S’en sortir et sortir de la rue

Un ex-toxicomane nous raconte son cheminement tumultueux à partir de l’adolescence où il a débuté sa consommation, en passant par la période où il s’est retrouvé dans la rue jusqu’à aujourd’hui, à l’aube de ses 30 ans. Regard sur la drogue par un ex-toxicomane.

Un texte de Annie Dion-Clément publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Toxicomanie

Marqué de plusieurs tatouages, avec son regard vif et son grand sourire, Victor (prénom fictif) raconte avec émotion comment il a débuté dans l’univers de la drogue. Il se souvient que c’est à l’âge de 12 ans qu’il prend sa première bouffée de marijuana. «La drogue est une fuite pour oublier la réalité», explique-t-il.

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Autres textes sur Toxicomanie

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Rites de passage

Des éclats de lumières provenant d’une petite lampe de lecture en métal jettent des ombres sur le pêle-mêle d’une chambre en fouillis. L’air y est chaud et dense. Un homme, habituellement impeccable, toujours bien coiffé, est couché dans son lit, les cheveux en désordre, regardant distraitement la télévision. Une couverture cache un sac attaché à son abdomen.

Un texte de Colin McGregor publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Chronique d’un prisonnier

Quand la mort et la maladie frappent en prison, découvrez l’histoire d’un codétenu à Colin McGregor. «Dans la chapelle de la prison, disposée sur un support de lecture une grande photo. Je peux l’apercevoir de la porte de la chapelle, mais ma cataracte m’empêche de voir qui c’est. Oh, merde ! C’est ce qu’ils font quand un détenu est mort. J’espère que ce n’est pas l’homme que j’ai visité. Ce n’est pas lui. Mais quelqu’un d’autre que je connaissais.»

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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L’itinérance en chiffres

En septembre dernier, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a affirmé que « le nombre d’itinérants aurait doublé » dans la ville depuis le début de la pandémie. Les personnes sans-abris seraient près de 6000 dans les rues montréalaises. Avec l’apparition de la COVID-19 et des mesures sanitaires mises en place pour la contrer, les refuges traditionnels ont dû réduire leurs capacités afin de respecter les règles de distanciation physique. 

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Dossier Santé mentale

Lors du premier confinement, 700 places ont pu être créées dans plusieurs lieux désertés, tels que des hôtels ou des centres sportifs. Ces refuges temporaires ont ensuite fermé leurs portes aux itinérants lors du déconfinement, en juin dernier. C’est dans ce contexte que le camping de Notre-Dame a vu le jour, dans le quartier d’Hochelaga, où des dizaines de tentes se sont dressées durant l’été.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Le Camping Notre-Dame, un plan B confortable

Au début de la pandémie de la COVID-19, le centre-ville de Montréal, bondé, cacophonique et vivant, a été massivement déserté par les travailleurs. On n’y voyait plus que la pauvreté. Tout le monde étant confiné chez soi – avec la Prestation canadienne d’urgence (PCU) ou en télétravail –  il ne restait plus que les personnes sans-abris dans les rues.

Un texte de Étienne Langlois publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

Avec la pandémie, bien des itinérants ont refusé de s’installer dans les centres d’hébergement parce qu’ils jugeaient les lits trop cordés pour respecter la distanciation physique. Difficile de bien se protéger du virus et de rester dans sa bulle lorsqu’on n’a pas de toit pour s’abriter. Au printemps, avec les nuits qui se réchauffaient et l’herbe qui verdissait, le matelas naturel qu’est la terre est devenu une option bien plus intéressante pour les personnes sans foyer.

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* Publication à venir

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Itinérance : Peut-on aimer et être aimé ?

Parler de sexualité dans le quotidien peut être un sujet qui amène des tabous selon nos valeurs. Il arrive que nos repères sexuels soient ébranlés lorsqu’on prend connaissance de la façon dont les autres vivent la leur.

Un texte de Caroline Leblanc – Dossier Sexualité


Selon l’Organisation mondiale de la santé, une santé sexuelle repose sur le respect, la protection et la satisfaction des droits sexuels des personnes, et ce, afin qu’elles aient accès à une sexualité positive qui soit une source de plaisir, sans risque et libre de toute coercition, discrimination ou violence. Par contre, il n’est pas toujours facile de réunir ces conditions pour s’épanouir sexuellement. Et encore moins lorsque l’on vit dans un contexte de vulnérabilité tel que les personnes vivant dans la rue.

Déstabilisées par des problèmes tels que la santé mentale, l’alcoolisme, la toxicomanie ou divers dysfonctionnements relationnels, les personnes qui vivent dans la rue composent avec des conditions de survie qui fragilisent leur dignité. Sachant que ces personnes n’ont pas les mêmes possibilités que le reste du monde, leur sexualité peut en être affectée. Elles sont exposées à des risques qui peuvent atteindre leur santé et leur intégrité.

