Impossible de prendre un temps d’arrêt, encore moins des vacances

Envahit par les nouveaux projets

Le petit hamster qui m’habite

J’ai tenté de prendre un instant de pause vendredi soir dernier. Avec ma famille, je me retrouve à la salle André-Mathieu pour voir le spectacle le Micro de feu de Martin Petit. Samedi soir, je me retrouve au Château Frontenac pour participer au vernissage de Monk-e1. Le petit hamster qui roule dans ma tête n’a pas voulu prendre un temps de pause.

Raymond Viger Dossiers CommunautaireFamille

hamster dans la tête pleins d'idées photos animauxJ’ai adoré et apprécié le spectacle de Martin Petit. Étant une boîte à idée sur deux pattes, quand j’arrête de travailler pour quelques instants, j’ai un petit hamster qui roule à 100 milles à l’heure dans ma tête.

Pendant le spectacle et durant les heures qui ont suivi, j’ai eu quelques idées du tonnerre qui ont retenti dans mon cerveau. Pour me calmer les nerfs, j’ai fait un billet sur mon appréciation du spectacle de Martin Petit. Mais ensuite j’ai fait parvenir un message à Martin Petit ainsi qu’à Pierre Verville pour partager les nouvelles idées qui ne cessent de clignoter dans ma tête.

Château Frontenac et le Musée national des Beaux-art du Québec

hamster photos tourne cage photographies animauxLe lendemain, je quitte pour Québec pour y rejoindre Monk-E, Patrick et Hubert Therrien pour un vernissage de graffiteurs dans un lieu historique et conservateur tel que le Château Frontenac. Je ne pouvais pas manquer un tel événement. Étant arrivé quelques heures à l’avance, j’aperçois une impressionnante murale graffiti. J’arrête au Musée national des Beaux-art du Québec pour une petite visite.

Arrivé ensuite au Château Frontenac, près avoir rencontré son directeur, M. Mercure qui a autorisé le vernissage des graffiteurs, 3 ou 4 coups de pattes de mon petit hamster et me voilà parti pour un grand reportage sur le street art et la Ville de Québec.

hamster photos vacances photographies animauxAvant le retour pour Montréal, Danielle et moi prenons le temps de souper dans un restaurant. Malheur pour moi! Le souper est accompagné d’un chansonnier. À le regarder jouer, il me donne le goût de recommencer la guitare. Un autre projet qui ne réussit pas à entrer dans mon agenda. J’aurais à en faire le deuil tout en continuant d’apprécier sa musique.

En revenant à Montréal à une heure tardive, je n’ai pu m’empêcher de faire un billet sur le vernissage auquel Danielle et moi avions assisté. Question de parler du sujet quand c’est encore chaud.

Un hamster à la place du cerveau

Je peux vous dire que c’est épuisant de prendre un temps d’arrêt. Je ne sais pas comment dire au petit hamster qui trotte dans ma tête qu’il peut prendre un temps d’arrêt lui aussi ou encore aller jouer au tennis ou au golf.

Impossible dans de telles conditions d’imaginer prendre des vacances! J’en reviendrais en louant le stade olympique ou quelque chose du genre!

Je commence à comprendre pourquoi dans ma jeunesse je rêvais de pouvoir me donner des coups de marteau sur la tête pour l’arrêter de temps à autre!

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La prison n’est pas un camp de vacances

La prison n’est pas un camp de vacances

François Richard          Dossier Journal de Montréal

Une lettre signée par un détenu anonyme a été publié dans Le Journal de Montréal le 6 mars dernier. Dans cette  «confession», l’auteur affirme avoir accès en prison à des services de santé et des installations de loisir d’une qualité qu’une grande partie de la population n’est pas en mesure de se permettre. Il compare même son incarcération à un camp de vacances et affirme que, dans ces circonstances, la peine infligée n’a aucun effet dissuasif sur lui.

La lettre a fait réagir plusieurs lecteurs du Journal de Montréal, indignés des propos de l’auteur ou en désaccord avec lui. Jean-Pierre Bellemare, détenu de la prison de Cowansville qui signe la Chronique du prisonnier dans le magazine Reflet de Société, a souhaité lui aussi répondre à l’auteur de ce texte.

Un prisonnier répond

Je m’appelle Jean-Pierre Bellemare. Je suis prisonnier depuis plus de 22 ans et chroniqueur au magazine Reflet de Société depuis deux ans. Des codétenus, surpris par la confession d’un prisonnier anonyme publiée dans Le Journal de Montréal, m’ont demandé mon opinion.

J’apporte d’abord une correction à ce qui a été décrit dans la «confession». Effectivement, les détenus ont accès aux services décrits. Ce qui n’est pas dit, c’est que tous ceux travaillant en milieu carcéral aussi, qu’il s’agisse de l’équipement sportif, du terrain de tennis, de l’hôpital, etc. Et vous pouvez me croire, lorsqu’un achat d’équipement est fait, ce n’est pas pour satisfaire les caprices des détenus. Notre pouvoir décisionnel est nul.

Pauvreté et mort en prison

De plus, le salaire des détenus est le même depuis plus de 20 ans et cela malgré la fait que les prix aient augmenté et qu’une bonne partie de la population carcérale paie des frais d’hébergement à même son salaire. Si les détenus ont accès à certaines commodités, elles doivent toujours être approuvées par un comité de gestionnaires et de citoyens.

En dernier lieu, plusieurs détenus passeront leur vie entière en prison et y mourront. La comparaison avec les camps de vacances est donc faible puisque l’on paie pour y aller, alors que la prison, on paierait cher pour ne pas y aller.

Regrets pour les victimes de crime

Je veux profiter de la publication de ce texte pour présenter mes regrets, ainsi que ceux de plusieurs de mes codétenus, aux victimes de nos actes. C’est le maximum que nous puissions faire pour l’instant. En terminant, je souhaite rappeler qu’il n’y a pas plus de prisons sur terre que nous pouvons en trouver en nous et que la liberté reste le pouvoir de choisir ses barreaux.

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