Itinérance : Peut-on aimer et être aimé ?

Parler de sexualité dans le quotidien peut être un sujet qui amène des tabous selon nos valeurs. Il arrive que nos repères sexuels soient ébranlés lorsqu’on prend connaissance de la façon dont les autres vivent la leur.

Un texte de Caroline Leblanc – Dossier Sexualité


Selon l’Organisation mondiale de la santé, une santé sexuelle repose sur le respect, la protection et la satisfaction des droits sexuels des personnes, et ce, afin qu’elles aient accès à une sexualité positive qui soit une source de plaisir, sans risque et libre de toute coercition, discrimination ou violence. Par contre, il n’est pas toujours facile de réunir ces conditions pour s’épanouir sexuellement. Et encore moins lorsque l’on vit dans un contexte de vulnérabilité tel que les personnes vivant dans la rue.

Déstabilisées par des problèmes tels que la santé mentale, l’alcoolisme, la toxicomanie ou divers dysfonctionnements relationnels, les personnes qui vivent dans la rue composent avec des conditions de survie qui fragilisent leur dignité. Sachant que ces personnes n’ont pas les mêmes possibilités que le reste du monde, leur sexualité peut en être affectée. Elles sont exposées à des risques qui peuvent atteindre leur santé et leur intégrité.

Actuellement, aucun refuge n’accommode les couples en situation d’itinérance à vivre une sexualité sans contrainte, dans le plaisir.

Ils sont sans lieu pour se retrouver dans leur intimité et sont exposés à vivre leur sexualité dans l’instabilité.

Comparativement à ceux qui ont un chez-soi, les personnes qui vivent dans la rue doivent souvent combler leurs besoins dans une ruelle, une entrée de commerce, un bâtiment abandonné ou même dans les toilettes d’un restaurant ou d’un bar. À l’occasion, il se peut qu’elles arrivent à trouver l’argent nécessaire pour se payer une chambre dans un hôtel miteux à prix réduit ou qu’elles dénichent un endroit chez des amis pour prendre une pause de la rue et avoir des rapports sexuels.

Par contre, dans l’urgence d’un plaisir éphémère, leurs rapports sexuels amènent les personnes qui vivent dans la rue à agir de façon impulsive et à négliger le port de condom. D’autant plus lorsqu’elles sont intoxiquées. Ces conditions de vie peuvent menacer leur santé en les exposant à des risques d’infections sans pardon ou des grossesses indésirables. Dans une intimité réduite, les relations sexuelles que ces personnes entretiennent peuvent être parsemées d’obstacles pour qu’elles se déroulent dans le respect de soi et dans la sécurité.

Comme tout être humain, il est naturel que les personnes qui vivent dans la rue entretiennent des relations sexuelles ou amoureuses. Mais il se peut qu’elles ne puissent s’épanouir aussi librement que les autres. Malgré qu’il soit complexe pour ces personnes de vivre une sexualité respectueuse, il reste possible d’aimer et d’être aimé. Il arrive que les liens soient éphémères, mais ils peuvent perdurer dans le temps.

Sain ou malsain, être amoureux dans la rue permet d’avoir un soutien supplémentaire pour se sentir aimé. Vivant dans une réalité remplie de ruptures relationnelles (avec la famille ou la société en général), les personnes qui vivent dans la rue peuvent avoir des carences affectives qui les portent à vivre des relations malsaines. Assoiffées de contact humain, elles développent la croyance qu’une relation amoureuse améliorera leur situation de vie. Mais il n’est pas rare que cette relation soit empreinte de dépendance et de violence.

Et comme dans le reste de la population, les relations peuvent devenir fusionnelles. Par contre, les problématiques auxquelles ces personnes font face affectent leur relation de couple en créant des conflits supplémentaires qui fragilisent leur état d’être. Lorsqu’une séparation survient, le niveau de détresse peut augmenter car l’autre était un pilier et un repère central au quotidien.