Actuellement, aucun refuge n’accommode les couples en situation d’itinérance à vivre une sexualité sans contrainte, dans le plaisir.

Ils sont sans lieu pour se retrouver dans leur intimité et sont exposés à vivre leur sexualité dans l’instabilité.

Comparativement à ceux qui ont un chez-soi, les personnes qui vivent dans la rue doivent souvent combler leurs besoins dans une ruelle, une entrée de commerce, un bâtiment abandonné ou même dans les toilettes d’un restaurant ou d’un bar. À l’occasion, il se peut qu’elles arrivent à trouver l’argent nécessaire pour se payer une chambre dans un hôtel miteux à prix réduit ou qu’elles dénichent un endroit chez des amis pour prendre une pause de la rue et avoir des rapports sexuels.

Par contre, dans l’urgence d’un plaisir éphémère, leurs rapports sexuels amènent les personnes qui vivent dans la rue à agir de façon impulsive et à négliger le port de condom. D’autant plus lorsqu’elles sont intoxiquées. Ces conditions de vie peuvent menacer leur santé en les exposant à des risques d’infections sans pardon ou des grossesses indésirables. Dans une intimité réduite, les relations sexuelles que ces personnes entretiennent peuvent être parsemées d’obstacles pour qu’elles se déroulent dans le respect de soi et dans la sécurité.

Comme tout être humain, il est naturel que les personnes qui vivent dans la rue entretiennent des relations sexuelles ou amoureuses. Mais il se peut qu’elles ne puissent s’épanouir aussi librement que les autres. Malgré qu’il soit complexe pour ces personnes de vivre une sexualité respectueuse, il reste possible d’aimer et d’être aimé. Il arrive que les liens soient éphémères, mais ils peuvent perdurer dans le temps.

Sain ou malsain, être amoureux dans la rue permet d’avoir un soutien supplémentaire pour se sentir aimé. Vivant dans une réalité remplie de ruptures relationnelles (avec la famille ou la société en général), les personnes qui vivent dans la rue peuvent avoir des carences affectives qui les portent à vivre des relations malsaines. Assoiffées de contact humain, elles développent la croyance qu’une relation amoureuse améliorera leur situation de vie. Mais il n’est pas rare que cette relation soit empreinte de dépendance et de violence.

Et comme dans le reste de la population, les relations peuvent devenir fusionnelles. Par contre, les problématiques auxquelles ces personnes font face affectent leur relation de couple en créant des conflits supplémentaires qui fragilisent leur état d’être. Lorsqu’une séparation survient, le niveau de détresse peut augmenter car l’autre était un pilier et un repère central au quotidien.

Actuellement, les services de la santé et les services sociaux développent des stratégies d’intervention pour surveiller, protéger, prévenir et promouvoir la santé en mettant l’accent sur la dangerosité de la vie dans la rue. Mais peu de programmes sont développés sur les relations amoureuses saines en contexte d’itinérance.

La promotion des relations saines dans ce milieu de vie permettrait sans aucun doute d’offrir des outils supplémentaires à ceux et celles qui y vivent pour se respecter, se protéger et vivre leurs droits sexuels dans la dignité. Et ce, tout en favorisant des liens solides qui permettront aux personnes qui vivent de la rue de se sentir valorisées et aimées sans conséquence.

En complément à Reflet de Société +

Découvrez le portrait de l’itinérance à Montréal avec cette entrevue réalisée par la TCF – Télévision communautaire de Montréal­.

Autres textes sur Sexualité

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

Un chien sur le trottoir

L’itinérance présente son lot de difficulté, mais d’y vivre accompagné d’un animal de compagnie demeure un double défi.

Un texte de Caroline Leblanc | Dossier Santé mentale

Dans un monde idéal, sa présence devrait être acceptée auprès des organismes qui œuvrent auprès des personnes itinérantes, mais c’est loin d’être le cas. Bien que certains organismes reconnaissent le côté bénéfique d’une telle relation, son inclusion peut devenir complexe.

Trop souvent, les organismes ont des effectifs limités pour remplir leur mandat de base. Lorsqu’une personne itinérante décide de prendre sous son aile un animal, sa présence lui procure non seulement un amour inconditionnel, mais la confronte aussi à vivre une épreuve pour avoir recours aux services tels que des soupes populaires, les services de la santé et des services sociaux et l’hébergement.

Actuellement, le seul endroit pour dormir dans la métropole qui accepte les animaux de compagnie est l’organisme Le Bunker pour les personnes de moins de 25 ans, ainsi que les haltes-chaleur qui ouvrent leurs portes à partir de -20°C. Imaginez-vous, par cette température, dormir dans une entrée d’immeuble d’où l’on vous demande de partir en plein milieu de la nuit?

Mais les défis ne s’arrêtent pas là. En étant continuellement exposées dans l’espace public, les personnes itinérantes avec un animal de compagnie sont davantage ciblées par des contraventions pour la fréquentation d’espaces verts interdisant un chien sans laisse et ni médaille.

