille. La première fois qu’une génération de jeunes était plus instruite que leurs parents», souligne-t-elle. La mise sur pied de l’Union générale des étudiants (UGEQ), les manifs pour les prêts et bourses ou contre la guerre au Vietnam… «On expérimentait tout ça, ce n’était pas théorique! L’implication d’une personne dans la société s’inscrit dans l’histoire.» Une heure d’entrevue ne lui suffit pas pour raconter la sienne de long en large…

Pionnière parmi une centaine de jeunes membres de Bureau de concertation Jeunesse, elle a ainsi participé à l’élaboration d’un programme jeunesse avant la loi de 1975 qui allait reconnaître, pour la première fois, l’existence des droits des mineurs. À la même époque, elle était très impliquée au pavillon Jeunesse d’Expo 67. «J’étais consciente de faire partie de ce phénomène nouveau de la participation des jeunes à la société…»

Un parcours riche, chargé de détours

Sociologue de formation, Louise Gagné avait auparavant tenté sa chance en sciences mais en vain. «On était en 1963», se souvient-elle comme si c’était hier. On lui a refusé l’accès au département de mathématiques «parce qu’elle était une fille». Stupéfaite, elle a demandé au doyen de la faculté et au directeur du département: «Que dois-je faire?… Habille-toi comme un garçon», lui a-t-on répondu.

Pendant plus de 30 ans, elle s’est surtout portée à la défense des droits humains. Notamment auprès des jeunes, des femmes et des réfugiés. Elle a travaillé avec Jacques Couture, important ministre de l’Immigration après avoir été animateur social dans le quartier de Saint-Henri (Montréal) et à Madagascar. Dernièrement, elle briguait les suffrages comme conseillère dans Joseph-Beaubien, un district d’Outremont, dans l’équipe de Louise Harel de Vision Montréal.

Après avoir participé tout au long de ses années de militance à la création d’une trentaine d’organismes communautaires dont certains ont même rayonné à l’international, Louise Gagné a finalement adopté le Journal de la Rue.

«Vers 1992, alors que Raymond Viger et son collègue publiaient le Journal de la Rue avec une dizaine de jeunes, j’ai tout de suite été très sensible à cette idée de présenter le point de vue jeune.» Ainsi, elle a vu le magazine passer de 5000 à 10 000 abonnés, pour atteindre jusqu’à 85 000 abonnés et près de 500 000 lecteurs ici et à l’étranger.

Depuis 1994, elle a été tour à tour administratrice, conseillère, présidente de l’organisme et membre du comité de lecture de Reflet de Société. «La revue stimule l’économie locale à Montréal et dans les autres régions. Les sujets qu’on traite en témoignent.» Elle s’y associe aussi parce qu’on parle de phénomènes sociaux du point de vue des jeunes. «Plusieurs thèmes donnent rarement une réflexion aussi profonde dans les médias», admet celle qui dit se sentir à l’aise parmi les gens engagés au sein de l’organisme.

Au cours des dernières décennies, Louise Gagné travaillait au sein de la fonction publique. «Dans un ministère, il y a des postes que je n’ai jamais obtenus puisqu’on m’identifiait au communautaire», précise-t-elle. Sa fierté est d’avoir toujours défendu l’intérêt de la population.

«Je travaille pour le monde et le meilleur endroit pour le faire, c’est dans le communautaire…» Le message qu’elle veut léguer: «continuer à faire reconnaître l’expertise de la société civile pour un meilleur équilibre entre les jeunes et les moins jeunes, entre les experts et ceux qui vivent les problèmes.»

Autres textes sur le Bénévolat

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Appareils de loterie vidéo: accessibilité restreinte

Réalités sur la stratégie de Loto-Québec

Dans le but de réduire l’accessibilité au jeu, Loto-Québec travaille depuis 2004 à un projet de retrait d’appareils de loterie vidéo (ALV) partout au Québec. À la fin de ces opérations, 1142 bars et restaurants sur 3663 autorisés à posséder de ces machines s’en seront départies.

Gabriel Alexandre Gosselin           Dossier Gambling et jeu compulsif

cartes_gambling_prevention_jeu_compulsif La majorité des appareils de loterie vidéo (ALV) retirés sont relocalisés dans 4 salles de jeu dans la couronne nord de Montréal, à Québec, Trois-Rivières et à Mont-Tremblant. En fin de compte, sur 14 300 appareils existant sur le territoire québécois, 730 disparaîtront.

Un geste insuffisant

Les mesures entreprises par Loto-Québec pour retirer les appareils de loterie vidéo (ALV) de plusieurs bars et restaurants du Québec ne suffisent pas à régler le problème de dépendance que peuvent engendrer ces machines, selon le sociologue et chercheur à l’Institut national de santé publique (INSP), Serge Chevalier. Il reconnaît les efforts de la société d’État, mais relève plusieurs accrocs dans sa démarche, surtout dans le cas de la nouvelle concentration des appareils de loterie vidéo (ALV) dans les cinq principales salles de jeu du Québec.

“Ça prend du personnel sur place qui observe le comportement des joueurs et qui signalerait toute anomalie. Il faudrait aussi munir les appareils d’un compteur de temps pour limiter la période de jeu”, lance Serge Chevalier. Il réfléchit d’ailleurs à l’idée d’une carte de joueur. Celle-ci serait insérée dans l’appareil avant la pièce de monnaie, et empêcherait le joueur de passer d’une machine à une autre pour miser plus longtemps. “Il faut également retirer tous les guichets automatiques des sites de jeu.”

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

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