L’itinérance en chiffres

En septembre dernier, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a affirmé que « le nombre d’itinérants aurait doublé » dans la ville depuis le début de la pandémie. Les personnes sans-abris seraient près de 6000 dans les rues montréalaises. Avec l’apparition de la COVID-19 et des mesures sanitaires mises en place pour la contrer, les refuges traditionnels ont dû réduire leurs capacités afin de respecter les règles de distanciation physique. 

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Dossier Santé mentale

Lors du premier confinement, 700 places ont pu être créées dans plusieurs lieux désertés, tels que des hôtels ou des centres sportifs. Ces refuges temporaires ont ensuite fermé leurs portes aux itinérants lors du déconfinement, en juin dernier. C’est dans ce contexte que le camping de Notre-Dame a vu le jour, dans le quartier d’Hochelaga, où des dizaines de tentes se sont dressées durant l’été.

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Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Le Camping Notre-Dame, un plan B confortable

Au début de la pandémie de la COVID-19, le centre-ville de Montréal, bondé, cacophonique et vivant, a été massivement déserté par les travailleurs. On n’y voyait plus que la pauvreté. Tout le monde étant confiné chez soi – avec la Prestation canadienne d’urgence (PCU) ou en télétravail –  il ne restait plus que les personnes sans-abris dans les rues.

Un texte de Étienne Langlois publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

Avec la pandémie, bien des itinérants ont refusé de s’installer dans les centres d’hébergement parce qu’ils jugeaient les lits trop cordés pour respecter la distanciation physique. Difficile de bien se protéger du virus et de rester dans sa bulle lorsqu’on n’a pas de toit pour s’abriter. Au printemps, avec les nuits qui se réchauffaient et l’herbe qui verdissait, le matelas naturel qu’est la terre est devenu une option bien plus intéressante pour les personnes sans foyer.

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Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Itinérance : Peut-on aimer et être aimé ?

Parler de sexualité dans le quotidien peut être un sujet qui amène des tabous selon nos valeurs. Il arrive que nos repères sexuels soient ébranlés lorsqu’on prend connaissance de la façon dont les autres vivent la leur.

Un texte de Caroline Leblanc publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Sexualité

Selon l’Organisation mondiale de la santé, une santé sexuelle repose sur le respect, la protection et la satisfaction des droits sexuels des personnes, et ce, afin qu’elles aient accès à une sexualité positive qui soit une source de plaisir, sans risque et libre de toute coercition, discrimination ou violence.

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Autres textes sur Sexualité

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

Un chien sur le trottoir

L’itinérance présente son lot de difficultés, mais d’y vivre accompagné d’un animal de compagnie demeure un double de défi. Dans un monde idéal, sa présence devrait être acceptée auprès des organismes qui œuvrent auprès des personnes itinérantes, mais c’est loin d’être le cas.

Un texte de Caroline Leblanc publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

En situation d’itinérance, l’animal de compagnie devient un allié. Son propriétaire mettra les besoins et la sécurité de son compagnon de l’avant et indirectement il s’aidera lui-même. Mais les organismes d’aide aux personnes itinérantes incluent-ils suffisamment les animaux dans leur intervention ?

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Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Un peu de réconfort pour la période des fêtes

L’itinérance

Noël est pour bien des gens une fête qui ne signifie pas seulement une journée axée sur la religion, mais un moment pour se retrouver en famille.

Caroline Leblanc | Dossier Itinérance

Pour les citoyens de la rue, Noël prend un tout autre sens. Lorsque tu déambules dans les rues durant cette nuit, il est possible de croiser des regards emplis de solitude et d’amertume envers notre société. Pour différentes raisons, des individus se retrouvent dans la rue pour partager ce moment, pendant que beaucoup d’autres festoient dans la joie et le bonheur.

Dans la rue, même si tu occupes l’espace public et que beaucoup de monde t’entoure, il y a une grande solitude. Pour certains, Noël est l’occasion de faire la fête avec de la compagnie. Pour d’autres, ce moment les amène à se remémorer les bons souvenirs, mais induit une souffrance de ne pouvoir les revivre. Quand tu te retrouves sans soutien social, le sentiment d’exclusion peut être d’une grande évidence.

D’année en année durant la période de Noël, les membres de Solidarité dans la rue distribuent repas chauds, cadeaux et présence dans les rues de la métropole. Bien que ce ne soit pas des milliers de personnes qui soient rejointes pendant la nuit de Noël, chaque geste et chaque rencontre a son importance. Pour nous, il est crucial de rejoindre les plus exclus de notre société, ceux et celles qui n’ont pas trouvé un refuge et qui doivent passer cette période seuls dans la noirceur des ruelles. Notre objectif n’est pas la quantité de cadeaux que nous distribuons, mais bien la qualité du moment que nous passons avec chacun. Parfois, ce moment nous donne l’opportunité de prendre contact avec une personne, qui dans une autre situation, n’aurait pas souhaité le faire.