Actuellement, les services de la santé et les services sociaux développent des stratégies d’intervention pour surveiller, protéger, prévenir et promouvoir la santé en mettant l’accent sur la dangerosité de la vie dans la rue. Mais peu de programmes sont développés sur les relations amoureuses saines en contexte d’itinérance.

La promotion des relations saines dans ce milieu de vie permettrait sans aucun doute d’offrir des outils supplémentaires à ceux et celles qui y vivent pour se respecter, se protéger et vivre leurs droits sexuels dans la dignité. Et ce, tout en favorisant des liens solides qui permettront aux personnes qui vivent de la rue de se sentir valorisées et aimées sans conséquence.

En complément à Reflet de Société +

Découvrez le portrait de l’itinérance à Montréal avec cette entrevue réalisée par la TCF – Télévision communautaire de Montréal­.

Autres textes sur Sexualité

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

L’Église et le sida, un vieux débat

Test de dépistage du sida ; position de l’Église sur le Sida

Nous reprenons ici un article de Luc Gagnon, directeur du CPAVIH écrit en 2006. Nous avons demandé à l’archevêché et au Cardinal Turcotte de commenter le texte que nous avons publié de M. Luc Gagnon. Puisque nous n’avons toujours pas eu de réponse, 5 ans plus tard, nous nous permettons de publier ici le texte avec le communiqué reçu du Cardinal Turcotte.

Luc Gagnon | Dossiers Sida, Religion

Je suis une personne «séro et positive» en santé (pour le moment). J’ai œuvré depuis près de vingt ans dans le milieu communautaire au Québec et également en solidarité internationale en Afrique.

Qu’il s’agisse de discrimination, de rejet, de solitude, d’un congédiement ou de l’impossibilité d’obtenir un emploi pour une question d’assurances médicales, les problèmes des personnes vivant avec le VIH au Québec demeurent bien réels et inacceptables, parce qu’évitables. Et je n’ai rien à faire de la pitié. Même la compassion m’énerve un peu. Je veux de la justice et du respect. Du respect sans égard au sexe, à l’orientation sexuelle, à l’origine ethnique, à la couleur de la peau, aux difficultés reliées à l’usage de drogue ou à un passé criminel. Le VIH est une question de santé publique, peu importe qui est touché.

Parce qu’un être humain qui souffre est un être humain de trop qui souffre. Peu importe où il se trouve sur la planète. Au Québec ou en Afrique du Sud. À Dolbeau comme dans le Centre-Sud. À la prison de Port-Cartier comme au coin de Sainte-Catherine. À Haïti comme à Montréal-Nord… La solidarité dans la lutte contre le VIH-sida ne devrait pas connaître de frontières.

Position de l’église

Le CPAVIH a dénoncé la position du diocèse de Montréal sur les tests de VIH pour les futurs prêtres. Le CPAVIH s’oppose à la demande de divulgation de la séropositivité d’un citoyen aux fins de l’exercice de son travail. En effet, les seuls renseignements médicaux qu’un citoyen doit fournir pour l’exercice de son travail sont ceux qui permettent d’analyser sa capacité à accomplir une tâche spécifique. Si une personne est cardiaque, cela peut l’empêcher d’exercer certains métiers, si une autre souffre d’un handicap physique ou intellectuel, cela peut également limiter sa capacité à travailler. Mais, le fait d’avoir contracté le virus du VIH, par quelque mode de transmission que ce soit, ne rend pas une personne inapte à l’exercice de son emploi. En aucun cas le simple fait d’être porteur du virus ne peut être pertinent. De plus, la protection des renseignements d’ordre personnel est un principe sacré dans notre système social. Or le dossier médical d’une personne est on ne peut plus personnel et privé. Seul un intérêt supérieur peut rendre acceptable le bris de cette protection. Soit la protection du public ou de la personne elle-même. On était loin de rencontrer ces conditions dans le cas d’aspirants à la prêtrise.