Actuellement, dans la métropole (et ailleurs au Québec), le maire Coderre et son administration sont devenus proactifs dans l’obtention et le contrôle de médaille pour animaux. Cependant, les personnes itinérantes n’ont pas nécessairement l’adresse ou la situation économique nécessaires pour l’obtenir. Outre cette exigence que nombreux ne peuvent satisfaire, certaines d’entre elles ne sont simplement pas au courant, car elles ne sont que de passage dans la ville.

Certains individus se demandent pourquoi les personnes itinérantes n’abandonnent pas leur animal pour combler leurs besoins de base tels que manger et dormir. D’autres auront de la compassion envers l’animal et son maître, car ils reconnaissent l’importance d’un tel lien.

Encore de nos jours, les personnes itinérantes vivant avec un animal de compagnie restent un phénomène que nous voyons au quotidien, mais qui demeure incompris. Peu de réflexions ont été approfondies sur cette réalité que vit ce fragment de la population itinérante.

Cette relation n’est sans aucun doute pas prise en compte sous tous ses aspects et cela nous empêche de la considérer à sa juste valeur avec ses défis et ses bénéfices. Les humains en première ligne, oui! Mais quand commencerons-nous, en tant que société, à valoriser l’animal dans nos interventions auprès des personnes itinérantes?

En complément à Reflet de Société +

Un animal de compagnie peut être un allié précieux pour soutenir une personne en situation d’itinérance. Mais pas que. La zoothérapie a fait ses preuves pour aider hommes et femmes dans toutes sortes de problématiques du quotidien. Un reportage de Diaspora Black News.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Un peu de réconfort pour la période des fêtes

L’itinérance

Noël est pour bien des gens une fête qui ne signifie pas seulement une journée axée sur la religion, mais un moment pour se retrouver en famille.

Caroline Leblanc | Dossier Itinérance

Pour les citoyens de la rue, Noël prend un tout autre sens. Lorsque tu déambules dans les rues durant cette nuit, il est possible de croiser des regards emplis de solitude et d’amertume envers notre société. Pour différentes raisons, des individus se retrouvent dans la rue pour partager ce moment, pendant que beaucoup d’autres festoient dans la joie et le bonheur.

Dans la rue, même si tu occupes l’espace public et que beaucoup de monde t’entoure, il y a une grande solitude. Pour certains, Noël est l’occasion de faire la fête avec de la compagnie. Pour d’autres, ce moment les amène à se remémorer les bons souvenirs, mais induit une souffrance de ne pouvoir les revivre. Quand tu te retrouves sans soutien social, le sentiment d’exclusion peut être d’une grande évidence.

D’année en année durant la période de Noël, les membres de Solidarité dans la rue distribuent repas chauds, cadeaux et présence dans les rues de la métropole. Bien que ce ne soit pas des milliers de personnes qui soient rejointes pendant la nuit de Noël, chaque geste et chaque rencontre a son importance. Pour nous, il est crucial de rejoindre les plus exclus de notre société, ceux et celles qui n’ont pas trouvé un refuge et qui doivent passer cette période seuls dans la noirceur des ruelles. Notre objectif n’est pas la quantité de cadeaux que nous distribuons, mais bien la qualité du moment que nous passons avec chacun. Parfois, ce moment nous donne l’opportunité de prendre contact avec une personne, qui dans une autre situation, n’aurait pas souhaité le faire.

Que ce soit l’homme de 84 ans avec ses chats dans le centre-ville qui est heureux d’avoir de la nourriture pour ses animaux, ou celui du Vieux-Montréal qui a attendu minuit pour déballer son cadeau, car il souhaitait le faire en même temps que ses enfants, ou bien encore les nombreuses femmes qui déambulent dans les rues d’Hochelaga-Maisonneuve sans soutien en cette nuit de Noël. Ce projet amène un moment de joie dans le cœur de ces personnes qui sans ce geste, n’auraient peut-être pas souri durant cette journée.

Il est important de prendre conscience que ce geste posé envers les personnes de la rue ne règle en rien leur situation. Nous en sommes conscients, mais au moins durant un moment triste, elles auront croisé des gens qui croient en elles. Très peu de ressources sont sur le terrain durant cette période, alors il est important d’unir nos forces pour amener un moment de solidarité envers les personnes qui vivent dans les rues. Dans un monde idéal, nous devrions avoir des lutins dans toutes les villes de ce pays. Qui sait un jour!

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Caroline Leblanc est la fondatrice et directrice de l’organisme Solidarité dans la rue. Ayant vécu dans la rue pendant plusieurs années, elle a créé son organisme pour sensibiliser les différentes instances de notre société à la réalité des personnes de la rue avec un animal de compagnie. Aujourd’hui, elle termine une maîtrise en travail social tout en s’investissant dans son organisme.

Autres textes sur Itinérance

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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