Que ce soit l’homme de 84 ans avec ses chats dans le centre-ville qui est heureux d’avoir de la nourriture pour ses animaux, ou celui du Vieux-Montréal qui a attendu minuit pour déballer son cadeau, car il souhaitait le faire en même temps que ses enfants, ou bien encore les nombreuses femmes qui déambulent dans les rues d’Hochelaga-Maisonneuve sans soutien en cette nuit de Noël. Ce projet amène un moment de joie dans le cœur de ces personnes qui sans ce geste, n’auraient peut-être pas souri durant cette journée.

Il est important de prendre conscience que ce geste posé envers les personnes de la rue ne règle en rien leur situation. Nous en sommes conscients, mais au moins durant un moment triste, elles auront croisé des gens qui croient en elles. Très peu de ressources sont sur le terrain durant cette période, alors il est important d’unir nos forces pour amener un moment de solidarité envers les personnes qui vivent dans les rues. Dans un monde idéal, nous devrions avoir des lutins dans toutes les villes de ce pays. Qui sait un jour!

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Caroline Leblanc est la fondatrice et directrice de l’organisme Solidarité dans la rue. Ayant vécu dans la rue pendant plusieurs années, elle a créé son organisme pour sensibiliser les différentes instances de notre société à la réalité des personnes de la rue avec un animal de compagnie. Aujourd’hui, elle termine une maîtrise en travail social tout en s’investissant dans son organisme.

Autres textes sur Itinérance

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Des aînés dans la rue

Vivre dans la rue

L’itinérance chez les aînés

Lorsque nous observons notre société, c’est à se questionner qui peut vraiment être fier de la direction qu’elle prend. Je regrette de voir notre communauté dépérir en apercevant des personnes aînées déambuler dans nos rues, sans vraiment comprendre ce qu’il leur arrive.

Caroline Leblanc | Dossier Itinérance

itinérance-ainésL’hiver dernier, j’ai rencontré un homme au dos courbé qui avançait à pas de tortue avec de lourds sacs. Après discussion avec lui, il m’a raconté qu’il s’était fait expulser de son logement où il habitait depuis plus de 15 ans et qu’il n’avait pas réussi à en trouver un autre. Ce qui m’a marqué est lorsqu’il raconta: «Parfois, je n’arrive pas à me lever le matin, car j’ai mal et mon corps ne répond plus pendant des heures. Ce sont mes chats qui habitent dans la ruelle avec moi qui me tiennent compagnie.»

Cet homme de 84 ans n’est pas la seule personne dans cette situation. J’en croise chaque fois que je marche dans les rues de la métropole.

Vraisemblablement, notre système de santé laisse transparaître des failles lorsque l’on réalise que des personnes peuvent vivre dans un contexte d’itinérance contre leur gré, et ce à l’année, été comme hiver. Sachant que notre population fait face à un vieillissement, de nombreux scientifiques constatent, et la réalité du terrain le confirme, que notre société est loin d’être en mesure de relever les défis qui en découlent. Aujourd’hui, grâce au combat qu’a mené Québec Solidaire, la loi 492 a été votée pour protéger, en autres, les locataires aînés d’une éviction entre le 1er décembre et le 31 mars. Une modification législative qui apportera probablement des conditions de vie plus décentes à notre population vieillissante.

Par contre, c’est à se demander avec notre gouvernement actuel, comment la population vieillissante arrive-t-elle à survivre lorsqu’elle a basculé dans l’errance? Après avoir lu un article du Devoir de 2014 sur la réalité des femmes poussées à vivre dans l’itinérance après une hospitalisation, j’ai souhaité vérifier si la Maison Marguerite (refuge pour femmes itinérantes) arrivait maintenant à répondre à la demande. En dépit d’une réponse positive, on m’a précisé que 10 à 15 demandes d’admission par jour sont toujours refusées! Oui, par jour! Et uniquement dans ce refuge! Où s’en va-t-on? Cette réalité m’inquiète et les mesures mises en place ne sont pas pour me rassurer.

Sans que la population ait le temps de dire un mot, les instances sociales se fusionnent, se déshumanisent et se déconnectent de la population qu’elles servent. Les longues procédures institutionnelles, les démarches protocolaires et le nombre de paliers que les intervenants doivent passer pour prendre une décision d’urgence sont une réalité qui vient non seulement, complexifier l’accessibilité aux services, mais vient aussi brimer les droits des personnes vulnérables tels que des individus vieillissants.

C’est à croire que l’itinérance chez les personnes aînées ne reçoit pas l’attention nécessaire pour répondre à leurs besoins. Dans une communauté riche de connaissances et de possibilités, il est aberrant de voir dépérir les conditions de vie et de santé de ceux qui ont contribué toute leur vie à cette société. Il est important de comprendre qu’après avoir roulé leur bosse toute leur vie, les personnes aînées ne perdent pas seulement leur autonomie, mais aussi leurs repères en étant déracinées du peu qu’elles avaient. Autrefois, la communauté n’aurait jamais laissé vivre personne dans de telles conditions.