Quel message évangélique de compassion, d’inclusion Mgr Turcotte a-t-il lancé aux personnes séropositives? Une personne atteinte de VIH n’est pas une personne anormale, un monstre à cacher ou à jeter aux ordures. Le virus du VIH ne choisit pas et ne fait aucune discrimination. Il ne s’attaque pas à une communauté en particulier, ni à un groupe d’âge; c’est un virus, pas un péché.

CPAVIH Tel : (514) 521-8720 www.capvih.qc.ca

Commentaire du Cardinal Turcotte

Voyant la position de M. Gagnon, nous avons demandé au Cardinal Turcotte de commenter ce débat. Nous avons reçu comme réponse un communiqué de presse nous mentionnant que «l’Archevêché de Montréal n’émettra aucun autre commentaire sur ce sujet.» «… l’Archevêché de Montréal a amorcé, il y a plusieurs mois, une réflexion sur la mise à jour des conditions d’admissibilité des candidats à la prêtrise au Grand Séminaire de Montréal.

Cette réflexion n’a donné lieu à aucune décision définitive et il n’existe aucune directive officielle, voire écrite, exigeant le recours au test de dépistage du VIH… Notre réflexion quant à une éventuelle révision des critères d’admission des candidats à la prêtrise au Grand Séminaire de Montréal se poursuit. Nous pouvons dès maintenant affirmer que cette démarche ne mènera pas à l’imposition d’un test de dépistage de sérodiagnostic du VIH dans l’avenir.»

NDLR: Mgr Turcotte avait au préalable défendu sa décision d’imposer un test de dépistage du VIH, alléguant des raisons de santé et de mode de vie. Maintenant un communiqué de presse nous mentionne que la réflexion continue, mais qu’une décision de ne pas imposer le test est officielle. De plus, nous apprenons dans ce communiqué que Mgr Turcotte, un haut responsable pour la réflexion sociale et chrétienne, ne fera plus de commentaires sur le sujet. Comment pouvons-nous faire une réflexion tous ensemble si on ne prend pas le temps de se parler? La vive réaction des organismes communautaires impliqués auprès des personnes atteintes du VIH a-t-elle fait pencher la balance?

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Les projets de Spectre de rue

Une visite au Spectre de rue

Sophie Moreau-Parent | Dossiers ToxicomanieProstitutionSexualité, Itinérance

Je suis allée visiter le Centre de jour Spectre de rue dans l’après-midi du jeudi 8 janvier 2009. Suite à ma participation à un de leurs ateliers de poésie, j’ai pu me familiariser avec l’organisme et ses différents services. Au Spectre de rue, il y a un centre de jour, un centre fixe, du travail de rue, du travail de milieu, le projet TAPAJ et le projet Hépatite C. Tous ces services se retrouvent au même endroit, soit au coin de la rue Ontario et De la Visitation.

Cet organisme naît dans les années 1980 sous un autre nom et se transforme jusqu’en 1994, où l’ajout du site fixe et du centre de jour le font renaître sous le nom de Spectre de rue. Ce centre a plusieurs mandats: «Prévenir et réduire la propagation des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), du VIH/Sida et des diverses formes d’hépatites; sensibiliser et éduquer la population et le milieu aux réalités de ces personnes pour favoriser leur cohabitation et soutenir les démarches de nos membres vers la socialisation et l’intégration sociale (Spectre de rue, 2009).»

Sensibiliser la rue

La clientèle du Le Spectre de ruesont des personnes marginalisées de 16 ans et plus qui habitent le territoire du centre-ville de Montréal et qui ont des difficultés liées à la toxicomanie, à la prostitution, à l’itinérance et à la santé mentale. Le centre de jour est un endroit de répit ou les gens de la rue peuvent venir passer du temps, poser des questions et répondre à des besoins divers. Il y a une infirmière qui est présente 2 après-midi par semaine.

Le site fixe s’occupe de la distribution de matériel d’injection/d’inhalation afin de prévenir la propagation d’infections transmises par le sang. De plus, ils récupèrent les seringues utilisées dans les rues de Montréal. Les intervenants du volet travail de rue se plongent directement dans le milieu des individus qui vivent des problèmes et les accompagnent dans leur cheminement.

De la rue à la communauté

Le travail de milieu diffère grandement du travail de rue. Cet axe de l’organisme le représente au sein de la communauté en général. Ces intervenants informent et sensibilisent les gens sur les phénomènes qui sont vécus par les gens qui fréquentent Le Spectre de rue.

D’autre part, TAPAJ est un projet divisé en trois étapes qui permet aux gens de la rue de faire du travail rémunéré à la journée. De cette manière, ils peuvent subvenir à leurs propres besoins. Même si cet argent n’est suffisante pour répondre à leurs besoins que pour une courte période de temps, cette aide est grandement appréciée par les bénéficiaires et permet de les encourager à continuer à gagner leur propre sous. Enfin, le projet Hépatite C offre des activités d’information et de sensibilisation pour vivre en santé même s’ils sont atteints de cette maladie.

Une intervention valorisante

Ma visite au Spectre m’a été très agréable. J’ai pu discuter avec plusieurs personnes qui ont vécus des expériences très différentes de moi et qui en ont long à raconter. L’approche de réduction des méfaits et d’empowerment valorisés par cet organisme m’ont beaucoup plue. La réduction des méfaits, pour être plus exact, c’est une «approche centrée sur la diminution des conséquences négatives de l’usage des drogues plutôt que sur l’élimination de l’usage. (Spectre de rue, 2009)» Tandis que l’empowerment, c’est d’intervenir de sorte à redonner le pouvoir aux gens qui ne croyaient pas nécessairement en avoir. En fait, c’est de les aider à réaliser qu’ils ont le pouvoir de décision et de choix, qu’ils sont les acteurs les plus importants dans leur vie.

La valorisation de ces deux approches est très réaliste et efficace en ce qui concerne le milieu et la clientèle du Spectre de rue. Tous les intervenants m’ont accueillie à bras ouverts et remplie d’enthousiasme. Même extrêmement occupés, ils ont pris un moment pour m’expliquer leur rôle dans l’organisme. J’ai pu percevoir les efforts constants de ces intervenants et tout le temps qu’ils consacraient aux gens qui fréquentent le centre. Je compte y retourner au printemps pour offrir mon aide lorsqu’ils ramasseront les seringues souillées du quartier. Faute de temps, je ne sais pas si je pourrai retourner passer des après-midi en compagnie de ces charmants individus. Par contre, je peux assurément affirmer que j’ai passé de beaux moments à jaser de tout et de rien, à bricoler et à faire de la poésie avec les gens du centre.

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Couple gai: recherche société; pour s’aimer

Anne-Marie Beauregard, 16 ans, Candiac | Dossier Homosexualité

homosexualite-amour-gai-homosexuel-homo-gay-lesbienne-lesbianisme J’ai entendu dire qu’on pouvait comparer l’homosexualité à une voix qui fausse dans une chorale mais que cela peut se corriger. Je fulmine quand j’entends ce genre d’«arguments».

Je ne suis pas du genre à écrire des textes argumentatifs dans mes temps libres, mais j’écoute les débats télévisés sur les mariages homosexuels et cela m’enrage: en 2005, certains d’entre nous ne sont toujours pas capables d’accepter l’homosexualité! J’en ai entendu dire que l’homosexualité était un handicap, qu’on pouvait comparer l’homosexualité à une voix qui fausse dans une chorale mais que ça peut se corriger. Ayant des amis homosexuels, je fulmine quand j’entends ce genre d’«arguments».

En général, les raisonnements de ceux qui s’opposent aux mariages gais, et de ceux qui s’affichent contre les gais, sont questionnables. Les principaux arguments, soit la stérilité des homosexuels et leur espérance de vie inférieure, ne sont pas valables.