Alors, pendant que les services institutionnels sont complexifiés par le remaniement de leur structure et que les organismes communautaires sont pris dans un carcan de survie pour sortir la tête de l’eau, ne serait-il pas temps de promouvoir les valeurs d’entraide et de dénoncer les structures organisationnelles qui sont en carences humanistes. Actuellement, un déséquilibre social est palpable et c’est inconcevable de voir qu’avec toutes les initiatives qui sont disponibles, nous n’arrivons pas ensemble à mettre un frein à l’effritement social. Le manquement de notre gouvernement québécois actuel est inacceptable et nous devons être plus solidaires que lui, si nous ne voulons pas laisser ce reflet de notre société aux prochaines générations.

Autre texte de Caroline Leblanc

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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L’amour pour sortir de la rue

Pour l’amour d’un chien

Les gens de la rue et leurs animaux

De nombreuses années me séparent de la rue, mais je peux encore la sentir en moi.

Caroline Leblanc | Dossier Itinérance

amour chien itinéranceMon voyage dans la rue a commencé dès mes 14 ans dans les rues de Sherbrooke, Granby, Montréal puis Toronto. Assoiffée de liberté ou plutôt hantée par le désir de m’enfuir d’un monde dans lequel j’étais incomprise, la rue est devenue mon milieu de vie.

Durant ce parcours, il y a eu beaucoup d’aventures et de mésaventures, mais comme on dit, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise route. Chacune d’elles nous apprend quelque chose et nous grandissons riche d’expériences acquises au fil du voyage. Peu importe la destination, c’est le voyage qui compte!

Je pourrais vous parler de certaines destinations telles que mon enfance tumultueuse, mon adolescence incomprise et incompréhensible, mes relations d’amitié et d’amour malsaines ou l’univers de la rue. Mais je préfère vous partager ce qui a changé le cours de ma vie.

Parfois, on a l’impression de courir après le bonheur chaque jour de notre vie, mais dans la rue c’est souvent à chaque instant.

Mais à un moment donné, un bonheur est arrivé dans ma vie. Un être magnifique que j’ai nommé Draft, une chienne extraordinaire qui a été là à traverser les ouragans, les petites tempêtes et les beaux et les mauvais moments de ma vie. Elle était là sans me juger, à m’aimer, à m’accepter comme nul autre a su le faire. Gravé dans ma mémoire cet être merveilleux m’a aidé à surmonter mon chagrin, mes difficultés et m’a donné la confiance et la force de m’aimer.

Vous vous demandez sûrement pourquoi je raconte cela, comprenez que la rue fut un moment que j’ai partagé avec ma chienne Draft. À travers mes souffrances, mes déboires et les nombreux pays que j’ai traversé, elle a été là pour veiller sur moi sans jamais me laisser tomber dans cette aventure. Riche de cœur, son amour inconditionnel m’a donné la force et la motivation d’affronter cette société et les jugements qu’elle a eus envers moi et les autres qui vivions dans la rue. Pour certains, elle restera juste un chien, mais pour moi elle est la force qui m’a permis de me sortir la tête de l’eau et de trouver ma place.

Par respect pour elle, une fois fatigué d’errer, j’ai pris un appartement et j’ai décidé d’aller à l’université. Avec seulement un secondaire 3 en poche et mon expérience de la rue, j’ai quêté mon inscription universitaire. Quelle idée folle m’est venue en tête vous me direz. Mais pour moi, c’était la seule façon d’arriver à me faire entendre et de rendre à la rue ce qu’elle m’avait permis de devenir. C’est-à-dire une femme forte et déterminée, une femme se battant contre les injustices sociales.

Le père Pops (prêtre montréalais reconnu pour son intervention auprès des itinérants) a toujours cru en moi et m’a aidé à obtenir une bourse d’études. Mais après un an de belle réussite, j’ai abandonné, car à cette époque je jugeais que l’université n’était pas nécessaire. Ce n’est que lorsque j’ai eu ma fille que je suis retournée sur les bancs de l’école pour m’y donner à 100%.

Aujourd’hui, Draft n’est plus de ce monde, mais elle reste gravée dans mon cœur. Pour elle, je continue à gravir des montagnes pour arriver à mon but: améliorer les conditions de vie des personnes itinérantes et leurs animaux de compagnie. Je termine bientôt ma maîtrise en travail social qui porte sur l’influence des animaux sur le parcours de vie des personnes itinérantes. Qui aurait cru !

En l’honneur de mon parcours, j’ai fondé un organisme à but non lucratif (Solidarité dans la rue) pour sensibiliser les différentes instances publiques, sociales et communautaires sur l’importance des animaux auprès des personnes vivant en situation de précarité. Depuis 3 ans, je passe Noël dans la rue pour apporter mon soutien aux personnes itinérantes et leurs animaux. À Montréal d’abord et depuis 2015 en Estrie (Sherbrooke) en l’honneur de mes racines.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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