Ils sont stériles?

Les homosexuels sont stériles et ne peuvent perpétuer la société. Et alors? Ils ne sont pas, que je sache, la cause première de la chute de natalité au Québec! Ils s’aiment! Est-ce que l’amour implique que nous devons absolument nous reproduire? Si oui, je connais plusieurs couples qui ne s’aiment pas.

Le taux de natalité a un impact direct sur l’économie, mais il ne faut pas forcer une génération si elle ne ressent plus l’obligation ou le désir de procréer. De toute façon, permettre les mariages de couples de même sexe n’entraînera pas une chute de natalité, puisque cela permet seulement aux homosexuels de s’engager.

Personne ne va se lever un beau matin et se dire: «Eurêka! Je veux devenir gai maintenant qu’ils ont le droit de se marier!» Ce droit ne convaincra personne de changer d’orientation sexuelle. II reconnaît seulement les couples homosexuels comme étant égaux aux couples hétérosexuels.

En fait, grâce à l’adoption, les gais pourraient contribuer à augmenter la population d’un faible pourcentage, je le concède. Je ne crois pas ceux qui disent que les enfants adoptés par un couple homosexuel seront affectés par une carence au niveau de l’éducation morale. C’est étrange d’entendre quelqu’un dire: «Moi, mes parents s’appellent Monique et Ginette», mais ce n’est qu’une marche de plus à gravir dans l’évolution de notre société.

Si ces couples gais adoptent des enfants, c’est qu’ils ont assumé leur identité, ce qui peut laisser entrevoir qu’ils sont peut-être mieux dans leur peau que certains couples hétérosexuels. Cette réalité pourrait même être un plus pour ces enfants. Dans ces familles, il y aurait moins de sujets tabous. Après une décennie, la situation serait mieux acceptée. Nous pourrions la comparer aux difficultés d’assumer et d’accepter les divorces, il y a 30 ans.

Espérance de vie moindre?

Certains invoquent que l’espérance de vie des homosexuels est moindre à cause du VIH-Sida. De quel droit pouvons-nous décider qui mérite le mariage ou non selon ce facteur? De plus, il ne faut pas généraliser : des irresponsables qui oublient de se protéger sexuellement, il y en a aussi chez les hétéros. L’engagement, de nos jours, constitue une union aux points de vue spirituel et civil. Que les homosexuels se marient ou non, est-ce que cela va changer le taux de personnes gaies infectées par le VIH?

Unions instables?

Qui sommes-nous pour juger de la durée de vie des couples gais, alors que le taux de divorce au Canada et au Québec augmente? Le Canada a compté 70 000 divorces en 2002, soit plus du tiers (38%) des mariages de la même année. Je ne comprends pas que certaines personnes voient encore l’homosexualité comme un défaut et se permettent de traiter les homosexuels comme des êtres inférieurs. L’admission des mariages de couples de même sexe au Canada permettra d’exercer une pression sur les autres pays et sur l’Église. Je ne suis pas pratiquante, mais je crois que les homosexuels catholiques méritent que Rome les reconnaisse comme normaux et égaux. Ils méritent d’être respectés.

Ce n’est pas parce que la procréation nécessite un homme et une femme que l’homosexualité est malsaine. Ne laissons pas la nature et la biologie décider de ce qui est moral ou non.

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L’amour en 3 Dimensions

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L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.  

Sida, VIH et trithérapie

Isabelle Burgun | Dossiers Sexualité, Santé

Chercheur renommé en virologie, Mark Wainberg a été l’un des premiers scientifiques canadiens à plonger dans la lutte contre le VIH. Il a participé à l’élaboration du traitement 3TC (trithérapie) et poursuit ses recherches au sein du McGill AIDS Centre qu’il dirige.

Grand activiste et conférencier, Mark Wainberg a présidé la Société internationale sur le Sida, de 1998 à 2000, et a organisé le Congrès international de Durham. Il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada (2001) et Officier de l’Ordre national du Québec (2005). En 2006, il a coprésidé la XVI International AIDS Conférence de Toronto (1).

Dans le cadre de la Journée internationale du Sida, Mark Wainberg, le directeur du McGill AIDS Centre et l’un des éminents scientifiques canadiens de la lutte contre le VIH, se confie à l’Agence Science Presse.

ASPQu’est-ce qui a changé depuis le début de votre implication, en 1983-84, dans la lutte contre le sida?

Mark Wainberg — Le développement des médicaments qui connaît un grand succès. Actuellement, quelqu’un qui se soigne peut vivre très longtemps, jusqu’à 90 ans. Il mourra d’une crise cardiaque, mais pas du sida.

ASPOù en êtes-vous dans vos recherches au sein de l’Université McGill?

Mark Wainberg — Nous travaillons dans le domaine de résistance aux médicaments, nous cherchons des molécules susceptibles de la contrer. Malheureusement, il se développe différentes mutations de différents sous-types du VIH. Il nous faut comprendre comment le virus opère pour muter si rapidement et résister aux médicaments.

ASPOù en sommes-nous du côté du diagnostic ? Quelles sont les avancées majeures?

Mark Wainberg — Les journaux ont annoncé récemment le développement d’un test rapide basé sur les anticorps — développé par Biolytical Laboratory — et susceptible de donner une réponse au médecin en 60 secondes. Il faut généralement de 10 à 14 jours pour avoir savoir si la personne est infectée. Nous désirons que le gouvernement du Québec approuve son utilisation – le test est déjà approuvé par Santé Canada. Obtenir un résultat rapide améliore d’autant la prévention.

ASPOù en sommes-nous du côté de la prévention ? À part le port du condom, existe-t-il des technologies prometteuses?

Mark Wainberg — Pas beaucoup. Que cela soit du côté d’un vaccin ou d’un onguent microbicide vaginal, qui permettrait de protéger les femmes de l’infection, la plupart des essais cliniques ont échoué. La seule piste vient de la circoncision. On a découvert que les hommes circoncis diminuaient jusqu’à 60 % leur risque de contracter le VIH. C’est, pour l’instant, notre seul espoir.

ASPVous affirmez que du côté de la thérapie, c’est très positif. Vous dites même que «nous sommes victimes de notre succès». Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là?

Mark Wainberg — Il y a l’émergence d’une drôle de mentalité, particulièrement chez les hommes gais qui pensent que ce n’est pas grave d’être infectés puisque la thérapie permet d’y survivre, alors ils font moins attention et adoptent des rapports sexuels non protégés. C’est une attitude stupide. Ce n’est pas à moi de leur dire ça, mais les groupes de pairs doivent délivrer le message qu’en dépit du succès traitement, il reste important de rester en santé… et leurs partenaires aussi.

ASPÊtes-vous optimiste ? Comment voyez-vous les prochaines années?

Mark Wainberg — Bien sûr que je le suis, je n’ai pas le choix. Nous allons continuer à trouver d’autres médicaments. Il faut aussi développer l’accès de la thérapie auprès des malades des pays en voie de développement. Nous vivons plus que jamais dans deux mondes, celui du Nord où l’on peut se soigner et celui du Sud où l’on continue de mourir du sida.

(1) La prochaine conférence internationale sur le Sida se déroulera à Mexico du 3 au 8 août prochain.

Pour les insatiables

Société canadienne du sida:
http://www.cdnaids.ca

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.  

VIH, Sida, homosexualité et suicide

Quand la publicité nous marginalise

Robin Drevet | Dossiers Homosexualité, MTS-Sida et Suicide

J’ai été interloqué par une publicité affichée sur les murs. On y voit pas grand chose par contre on peut y lire : test VIH gratuit, résultat en 30 minutes pour les hommes gays.

homosexualite-homosexuel-lesbienne-gay-gai-homo Je me suis senti mal devant cette pub et le message qu’elle peut transmettre, en particulier avec l’histoire du SIDA telle qu’on la connaît.

Lorsque l’on découvre le SIDA dans les années 80 (ou du moins la maladie), les médias la surnomme le cancer gay, pendant longtemps la population pense que cette maladie concerne uniquement les homosexuels.

On associe rapidement ces pratiques sexuelles et la toxicomanie (une des sources de transmission du virus), la défense de ce groupe s’organise vite en particulier avec Act Up et d’autres organisations, elles dénoncent le retour d’un moralisme des conservateurs qui jugent que la maladie est un cancer qui punirait les homosexuels !

Mais le mal est fait, et encore aujourd’hui le SIDA est souvent assimilé à la population homosexuelle. Cette stigmatisation a rendu compliquée la vie de nombreuses personnes et de nombreux jeunes se retrouvent avec une difficulté supplémentaire lors de leur Coming Out (annonce à son entourage de son homosexualité) avec des parents inquiets de voir leur progéniture tomber malade.

Il est vrai que lorsque la maladie s’est déclarée, la communauté homosexuelle a été touchée plus durement, et la cause est les moeurs de la communauté qui a une tendance à pratiquer leur sexualité avec de nombreux partenaires. Pourtant on remarque que la sensibilisation a été rapide dans ce milieu et que l’épidémie a vite régressé pour s’étendre à la population hétérosexuelle et en dehors de la sexualité (toxicomanie).

Et c’est aujourd’hui que l’on remarque que cette stigmatisation a été mauvaise  autant pour les gays que pour les autres, car la sensibilisation dans les milieux hétéros et toxicomanes est beaucoup plus faible, il y a seulement peu de temps que les pharmacies (du moins en France) fournissent des kits sains homosexualite-homosexuel-lesbienne-gay-gai-homo(aiguille et seringue propre et préservatif), peu de temps que l’on voit des campagnes de sensibilisation pour les hétéros.

Je ne dis pas que les homos sont devenus sains et fiables mais connaissant bien cette communauté, je n’en ai pas rencontré un seul qui ne sache pas les moyens de transmissions, ce qui est fréquent parmi mes connaissances hétérosexuelles.

Alors lorsque je vois des publicités proposant les tests de dépistages gratuits pour les homosexuels, j’aimerai savoir ce que pense un gamin de 14 ou 15 ans qui voient cette affiche dans le métro, dont les connaissances sur la maladie sont plus que vagues :

– S’il est hétéro, ce sera “cool apparemment cela ne me concerne pas vraiment.”

– S’il est homo, ce sera “comment annoncer à mes parents que je suis homosexuel, est ce une maladie?”

On demande encore aujourd’hui pourquoi en France plus d’1/3 des suicides sont liées à l’orientation sexuelle ? C’est vrai ça, pourquoi ??

PS La publicité dont il est question a été réalisé à la demande de la Clinique L’actuelle où travaille le docteur Réjean Thomas. Nous avions déjà fait un reportage sur Réjean Thomas et sur une autre publicité concernant le Sida.

Crédit photo: Lioness65

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

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Marche contre le Sida, Fondation Farah, Montréal

François Richard | Dossiers MTS-Sida et Santé

Pour une 17è année, la Fondation Farah, qui vient en aide aux personnes atteintes du VIH, tient son ‘marcheton’ dans le centre-ville de Montréal le dimanche 20 septembre 2009 en avant-midi. L’événement débute à 9h00 au Parc Émilie-Gamelin, situé à l’intersection des rues Berri et Sainte-Catherine. Après une remise de dons à la Fondation Farah, la marche se met en branle à 10h30 pour se terminer au même endroit deux heures plus tard.

La marche annuelle de la Fondation Farah attire plus de 10 000 participants par année. L’objectif financier de l’édition 2009 est fixé à 450 000$. Les sommes amassées le 20 septembre seront distribués à 70 organismes communautaires qui viennent en aide aux personnes atteintes du VIH.

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Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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